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PLOERDUT

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La commune de Ploërdut (bzh.gif (80 octets) Pleurdud) fait partie du canton de Guémené-sur-Scorff. Ploërdut dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOERDUT 

Ploërdut vient du breton « plou » (paroisse) et de saint Eltud ou  saint Ildut, grand saint gallois né vers 444.

Ploërdut est une paroisse primitive créée au VIème siècle et qui englobait autrefois les territoires actuels de Ploërdut (avec sa trève Locuon), Langoëlan (avec sa trève Le Merzer), Lignol (avec sa trève Saint-Yves)

Locuon, aujourd'hui en Ploërdut, était autrefois une trève. De nombreux lieux tels que Moustoir, Moustoir Babu, Moustarlé, … témoignent de l’existence d'une ancienne communauté monastique. A l'époque féodale, plusieurs seigneuries règnent sur le territoire de Ploërdut, dont celle de Lorans Le Moyne (l'un des trois conjurés de l'affaire de Pontcallec), demeurant au manoir de Barac'h et exécuté à Nantes en 1720.

La commune de Ploërdut devient chef-lieu de canton en 1790, avant d'être rattachée au canton de Guémené-sur-Scorff. En 1853, bien que faisant partie de la commune de Ploërdut, la trève de Locuon devient à son tour une paroisse à part entière. A noter que Locuon est mentionné dès 1423 dans les archives de la principauté de Rohan-Guémené.

On rencontre les appellations suivantes : Ploeredut (en 1427), Ploredust (en 1448), Ploredut (en 1448), Ploereduc (en 1464), Ploerduc (en 1481), Ploeredut (en 1514), Ploerdut (en 1536).

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PATRIMOINE de PLOERDUT

l'église Saint-Pierre (XI-XII-XIII-XIVème et XXème siècles). Elle est, à l'origine, dédiée à saint-Ildut. Remaniée aux XIIIème, XIVème et XIX-XXème siècles, elle est en forme de croix latine et dotée d'un clocher-porche. L'église de Ploërdut, dans son état actuel, comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. La nef date du XI-XIIème siècle et une partie du choeur date des XIIIème et XIVème siècles. Le carré du transept et le croisillon Sud sont du XVIème siècle. Le choeur et le croisillon Nord ont été refaits au XIXème siècle. La tour-porche occidentale date du XIVème siècle. La nef (XI-XIIème siècle), à huit arcades, est flanquée de bas-côtés et couverte d'une charpente lambrissée. Les murs des bas-côtés ne comportaient primitivement aucune ouverture. Au carré du transept, des naissances d'arcs, sur colonnes engagées, semblent attendre une voûte d'ogives qui ne fut sans doute jamais construite, l'église étant couverte d'une charpente du XVIème siècle à sablières et entraits sculptés (lièvres, animaux fabuleux, crocodiles, masques humains, ....). Sur la façade occidentale s'élève un clocher carré, de l'époque romane, très endommagé par de récentes restaurations. La tour à contreforts et meurtrières s'ouvre par un portail ébrasé, en arc brisé. Le retable du maître-autel, en pierre et marbre, est attribué à Olivier Martinet et date du XVIIème siècle (vers 1655). Une chapelle de l'église, qui est consacrée au Rosaire, comporte un retable. Ce retable abrite un tableau du XIXème siècle, oeuvre du peintre Blévin de Loudéac, illustrant "la Donation du Rosaire par la Vierge et l'Enfant, à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne", ainsi que quinze médaillons qui racontent "les quinze mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie de la Vierge et de son fils". Un bénitier date de 1701. Près de l'église se trouve un curieux ossuaire du XVIème siècle, ou peut-être antérieur : il est ajouré d'une claire-voie et adossé à la tour ;

l'église Saint-Yvon ou Saint-Guy (XVIème, XIXème et XXème siècles), restaurée au XIXème siècle et au XXème siècle. Il s'agit, à l'origine, du siège de la petite paroisse de Locuon, commune de Ploërdut. Comme l'atteste la présence des armes des Lescobic, seigneurs de Kerfandol, l'édifice actuel remonte au XVIème siècle. Le plan rectangulaire est augmenté au XVIIème siècle d'une chapelle au Sud. Les fonts baptismaux, en granit et plomb, datent du XVIIIème siècle. Les seigneurs de Kerfandol y possédaient jadis "un banc et accoudoir ... avec un écusson dans les vitres du maître-autel et un autre dans celles de la chapelle de Saint-Alban".  ;

