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PLOEREN

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La commune de Ploeren (bzh.gif (80 octets) Ploveren) fait partie du canton de Vannes. Ploeren dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOEREN 

Ploeren vient du breton « Plou » (paroisse) et semble-t-il de saint Even, Meren, Erin ou saint Martin.

Ploeren est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels d'Arradon et de l'Ile-aux-Moines.

Sous l'Ancien Régime, on compte plusieurs seigneuries sur le territoire de Ploeren : celle de Le Garo, Le Maezo, Le Pargo, Brementec, Culéac, Loyon, Kervérec, Plesterven, Propiando, Penhoët. La seigneurie du Garo dépasse les 500 hectares, soit le quart de la commune, jusqu'au début du XIIIème siècle, où les Kermeno du Garo, totalement ruinés, doivent vendre.

On rencontre les appellations suivantes : Ploerren (en 1427, en 1444, en 1464), Ploeren (en 1448, en 1536), Ploueraien (en 1477), Ploerran (en 1481). 

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PATRIMOINE de PLOEREN

l'église Saint-Martin (XVème siècle), agrandie en 1753 et 1776. L’église est modifiée ensuite par des restaurations successives : par la construction du transept Nord en 1834, du transept Sud en 1838 et de la sacristie en 1869. Son clocher est restauré en 1855, 1927 et 1957-1959. Le lambris et les stalles du choeur datent de 1831. L'église abrite les statues de saint Martin, saint Joseph et une Vierge de la Congrégation (oeuvre de Le Brun, 1871). Le Crucifix sculpté, situé au fond du choeur, semble remonter au XVIIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame-de-Béléan (XVème siècle), située au village de Béléan. On la surnomme encore la chapelle Notre-Dame de Bethléem. Une inscription sur une sablière nord porte la date de 1457. Cette chapelle a sans doute été construite sur les ruines d'une autre, car la première fondation se rattache, suivant la tradition, à l'aventure d'un croisé, le sire Du Garo. C'est un édifice rectangulaire avec petit clocheton carré sur le pignon occidental. Les rampants du toit sont décorés de crochets de feuillages et d'animaux. La porte septentrionale, à belle décoration flamboyante, est ornée de deux écussons aux armes d'un seigneur du Garo, fondateur de la chapelle, et d'Yves de Pontsal, évêque de Vannes de 1444 à 1475 et originaire de la paroisse voisine de Plescop. La fenêtre en tiers-point du chevet est divisé en deux par un énorme meneau formant contrefort : le réseau, dont les arrachements sont encore visibles, a été remplacé par de disgracieuses arcatures en plein cintre superposées. La chapelle, avec banc de pierre intérieur le long des murs, est couverte d'une charpente aux entraits ornés de têtes de crocodiles. L'inscription de la sablière intérieure révèle que la charpente est réalisée par Jehan Thébaud, du Moustoir en Radenac, en 1457, avec des arbres de la forêt de Trebimoël, sous la direction du chanoine d'Arradon, Nicolas Crouse : "Lan mil IIIc L VII Nicolas Crouse Ch. de Aradon, procureur de la chapelle Nre Dame de Bethléem, a fayt faire le boys de ceste chapelle qui est de la forest de Trebimoel, par Jehan Thebaud, du Mouster-Radunac". Le vitrail date du XVIème siècle. On retrouve dans la baie du Sud à demi-bouchée des fragments de vitraux portant les blasons des Kermeno du Garo. Deux tableaux sur bois, du XVIème siècle, rappellent la légende d'après laquelle la chapelle aurait été fondée, au temps des Croisades, par un seigneur du Garo, miraculeusement sauvé par l'intercession de la Vierge, peu de temps avant la date fixée pour son exécution par des Turcs qui l'avaient fait prisonnier. Dans le pavement de la chapelle, une grande pierre tombale est probablement celle de René de Kermeno. On y trouve de nombreux ex-voto. Une peinture intitulée "Jean du Garo" date du XIXème siècle. Une peinture intitulée "Saint Michel d'Auray" date de 1861 ;

les croix de Luscanen, du cimetière, du bourg ;

