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PLEUMEUR-BODOU |
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La commune de Pleumeur-Bodou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEUMEUR-BODOU
Pleumeur-Bodou (Plebe magna Podou) signifie « Grande paroisse dans les Bois » ou « Grand paroisse de Bodou ou Bodo ». Il s'agit, semble-t-il, d'un moine venu de Bretagne insulaire au VIème siècle.
Pleumeur-Bodou est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de Pleumeur-Bodou, Trégastel, Trébeurden, Perros-Guirec (enclave de Dol), Saint-Quay-Perros, Servel, une partie de Brélévenez et de Lannion.
Dans le procès de canonisation de Saint-Yves, la paroisse de Pleumeur-Bodou (ancien diocèse de Tréguier) est citée sous lappellation « Quadam ecclesia vocata Plebe Magna Podou » en 1330. Les moines de l'abbaye de Bégard possédaient de nombreux biens à Pleumeur-Bodou dans les frairies de Kerénoc, de Kergadiou et du Bourg.
Au XVème siècle le château de Kerduel est édifié par la famille de Kerduel, fondue dans la famille Hingant en 1477.
L'ancienne paroisse de Pleumeur-Bodou dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. Elle relevait du roi et avait pour seigneur, en 1695, M. de Rosamel. La cure était à l'alternative. Pleumeur-Bodou devient commune le 22 février 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Magna Podou (en 1330), Plebs Boudou (en 1330), Plebs Magna Podou (vers 1330, fin XIVème siècle). En 1426 et 1481, cette paroisse sappelle Ploemeur-Bodou (Archives de Loire-Atlantique, B2980), puis Pleumeur-Bodou (en 1486), Ploemeur Podou (en 1543) et Plemeur-Bodou sous lAncien Régime.
Note 1 : Pleumeur-Bodou a vu se créer sur son territoire en 1923, la paroisse de l'Ile-Grande (Enez Veur ou Enez Eur, en breton) qui est érigée par l'évêque, Mgr Serrand, le 14 décembre 1923, à dater du 1er janvier 1924. L'abbé Jean Baptiste Guégou est nommé administrateur de l'Ile-Grande le 1er janvier 1924. Il est ensuite remplacé le 1er septembre 1924 par l'abbé Lucien Le Gonidec. On trouve ensuite l'abbé Cécilien Masson (à partir du 3 décembre 1937), l'abbé Coantin (à partir du 1er août 1945), l'abbé Jean Conan (à partir du 1er septembre 1969). Le territoire de l'Ile-Grande (dédiée comme sa chapelle au saint Sauveur) était jadis une possession de l'abbaye de Redon qui lui fut octroyée par Juhel Bérenger, comte de Rennes, en remerciement de l'arrivée providentielle d'un tonneau de vin à Enesmur (d'après un acte faussement daté de 804 le don englobait une église et son cimetière qu'il délimita avec un bâton : dedit illam insulam.... et basilicam in ipsas insula.... et cimiterium ipse baculo, faventibus clericis et laici mensuravit). L'île-Grande devient par la suite une partie intégrante de la paroisse de Pleumeur-Bodou, elle-même dépendant de Bégard (à partir du XIIème siècle). En effet les cisterciens de Bégard avaient obtenu des ducs de Bretagne "quantité de beaux droits, entr'autres la terre de Penlan (en Trébeurden, mais qui en fait s'étendait sur de nombreuses paroisses de la région) et la plupart des isles depuis l'embouchure de la rivière de Lannyon jusqu'à l'embouchure de la rivière de Pontrieux". On sait que l'île Milliau leur appartenait aussi. L'île Saint-Maodez (Maudez) relève de Bégard à partir du XIIème siècle, et au début du XVIIème siècle, on y voit l'abbé de Cîteaux démettre Jean de Kernec'hriou de ses fonctions de prieur.
Note 2 : la commune de Pleumeur-Bodou est formée des villages : Roscanne, Kerdradaon, Lescop, le Guern, Kergunteuil, Kerjanegant, Kerénoc, Crec'h-Luguel, Coz-Maguero, Crec'h-Lagadarien, Crec'h-Andrénidou, Crec'h-Meur, Bail-Balaho, Saint-Antoine, Kernéan, Kerléveder, Kercouezan, Mezony, Keryvon, Roudouharo, Saint-Dozec, Kermorhouézan, Kervégan, Prat, Balaren, Montfort.