la chapelle Notre-Dame (XVII-XVIIIème siècle), située au village de Crénenan (ou Krénénan). La façade Nord porte la date de 1684. Elle comporte des portes à décoration flamboyante et grandes fenêtres en tiers-points à réseau rayonnant. Cette chapelle passe pour avoir remplacé une ancienne chapelle de Templiers. A l'intérieur, deux gros piliers cylindriques décorés d'animaux et de personnages devaient recevoir un arc triomphal qui n'a jamais été construit. La charpente a été refaite en 1652 par le maître charpentier Jean Le Bourois. Les sablières sculptées de scènes diverses datent de 1652 (date portée par une sablière polychrome) : on y voit un âne jouant de la cornemuse, deux femmes poursuivant un chat, etc ... Le lambris est couvert de peintures du XVIIIème siècle (oeuvre du peintre Dupont en 1716) représentant les principales scènes de la vie de la Vierge. Le clocher-porche date de 1843. Le retable, qui épouse la forme ogivale de la grande verrière qui éclaire le chevet, est du XVIIème siècle et le tabernacle est du XVIIème siècle. Le retable se compose de deux panneaux latéraux se rejoignant à son sommet. D'un côté se trouve le groupe de l'Arbre de Jessé (situé sur un soubassement inscrit du nom de sainte Marie), de l'autre, se trouve sainte Anne (un livre fermé à la main et qui protége la Vierge et l'Enfant). Au-dessus de l'entablement des panneaux sont peints les coeurs de Marie et de Jésus. L'Arbre de Jessé, en bois polychrome et doré, date du XVIème siècle : ce groupe représente la généalogie de la Vierge. Au centre, les quatre lancettes du vitrail représentent saint Joachim, l'Immaculée Conception, saint Joseph et sainte Anne. Le tabernacle du XVIIème siècle se compose de deux registres richement décorés. Un tableau représentant l'Assomption a été donné à la chapelle par Napoléon III en 1858. Les trois petits édifices (XIXème siècle) à dômes, situés à proximité de la chapelle, sont des caves à boissons ;

la chapelle de la Trinité (XIème, XVème et XVIIème siècles), située au village de Lochrist et reconstruite à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle. Remaniée au XVème siècle et au XVIIème siècle. Il s'agit d'un édifice rectangulaire qui comprend une nef de trois travées avec bas-côtés et un choeur à chevet plat. La nef est de la fin de l'époque romane, au plus tard du commencement du XIIIème siècle. Elle communique avec le bas-côté Nord, percé de petites fenêtres romanes, par de grandes arcades en plein cintre, tandis que les arcades qui la séparent du bas-côté Sud sont brisées : les unes et les autres sont portées par des piliers à impostes. Le choeur, du XVIème siècle, est percé d'une grande fenêtre en tiers-point dont le réseau dessine une fleur de lis. La chapelle est couverte d'une charpente aux entraits ornés de têtes de crocodiles et aux sablières sculptées (Godrons, têtes d'animaux et autres personnages) qui datent de la fin du XVIème siècle. Le portail ouest et le clocher datent de 1686 (date inscrite sur la façade occidentale). Dans le bas-côté Sud est un grand retable en pierre du XVIème siècle, grossièrement sculpté, en six morceaux, représentant le Baptême du Christ et la Passion. Le bénitier octogonal, à cuve circulaire, date de 1701 ;

la chapelle Saint-Michel (XVIIème siècle), édifiée dans un lieu isolé, au sommet d'une colline, par la famille Le Moyne, seigneurs de Barac'h, dont on retrouve le blason à l'intérieur de l'édifice. Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire et coiffé d'un clocheton. Elle renferme un retable du XVIIème siècle, un groupe en bois, de 1686, figurant le martyre de sainte Apolline ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Fosse (XVII-XVIIIème siècle), fondée au bourg de Locuon par les seigneurs de Kerfandol et reconstruite avec d'importants remplois du XVIème siècle. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire construit à l'emplacement d'un monument plus ancien. Un bas-relief présente saint Roch et sur la façade Sud, une Crucifixion soutient le blason des Lescobic de Kerfandol. La statue décapitée d'une déesse antique orne l'escalier du XVIème siècle, qui mène à l'église Saint-Yvon ;

l'ancienne chapelle Saint-Sauveur (XVIème siècle), située jadis au village de Lirinec et très fruste. Elle était de forme rectangulaire. Un chancel ajouré, en bois, séparait le choeur de la nef. Une tribune du XVIème siècle semble avoir été jadis le jubé ;

l'ancienne chapelle Saint-Ildut ou Saint-Iltut (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue. Elle était de forme rectangulaire et était à l'origine la chapelle privée du manoir de Barach ;

l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine, située jadis au village de ce nom ;

la croix de la chapelle de la Trinité (XVIIème siècle) ;

le calvaire du cimetière de Locuon (XVIème siècle), restauré au XXème siècle. On peut distinguer sur le socle les blasons martelés des donateurs ;

le manoir de Kerservant (XVème siècle), propriété de Pierre Esmes (en 1442), puis de la famille de Talhouët (de 1551 jusqu’au XVIIIème siècle). En 1442, Pierre Esmes est l'époux de Jeanne de Kermain. Les seigneurs avaient jadis un droit de haute justice et les fourches patibulaires se trouvaient au Mané Justis, près du manoir de Keraudren. Le manoir est détruit durant les guerres de La Ligue (en 1595). Un autre manoir est alors construit au début du XVIIème siècle. Il est la propriété de la famille Volvire (en 1663), puis de la famille du Plessis. L'édifice est de forme rectangulaire avec une tour d'escalier enfermant un escalier à vis. Il possédait autrefois un colombier, une chapelle privée dédiée à saint Tugdual et un moulin à eau alimenté par un étang ;

