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PLOEZAL

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La commune de Ploëzal (bzh.gif (80 octets) Pleuzal) fait partie du canton de Pontrieux. Ploëzal dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOEZAL

Ploëzal vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et « Saul », un saint breton inconnu. Il se pourrait qu'il s'agisse d'un gallois du nom de Saul et frère de saint Petroc et de saint Clesoeph.

Ploëzal est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Ploëzal, ceux de Saint-Yves de Pontrieux (aujourd'hui en Pontrieux), La Roche-Derrien et Pommerit-Jaudy.

Ploëzal (Ploisal) est mentionné pour la première fois en 1294, où l'on voit Richard de la Roche-Jagu reconnaître qu'il doit au duc pour moitié, un chevalier du fief de Ploëzal.

Ploëzal (Ploysal) est une paroisse dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque " Adelicia, fille Billon, de la paroisse de Ploëzal, âgée de 30 ans ou environ " (témoin n° 126) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Ploëzal, l'évêque désigne d'abord M. Toussaint Le Bail, ancien vicaire de Perros-Guirec, puis sur la demande du préfet, il consent à laisser à la tête de cette paroisse Jean Le Bras, 51 ans, ci-devant curé constitutionnel, « homme aussi recommandable par ses connaissances que par sa bonne conduite et son zèle dans l'exercice de ses fonctions. La commune désire ardemment le conserver. Elle a manifesté son vœu à cet égard par des pétitions à M. l'évêque et par des démarches officielles, puisqu'il n'y a que peu de temps que le maire est venu trouver l'évêque à ce sujet ». « On ne peut après cela déplacer contre la justice et le voeu du peuple un pasteur qui a si bien mérité et l'exclure de l'organisation même, pour donner sa succursale à un prêtre ci-devant réfractaire, noté comme intolérant et irascible, qui loin de mériter une succursale devrait au contraire être mis en sous-ordre ». Cependant, il y avait peut-être quelques ombres à ce tableau flatteur, car l'évêque fait observer au préfet « que quoi qu'il dise de la conduite de M. Le Bras, sa connivence pour les désordres de M. Aubry, son confrère, est au moins une preuve de la faiblesse de son caractère ».

Ville de Ploëzal (Bretagne).

Durant les guerres de la Ligue, Ploëzal sera occupé par les anglais : " L'armée anglaise après avoir dévasté les cantons de Lanvollon et de Paimpol vint cantonner à Ploézal et à La Roche-Derrien, vivant sur le pays environnant en toute licence et discrétion et exigeant en plus des bestiaux, l'argent des habitants des paroisses, lesquels dit un témoin, n'ayant plus de deniers sont contrainctz de vendre les calices, croix et ornements de leurs églises et meurent enfin misérables entre les mains des gens de guerre ..." (déposition de Jean de Kercabin). En 1682, après la soumission de la Bretagne à Henri IV, une bande d'aventuriers pille Ploëzal et lève sur le bourg une contribution de 600 écus.

L'ancienne paroisse de Ploëzal dépendait jadis du comté de Goëlo, de l'évêché de Tréguier (dès 1330), de la subdélégation de Pontrieux et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Ploëzal dépendait du doyenné de Pontrieux.

Erigée en commune en 1790, Ploëzal fusionne avec Runan (Ploëzal-Runan) le 1er avril 1973 (arrêté préfectoral du 2 mars 1973). Par arrêté préfectoral du 18 juin 1986, les deux communes sont à nouveau érigées, à compter du 1er septembre 1986.

Par la loi du 31 mars 1859, une fraction du territoire de Ploëzal (trêve de St-Yves), en bordure du chemin de Pontrieux à Pleudaniel, est réunie à Pontrieux. Par le décret du 30 octobre 1954, le nom de la commune devient Ploézal, mais la graphie Ploëzal est reprise en 1962 (décret du 13 novembre 1962).

On rencontre les appellations suivantes : Ploisal, Ploisaul (en 1294), Ploysal (en 1330), Ploesal (en 1461). Le nom est devenu Ploëzal le 14 février 1802.