Note 3 : Pleumeur-Bodou a dans son territoire plusieurs petites îles, connues sous les noms de : île Grande, des Renards, Jaouen, Balennec (ou Radennec), Brûlée (ou Losquet), Eléonic, Saint-Sauveur, Nitigo, Agathon (ou Gouanton), Monville, etc....
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PATRIMOINE de PLEUMEUR-BODOU
l'église Saint-Pierre (1844-1870) qui a remplacé un ancien édifice dont il ne subsistent que les deux sacristies et la partie inférieure des piliers de la nef. Le maître d'oeuvre est Charles Kerleau de Penvénan. La première pierre est posée le 10 juin 1844 et l'église ouvre ses portes au culte le 10 Novembre 1844. La pyramide du clocher n'est mise en place qu'en 1870. Les deux cloches de l'église sont bénites le 23 mai 1860 (une cloche de l'ancienne église avait été bénite le 6 octobre 1817). Elle renfermait jadis le coeur de Marie-Renée de Ploeuc, veuve de J. P. Hingant de Kerisac, et un enfeu de la famille Coskaër ; |
Nota : liste des recteurs de Pleumeur-Bodou : Michel Thépault de Rumelin (du 17 décembre 1614 jusqu'en 1629), Michel Thépault (du 29 juin 1644 jusqu'au 14 janvier 1651), Olivier Alain (du 23 octobre 1641 jusqu'au 29 juin 1644), Nicolas le Talec (du 14 janvier 1651 jusqu'au 14 décembre 1652), Jean Geffroy (du 14 décembre 1652 jusqu'au 3 septembre 1685, date de son décès), Jacques Clec'h (de 1687 jusqu'au 4 juillet 1716, date de son décès), Charles Thos (en 1717), Guillaume Le Menn (en 1718, mourut le 3 février 1730 à l'âge de 47 ans), Pierre Follet (du 16 février 1730 jusqu'au 30 octobre 1752), Yves Le Bellec (de mars 1753 jusqu'au 7 novembre 1753, jour de son décès), François Herpe (d'avril 1754 jusqu'au 13 août 1777), Louis Gabriel du Largez (du 10 septembre 1777 jusqu'en juin 1791 où il émigra pour l'Angleterre et mourut à Quiberon en 1795), Pierre Louis Le Feyer (du 23 septembre 1804 au 14 janvier 1836, jour de son décès), Hervé Abgral (du 7 février 1836 jusqu'au 25 janvier 1839), Yves Le Berre (du 25 janvier 1839 jusqu'au 16 mai 1843), Alexandre François Marie Pierre Frouin (à partir du 16 mai 1843), Julien Joseph Marie Le Goas (à partir du 20 juillet 1860, puis a démissionné le 1er janvier 1883), Jean Baptiste Ollo (en 1833), F.M. Le Guyon (à partir d'avril 1890), F.M. Gouronnec (à partir d'octobre 1904),...
Plusieurs confréries ont existé au XIXème siècle dans la paroisse de Pleumeur-Bodou : la confrérie du Saint Rosaire, renouvelée par Mgr Caffarelli le 25 septembre 1807, la confrérie "Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement" établie en Pleumeur-Bodou sous Mgr Caffarelli, la confrérie du Sacré-Coeur établie à Pleumeur-Bodou en 1826 sur la demande de Mlle Marie de la Fruglaye, la confrérie du Mont Carmel établie à Pleumeur-Bodou sur demande de Monsieur Abgral, recteur en 1838.