le château de Kerservant (1890), édifié par par la famille Pontbriand, non loin du manoir de même nom ;

le château de Launay (XVIIIème siècle), édifié à l’emplacement d’un ancien édifice fortifié du VIIIème siècle. La propriété est citée en 1422, sous la mention du "Vieux Launay" et appartient alors à Guillaume Le Vestle. Propriété successive des familles Le Vestle (en 1422), Botmarch (en 1621), Tréduret ou Tréouret de Kerstrat (en 1677) et du comte Monty de Rézé. Le château est ensuite acquis, en 1914, par le comte de Mainguard pour un million de francs en or ;

Note : En 1422 mourut Guillaume Le Vestle, sieur de Launay, époux de Guerdéron du Fresne, dont le fils Jehan Le Vestle et sa femme Jehannette du Bot rendaient aveu, en 1463, à Louis de Rohan, pour leur manoir et « herbergement » de Launay. Olivier, fils de Jehan, lui succéda et mourut en mai 1497, laissant ses terres à son fils Perrot Le Vestle. Jehan Le Vestle et Gillette Le Picard, sa femme, possédaient Launay en 1539, année du décès de Jehan, et leur fils Yvon rendit aveu pour ce manoir la même année. Yvon eut deux fils : Claude qui lui succéda et mourut en 1572, laissant ses domaines à son frère Yvon. En 1621, ce manoir était possédé par Henry de Botmarch, dont la fille Claude épousa Olivier de La Roche ; leur fils, François de La Roche, mourut en 1677, laissant Launay à sa fille Anne, qui épousa Joseph-Hyacinthe de Tréouret, seigneur de Kerstrat et Trohannet. Anne de la Roche rendit aveu, en 1747, à Julie-Louise-Gabrielle de Rohan, pour les manoirs de Launay et de Kergouraut, et mourut le 12 décembre de la même année. Son fils, Joseph-Louis de Tréouret, sieur de Kerstrat, Trohannet et Launay, mourut le 2 mai 1754,  laissant son fils Christophe-Joseph sous la tutelle de sa femme, Hyacinthe de Robien. Christophe-Joseph de Tréouret mourut le 6 mai 1760, et sa mère rendit aveu, le 31 octobre de cette même année, au nom de ses cinq autres enfants : Jean-Marie, enseigne des vaisseaux du Roi, Joseph-Louis-Hyacinthe, Marie-Louise, Céleste-Thérèse-Josèphe et Anne-Louise-Elizabeth, tous mineurs. Jean-Marie, l’aîné, eut le manoir de Launay et vivait encore en 1777 (M. L. Galles). 

le château de Palévart ou Pallevar (XVIème et XIXème siècles), restauré au XIXème siècle. La seigneurie du Palevart (ou Pallevar ou Pall-Varz) est la propriété successive des sires de Guémené (avant 1585), des familles Tuault (en 1585), Le Gall (en 1634 et jusqu'à la Révolution), Cunfio, et Caërou. Les sires de Guémené vendent le domaine à Thomas Tuault, vers la fin du XVIème siècle. Le château devient en 1697, la propriété de Louis Le Gall, seigneur de Cunfio et de Ménoray (ou Ménauray). On y trouve des lucarnes ornées de godrons et un escalier à vis. L'édifice est reconstruit après 1841 ;

Note : Ce manoir fut vendu par les sires de Guémené à Thomas Tuault au commencement du XVIIème siècle ou à la fin du XVIème. Son fils, Louis, était sénéchal de Guémené ; il épousa probablement Isabeau Pezron dont la fille, Françoise Tuault, dame du Pallevar, était mariée à Jean Lohéac, en 1634. Cette même année, Jean Lohéac et Françoise Tuault, sieur et dame de Kerpunze, vendirent le Pallevar à Guillaume Le Gall, sieur de Kermorgant, procureur fiscal de Guémené, dont le fils, Louis, vivait en 1669. Guillaume Le Gall possédait le Pallevar en 1683, et, en 1697, il était la propriété de Louis Le Gall, sieur du Cunfio et de Ménauray. Il passa, comme ce dernier domaine, à Guillaume et à Louis-Marie-Joseph Le Gall du Cunfio, qui, dans son aveu rendu, en 1768, à Julie-Louise-Gabrielle de Rohan, déclare « avoir et posséder les prééminences en l’église paroissiale de Ploërdut, consistant en une tombe dans la chapelle appartenant à M. de Volvire, avec banc et accoudoir armoyé des armes dudit seigneur avouant du côté de l’épître et joignant ladite tombe, de plus les premières prééminences après ledit seigneur prince dans la chapelle de Crénénan avec tombe et enfeux, escabeau et accoudoir, armoyés dés armes de ladite maison du Pallevar » (M. L. Galles).