Ville de Ploëzal (Bretagne).

Note 1 : la commune de Ploëzal est formée des villages : le Grand-Héo, Prat-Lan, Houerou, Pen-Lan, Keriollan, Coadic, Kerstevenou, Keropartz, Kericuff, Kerstériou, Convenant-Maobihan, Kerloaz, Pen-Fantan, Kermorvan, Troben, Lisguiley, Kerbastiou, Kermellou, Kerbouriou, Campors, Kerbrillant, Kerandré, Keriel, Coat-Guegan, Kermainguy, la Roche-Jagu, Kerivoal, Kerbistolet, Saint-Jean, Kermarec, Kergouran, Kerberen, Saint-Thomas, Kerliviou, Kervrannic, Kervurluet, etc...

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOËZAL : Jean-Joseph le Noan, jusqu’en 1724, docteur en théologie. - Antoine Clech en 1724, recteur de Prat. - Noble Jean le Coniat (1724-1727), bachelier, du diocèse de Saint-Brieuc, réside à Paris [Note : En 1727, M. Le Coniat, recteur de Ploëzal, avait recensé le population de la paroisse de Ploëzal : 3400 habitants dont 2.900 communiants et 180 enfants au-dessus de 8 ans. Il indique aussi qu' " il y a quatre dîmeries : Le Gourré, Botloï, Lissinen et Lesquilly avec la moitié de la ville de Pontrieux ". De plus " il y a 40 grands hameaux ou villages "]. - Noble Maurice Bizien (1727-1728), chanoine de Saint-Brieuc. - Noble François le Gouérou, à partir de 1728. - Noble Bahezre de Lanlay, jusqu’en 1768. - Jean Jigant (1768-1790), etc ...

Note 3 : En 1727, le recteur de Ploézal, M. Le Coniat, las d'être réduit à la portion congrue au profit du chapitre cathédral qui bénéficiait des gros fruits (3.000 livres pour le chapitre, 300 seulement pour le recteur) profite d'une visite épiscopale de l'évêque dans sa paroisse pour lui faire part de ses doléances. Il a recensé, dit-il, « le nombre exact des habitants de la paroisse qui sont 3.400 [Note : Actuellement la commune de Ploézal augmentée de celle de Runan qu'elle a englobée, mais amputée de la trève de St-Yves de Pontrieux compte 1666 habitants soit à peine la moitié de la population du XVIIIème siècle. Un recensement établi en l'an VI en dénombre 2427 et Jollivet en 1856 en cite 3116 h.] dont 2.900 communian et 180 enfans au-dessus de 8 ans et pour cela il a pris les noms surnoms et adresses des demeures, marqué les lieux principaux et distances du bourg et même tracé une carte au plan de Pleuzal, de ses limites ou circuit ». « Il y a quatre dimeries : Le Gourré, Botloï, Lissinen et Lesquilly avec la moitié de la ville de Pontrieux ». « Il y a 40 grands hameaux ou villages, loin l'un de l'autre, ce qui forme une incommodité considérable eu égards aux chemins affreux de cette paroisse, terrain gras et marécageux par toute l'étendue de la paroisse surtout dans le Botloï, le Gourré et Lesquilly ; pendant neuf mois de l'année les routes sont impraticables, tant à pié qu'à cheval, n'y ayant que les mois de Juillet, Août et Septembre que les piétons puissent se dispenser de grimper les fossés et échaliers pour chercher quelques sentiers par les clos voisins, lesquels mêmes pendant l'hyver deviennent aussy incommodes que les chemins qui les environnent, qu'à l'égard des chevaux il leur serait presqu'impossible de passer par la plupart des chemins depuis le mois d'octobre jusqu'à may, tant à cause des mares d'eau et des crevasses, qu'à cause des glaçons quand il y en a et qui dans un fonds aquatique sont très pernicieux ». Tous ces inconvénients justifient, d'après le recteur, qu'on lui adjoigne un autre prêtre afin de se rendre d'un village à l'autre, car dit-il, « certains enfants sont si éloignés du bourg que certains de 11 à 12 ans n'ont jamais vu le bourg ni leur recteur ». Et enfin, afin d'obtenir une plus grande part dans les revenus de la paroisse, le recteur ajoute que « le malheur des temps a fait dans sa paroisse quantité de pauvres tant mendians que honteux au nombre de plus de 600, que les uns et les autres ne pourraient ni prétendraient avoir de plus grand recours qu'à lui, surtout les honteux qui se trouvent sans ressource, s'ils ne sont soulagés par leur recteur à qui seul ils osent découvrir leur misère ». (N. Chouteau).

