Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Pleubiannais

PLEUBIAN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Lézardrieux  

La commune de Pleubian (pucenoire.gif (870 octets) Pleuvihan) fait partie du canton de Lézardrieux. Pleubian dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEUBIAN

Pleubian ou Pleubihan signifie littéralement « petite paroisse » (« plue » ou « plou », paroisse et « bian », petit).

Pleubian est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Pleubian ainsi que ceux de Kerbors et de Lanmodez. C'est sur le territoire de Pleubian, au Port-Béni (VIème siècle), qu'aurait, selon sa IIème Vie latine, débarqué au VIIème siècle, venant d'Irlande, saint Maudez pour s'installer au lieu-dit Lesheluan

La paroisse de Pleubihan ou Plubihan est citée dès 1034 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes. Ce territoire fut donné à l'abbaye de Saint-Georges (Ille-et-Vilaine) par Alain, duc de Bretagne, et son frère Eon. Cette abbaye était dirigée alors par leur soeur Adèle. Elle était, sous l'Ancien Régime, un prieuré-cure de cette abbaye, comme l'indiquent encore les toponymes Ar-Prioli, le prieuré, Convenant-an-Brioles, Pont-Saint-Georges.

Vers 1060, Pleubian est administrée par un prévôt féodé nommé Gautier. La paroisse était alors partagée en sept "trev" dont Trézel, Trévéon et Treffelmel (aujourd'hui Ty-Femel). Les lieux-dits Le Clandry et Tachen-an-Corderie conservent le souvenir probable d'une léproserie établie par l'abbaye Saint-Georges.

Voir aussi  Pleubian " Le prieuré de Saint-Georges à Pleubian ". 

La paroisse de Pleubian est mentionnée aussi lors de l'enquête pour la canonisation de Saint-Yves (vers 1330). En effet, à cette époque plusieurs personnes de Pleubian témoignent : " Discret homme, Jean de Kerc'hoz, clerc et jurisconsulte, paroissien de Pleubian, âgé de 90 ans " (témoin n° 1) ; " Yves de Trégordel, paroissien de Pleubian, âgé de 55 ans " (témoin n° 46) ; " Basilia, épouse d'Yves Cadioc Scalart, paroissienne de Pleubian, âgée de 40 ans et plus " (témoin n° 65) ; " Jean, fils de Geoffroy, dit Kentanganet, paroissien de Pleubian, âgé de 40 ans " (témoin n° 66) ; " Yves Cadioc Scalart, originaire et paroissien de Pleubian, âgé de 40 ans et plus " (témoin n° 67) ; " Jeanne, fille de Geoffroy de Vou, paroissienne de Pleubian, âgée de 50 ans et plus " (témoin n° 167) ; " Darian Geoffroy, dit Have, paroissien de Pleubian, âgé de 30 ans " (témoin n° 168) ; " Adelicia Alain Thomas, originaire de la paroisse de Pleubian, demeurant aujourd'hui dans la ville de Guingamp, âgée de 40 ans et plus " (témoin n° 180) ; " Jean an Eil Kerhoz, paroissien de Pleubian, d'âge légitime ".

L'ancienne paroisse de Pleubian, qui avait pour trève Kerbors, faisait partie de l'évêché de Tréguier et avait Lannion pour subdélégation et pour ressort. La cure était présentée par l'abbesse de Saint-Georges de Rennes. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pleubian, le préfet écrit : « Cette commune a eu tant à se plaindre des manoeuvres de quelques prêtres insermentés, qu'elle ne voudrait pas courir le risque de voir renaître des troubles, en recevant pour desservant, M. François Nayrod, 54 ans, ancien curé de Prat, d'abord insermenté, puis réfractaire, et dont la conduite versatile et le caractère fougueux, loin d'inspirer confiance, font naître de justes plaintes et de l'aversion ». En conséquence le préfet demande, au nom du bien public, « que M. Nayrod soit laissé à Prat ou placé ailleurs et que l'on appelle à Pleubian, M. François Le Corre, 40 ans, ex-curé constitutionnel de Trégonneau, ecclésiastique instruit, d'excellentes moeurs, actif, zélé dans l'exercice de ses fonctions, jouissant d'une excellente réputation et propre en tout au service d'une grande commune comme celle-ci ». L'évêque consentit à donner satisfaction au préfet et nomma M. Le Corre à la cure de Pleubian.

Kerbors est érigé en paroisse succursale de celle de Pleubian (Pleubihan) par lettres épiscopales du 23 juin 1605. Kerbors est réunie à Pleubian le 21 mars 1791, puis séparée à nouveau le 17 mai 1856 (par décret du 25 février 1856). Le 24 octobre 1930, la paroisse de l'Armor (aujourd'hui Larmor-Pleubian) est créée, en même temps qu'elle se détache de celle de Pleubian.