le manoir de Barac'h ou Barach (XVème siècle). La seigneurie de Baras ou Barac'h est la propriété successive des familles Bernier (en 1420), Le Voyer ou Levoyer (en 1426), Fournoir (en 1570), Le Moyne de Talhouët (en 1748). En 1426, un aveu d'Olivier Le Voyer et Marguerite Saint Jolys signale qu'ils sont propriétaires du manoir. L'édifice de forme rectangulaire possède une tour d'escalier. La façade principale possède en son centre un léger avant-corps couronné d'un fronton. Il possédait jadis une chapelle privée dédiée à saint Ildut et dont il ne subsiste qu'une statue de saint Ildut 

Note : Le 20 octobre 1426, Olivier Le Voyer et Marguerite Saint-Jolys, sa compagne, rendirent aveu à Charles de Rohan pour un tènement de terre sis en la ville de Barach. Marguerite étant morte le 8 novembre 1441, Barach passa à son fils, Guillaume Le Voyer, qui était marié à Marguerite de Guernarpin. Guillaume vivait encore en 1491, avec ses deux fils, Pierre et Guillaume, qui firent construire le moulin de Barach avec le consentement du sire de Guémené. Pierre succéda à son père, et la propriété passa après lui à Yvon Le Voyer qui mourut en 1540, en la transmettant à son fils, Augustin. Celui-ci étant mort au bout de huit ans, Françoise de Beaucours, veuve d’Yvon, se chargea de la tutelle de son petit-fils, Jacques Le Voyer, dont la fille Jehanne épousa Guillaume Fournoir, sieur de Kergléaou, qui rendit aveu en 1570. Leur fils, Michel Fournoir, sieur du Quellenec, de Kergléaou et de Barach, fournit aveu pour cette dernière terre en 1600, et la transmit à Pierre Fournoir, époux de Renée Le Peuchant, qui laissèrent leurs enfants en bas-âge sous la tutelle de Jacques Moro, sieur de la Ville-Bily. En 1648, Georges Fournoir et Jeanne du Couédic possédaient Barach ; Georges mourut cette même année en laissant trois enfants : Georges, l’aîné, qui eut le manoir de Barach, Pierre, sieur de Kerallain, et Eulalie-Claude qui épousa N… de Brossard. Georges Fournoir eut deux filles : Marguerite qui épousa Alexis-Bonaventure Le Moyne, sieur de Kerourhin, et Marie-Louise, femme de Guillaume Fraboulet. En 1748, le manoir de Barach était possédé par Lorans Le Moyne, frère de Alexis-Bonaventure et par Ursule Le Moyne, qui était peut-être fille de Pierre Fournoir et dont la fille, Ursule Le Moyne, épousa Pierre de Kerouallan. Pierre de Kerouallan et Ursule Le Moyne rendirent aveu en 1748 et déclarent qu’ils possèdent, en l’église paroissiale de Ploërdut, à cause de leur manoir de Barach « une chapelle du côté de l’épître, ayant une tombe enlevée, droit d’escabeau, armoiries en bosse, tant en dehors qu’en dedans, et en la grande vitre d’icelle chapelle, ayant en outre deux tombes armoriées contre le grand banc et marchepied du grand-autel au droit du milieu, prohibitif à tous autres, et les armes dudit manoir de Barach aux armes de la grande vitre, vis-à-vis desdites deux tombes. Autre chapelle de la maison de Barach située près le village de Saint-Iltut, en la paroisse de Ploërdut ». Ursule Le Moyne étant morte, son mari, Pierre de Kerouallan, se remaria à Marguerite-Georgine Fournoir et eut deux enfants de ce second mariage : Ignace et Catherine-Rose, qui rendirent aveu à Jean, sieur de Bellefontaine, receveur de Guémené, en 1736. Catherine Rose de Kerouallan épousa dans la suite Pierre-Joseph de Réal. Ignace de Kerouallan hérita du manoir de Barach dont il rendit aveu en 1753 ; son fils, Pierre de Kerouallan, possédait Barach en 1775 (M. L. Galles).

le château de Barach (XIXème siècle), édifié par la famille Friocourt, non loin du manoir de Barach ;

le manoir de Kerfandol (XVème siècle). La seigneurie était la propriété successive des familles Lescobic (en 1400), Montlouis ou Monlouis (en 1619 et 1660), Louvart de Pontigny (de 1726 à 1786). Tous étaient prééminenciers à l'église tréviale de Locuon. Propriété de Pierre de Lescobic en 1497. Les armes des seigneurs de Lescobic de Kerfandol figurent dans l'église de Locuon et dans la chapelle de la Fosse. François Louvart de Pontigny, sénéchal de la principauté de Guémené, l'occupe de 1726 à 1786. En 1536, le lieu est nommé Guerfavendaul. Le manoir actuel a été restauré en 1964. On y voit un pigeonnier et un four à pain ;