Ville de Ploëzal (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOEZAL

l'église Saint-Pierre (1835-1845-1858). Cette église remplace une ancienne église du XV-XVIème siècle détruite par un incendie. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de six travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur. Le 27 novembre 1455, en considération du duc Pierre II, des indulgences furent accordées par Calixte III à l'église de Ploëzal « somptueusement construite en temps passé, mais alors détériorée » et dont le recteur, Yves Garondel, était alors secrétaire du duc. L'année précédente, celui-ci est dit bachelier en l'un et l'autre droit, et familier de Guillaume, cardinal de Saint-Martin-des-Monts. L’édifice actuel, commencé à la fin de 1841 (?), était très avancé en 1845, à l'exception de la tour qui n’était pas commencée ; la flèche fut élevée en 1858. La construction est dûe à MM. Alain et Tugdual Lageat qui en furent à la fois les architectes et entrepreneurs (R. Couffon). Maître-autel du XVIIIème siècle, chaire style XVIIIème siècle. L'église abrite une statue de Saint Pierre, en bois polychrome et datée du XVIIème siècle. Les seigneurs de la Roche-Jagu sont les fondateurs de l'église paroissiale de Ploëzal ;

Eglise de Ploëzal (Bretagne).

la chapelle Saint-Quay (XVI-XVIIème siècle). Edifice rectangulaire du XVIème siècle avec porche sud très pur, clocheton refait. Le porche méridional date du XVIIème siècle. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Nicolas et saint Nicodème. Les seigneurs de la Roche-Jagu sont les fondateurs de cette chapelle .

la chapelle Saint-Jean (XVIIème siècle). Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés du XVIIème siècle. Elle sert de chapelle funéraire à la Maison Le Gonidec, de Tressan. Mobilier : Restes de sablières ; porte-cierge en fer forgé (XVème siècle) ; statues anciennes de saint Jean-Baptiste, saint Sébastien, saint Nicolas, Pieta (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Jean de Kermarquer (XVIIème siècle). Elle est dite en bon état en 1781, mais détruite en 1940 ;

la chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul (1734). Petit édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés ; il porte la date de 1734. Mobilier : Statues anciennes de saint Pierre, saint Paul, sainte Vierge, sainte Anne, saint Loup et saint Gilles ;

la chapelle Saint-Thudy (XVIII), en ruines. Elle est bénite le 9 octobre 1746 et interdite en 1781 ;

la chapelle Notre-Dame de Kerlivio. Edifice rectangulaire sans aucun style mentionnée en 1940. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Yves et saint Maudez (R.Couffon) ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Briantel (ou Brientel), mentionnée en 1940 et aujourd'hui disparue. " Petit oratoire rectangulaire moderne. Il renferme les statues anciennes de Notre-Dame de Brientel, du Sacré-Cœur et de la Sainte Face. Près de la chapelle, beau crucifix sur un calvaire " (R. Coudffon). Propriété de la famille Quelen en 1577 et de la famille Hingant (en 1723), l'édifice est adjugé à Jean Marie Guérin pour 1.800 livres, le 3 décembre 1794 ;