Plusieurs congrégations furent établies au XIXème siècle dans la paroisse de Pleumeur-Bodou : celle du Tiers-Ordre du Coeur de la Mère admirable (en 1852), celle du Tiers-Ordre de Saint-François (en 1861).
la chapelle Saint-Samson (1575 1610) avec le lit de Saint-Samson. Saint-Samson y est implorer pour obtenir la guérison des douleurs de membres. Cette chapelle avait été construite sur le fief de Barac'h-Keruzec. Il s'y fait chaque année trois pardons : le mardi de Pâques, le lundi de la Pentecôte et le 8 septembre, jour de la nativité de la Sainte Vierge. Cette chapelle de plan rectangulaire est dotée d'un clocher "en pi", avec double lanternon à une cloche, flanqué au sud d'une tourelle d'escalier. Le chevet est plat avec des contreforts et une grande vitre. Au levant, gargouilles et rampants fleuris couronnent une fenêtre qui rivalise de beauté avec la porte Sud que domine un cadran solaire de schiste sculpté de 1629. Les sablières sont posées en 1631. La cloche de la chapelle est bénite le 9 novembre 1835. Le dallage est gravé de deux croix de Malte et de dessins géométriques ; | |
la chapelle Saint-Uzec (ou Saint-Duzec) du XIV-XVIème siècle. Saint-Uzec (ou Duzec ou Judoc ou Josse) est un prince breton qui se serait exilé près de Montreuil-sur-Mer (Picardie) pour échapper au trône de Domnonée. A signaler que l'abbaye de Dom Martin à Saint-Josse sur Mer (Pas-de-Calais) conserve le tombeau de ce saint. La chapelle appartenait aux Keruzec (seigneurs de Pleumeur-Bodou) puis à la famille des Coëtmen dès le XIIIème siècle. Cette chapelle de plan rectangulaire est reconstruite au XVIème siècle. Le clocher-mur possède trois chambres de cloches accessibles par un escalier sur le rampant sud du mur. Une fenêtre du XIVème siècle a été réemployée. On s'y rendait jadis pour demander la santé et la conservation des chevaux. La chapelle a changé de patronage en 1860 : elle fut alors dédiée à la Sainte Vierge sous le titre de l'Immaculée Conception ; | |
la chapelle Saint-Antoine (1844). Il s'agit de la chapelle funéraire du château de Kerduel. Elle renfermait jadis les tombeaux de plusieurs membres de la famille de la Fruglaye, à laquelle elle appartenait avant le mariage de Mlle Caroline de la Fruglaye avec M. de Champagny. Elle est la propriété du vicomte de Champagny. La chapelle primitive tombait en ruine lorsque Monsieur de Champagny entreprit de la rebâtir en 1844. Elle fut édifiée sous la conduite de Monsieur Launay (ingénieur de Morlaix) et exécutée par Yves Blonsard (tailleur de pierres) ; | |
la chapelle (ou l'oratoire) Sainte-Anne de Kerduel (XVIIème siècle). Elle fut fondée par Jean-Baptiste Hingant de Kerisac. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée. La base d'une tour date, semble-t-il, du XVème siècle. Nicolas Maurice Le Pennec fut aumônier de Kerduel depuis la Révolution jusqu'au 7 décembre 1823, date de sa mort à l'âge de 68 ans ; | |
la chapelle ou l'église Saint-Marc de l'île-Grande (1909). Cette église remplace une ancienne chapelle datée du XVIème siècle et dédiée à Jésus-Christ (saint Sauveur). Elle est construite par les soins de l'abbé Gouronnec, recteur de Pleumeur-Bodou, sur les plans des maîtres d'oeuvre Lageat et Watelet. Elle est d'abord placée sous le vocable de saint Sauveur. La première pierre est posée le 6 juin 1909 sous la présidence de Mgr Morelle, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier et de M. Henri de Champagny, maire. L'église Saint-Marc est bénite le dimanche 26 juin 1910 par le chanoine Le Pennec, vicaire général, archidiacre de Tréguier. Le