Note : Pierre Lescobic, sieur de Kerfandol, mourut en 1497 et fut remplacé par son fils, Guyon Lescobic, qui possédait encore ce manoir en 1540. En 1571, il était la propriété de Guillaume Lescobic, puis, en 1633, de Tristan Lescobic, enfin, en 1650, de Bertrand Lescobic. Béatrix Lescobic avait épousé René de Montlouis, et le manoir passa à son fils, Louis de Montlouis, puis à son petit-fils, Thomas-Simon de Montlouis, qui le possédait en 1711. Son histoire se confond, depuis ce temps, avec celle du manoir de Plascaër, et nous ne trouvons plus à noter qu’un passage de l’aveu d'Elizabeth de Montlouis et de ses enfants, dans lequel ils déclarent « qu'à cause de la terre et manoir de Kerfandol, ils possèdent, dans l’église paroissiale de Ploërdut, deux tombes prohibitives qui joignent le balustre du grand autel du côté de l’épître, avec l’écusson des armes de la maison de Kerfandol qui est un sanglier, et dans la vitre du grand autel du même côté, il y a aussi un écusson aux armes de la même maison.... Ladite dame de Pontigny, à cause de sadite terre et seigneurie de Kerfandol, déclare aussi avoir dans l’église tréviale de Locuon, en Ploërdut, un banc et accoudoir qui joint le balustre du maître-autel du côté de l’épître avec un écusson dans les vitres, du maître-autel et un autre dans celles de la chapelle de Saint-Alban. Finalement, dans la chapelle dédiée à Notre-Dame de la Fosse, audit Locuon, il y a trois écussons en bosse des armes de ladite maison de Kerfandol : deux dans la longère du midi et un dans le pignon da couchant de ladite chapelle, le tout en dehors d’icelle, désignant que les seigneurs de Kerfandol sont patrons et fondateurs d’icelle et premiers prééminenciers après leurs altesses nos seigneurs princes et princesses de Rohan-Guémené » (M. L. Galles) ;

la fontaine Notre-Dame ;

la fontaine (1734), située jadis près de la chapelle de la Trinité ;

la mairie (1675). Deux ailes sont venus s'ajouter au bâtiment primitif ;

le manoir de Porh Maner (XVIIème siècle), situé place du Village et aujourd'hui modernisé. Un vieux puits occupe l'entrée de la cour. Propriété de la famille Bléher ;

le moulin de La Lande (XIXème siècle), de Barach (1491). Le moulin de Barach est édifié en 1491 par Pierre et Guillaume Le Voyer. Le moulin de la Lande a été reconstruit au XIXème siècle ;

A signaler aussi :

4 tumulus situés près de Kerfandol (âge du bronze) ;

le site du Lannic (époque néolithique). Il présente des traces d'habitats, ainsi qu'une trentaine de tombelles et un petit tumulus ;

l'allée couverte de Lannic (époque néolithique). Elle est longue d'une vingtaine de mètres. La largeur du couloir est d'environ 1,80 mètre ;

la voie romaine dénommée Hent Ahès, qui relie Carhaix à Vannes, passait par Ploërdut ;

l'éperon barré de Bellost ;

l'ancien château de Guernévélien (vers 1900). La seigneurie, qui se nommait encore Kernanvélion ou Guervéléan, était la propriété successive des familles Boscher (en 1415), Bénerven, et Boscher (en 1506) ;

