|
Bienvenue chez les Ploemelois |
PLOEMEL |
Retour page d'accueil Retour Canton de Belz
La commune de Ploemel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOEMEL
Ploemel vient du breton "Ploe" (paroisse) et de "Emel" ou "Meir", chef d'émigrés bretons venus s'implanter vers le VIIème siècle. Il semble que primitivement les paroisses de Erdeven, Belz, Mendon et Ploemel ne constituaient qu'une seule paroisse primitive sous le nom de Ploemel. Ploemel dépendait autrefois du doyenné de Plou-Belz.Au Moyen Age, la principale seigneurie de Ploemel est celle de Locmaria, propriété de la famille Broére (au XII-XIIIème siècle) et de la famille de Trévegat (au XVème siècle). Il existe d'autres part, plusieurs autres seigneuries à Ploemel : Kerbernès, Kerbrézel, Kergo, Kéristes, Kerverrec, . On dénombrait jadis sept frairies : Saint-André, Locmaria, Saint-Goal, Saint-Méen, Saint-Laurent, Saint-Cado, Saint-Michel.
En 1790, Ploemel est érigé en commune et chef-lieu de canton du district d'Auray. En 1801, Ploemel perd son titre de chef-lieu de canton et est rattachée à celui de Belz.On rencontre les appellations suivantes : Ploemel (en 1427, en 1464, en 1536), Plomel (en 1477, en 1481).
![]()
PATRIMOINE de PLOEMEL
| l'église Saint-André (1835-1847). Cette église remplace un édifice du XVIIème siècle endommagé durant la Révolution. L'édifice actuel est en forme de croix latine, prolongé à l'Est par une sacristie. Les baies s'ouvrent en plein cintre. La nef comprend quatre travées, avec un clocher-porche qui ne date que de 1847. La date de 1847 est lisible sur une crosse en relief. Le retable-lambris date du XIXème siècle : le tableau central qui représentait une Résurrection, peinte par Pobéguin en 1859, a été remplacé récemment par une oeuvre de René Cassin, elle-même surmontée par une représentation du Père éternel, et les niches latérales abritent des statues de saint André et de saint Isidore ; | |
la chapelle de Locmaria (XIV-XVème siècle), appelée aussi Notre-Dame-de-la-Miséricorde ou Notre-Dame de Pitié. Construite à la fin du XVème siècle ou au commencement du XVIème siècle au village de Locmaria. Elle est de forme rectangulaire. Elle ne comprend plus aujourd'hui qu'une nef avec deux bas-côtés, le chœur et le transept ayant été démolis pour le percement d'une route. La nef est reliée aux bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point pénétrant dans des piliers polygonaux. Sur le pignon oriental, un petit mur percé de deux baies en plein cintre, ajouté après coup, sert de clocheton. Le portail occidental, à triple archivolte, est surmonté d'un petit pignon avec bordure en saillie sculptée de têtes de mort, et flanqué de contreforts peu épais. On conserve dans la chapelle une fort belle pierre tombale représentant l'effigie, gravée en creux, d'un chevalier entouré de huit personnages sous des dais gothiques. Cette tombe est celle de Pierre de Broërec, mort à Saumur, et ramené en ce lieu en novembre 1340. A noter que Pierre de Broërec fait partie de l'armée bretonne du duc Jean III et combat les troupes d'Edouard III en Flandre ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance (vers 1560-1563). De plan rectangulaire, elle fut construite au bourg de Ploemel au milieu du XVIème siècle et couverte en 1560. La sablière Nord comporte l'inscription "Lan 1560, fust asise ceste charpentrie … et estoyt pour lors curé Dom Ch. Le Garfz". Sur le pignon occidental s'élève une tourelle carrée avec clocheton en ardoises, achevé en 1563. La même inscription de la sablière Nord se poursuit ainsi "J. Le Lozdrec pbre fict faire ce clochier au moys de juillet 1563". La décoration extérieure, encore toute flamboyante, avec ses portes en anse de panier inscrites sous des accolades entre des pilastres à pinacles, est fort riche, en particulier au portail occidental et au chevet, dont la fenêtre renferme quelques fragments d'anciens vitraux. La porte occidentale (datée des années 1560) en anse de panier est décorée d'une accolade qui prend appui sur deux figures, un chien et un homme (l'homme a la tête entre les jambes). Un banc de pierre extérieur, accompagné d'un épais bandeau mouluré, fait le tour de l'édifice. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits à têtes de crocodiles, avec inscription sur les sablières. Au chœur sont une piscine et une armoire eucharistique à décoration flamboyante. Les peintures murales datent du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Laurent (XVIème siècle), située à Saint-Laurent. Autre chapelle du XVIème siècle, rectangulaire, avec banc de pierre à l'extérieur accompagné d'une bande moulurée, contreforts à pinacles, rampants décorés et larmier sculpté d'animaux. Sur le pignon occidental s'élève un clocher carré en pierre avec clocheton, auquel on accède par un escalier extérieur au Nord. La décoration extérieure, en grande partie flamboyante mais avec quelques éléments Renaissance, est particulièrement soignée au portail méridional et à la fenêtre du chevet. Les portes sont en anse de panier et la fenêtre en arc brisé. Le portail du midi présente la forme d'une large baie en anse de panier moulurée de gorges profondes. A noter que dans l'écoinçon du portail du midi se trouve un écu devenu illisible. Une crédence date du XIVème siècle. Au chœur, se trouve une piscine de la fin du XVIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Cado (XVIème siècle), située à Saint-Cado. Petit édifice rectangulaire construit au XVIème siècle au village de ce nom. La décoration en est assez fruste. Sur le pignon occidental s'élève un clocheton carré à baie cintrée surmonté d'une croix, et un escalier donne accès à la cloche. La fenêtre du chevet a des meneaux dessinant une fleur de lis. Une seule porte, au Sud, est en anse de panier. La date de 1819, sans doute une restauration, est portée au linteau de la porte. La chapelle est couverte d'une charpente dont les entraits sont ornés de têtes de crocodiles ; | |
