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PLEUCADEUC |
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La commune de Pleucadeuc ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEUCADEUC
Pleucadeuc vient du breton « Plou » et de « Cadoc », la paroisse de Cadoc.
En l'an 837, une charte est signée à Pleucadeuc « In Plebe Cadoci » par un moine nommé Gias Cadoc (serviteur de Cadoc).
Avant le démembrement des paroisses au XIIème siècle, Pleucadeuc englobait le territoire de Saint-Gongard, et la partie méridionale de la ville de Malestroit qui en fut détachée pour constituer avec La Magdeleine, jadis en Missiriac, la paroisse castrale de Malestroit.
Lermitage de Roga, aujourdhui en Saint-Congard, est cité dans la paroisse de Pleucadeuc vers la fin du XIème siècle : « ...partem Jarnuuin id est dimidium Botsarphin finem habens de summo larer et fronte a fluvio Cles usque ad flumen Ultre sitam in condita plebe Cadoc » (Cart. Rot. Charte CCLV) et « locum qui dicitur Rosgal at alio nomine qui dicitur Botgarth » (Cart. Rot. Charte CCLXVII). A la suite de la victoire de Ballon à Bains-sur-Oust en lan 845, Nominé devient roi de Bretagne et il a sa demeure à Coët-Len, aujourdhui commune de Saint-Gongard.
Au Moyen Age, la châtellenie de Pleucadeuc dépend du comté de Rochefort. Elle est la propriété des familles Rochefort, Rieux, Coligny (en 1567), Lorraine d'Elbeuf, Larlan et Hay des Nétumières et à droit de haute justice.
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PATRIMOINE de PLEUCADEUC
l'église Saint-Pierre (1880), modifiée entre 1980 et 1968. L'église, qui datait de 1596, a été démolie vers 1880 et remplacée en 1887 par un banal édifice de style gothique ; | |
la chapelle Saint-Barthélemy (XIV-XV-XVI-XVIIème siècle), ancienne frairie, édifiée sur le site de Gorays ou Goray. Il s'agit d'un édifice du XIVème siècle ou du commencement du XVème siècle, en forme de croix latine avec un petit clocheton en ardoises un peu en avant de la croisée. Les fenêtres sont en tiers-point : celle du croisillon Sud est à réseau rayonnant, et celle du croisillon Nord sont des fragments de vitraux du XVIème siècle ou même du XVIIème siècle. La chapelle est couverte d'une charpente, encore apparente il y a peu de temps : la partie qui couvre le croisillon Nord a des entraits à têtes de crocodiles. La voûte lambrissée n'a été posée que récemment. La chapelle abrite un riche ensemble de statues en bois polychrome dont la statue en bois de sainte Appoline. Ces statues ont été restaurées vers la fin du XXème siècle par l'atelier Gilbert Le Goel de Bieuzy-les-Eaux ; | |
la chapelle Saint-Marc (XVème et XXème siècles), reconstruite en 1902 et dominant la vallée de l'Oust. La chapelle primitive avait été déjà reconstruite au XVème siècle et comprenait alors une nef et un choeur à chevet plat flanqué de deux chapelles formant croisillons. La nef, qui tombait en ruines, a disparu. Les chapelles plus basses que le choeur, communiquent avec lui par de grandes arcades en tiers-point pénétrant directement dans la muraille. Les contreforts hauts et peu saillants, ainsi que de petites fenêtres en plein cintre, sont des vestiges de la construction primitive. La chapelle Sud, qui sert de clocher à sa partie supérieure, a une toiture en pavillon d'un assez curieux effet. Une pierre tumulaire de l'ancien édifice, présentant un personnage sculpté (Françoise Ermat, dame de Lieuzel, épouse de Hyacinthe de Cosnoal) est scellée dans la paroi murale. A proximité se trouve un calvaire du XVIème siècle, dont le fût a été brisé ; | |
la chapelle Saint-Joseph (XVIIème siècle), située près de La Prévostaie. Il s'agit d'un édifice rectangulaire du XVIIème siècle qui a gardé des armoiries sculptées au-dessus des portes. La croix de cette chapelle est datée du XVIème siècle ; | |
la chapelle de la Morinois (ou chapelle des Huguenots). On y trouve a proximité une croix datée du XVIème siècle. Cet édifice a servi autrefois de temple protestant ; | |