l'ancien manoir de Coëtlagadnoz ou Coatenoz, situé jadis dans le bourg de Ploërdut (vers le nord). Guillemette Le Meur, ou de Coëtmeur, transmit en mourant le manoir de Coëtlagadnoz à son fils, Pierre Pestipon, qui était marié, en 1552, à Marguerite de Guernarpin. Christine Pestipon, fille de Pierre, hérita de ce domaine et le porta à son second mari Georges Floho. Tous deux le vendirent à Claude de Beaucours, sieur de Kermarquer, qui fut forcé de le revendre, en 1600, à Julien Le Peuchant, époux de Jeanne Floho, fille de Georges. Un acte des notaires de Guémené va nous donner l’explication de cette double vente. Cet acte dit que « le manoir de Coëtlagadnoz est venu aux mains de Julien Le Peuchant par le racquit fait au nom de demoiselle Jeanne Floho, sa femme, fille d’autre demoiselle Christine Pestipon, à qui ledit manoir anciennement appartenait, ayant été (saisi) sur ladite Pestipon, faute par elle de paiement de la somme de 277 écus en principal et frais dus à Jean Le Berre, tuteur des enfants de feu René Gatechair, en son vivant sieur de Saint-Maudé, lesquelles maisons et héritages auraient été vendus, en la cour de Guémené, à noble homme Claude de Beaucours, sieur de Kermarquer, pour icelle somme, de qui iceluy Le Peuchant les auraient racquittés …. duquel manoir ledit Le Peuchant se serait approprié par acte en date du 17 novembre 1598 ». Julien Le Peuchant eut deux enfants : François Le Peuchant et une fille qui eut en partage Coëtlagadnoz et qui épousa Pierre Sylvestre dont la fille Perrine, par son mariage avec Jérôme Barisy, porta la terre de Coëtlagadnoz dans cette famille (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kermarien. Un aveu de 1479 nous apprend que Allain de Kermarien, Yvon Le Pestipon et sa femme, Marguerite de Kermarien, fille d’Allain, connaissaient tenir du sire de Guémené leur manoir et "herbergement" de Kermarien, situé en la paroisse de Ploërdut. Leur fils Alain rend aveu, le 11 décembre 1506, pour la moitié « du manoir de Kermareyon, l’autre moitié appartenant à Marguerite de Kermareyon, pour tant qu’il fut acquis durant le mariage ». Allain avait épousé Guillemette Le Meur, dame de Coëtlagadnoz, et, à la mort de sa mère, il posséda en entier le manoir de Kermarien dont il fit hommage en 1530 et en 1540. Son fils, Pierre, sieur de Kermarien et de Coëtlagadnoz, était marié à Marguerite de Guernarpin et eut trois enfants : Louis Pestipon qui lui succéda, Guyon et Christine. Louis tendit aveu en 1614 et déclare que « pour cause de sa maison de Kermarien, il a deux tombes à fleur de terre avec un escabeau et accoudoir, dans l’église de Ploërdut, en avant de l’autel madame sainte Catherine ». Louis Pestipon mourut sans héritiers et transmit ses domaines à son frère Guyon qui vivait en 1632. Cette terre passa ensuite dans la famille Barisy et était possédée, en 1748 , par Jérôme-René Barisy (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Guermelin, situé jadis dans le bourg de Ploërdut (vers le couchant). Cette terre appartint aux Le Vestle, sieurs de Launay, jusqu’à sa vente faite, en 1549, par Pierre Le Vestle, à Perceval Guiller. Louis Guiller, son fils, mari de Jeanne de Suasse, en vendit la moitié à Jean Le Garec, premier mari de Christine Pestipon. Cette moitié passa ensuite à Jeanine Floho, fille du second mariage de Christine Pestipon, et à Julien Le Peuchant, son mari, et il paraît que cette part revint ensuite à Louis Le Garec, fils du premier mariage de Christine Pestipon, qui le revendit à Abel Guiller vers 1613. L’autre moitié, appartenant encore à Louis Guiller, passa à ses enfants Jacques et Louis, puis au fils de l’un d’eux. Abel Guiller, dans son aveu de 1633, déclare « avoir une chapelle dans le droit du chœur de l’église paroissiale de Ploërdut avec ses bancs et escabeaux, joignant par le bout d’en haut à la chapelle du sieur de Kerservant et à côté gauche de la chapelle de Barach, avec écussons et armoiries en ladite église et en la chapelle de Notre-Dame de Crénénan ». Il épousa Françoise Le Vestle et en eut deux fils : Louis et Perceval. Louis, l’aîné, transmit Guermelin à son fils Pierre, que nous trouvons, en 1683, sieur de Guermelin et de Fontaineper. Puis, la même année, cette maison est entre les mains de François du Pérenno, sieur de Penvern, et enfin, en 1709, elle appartenait à Thomas Jouan (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Fontainegal, situé jadis dans le bourg de Ploërdut (vers le levant). Ce manoir était possédé, 1521, Guillaume Le Vestle, et, en 1540, par son, fils Jehan et, sa femme, Jehanne Le Correc. Ils eurent peur enfants François et Marie, qui eut Fontainegal en partage et le porta en dot à Jehan Sébastien en 1569. Leur fils, Louis Sébastien, vendit son manoir, en 1585, à Jean de Talhoët, sieur de Kerservant, et il resta depuis la propriété de cette famille (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Fontaineper, situé jadis dans le bourg de Ploërdut (vers le midi). Françoise Le Vestle transmit à sa mort ce manoir à son fils Louis Guiller, époux de Jeanne de Suasse. Son fils, Jacques Guiller, mourut en 1633, et son frère Abel, qui possédait déjà Guermelin, lui succéda.  En 1683, le manoir de Fontaineper appartenait à Louis Guiller, sieur de Kervily, fils aîné d’Abel, et la famille Guiller continua à en jouir jusqu’en 1780, époque à laquelle il appartenait à Françoise Guiller, veuve de Lorans Le Moyne de Talhoët, qui eut pour héritier Toussaint-Joseph de Lausanne (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Kermapguégano. Pierre de Kerprigent possédait ce manoir en 1472, et, près d’un siècle après, une de ses descendantes, Jehanne de Kerprigent était mariée à un sieur de La Boexière dont la fille, Françoise de La Boexière, était, en 1570, l’épouse d’Yves de Léon. Kermapguégano passa ensuite à Renault de Léon, fils d’Yves, et, en 1600, cette terre se trouvait entre les mains de Charles de Kermellec, sieur du Cosquer, qui la vendit à Marie Le Bras, veuve de Jean Sylvestre et tutrice de ses deux enfants : Jean-François et Louis Sylvestre. En 1683, elle était possédée par Jérôme Barisy ; enfin,  en 1743, elle appartenait aux héritiers de Jacques-Hyacinthe Tilly, époux de Marie Le Goff, lequel Tilly la tenait de sa grand-mère, Marie Morvan (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Porzmadou. Nous ne connaissons ce manoir que par un aveu qu’en rendit Eon Ropertz en l’année 1436 ;