la chapelle Saint-Méen (XVIème siècle), située à Saint-Méen. La chapelle rectangulaire, construite au XVIème siècle, est flanquée au Sud d'une seconde chapelle, postérieure de quelques années et presque aussi profonde qui s'ouvre sur la première par deux arcades en plein cintre portées par pénétration sur des colonnes dont les deux extrêmes sont engagées. Les pignons de l'Est sont alignés, mais la façade du midi est plus courte que l'autre. Les portes en anse de panier s'encadrent sous des accolades flamboyantes. Sur le pignon occidental s'élève une petite tour carrée percée de baies en anse de panier avec petits clochetons. Un escalier extérieur permet d'atteindre la cloche. La charpente est couverte d'une charpente à entraits sculptés. La fenêtre du chevet, à réseaux flamboyants, conserve quelques fragments de vitraux du XVIème siècle. Les vitraux du XVIème siècle ont été restaurés au début du XXème siècle. Dans une fenêtre de la nef, un vitrail, daté de 1556, représente la Crucifixion avec la Vierge à droite, saint Jean à gauche et Madeleine au pied de la croix. Les anges du tympan sont l'oeuvre de Laumonnier en 1902 et présentent les instruments de la Passion. La tête du Christ, celle de saint Jean, la Vierge de la Mise au tombeau et les éléments du décor sont des restaurations du début du XXème siècle. Le blason situé sur le vitrail du XVIème siècle, est attribué aux Larlan, seigneurs de Coëquintin en Ploemel. Le jubé a disparu en 1838 en même temps que le clocheton. La chapelle abrite une statue de saint Méen (fondateur du monastère de Gaël où il est décédé en 617) qui date de 1844. On y trouve un reliquaire de Saint-Méen. Près de la chapelle est une très belle fontaine de la fin du XVIème siècle, décorée d'éléments flamboyants et Renaissance ; | |
l'ancienne chapelle de Kergal ou Kergel, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel, disparue vers 1835 ; | |
le calvaire de Bel-Air (vers le XVIIIème siècle) ; | |
la croix de Kergal (époque romane). Il s'agit d'un ancien mégalithique christianisé qui se trouve à l'emplacement d'une chapelle aujourd'hui disparue ; | |
la croix de Locmiquel. Il s'agit probablement d'un menhir christianisé qui se trouve à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Michel, disparu vers 1835 ; | |
la croix du cimetière. Sur les côtés sont gravés des écus ; | |
la croix de Pont-Laurence ; | |
la croix de Pont-Fol ; | |
le château de Locmaria (XIIème siècle). Siège de la principale seigneurie de la Ploemel. Propriété successive des familles Broérec (XIIème et XIVème siècles), Trévegat (XVème et XVIème siècles), et Couturier. On y voit une chapelle et un colombier. La chapelle Notre-Dame de Pitié, reconstruite au XVIème siècle, conserve la pierre tombale de Pierre de Broérec, décédé en 1340 ; | |
la fontaine Saint-Méen (XVIème siècle), située à Saint-Méen. Cette fontaine porte les armes de la famille des Larlan ; | |
la fontaine Saint-Cado (XVIème siècle), située à Saint-Cado ; | |
la fontaine Saint-Laurent (1781), située à Saint-Laurent ; |
A signaler aussi :
| le dolmen de Mane-Bogard (IVème siècle avant Jésus-Christ), situé à Kermarquer. Il s'agit d'un dolmen à chambre circulaire ; | |
un cromlech (époque néolithique) ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de PLOEMEL
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Ploemel : Jehan Bodoiec (St André), Guillaume Madeuc (Kerganiet), Charles de Lesnerac et Guillaume Le Roux (Locmaria), Jehan Le Palut (Keristène), Ollivier Le Morzoedec et Pierre Lehen (Coetquintin), Jehan Bodoiec et Jehan Le Laguadec (Kerbernès).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Locoal-Mendon et Ploemel (confondus):
Henry LEVENAN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Henry THOMAZO (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre KERMADEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan PHILIPPES, remplacé par Ollivier Chromier : porteur d'une brigandine et d'une salade, comparaît armé d'une épée et d'un arc ; | |
Ollivier de COETCANDEC (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée (noble de Ploemel, semble-t-il); | |
Ollivier de BODOYEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge (noble de Ploemel, semble-t-il) ; | |
Lancelot PERO ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Ploemel :
Jacques de TREVECAT (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Jehan de LESNERAC, décédé ; | |
Ollivier LE MORSOUEDEC (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Perrine de LESNERAC (60 livres de revenu), veuve de Thomas Segalo, remplacé par son fils Segalo : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon de COETCANDEC (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Charles LE BODOIEC (90 livres de revenu) , remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
© Copyright - Tous droits réservés.