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PLOEZAL

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La commune de Ploëzal (bzh.gif (80 octets) Pleuzal) fait partie du canton de Pontrieux. Ploëzal dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOEZAL

Ploëzal vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et « Saul », un saint breton inconnu. Il se pourrait qu'il s'agisse d'un gallois du nom de Saul et frère de saint Petroc et de saint Clesoeph.

Ploëzal est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Ploëzal, ceux de Saint-Yves de Pontrieux (aujourd'hui en Pontrieux), La Roche-Derrien et Pommerit-Jaudy.

Ploëzal (Ploisal) est mentionné pour la première fois en 1294, où l'on voit Richard de la Roche-Jagu reconnaître qu'il doit au duc pour moitié, un chevalier du fief de Ploëzal. Ploëzal (Ploysal) est une paroisse dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En 1682, après la soumission de la Bretagne à Henri IV, une bande d'aventuriers pille Ploëzal et lève sur le bourg une contribution de 600 écus.

L'ancienne paroisse de Ploëzal dépendait jadis du comté de Goëlo, de l'évêché de Tréguier (dès 1330), de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative.

Erigée en commune en 1790, Ploëzal fusionne avec Runan (Ploëzal-Runan) le 1er avril 1973 (arrêté préfectoral du 2 mars 1973). Par arrêté préfectoral du 18 juin 1986, les deux communes sont à nouveau érigées, à compter du 1er septembre 1986.

Par la loi du 31 mars 1859, une fraction du territoire de Ploëzal, en bordure du chemin de Pontrieux à Pleudaniel, est réunie à Pontrieux. Par le décret du 30 octobre 1954, le nom de la commune devient Ploézal, mais la graphie Ploëzal est reprise en 1962 (décret du 13 novembre 1962).

On rencontre les appellations suivantes : Ploisal, Ploisaul (en 1294), Ploysal (en 1330), Ploesal (en 1461). Le nom est devenu Ploëzal le 14 février 1802.

Note : la commune de Ploëzal est formée des villages : le Grand-Héo, Prat-Lan, Houerou, Pen-Lan, Keriollan, Coadic, Kerstevenou, Keropartz, Kericuff, Kerstériou, Convenant-Maobihan, Kerloaz, Pen-Fantan, Kermorvan, Troben, Lisguiley, Kerbastiou, Kermellou, Kerbouriou, Campors, Kerbrillant, Kerandré, Keriel, Coat-Guegan, Kermainguy, la Roche-Jagu, Kerivoal, Kerbistolet, Saint-Jean, Kermarec, Kergouran, Kerberen, Saint-Thomas, Kerliviou, Kervrannic, Kervurluet, etc...

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PATRIMOINE de PLOEZAL

l'église Saint-Pierre (1835-1845-1858). Cette église remplace une ancienne église du XV-XVIème siècle détruite par un incendie. La nef est encadrée de deux bas-côtés sans contrefort. La tour est achevée en 1858. L'église abrite une statue de Saint Pierre, en bois polychrome et datée du XVIIème siècle. Les seigneurs de la Roche-Jagu sont les fondateurs de l'église paroissiale de Ploëzal ;

la chapelle Saint-Quay (XVIIème siècle). Le porche méridional date du XVIIème siècle. Les seigneurs de la Roche-Jagu sont les fondateurs de cette chapelle ;

la chapelle Saint-Jean de Kermarquer (XVIIème siècle) ;

la chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul (1734) ;

la chapelle Saint-Thudy (XVIII), en ruines. Elle est bénite le 9 octobre 1746 ;

l'ancienne chapelle de Briantel, aujourd'hui disparue. Propriété de la famille Quelen en 1577 et de la famille Hingant (en 1723), l'édifice est adjugé à Jean Marie Guérin pour 1 800 livres, le 3 décembre 1794 ; 

l'oratoire Saint-Louis de Kéricuff (XVIIème siècle) ;

le presbytère (XVIIIème siècle) ;