l'oratoire Saint-Louis de Kéricuff (XVIIème siècle). Il est mentionné comme désaffecté en 1940 ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Roch. Elle est encore mentionnée en bon état en 1781. La fontaine subsiste. - la chapelle Saint-Maudez. Mentionnée en bon état en 1781. - la chapelle Notre-Dame de Leslech. Mentionnée en bon état en 1781 et détruite au début de 1979. - la chapelle Saint-Gonery. Elle est mentionnée en bon état en 1781. - la chapelle de la Roche-Jagu. Chapelle privée à l'intérieur du château de la Rochejagu, désaffectée (fin du XVème siècle). Elle était dédiée à saint Jean-Baptiste. - la chapelle domestique de Launay-Mondeville. Elle est encore mentionnée au XVIIIème siècle. Un champ porte le nom de Champ de la Chapelle et non loin est une fontaine dédiée à sainte Marguerite. - la chapelle domestique de Quilliamon. Elle avait été interdite en 1781 (R. Couffon). Il faut ajouter à cette liste la chapelle Saint-Thomas, aujourd'hui détruite et qui se trouvait à Crech Guen, lieu où se dressaient jadis les fourches patibulaires de la Roche-Jagu. A noter que lors de la Révolution, l'acte de vente des chapelles stipulait que : " l'adjudication démolira dans l'espace de trois décades du jour de l'adjudication définitive le dit édifice et le convertira en maison ou magasin et fera disparaître absolument dans les mêmes délais tous les vestiges de la destination primitive " ;

le presbytère (XVIIIème siècle) ;

les croix de Leslech (XVIème siècle), de Keriel (XVIème siècle), de Kerivoallan ou Croaz-an-Scoll (XVIIème siècle), de Kernévez ou Kernevenez (XVIIIème siècle) ;

le château de la Roche-Jagu (XVème siècle). Les titres mentionnant La Roche remontent à l'époque d'un certain Riou, fils de Jagu, mentionné en 1123. En 1280, ce château appartient à Richard de la Roche-Jagu, qui a épousé Vilaine de Rohan. Prigent, leurs fils, époux de Constance de Quélen, est cité en 1284. En 1341, au début de la guerre de Succession, les seigneurs de la Roche Jagu, Henri du Parc et sa femme Catherine de Troguindy prennent parti pour Charles de Blois. En 1393, le château revient, à défaut d'héritiers, au domaine ducal, et Jean IV y entretient une garnison. Le château primitif est pris en 1394 par le connétable de Clisson, qui le remet au duc après l'avoir gardé un certain nombre d'années. Le château de la Roche-Jagu est reconstruit entre 1405 et 1420, sur les vestiges de l'ancienne forteresse du XIème siècle, pour les familles Troguindy et Du Parc. Les travaux se terminent non sans mal peu avant la mort de Catherine de Troguindy en 1418. En effet, Marguerite de Clisson, héritière des Penthièvre et possédant la forteresse voisine de Châteaulin-sur-Trieux s'oppose à la reconstruction du château : elle fait prisonniers, en 1407, les ouvriers du chantier et il faudra un acte de Jean V pour les libérer. Au nord de l'édifice, un chemin de ronde est ajouté à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle par Pierre Péan, lieutenant général du duc pour l'évêché de Tréguier en 1486. Le 29 mai 1451, Jean Péan, le seigneur de la Roche-Jagu et de Grandbois, reçoit du duc de Bretagne (Pierre II) des lettres de banneret (d'où le titre de baronnie pour Rolland Péan en 1487). En 1494, le domaine passe, par alliance, à la famille d'Acigné. Durant le XVIème siècle, une garnison et des officiers de justice et de finance s'y installent. Fin 1591, le château est pris par les Ligueurs et démantelé par le duc de Mercoeur. Du XVIIème siècle au XIXème siècle, les descendants de la famille d'Acigné sont toujours propriétaires du domaine et un régisseur l'exploite en fermage. En 1673, meurt à la Roche-Jagu Honorat Auguste d'Acigné, vicomte de Quemper-Guézennec, Pontrieux, Frynaudour et baron de la Roche-Jagu. La fille de ce dernier épouse le frère d'Honorat, son cousin. Leur fille Anne Marguerite devient en 1684 l'épouse de Louis Armand du Plessis, duc de Richelieu, neveu du fameux Cardinal. En 1773, le duc de Richelieu, possesseur du château de la Roche-Jagu, le vend à M. Le Gonidec de Tressan (ou Traissan ou Tressaint), conseiller au parlement de Bretagne, à la condition "qu'il ne serait fait jamais aucune tentative pour déboucher les portes de ces souterrains afin d'y descendre et de dévoiler les mystères qui les environnent". En 1789, il y avait plusieurs pièces d'artillerie à La Roche-Jagu. La Roche-Jagu avait haute, moyenne et basse justice, avec droit de quintaine. En 1899, c'est la maison d'Alès qui en devient propriétaire. Le site est classé monument historique en 1930. Cette propriété est donnée le 9 avril 1958 par le Vicomte d'Alès au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Après sa restauration, le domaine est ouvert au public en 1966. La seigneurie de La Roche-Jagu jouissait jadis des droits et privilèges suivants : " la dîme qui se lève dans les quatre dîmeries de la paroisse de Ploézal appelées : Botloï, Le Gouray, Lisquilly et Lissinen et qui se partage avec la cathédrale de Tréguier ; trois courses pour rompre les quintaines au bourg de Ploézal le dimanche après la fête de Saint-Pierre et Saint-Paul, le guet au château de La Roche-Jagu en temps de trouble, la création de quatre gardes forestiers, la première menée aux généraux plaids de Châteaulin-sur-Trieux, la haute juridiction avec patibulaires à quatre piliers dans le champ de Crec'Guen, au-dessus de la Ville de Pontrieux, les prééminences dans l'église de Ploézal et les chapelles de Saint-Quay, Kerliviou, Saint-Maudez et Saint-Paul où le droit de supériorité appartient au Comte de Vertus, une foire annuelle le jour de la Saint-Barnabé au bourg de Runan avec connaissances des crimes et délits qui pourraient y être commis... " (N. Chouteau) ;