cahier de paroisse cite comme bienfaiteurs : le comte et la comtesse de Broc (propriétaire de l'île), le comte et la comtesse de Champagny, les familles de Roquefeuil, de Boisriou, de Carné, Huon de Pénanster, M. et Mme Charles Le Goffic, le peintre Osterlind auteur et donateur du tableau intitulé "Notre-Dame des Flots". Il semble que l'église ait été, à l'origine, la propriété du comte de Broc. Elle devient paroissiale le 1er janvier 1924 et elle est alors placée sous le vocable de saint Marc. Elle comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées terminée par un choeur semi-circulaire. Une chapelle dite Saint-Marc de l'Ile-Grande aurait existé jadis à Aval où, semble-t-il, auraient été découvertes, en 1878, plusieurs sépultures et une croix monolithe ornée de quatre croix de Saint-André à chacun de ses angles ; | |
la chapelle Saint-Sauveur de l'Isle-Grande (île-Grande), édifiée vers 1563 dans l'ancien cimetière de l'île. Cette chapelle aurait été construite, dit-on, par les soins d'un seigneur de l'île d'Aval (probablement un Hingant de Kerduel). En 1792, la chapelle reçoit le privilège de la Sainte Réserve et on peut alors y donner le salut du Saint-Sacrement. Elle est érigée en chapelle de secours le 25 nivôse an XII et détruite au début du XXème siècle. La sacristie datait de 1563. On enterrait jadis les adultes décédés dans l'île dans le cimetière de la chapelle, alors que le corps des enfants était inhumé dans celui de l'église paroissiale. L'édifice en croix latine était muni à l'ouest d'un clocher-mur à deux logettes surmontées de pinacles. La cloche de Saint-Sauveur a été bénite le 22 novembre 1830 par Mr Le Feyer, recteur de Pleumeur-Bodou. En 1858, sont faites des réparations au cours desquelles, sous la vieille boiserie peinte de l'autel, M. Frouin, recteur, découvre un autre autel en pierre blasonné. A côté se trouvait une fontaine, un édicule avec clôture, fronton, escaliers et rebords intérieurs servant de banc. Une croix datée de 1753 a été déplacée près de l'entrée de l'Hôtel des Rochers. A noter que les ossements des défunts retrouvés à Aval en 1878 ont été déposés "dans une châsse" enterrée dans le cimetière ; | |
la chapelle des Orantes de l'Assomption (XXème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée. La chapelle domestique des Filles du Saint-Esprit a été édifiée suite à une donation le 24 septembre 1824 par Madame Marie Louise Adélaïde de Hingant, comtesse douairière de Loz et propriétaire demeurant au château de Kerduel en Pleumeur-Bodou. Un hospice de santé sera également établi dans sa métairie de Kervagoz-Bihan, près du château de Kerduel. L'hospice sera ensuite transféré le 29 septembre 1833 au lieu-dit Squéren, au bourg de Pleumeur-Bodou ; | |
l'oratoire de Landrellec. Il s'agit d'un édifice semi-public destiné à l'origine à la colonie de vacances de la ville de Guingamp. Erigé sous le vocable de Notre-Dame de Bon-Secours et dédié à la Sainte Vierge. L'oratoire est béni le 14 juillet 1936, par le Vicaire général honoraire Le Men, curé-archiprêtre de Guingamp ; | |
l'ancienne chapelle Saint-André, située jadis à Agathon et ensevelie, selon la tradition orale, par les dunes. On y venait en pèlerinage pour y guérir de la coqueluche. Son emplacement était marqué par trois croix dont l'une a été transportée à Beg-Leguer ; | |
la croix de la place de l'église (de Coat-ar-C'houezan ou Croas Nevez). Autrefois située à 2 km du bourg, cette croix est une donation des propriétaires du convenant Calvez ; | |