l'ancien manoir de Kernanveleyon. Eon Rocher et sa femme, Aliette de Baud, possédaient ce manoir dans la première moitié du XVème siècle. Eon mourut en 1450, et laissa ses biens à son fils, nommé aussi Eon, qui en rendit aveu à Jehan de Beaucours, receveur du sire de Guémené. En 1477, Kernanveleyon, appartenait à Henry Bennerven, sieur de Trédiec, et, en 1494, à Marguerite de Lévéno. Enfin, nous avons un aveu, daté du 23 mai 1506, baillé par Louis, de Lopriac, au nom et comme tuteur d'Yvon Boscher, sieur de Kernanveleyon, de Launay et du Plessix-Briand, héritier principal d’autre Yvon Boscher, son père (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kernanhazic. Geoffroy de Chefdubois était veuf, en 1414, de Marguerite de Kerourhin et rendit aveu cette même année au sire de Guémené pour le manoir de Kernanhazic. Puis nous trouvons cette terre possédée, en 1541, par Louis Fraval, sieur de Kergrom, fils de Bastien Fraval. Louis donna Kernanhazic à sa fille Perrine, épouse de Pierre de Lezongar, qui mourut en 1567, laissant son manoir à sa fille Catherine de Lezongar. Kernanhazic appartenait en 1620 à François de Kerlouarnec, qui le vendit à Jean Le Moyne, sieur de Kerourhin et de Kerponer, dont la veuve le possédait encore en 1683 (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Keraudren. Cette terre appartint aux familles Esmes et de Talhoët jusqu’en 1633, époque où elle fut vendue à Julien Le Peuchant et à sa femme, Jeanne Floho. Leur fils, François Le Peuchant, la posséda ensuite, et, en 1683, elle était la propriété de Jérôme Barisy et de Perrine Sylvestre, sa femme. Elle resta dans cette famille, car, en 1730, nous la retrouvons entre les mains de Pierre-Thomas Barisy, qui mourut vers 1748, laissant sa fille Ange-Marie Barisy sous la tutelle de sa femme, Anne-Françoise Monceaux (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kerlagadec. Nous ne connaissons le nom de ce manoir que par un contrat d'acquêt qui en fut fait, en 1633, par René Tuault et Françoise Pezron d’avec Réné, héritier d’Antoine du Fossé. Cinquante ans après il appartenait à Louis Tuault (M. L. Galles) ; 

l'ancien manoir de Kerbariller. Le manoir de Kerbariller ou Keranbariller dépendait immédiatement des seigneurs de Guémené ;

l'ancien manoir du Stang. La famille Rouxel posséda ce manoir jusqu’en 1540, époque de la mort de Jacquette Rouxel, femme de Julien Fournoir, sieur du Quellenec. Guillaume Fournoir, leur fils, en rendit aveu cette même année. En 1633, le Stang était possédé par Jeanne Huby, veuve de Mathurin Terrien, et leur fils, François Terrien, sieur de Kerohel, en rendit aveu en 1648. Enfin, en 1683, ce manoir appartenait à Marguerite Mariteau, dame de la Châteigneraye (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Guernarpin. Le manoir de Guernarpin, qui donna son nom à cette ancienne famille, était possédé, en 1437, par Morice de Guernarpin, qui le tenait encore en 1463. En 1550, Claude du Juch, femme de Roland de Lezongar, le donna à Vincent de Talhoët, recteur de Langoëlan ; 