Ville de Ploëzal (Bretagne) : château de la Roche-Jagu.

 

Ville de Ploëzal (Bretagne) : château de la Roche-Jagu.

le château ou manoir de Kericuff (XVIIème siècle). Kericuff est en 1535 la propriété de Charles Le Lagadec. Kericuff possédait une chapelle privée dédiée à Saint-Louis et aujourd'hui détruite. Propriété de la famille de Kerguézec ou Kerguézennec  du XVIème au XIXème siècle. Propriété de Toussaint et Joseph-René de Kerguézec en 1795, le manoir est mise en vente comme bien national en décembre 1795 : il est alors adjugé pour 49 806 livres à Etiennette Marguerite de Kerguézec. Ce manoir a été fortement remanié mais la façade arrière conserve encore une grande tour d'escalier quadragulaire flanquée elle-même d'une tourelle ;

Ville de Ploëzal (Bretagne) : château de Kericuff.

 

Ville de Ploëzal (Bretagne) : château de Kericuff.

le manoir de Bellefontaine (XVIIème siècle). L'édifice conserve une tourelle ;

le manoir de Launay (XVIIème siècle). Ce manoir, ainsi que celui de Kerhouarn (aujourd'hui disparu) appartenaient en 1460 et 1481 à Yvon de Botloy. " Launay-Monteville possédait de vieilles douves, un bois de haute futaye rabines et dépendances, des écuries, un étang aujourd'hui planté de saules, la chapelle Sainte-Marguerite aujourd'hui détruite, un colombier, un moulin disparu. La famille Launay-Monteville possédait des prééminences dans la chapelle de Runan qui est toute proche " (N. Chouteau). A noter qu'Ollivier de Launay-Monteville a participé au combat des Trente ;