la croix de Saint-Samson (1836). On y trouve l'inscription "F : F : Par Josef Kerveano 1836" ; | |
les trois croix de l'île Canton ; | |
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le château de Kerduel (XV-XVIème siècle). Anciennement ce château a appartenu à la famille de Kerduel, fondue dans Hingant en 1477 et aux XIXème et XXème siècles à la famille des ducs de Cadore (Nompère de Champagny). Léon Dubreuil nous présente la succession des possesseurs de Kerduel à partir du XIVème siècle : "Ollive de la Roche-Huon après avoir perdu son premier mari, Yvon de Kerduel, devint veuve du second, Hervé Le Rouge. Elle avait eu de son premier mariage une fille, Catherine de Kerduel, qui fut son héritière principale et noble. Encore mineure, elle fut enlevée, en 1414, par Raoul Hingant, cadet du sieur de Langarzeau et de dame Catherine de Kersaliou. Son ravisseur l'emmena hors du duché. Il y demeura jusqu'à ce que le duc de Bretagne, Jean V, sollicité en faveur des fugitifs, leur eût fait grâce. Ils se marièrent et, comme dans les contes de fées, eurent de nombreux enfants... Ollive de la Roche-Huon paraît avoir atteint un âge très avancé si on s'en rapporte aux dates de ses générosités, et de ses dons en faveur des Augustins de Lannion... Yves Hingant, fils de Raoul et de Catherine de Kerduel, fit souche. Les Hingants de Kerduel ayant manqué d'héritiers mâles, au XVIIIème siècle, le domaine passa par héritage aux Loz, aux La Fruglaye puis, en 1854, aux Nompère de Champagny". Au XVIème siècle, les Hingant, seigneurs de Kerduel et de l'île Aval, agrandissent leur domaine en Pleumeur-Bodou, auquel ils ajoutent de plus Crec'halsy (en Ploubezre), La Salle-au-Chevalier (en Perros-Guriec) vendu par Charles de Plouer et son épouse Marie de Botloy, Le Faou (en Servel). A la mort de Louis Hingant, son fils Claude eut pour tuteur François Loz, seigneur de Kergouanton, en Trélévern. Claude épouse, en 1611, Anne de Lishildry. C'est dans un milieu chrétien que grandit leurs fils Jean Hingant, sieur de Kerizac. Après avoir épousé Françoise de Becdelièvre, ce dernier succède à son beau-père comme conseiller du Parlement et devient l'ami de Nicolas de Saluden, comte de Trémaria, converti par le Père Maunoir. Le fils de Jean, Jean-Baptiste, épouse Catherine de Saluden, en 1665. Catherine de Saluden, dame de Kerduel, meurt en 1672. Son mari, le sieur de Kerizac entre alors au séminaire de Tréguier fondé par Vincent de Paul dans une propriété offerte par dom Thépault du Rumelin avant de devenir un adepte du Père Maunoir (comme son beau père, le comte de Trémaria, qui mourut le 24 juin 1674). Hingant de Kerizac meurt pendant la mission de Pontrieux en 1678, et sera inhumé dans la chapelle des Ursulines de Lannion dont il est le fondateur. L'oncle de Kerizac, Laurent Hingant, sieur du Roscoat et de la Salle-au-Chevalier, hérite ensuite de Kerduel. De l'ancien château des Kerduel, il ne subsiste qu'une tour ronde englobée dans la chapelle Sainte-Anne. Le fief possédait un droit de justice : une fourche à quatre pots existe au lieu-dit Le Dossen ; |
Nota : le service de l'aumônerie de Kerduel était assuré successivement par Nicolas Maurice Le Pennec (jusqu'au 7 décembre 1823), Hyacinthe Gélard (de janvier à novembre 1824), Alexandre Gauthier, Louis Le Moing, Mr. Denis, Mr Claudel, Mr Nicolas, Pierre Jouble (en 1846), Mr Boschir (en 1848), Pierre Collet, Pierre Labbé (en 1855), Joseph Marie Person (en 1856), Julien Hery (en 1857), N. Bohec (en 1858), Mr Paul Le Roux (du 12 mai 1862 jusqu'au 28 septembre 1864), Mr François Le Quéméner (à partir du 10 décembre 1867).