l'ossuaire de l'ancien cimetière, situé jadis au Sud de l'église paroissiale de Ploeren et désaffecté en 1969. L'ossuaire a disparu, mais il subsiste encore un mur à trois arcades ;

le château du Mézo ou Maezo (XIXème siècle), propriété successive des familles Le Douarain (du XVème au XVIIème siècle), Goyon de Vaudurand (ou Gouyon), Felix-André Lafosse (en 1855) et Cremer. Propriété de Perrot Kermarquer en 1427 ;

le manoir de Kervérec (XV-XVIème siècle). Propriété de la famille Kerverec (Olivier Kerberrec ou Kerverret en 1427, Guillaume de Kerverrec en 1481), de la famille Collédo (de 1522 à 1611), de Paul Tristan Joannic, seigneur d’Assénac (en 1683), puis de la famille Rougé (XVIIIème siècle) ;

l'ancien château du Garo, encore visible en 1863. On y trouvait les écussons de Kermeno et de Garo. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une cave et un four à pain. La famille du Garo est citée au XIème siècle. Propriétaire de Pierre du Garo en 1427. Son château et sa seigneurie sont vendus vers 1500 à la famille Kermeno de Moréac ;

le manoir de Porh-Priendo. Siège de l'ancienne seigneurie de Propiando appartenant successivement aux familles Baud, Launay et Touzé. Propriété de Guillot Droillard et Jehan Le Pil en 1427. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ;

le puits (XVIIIème siècle), situé à l'Est de l'église de Ploeren ;

la tombe de Louis Cadoudal (1853), située dans l'ancien cimetière ;

les moulins à vent du Palan, Louyon ou Loyon, Ploeren, et les moulins à eau de Louyon ou Loyon, Vieux ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOEREN

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Ploeren : Ollivier Kerberrec (Kerverec, frairie d'Assenac), Perrot Kermarquer (le Mézo), Guillot Droillart et son fils Jehan (Propiendo, frairie de St Jacques), Perrot Kerpezron (Plesterven), Jehan Le Mahiet et Ollivier du Thuou (le Pargo), Pierre du Garo (le Garo, frairie de Notre-Dame), Pregent de Coetlagat (Quelescoet ou Coloret), Guillaume Le Crech et son fils Ollivier (Lescoedec), Jehan de Kerlouenan (manoir de Loyon, village de Bocoan), Guillaume de Keralbaud (manoir de Keralbaud, frairie de Guignolay).

Dans une autre réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Ploeren : Ollivier du Thuou (le Pargo), Perrot de Kerpezron (Plesterven), Ollivier du Coaidic (Culéac), Ollivier Kerverret (Kerverec), Perrot Kermarquer (le Mézo), Ollivier Le Crech et son fils Ollivier (Lescoedec), Guillaume Kerelbaud (Keralbaud), le sire du Garu (le Garo), Jehan de Kerlouenan (Loyon), Jehan Le Pil (Propiendo), Perrot Conan et Perrot Melrant (Lestréhan), Prigent de Coetlagat (Quellescoet).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 9 nobles de Ploeren :

Jehan de KERELBAUD (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer et armé d'une épée ;

Jehan du GARV (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Ollivier du THENOU (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une sallade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Eon LE DOUARRAIN (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une sallade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Eon LESCOUBLE (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une sallade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Guillaume de KERVERRET (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une sallade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Guillaume KERPEZRON (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une sallade (casque), comparaît armé d'une épée ;

Jehan de LOYON (300 livres de revenu) : excusé par lettre du Duc ;

Pierre KERPEZRON : porteur d'un paltoc et d'une sallade (casque), comparaît armé d'une épée ; 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Ploeren :

Ollivier du THUO (40 livres de rvenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan, sieur du GRAFF (ou du Garo) (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillaume KERPEZRON (25 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan, seigneur de Loyon (500 livres de revenu), de la maison du Duc ;

Jehan de KERELBAUT (100 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume de KERVERREC (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Eon LESCOUBLE (10 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Pierre KERPEZRON (100 livres de revenu) ;

Jehan GUILLAR et sa mère (100 livres de revenu) : comparaît en arbalétrier;

Artur LE CRECH ;

Guyon LE DOUARAIN (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

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