le manoir de Kermarquer ou Kermarker (XVI-XVIIème siècle). Ce manoir existait dès 1280. Propriété de Geffroy Hingant en 1339 et de Derrien Hingant en 1363. En 1484, il passe par mariage à Chretien de Pommorio, puis en 1532 à Henri de Kercabin (ou Kernabin). Reconstruit en 1597 par Jean de Kercabin (conseiller au parlement de Bretagne), le manoir passe ensuite aux mains des Le Gonidec de Tressan, par alliance de Marguerite de Kercabin, vers le début du XVIIIème siècle. Le manoir a été dévasté lors des guerres de la Ligue comme semble l'insinué un document conservé aux archives d'Ille-et-Vilaine : " Monsieur de Kercabin ayant appris vers la fin de l'année 1589 que les ligueurs se proposaient d'incendier ses deux maisons de Kermarquer et de Kerbezrou, fit transporter à Tréguier la majeure partie du mobilier des deux habitations. Mais une troupe de partisans pénètre à Tréguier et tout ce que Monsieur de Kercabin avait cru mettre à l'abri tombe entre leurs mains ... ". Le manoir est reconstruit en 1597 par Jean de Kercabin. A noter que dans un aveu rendu en 1684, " la comtesse d'Acigné signale qu'elle possède fief et juridiction sur une pièce de terre nommée Loguel Bras "es motte " dudit manoir de Kermarquer et donnant d'un bout sur l'entrée des bois et rabines, d'un côté sur le chemin conduisant de la ville de Pontrieux à celle de Tréguier et d'autre côté menant au convenant de Kereven " (N. Chouteau) ;

Ville de Ploëzal (Bretagne) : manoir de Kermarquer.

 

Ville de Ploëzal (Bretagne) : manoir de Kermarquer.

la maison ou manoir de Kerhello ou Le Héo (XVIème siècle), ancienne dépendance du château de la Roche. Ce manoir appartient en 1684 au sieur de la Hussaudière. L'édifice conserve une tour carrée sur la façade postérieure ;

la maison de Prat-Lan (XVIIème siècle) ;

4 moulins dont les moulins à eau de la Roche-Jagu, de Trezean (anciennement Bizien), Lesquilly, Belle-Fontaine …

A signaler aussi :

les anciens manoirs de Quillihamon, Kerliviou et Lesquilly Briantel qui possédaient tous une chapelle privée ;

l'ancien manoir de la Villeneuve, en la " dixmerie de Lissinen " ;

l'ancien manoir de Corlegan, aujourd'hui détruit et dont " la porte d'entrée était surmontée d'un écusson d'hermines encadrée de deux lévriers et couronne ducale, et semblable écusson sur une cheminée monumentale. Dans la tour un escalier de pierre " (N. Chouteau) ;

l'ancienne maison de Coat-Guialen, qui avait, semble-t-il, un droit de justice ;

l'enceinte de Coz-Lan (ou le château de terre), de 80 à 100 mètres de diamètre environ et avec douves ;

le tumulus de Tossen-Ribourden (âge de bronze) ;

les mottes de Tossen-Pont-Vouden, du Guern et de Ty-Nod-Don (haut moyen âge) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOEZAL

La seigneurie de La Roche Jagu possédait jadis un droit de haute justice, avec patibulaire à quatre piliers, et s'étendait à Ploëzal, Hengoat et Pommerit-Jaudy. Le fief de La Roche remonte au XIème siècle avec Riou, fils de Jagu (1123). Puis le fief passe entre les mains des Rohan (1251, suite au mariage de Richard de La Roche-Jagu avec Vilaine de Rohan), des Quelen (1284, suite au mariage de Prigent de La Roche-Jagu avec Constance de Quélen), des Troguindy (suite au mariage de Denise de La Roche-Jagu avec Henry de Troguindy). Le château est reconstruit en 1405 par Catherine de Troguindy qui décède en 1418. Puis les Du Parc le transmettent aux Kersaliou, aux Tréal, aux Kerimel, aux Penhoët, aux Coëtmen, aux Acigné (1494), aux Plessis Richelieu de Fronsac (en 1684, suite au mariage d'Anne Marguerite d'Acigné avec Armand Jean du Plessix, duc de Richelieu et de Fronsac) et aux Le Gonidec de Tressan (en 1773).