la fontaine Saint-Samson (1632), la fontaine Saint-Sauveur (1665, située sur l'île Grande et commandée par un certain Gaffric), fontaine des Marais (XVIIIème siècle) de l'île Grande ; | |
les manoirs de Saint-Samson (1639, une crèche voisine porte la date de 1621), de Ruzicut à Kerduel (XVIIIème siècle), de Kercadou (XVIIème siècle) ; | |
les fermes de Saint-Antoine (1580), Saint-Samson (1621), Mez-an-Ney (1760), Pors-ar-Lan (1633), Parc-ar-Marrec (1786), Boutill (1723), Queradur-Bras (XVIème siècle), Guéradur-Bihan (1600), Kerelliès (1659), Saint-Uzec (XVIIIème siècle), Kernéan (XVIIème siècle) ; | |
7 moulins dont les moulins à vent de Guerandeur, de Boutouguel, les moulins à eau de Crech-Meur, Kerduel, Saint-Duzec, de Keriolès. |
A signaler aussi :
les allées couvertes de Keryvon et de l'Ile-Grande "Ti ar Nornandoned" ; | |
les menhirs christianisés de Saint-Samson, de Saint-Uzec ou Saint-Duzec à Placen-ar-Peulven. A noter que les sculptures du menhir de Saint-Uzec datent de 1674 ; | |
le dolmen de l'île d'Aval ; | |
la Tombe de Guéradur (XIV-XVème siècle). Il s'agit d'une pierre tombale qui porte sept croix carrées ; | |
les vestiges gaulois : un cimetière et des ateliers de bouilleurs de sel à Landrellec et dans l'île Enez-Vihan ; | |
dès 1832, Habasque signale dans ses "Notions Historiques" que l'Ile-Grande possède une carrière de granit. De 1861 à 1865, l'île Grande fournit une bonne partie des pierres nécessaires à la construction du viaduc de Morlaix, soit 65 000 mètres cubes de granit, dont 11 000 livrés à la taille. Une société d'exploitation est fondée en 1907 sous le nom de "Société Watelet et Compagnie". Cette société laisse la place à une autre en 1912. A noter aussi que, vers 1894-1895, l'Ile-Grande possède son chantier naval, sur le terre-plein vis-à-vis de la fontaine Saint-Sauveur ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEUMEUR-BODOU
Quelques maisons nobles : Crec'hariou (aux Rogon), le Bouloin, le Cleuzmeur, Guéradur ou Guaradur (aux Kergariou), Kermodest ou Le Modest, Penvern et Mesanhaye.
Comme Kerduel, Keruzec avait cour et juridiction et, à l'origine son fief était plus important que celui de Kerduel. En possession de cette terre, on trouve, à la fin du XVIème siècle, Françoise de Kernec'hriou, veuve d'Yves du Coskaër et épouse de Jean de Clisson, sieur de Keralio, gentilhomme de la Chambre du Roi et enseigne d'une compagnie de 200 arquebusiers. L'héritier de la dame de Kernec'hriou est son fils du premier lit, François du Coskaër, seigneur de Rosambo (en Lanvellec) et de Barac'h (en Louannec) qui a d'abord pour tuteur Briand du Coskaër, chanoine de Tréguier, abbé de Saint-Mathieu et domicilié en son manoir de Kernec'hriou (ou Crec'hriou) en Pleudaniel. Les Coskaër se fondirent dans la famille Le Pelletier par le mariage, à la fin du XVIIème siècle, de Geneviève du Coskaër avec Louis Le Pelletier, premier président du Parlement de Paris et fils d'un conseiller au Parlement de Bretagne. Louis XIV érigea en marquisat la châtellenie de Rosanbo.
La seigneurie de Lisle-Grand appartient en 1495 à Péronelle de Chef-du-Bois (fille de Jean et d'Anne de Quélen, et épouse de Pierre, seigneur de Boiséon en 1495). Pierre, comte de Boiséon et époux de Jeanne de Rieux, acquiert l'île-Grande en 1607 par retrait lignager sur François du Coskaër (seigneur de Barach) et Maurice Thépaut. Elle devient ensuite la propriété de la famille de Trédern, seigneurs de Lézérec. En effet, le 25 mai 1685, la douairière de Lézérec et Claude de Trédern, son fils, seigneur de Trovern, se rendent adjudicataires devant les Requêtes du Palais du Parlement de Bretagne, moyennant 5 000 livres, de la terre et seigneurie de l'île Grande, saisie sur le comte de Boiséon. Mais cette acquisition ne concernait, en faite, que six convenants, aux abords de Toennou, qui relevaient de la paroisse de Trébeurden.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 5 nobles de Pleumeur-Bodou :
Jehan DRONIOU (35 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier HINGANT de Keravel (200 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Chrestien KERMAREC de Kermodest (60 livres de revenu): porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland LOYS (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Even LE BOULOIGN de Crechcariou (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
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