les croix de Leslech (XVIème siècle), de Keriel (XVIème siècle), de Kerivoallan ou Croaz-an-Scoll (XVIIème siècle), de Kernévez ou Kernevenez (XVIIIème siècle) ;

le château de la Roche-Jagu (XVème siècle). Les titres mentionnant La Roche remontent à l'époque d'un certain Riou, fils de Jagu, mentionné en 1123. En 1280, ce château appartient à Richard de la Roche-Jagu, qui a épousé Vilaine de Rohan. Prigent, leurs fils, époux de Constance de Quélen, est cité en 1284. En 1341, au début de la guerre de Succession, les seigneurs de la Roche Jagu, Henri du Parc et sa femme Catherine de Troguindy prennent parti pour Charles de Blois. En 1393, le château revient, à défaut d'héritiers, au domaine ducal, et Jean IV y entretient une garnison. Le château primitif est pris en 1394 par le connétable de Clisson, qui le remet au duc après l'avoir gardé un certain nombre d'années. Le château de la Roche-Jagu est reconstruit entre 1405 et 1420, sur les vestiges de l'ancienne forteresse du XIème siècle, pour les familles Troguindy et Du Parc. Les travaux se terminent non sans mal  peu avant la mort de Catherine de Troguindy en 1418. En effet, Marguerite de Clisson, héritière des Penthièvre et possédant la forteresse voisine de Châteaulin-sur-Trieux s'oppose à la reconstruction du château : elle fait prisonniers, en 1407, les ouvriers du chantier et il faudra un acte de Jean V pour les libérer. Au nord de l'édifice, un chemin de ronde est ajouté à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle par Pierre Péan, lieutenant général du duc pour l'évêché de Tréguier en 1486. Le 29 mai 1451, Jean Péan, le seigneur de la Roche-Jagu et de Grandbois, reçoit du duc de Bretagne (Pierre II) des lettres de banneret (d'où le titre de baronnie pour Rolland Péan en 1487). En 1494, le domaine passe, par alliance, à la famille d'Acigné. Durant le XVIème siècle, une garnison et des officiers de justice et de finance s'y installent. Fin 1591, le château est pris par les Ligueurs et démantelé par le duc de Mercoeur. Du XVIIème siècle au XIXème siècle, les descendants de la famille d'Acigné sont toujours propriétaires du domaine et un régisseur l'exploite en fermage. En 1673, meurt à la Roche-Jagu Honorat Auguste d'Acigné, vicomte de Quemper-Guézennec, Pontrieux, Frynaudour et baron de la Roche-Jagu. La fille de ce dernier épouse le frère d'Honorat, son cousin. Leur fille Anne Marguerite devient en 1684 l'épouse de Louis Armand du Plessis, duc de Richelieu, neveu du fameux Cardinal. En 1773, le duc de Richelieu, possesseur du château de la Roche-Jagu, le vend à M. Le Gonidec de Tressan (ou Traissan ou Tressaint), conseiller au parlement de Bretagne, à la condition "qu'il ne serait fait jamais aucune tentative pour déboucher les portes de ces souterrains afin d'y descendre et de dévoiler les mystères qui les environnent". En 1789, il y avait plusieurs pièces d'artillerie à La Roche-Jagu. La Roche-Jagu avait haute, moyenne et basse justice, avec droit de quintaine. En 1899, c'est la maison d'Alès qui en devient propriétaire. Le site est classé monument historique en 1930. Cette propriété est donnée le 9 avril 1958 par le Vicomte d'Alès au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Après sa restauration, le domaine est ouvert au public en 1966 ;

le château ou manoir de Kericuff (XVIIème siècle). Kericuff est en 1535 la propriété de Charles Le Lagadec. Propriété de la famille de Kerguézec ou Kerguézennec au début du XIXème siècle. Propriété de Toussaint et Joseph-René de Kerguézec en 1795, le manoir est mise en vente comme bien national en décembre 1795 : il est alors adjugé pour 49 806 livres à Etiennette Marguerite de Kerguézec ;