La seigneurie de Cosquer possédait jadis un droit de haute justice.

Le Héo et Kericuff possédaient jadis un droit de basse justice. Les trois juridictions s'exerçaient à Pontrieux. Kericuff est en 1535 la propriété de Charles Le Lagadec. En 1770, les trois seigneuries sont à la famille de Kerguézec.

La seigneurie de Kerhouarn possédait jadis un droit de moyenne justice. Elle est unie à Coatallec (en Pleubian) et Tromeur (en Pleudaniel). Les seigneuries de Kerhouarn et de Tromeur appartiennent en 1535 à Yvon de Botloy. Kerhouarn et Coatallec appartiennent en 1766 à la famille de Kersulguen.

La seigneurie de Lisquilly-Briantel (unies au XVIIème siècle) possédait jadis un droit de basse justice et s'exerçait à Pontrieux. Lisquilly est la propriété de Charles Le Lagadec en 1535 et Briantel est la propriété de Roland de Quellen (ou Quélen) en 1577. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains de la famille de Tuomelin (en 1636), puis de la famille Hingant (en 1723).

En dehors de ces trois importants châteaux (Roche-Jagu, Kermarquer, Kericuff), les petites seigneuries de Ploézal furent innombrables et il serait présomptueux de vouloir les nommer toutes, d'autant plus que bien souvent elles ont perdu les détails caractéristiques de leur architecture. on glane sur les unes et les autres quelques descriptions au hasard des archives. — Ker-Hello appartenait en 1684 au sieur de la Hussaudière. Ce petit manoir conserve une haute tour carrée sur la façade postérieure et une porte d'entrée surmontée d'une archivolte avec chou frisé et dans la clé de laquelle on remarque une petite tête. — Belle-Fontaine, qui possédait un moulin a conservé sa tourelle. — La Villeneuve, en la dixmerie de Lissinen, consistant en une maison principale avec sa cour close. — Kerhouarn avec sa maison principale de 20 pieds de long et 14 de large. La présence de minerai de fer à la recherche duquel il y eut quelques prospections dans la commune est peut-être à l'origine du nom de ce domaine. Quillihamon et Kerliviou possédaient toutes deux une chapelle ainsi que Lesquilly Briantel. Celle-ci possédait de plus un important moulin qui existe encore. En 1728 Joseph Poilou, sieur du Goelzic, est nommé sénéchal de la juridiction de Lesquilly. — Corlegan, récemment détruit, dont la porte d'entrée était surmontée d'un écusson d'hermines encadrée de deux lévriers et couronne ducale, et semblable écusson sur une cheminée monumentale. Dans la tour un escalier de pierre. La maison comptait onze portes intérieures en pierre. — Coat-Guialen dont on cite le colombier et qui avait droit de justice (description complète dans la liasse E 2656). — Launay-Monteville possédait de vieilles douves, un bois de haute futaye rabines et dépendances, des écuries, un étang aujourd'hui planté de saules la chapelle Sainte-Marguerite aujourd'hui détruite, un colombier, un moulin disparu mais que le grand-père du propriétaire a encore utilisé comme teillage de lin. Il y a quelques années existait encore un très grand bâtiment qu'on appelait la salle d'armes. Ollivier de Launay-Monteville a participé au combat des Trente. La famille possédait des prééminences dans la chapelle de Runan qui est toute proche (N. Chouteau).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Ploëzal :

Charles BAHALY : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Charles de CHIEFFDEBOYS : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon CLECH : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Alain KERNECHRIOU : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry GAULTIER : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Henry LE LOET : défaillant ;

Guillaume LE MERDY : défaillant ;

Alain LESNE : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Robert LESNE : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland MORVAN : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

Alain THOMAS : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre PEAN de la Roche Jagu (2000 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes.

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