l'ancien manoir de Kerourhin ou Kourhin. Il est probable que ce manoir appartenait, à l’origine, à la famille de Kerourhin, mais nous n’en trouvons aucune trace jusqu’en 1526 où il était possédé par Jacques de Kerourhin, fils de Marie de Keruellic, qui mourut cette année même. En 1533, Françoise Le Garec, veuve de Louis de Beaucours, rendait hommage, pour Kerourhin, au seigneur de Guémené, et cette terre appartint à la famille de Beaucours jusqu’en 1614, époque à laquelle Claude de Beaucours, dame de Kerourhin, épouse d’un sire de Kergoët, la vendit à Lorans Le Moyne. Le manoir appartint ensuite à la famille Le Moyne, et nous trouvons un aveu, daté de 1660, rendu au prince de Guémené par Marguerite Le Gras, veuve de Jean Le Moyne, sieur de Kerponer. En 1683, Alexise Mau, veuve de François Le Moyne, et en 1736, Mathurine Profit, veuve d’un second François Le Moyne, rendent aveu pour la terre de Kerourhin. Ce second François eut deux enfants : Marie-Vincente Le Moyne, qui mourut en 1743, et Alexis-Bonaventure Le Moyne, qui épousa Marguerite Fournoir. En 1747, celle-ci rendait aveu au nom de son fils, François-Mathurin Le Moyne, et héritait de son beau-frère, Jean-Jacques Le Moyne, qui lui vendit tous ses droits (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kermarquer. Ce manoir était possédait, en 1544, par Vincent Le Vestle et Louise Le Tennour, puis par leur fils René Le Vestle qui rendit aveu à Guémené en 1561 et en 1570. Jehanne Le Vestle, sa fille, épousa Yvon de Beaucours, sieur du Cosquer, et le manoir fut possédé par la famille de Beaucours jusqu’en 1615, époque à laquelle Guionne de Beaucours le porta à Louis Hervé, son mari. Louis Hervé rendit aveu en 1613 et en 1632. Il vivait encore en 1649. Pierre Hervé, son fils aîné, lui succéda dans sa terre du Bois-Riou, son second fils eut le manoir de Kerdo, et Jean-François Hervé, le troisième eut les manoirs du Cleuziou et de Kermarquer ; il épousa Marie-Madeleine Piau et mourut en 1694. Son fils Louis posséda ensuite Kermarquer et le légua à sa fille qui était mariée, en 1724, à Joseph de Pontgeoise, sieur du Grannec. Catherine de Pontgeoise, leur fille, épousa Jacques-Michel Calmar qui mourut avant 1765, et leur fils, Jacques-Joseph Calmar, était mort en 1775 (M. L. Galles) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOERDUT

A l'époque féodale, 21 seigneuries règnent sur le territoire dont le seigneur Lorans Le Moyne.

Seigneurie de Kerservant.  Ce domaine appartenait, en 1442, à Pierre Esmes et à sa femme, Jeanne de Kermain. Leur fils, Jean Esmes obtint, en 1506, de Louis de Rohan, la permission d’avoir ceintures et armoiries en l’église paroissiale. Il avait épousé Louise de la Forest, et mourut en 1510, laissant à sa veuve la tutelle de leur fils, Pierre Esmes. A celui-ci succéda François Esmes qui mourut en 1551, et laissa ses domaines à Jean de Talhoët dont le bisaïeul avait épousé une fille de la famille Esmes. Louis de Talhoët, fils de Jean, sieur de Kerservant, Lisleho, Crémenec et Keraudren, transmit ces terres à son héritier nommé aussi Jean. Ce second Jean était le père de Nicolas de Talhoët, qui accrut encore les vastes domaines de ses aïeux. En 1683, vivait Louis de Talhoët, fils de Nicolas, et en 1731, nous retrouvons, comme possesseur de Kerservant, un autre Nicolas de Talhoët qui mourut cette année en laissant ses seigneuries à son fils, nommé encore Nicolas. La propriété de Kerservant appartenait en 1776, à Charles-Marie-René Duplessix, marquis de Grénédan, qui mourut cette année même, laissant Kerservant à sa veuve Elisabeth Montaudoin (M. L. Galles).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 10 nobles à Ploërdut : Morice de Guernarpin, Simon de Coeteven, Jehan Pestiffien (Kermapucano), Yvon Bocher (Guernévélien), Geffroy Guillou (Guernazic), Guillaume de Kermant (Kerlagadec), Jehan Esmes (Keraudren), sieur de Kermeneg (Kerbariller), Guion Rosbez de Cleguerec (le Portz), Henry Rouxel (le Stang).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Ploërdut :

Pierre ESMES (400 livres) : comparaît en homme d'armes ;

Pierre LESCOP (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Guillaume LE VEIER (25 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'un paltoc ;

Allain KERMARYEN (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan LE VESTLE, remplacé par Henry Tyli (60 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Jehan LE HURSAUT, remplacé par son fils Jehan (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1484, on comptabilise la présence de 14 nobles de Ploërdut :

Pierre ESMES (400 livres) : comparaît en homme d'armes ;

Pierre LESTOBIC, remplacé par son fils Guillaume (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine , comparaît en archer ;

Morice FRAVAL, remplacé par le sire de Guémené ;

Guillaume LE VEIER (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Pierre VESTLE : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Geffroy GUILLO (décédé), remplacé par son fils Yvon : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Henry LE TILY : défaillant ;

Guillaume LE TILY : défaillant ;

Ollivier LE VESTLE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan HOURSAULT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan BEAUCOURS et son fils, remplacé par Ollivier Beaucours : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain KERMARIEN : défaillant ;

Guillaume LE LANNIER : défaillant ;

Pierre LE LANNIER : défaillant ;

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