le calvaire de Saint-Barthélemy-du-Gorays (XVIème siècle) ; | |
le calvaire situé place Anne de Bretagne. Il a été déplacé en 1887 du cimetière sur la place Anne-de-Bretagne ; | |
le calvaire des quatre évangélistes (XVème siècle), édifié au XVIème siècle et restauré en 1896 ; | |
la croix Baron (1772). Cette croix porte les lettres INRI ; | |
le château de la Combe-d'En-Haut (XIXème siècle), ancien siège dune seigneurie appartenant en 1420 à la famille Bégasson (propriété de Jehan Begaczon en 1427). Ce château est encore surnommé « château de Haute-Combe ». Il est la propriété dAndré Viaud-Grand-Marais (au XIXème siècle), puis de Louis Marsille (jusquen 1966) ; | |
le château de la Combe-d'En-Bas, encore surnommé « château de Basse-Combe » ou « château de Kerdoué » (XIXème siècle). Propriété du comte Yves de LEscale, puis de Louis Piquet ; | |
le château de la Morinaie (1870), ancienne propriété des familles Boschet (Jehan Boschet en 1427), La Houssaye et Cossé (en 1870). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le château de Villeneuve (1910). La seigneurie a appartenu en 1390 à la famille Boulebart ainsi qu'à la famille Henry de Bohal. Propriété de Perrot Bolebar en 1427, et de Pierre Boulebart en 1464 et en 1481. On y trouve une chapelle privée. Propriété successive des familles Perrot Boulebart (en 1426), Careil (au XVIème siècle), Séréac (au XVIIème siècle), Bot et Mahé. Propriété en 1810 du baron de Sivry, puis de la famille Chabannes. Le château est reconstruit en 1910 par M. de Sivry, avec des matériaux provenant du château de Trégoët, en Le Cours ; | |
le manoir de la Prévostais (1905). Encore surnommé Prévôtaye ou Prévostais ou Provotais. Propriété des familles Chasteigneraye (Houisete de la Chasteigneraye en 1427), Sérent et La Houssaye. Lédifice actuel a été bâti par la famille Cossé. On y trouve à proximité une chapelle ; | |
le manoir de Bas Bohal, berceau de la famille de Bohal (Bonabes de Bohal en 1427, et Jehan de Bohal en 1464 et en 1481), puis de la famille Henry et Bot de Villeneuve ; | |
le manoir de Bégasson ou Begaczon (XIVème siècle), berceau de la famille Bégasson. Propriété de Thébaud de Bogaczon en 1427, et de Pierre de Bogaczon en 1481 ; | |
le manoir de Lieuzel (XIVème siècle). La seigneurie qui possédait autrefois un droit de moyenne justice appartenait successivement aux familles Ermar, Malestroit et Cosnoal. On y trouve une chapelle privée ; | |
le manoir du Foutay (XVème siècle), propriété de la famille Bégasson (au XVème siècle), puis des familles Le Bourc et Quéhéon ; | |
le manoir du Gorays (XVème siècle), propriété des familles Peillac, Rohan du Gué de lIsle, Rieux, Bayon, Henry de Bohal et Bot de Villeneuve ; | |
le manoir de la Grouays (XVème siècle), propriété de Guillaume de la Touche (en 1427), de la famille Le Bourc et du vicomte Georges de Montfort (XIXème siècle) ; | |
le manoir de Gournava (XVIIème siècle), propriété de la famille Ermar (en 1680), puis du comte Le Court de Béru (au XIXème siècle) qui restaure le manoir, et du comte Louis-Henry de Tingny ; | |
le cimetière de la chapelle Saint-Barthélemy ; | |
les moulins à eau de Morpaix, de Grand-faux, de Lainé, et le moulin à vent de Boissel ; |
A signaler aussi :
le chapeau de la Roche (fin du XIVème siècle). Il s'agit aujourd'hui d'un amas de roches pittoresque ; | |
la pierre sacrée « Gree-Ny » ou pierre Méha (située dans un champ appelée la Grée-Ny) ; | |
des menhirs (dont ne subsistent que le menhir de Reinion et celui situé sur la route de Rochefort), des dolmens et allées couvertes ; | |
la découverte de haches en pierre polie et de pointes de flèche en silex ; | |
la pierre branlante du château de Villeneuve ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLEUCADEUC
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Pleucadeuc : Raoul Le Macquignon (Penhouët), Jehan Boschet (la Morinaye, village de La Bosmaye), Thebaud de Begaczon (Bégasson, village de la Bosmaye), Jehan Giffart (Launay, village de la Bosmaye), Houisete de la Chasteigneraye (la Provostaye, village de Terra), Jehan de Bohal (la ville Bonet, village de la Grassaye), Eonnet Ermar (Lieusel, village de la Grassaye), Jehan Rado (le Linio, village de la Grassaye), Jehan Begaczon (la Combe, village de la Grassaye), le sieur de Peillac (le Gorray, village de Kergo), Bonabes de Bohal (le Bas Bohal, village de Kergo), Guillaume de la Touche (la Grouaye, village de Kergo), Perrot Bolebar et Perrot Pondarre (la Villeneuve, village de Kergo).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 17 nobles de Pleucadeuc :
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Thebaud de BEGACZON, remplacé par Guillaume de Begaczon ; | |
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Pierre de BOULEBART : excusé ; | |
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Artur HASTELOU (30 livres de revenu), remplacé par Jehan de Bosal ; | |
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Martin HASTELOU (20 livres de revenu) : porteur d'une salade et d'harnois de jambes, comparaît armé d'une épée ; | |
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Jehan de BEGACZON : défaillant ; | |
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Jehan ERMAR : défaillant ; | |
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Eon GUENO (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ; | |
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Pierre BOCAN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
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Jacques de la LANDELLE (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Guillaume de BEGACZON : porteur d'un paltoc et d'une salade, comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
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Jehan MACQUIGNON : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
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Michel ROBERT : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
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Jehan BOCHET : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
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Bonabes de BOHAL (800 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Jehan de PLOERLIN : comparaît en homme d'armes ; | |
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Jehan de BOHAL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
Jehan POHA (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 22 nobles de Pleucadeuc :
Jehan de BOHAL (200 livres de revenu) : excusé par Jehan Bochet ; | |
Jehan GUICHOUX (60 livres de revenu), remplacé par Ollivier Guichoux : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LUCAS (5 livres de revenu) ; | |
Jehan de BOHAL (60 livres de revenu) ; | |
Pierre BEGACZON (15 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Michel ROBERT ; | |
Jehan MAQUIGNON (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BOCHET (60 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Guillaume GUENNO (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon de LESTEZ (30 livres de revenu), remplacé par Ollivier Nyel : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan GUENNO (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Pierre GOULART (10 livres de revenu) ; | |
Raollet PAQUIER (10 livres de revenu) ; | |
Jehan de PLOEHERLIN (800 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Arthur HASTELOU (10 livres de revenu) ; | |
Jehan POHA ; | |
Martin HASTELOU (10 livres de revenu) ; | |
Pierre BEGACZON ; | |
Jehan ERMAR (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Pierre BOULLEBAR (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan BOCAN (40 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Amice de BOHAL (20 livres de revenu), tutrice de son fils ; |
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