le manoir de Bellefontaine (XVIIème siècle) ;

le manoir de Launay (XVIIème siècle). Ce manoir, ainsi que celui de Kerhouarn (aujourd'hui disparu) appartenaient en 1460 et 1481 à Yvon de Botloy ;

le manoir de Kermarquer ou Kermarker (XVI6XVIIème siècle). Ce manoir existait dès 1280. Propriété de Geffroy Hingant en 1339 et de Derrien Hingant en 1363. En 1484, il passe par mariage à Chretien de Pommorio, puis en 1532 à Henri de Kercabin (ou Kernabin). Reconstruit en 1597 par Jean de Kercabin (conseiller au parlement de Bretagne), le manoir passe aux mains des Le Gonidec de Tressan, par alliance de Marguerite de Kercabin, vers le début du XVIIIème siècle

la maison ou manoir de Kerhello ou Le Héo (XVIème siècle), ancienne dépendance du château de la Roche ;

la maison de Prat-Lan (XVIIème siècle) ;

4 moulins dont les moulins à eau de la Roche-Jagu, de Trezean,… 

A signaler aussi :

le tumulus de Tossen-Ribourden (âge de bronze) ;

les mottes de Tossen-Pont-Vouden, du Guern et de Ty-Nod-Don (haut moyen âge) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOEZAL

La seigneurie de La Roche Jagu possédait jadis un droit de haute justice, avec patibulaire à quatre piliers, et s'étendait à Ploëzal, Hengoat et Pommerit-Jaudy. Le fief de La Roche remonte au XIème siècle avec Riou, fils de Jagu (1123). Puis le fief passe entre les mains des Rohan (1251, suite au mariage de Richard de La Roche-Jagu avec Vilaine de Rohan), des Quelen (1284, suite au mariage de Prigent de La Roche-Jagu avec Constance de Quélen), des Troguindy (suite au mariage de Denise de La Roche-Jagu avec Henry de Troguindy). Le château est reconstruit en 1405 par Catherine de Troguindy qui décède en 1418. Puis les Du Parc le transmettent aux Kersaliou, aux Tréal, aux Kerimel, aux Penhoët, aux Coëtmen, aux Acigné (1494), aux Plessis Richelieu de Fronsac (en 1684, suite au mariage d'Anne Marguerite d'Acigné avec Armand Jean du Plessix, duc de Richelieu et de Fronsac) et aux Le Gonidec de Tressan (en 1773).

La seigneurie de Cosquer possédait jadis un droit de haute justice. Le Héo et Kericuff possédaient jadis un droit de basse justice. Les trois juridictions s'exerçaient à Pontrieux. Kericuff est en 1535 la propriété de Charles Le Lagadec. En 1770, les trois seigneuries sont à la famille de Kerguézec. 

La seigneurie de Kerhouarn possédait jadis un droit de moyenne justice. Elle est unie à Coatallec (en Pleubian) et Tromeur (en Pleudaniel). Les seigneuries de Kerhouarn et de Tromeur appartiennent en 1535 à Yvon de Botloy. Kerhouarn et Coatallec appartiennent en 1766 à la famille de Kersulguen.

La seigneurie de Lisquilly-Briantel (unies au XVIIème siècle) possédait jadis un droit de basse justice et s'exerçait à Pontrieux. Lisquilly est la propriété de Charles Le Lagadec en 1535 et Briantel est la propriété de Roland de Quellen (ou Quélen) en 1577. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains de la famille de Tuomelin (en 1636), puis de la famille Hingant (en 1723).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Ploëzal :

Charles BAHALY : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Charles de CHIEFFDEBOYS : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon CLECH : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Alain KERNECHRIOU : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry GAULTIER : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Henry LE LOET : défaillant ;

Guillaume LE MERDY : défaillant ;

Alain LESNE : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Robert LESNE : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland MORVAN : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

Alain THOMAS : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre PEAN de la Roche Jagu (2000 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes.

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