On rencontre les appellations suivantes : Plubihan (en 1034-1040), Parva plebs (entre 1040 et 1066), Plubihan (vers 1040, en 1156-1169), Plebihen (en 1068-1077), Plobihan (en 1202), Parva Plebs (en 1330, en 1371), Ploebihan (en 1469).

Ville de Pleubian (Bretagne)

Note 1 : Pleubian a la chance de posséder sur son territoire deux curiosités : l'une, géologique (le sillon de Talbert, un des plus longs cordons de galets du monde), et l'autre architecturale (le premier calvaire historié taillé dans le granit).  

Note 2 : la commune de Pleubian est formée des villages : Lesandini, Lancros, Kervilien, Plac-Fantan, Placen Treveon, Poullaupri, Kerivoualan, Keryagu, Keroignant, le Cozquer, Kermel, Kergomar, Crobillot, Pellazo, Keraperse, Prat-Guen, Kerjacob, Kerouvriou, Kervennou, Kerdalec, Kernours, Keraliou, Pen-an-Lan, ar Poul, Ty-ar-Bras, Plac-Ker, Kerlejouan, Poul ar Houail, Poul ar Had, Plac du Salisset, Belle-Vue, le Merdy, Kerbors, Poturon, Kerhos, Kerlizou, Ville-Basse, Lesvoano, Luzuredic, Kerac'h, Roc'h Morvan, Kerancren, Penquer, Coat-Huon. Parmi les lieux dits : Loguel Saint-Jacques.

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de PLEUBIAN : Noble René de Trolong, décédé en 1692. - Noble le Borgne (1692-1698), recteur de Lanmodez. - René Conan (1698-1701), recteur de Louannec. - Guillaume le Brigant, en 1701, chanoine de Notre-Dame-du-Mur. Il est révoqué. - Noble Mathieu le Prestre (1702-1713). - Laurent le Baruet (1713-1727). - Noble René du Pan de Kerguenech (1727-1754), du diocèse de Saint-Brieuc. - Noble Joseph-Charles le Dauphin du Porzou (1754-1774). - Noble Pierre-Gabriel Cillart de Kerallio (1774-1790), sacriste de la cathédrale, etc ...

Ville de Pleubian (Bretagne)

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de PLEUBIAN

l'église Saint-Georges (XIIIème siècle-1810-1814), construite par l'entrepreneur Levavasseur sur les plans de Félix Anfray et restaurée depuis. Edifiée sur les restes d'une église plus ancienne datant de saint Maudez et ruinée par des invasions normandes, l'église remonte au XIIIème siècle pour ses piliers les plus anciens. Le 13 juillet 1728, l'évêque de Tréguier, Olivier Jegou de Quervilio, estime que l'église qui est délabrée est trop dangereuse. Le 8 janvier 1729, les plans de reconstruction sont dressés par l'architecte Félix Anfray. Plus tard, pour une raison inexpliquée, le choeur et le clocher sont inversés, Saint-Georges ne respectant pas la tradition du choeur à l'est. Le bas-côté nord est relevé en 1833, et le bas-côté sud-est, est relevé en 1848. Les doubles bas-côtés ainsi que le campanile sont reconstruits en 1886 et des orgues sont installés à la même époque. La sacristie est réédifiée en 1889. L'église est restaurée à la fin du XIXème siècle. Saint-Yves est souvent venu prêcher ici, dans le prieuré de bénédictines mitoyen, construit en 1034. L'église abrite de jolies bannières, une Pietà en bois polychrome du XVème siècle (qui provient de la chapelle de Rojadou, détruite au début du XXème siècle), les statues de saint Comes et saint Damien, les reliques (le reliquaire date du XVIIème siècle) de saint Vincent Ferrier (prédicateur espagnol, décédé en 1515 à Vannes), les ex-voto du saint Antoine et du Napoléon, ainsi que la maquette du Saint-Georges (début du XXème siècle et oeuvre du sculpteur Le Guen). La chaire à prêcher extérieure date du XV-XVIème siècle. Le sol est recouvert de nombreuses dalles funéraires. A noter que l'église primitive était placée vers 1050 sous le patronage de saint Pierre. Les seigneurs de Kermel et Kermenguy possédaient jadis des prééminences dans l'église de Pleubian ;

Eglise de Pleubian (Bretagne)

Nota : L'église Saint-Georges comprend une nef de sept travées avec clocher-mur et bas côté d’abord simples, puis doubles dans les cinq dernières travées, et un choeur. Au droit de la dernière travée de la nef les bas côtés s’élargissent en ailes. En 1808, les marguiliers avaient passé marché pour la restauration des longères de l’ancien édifice ; mais, celui-ci tombant en ruines, le marché fut suspendu le 15 mai 1809. Les plans de reconstruction furent dressés le 8 janvier 1810 par Anfray, ancien ingénieur des Ponts et Chaussées, le devis s’élevait à 28.000 francs. En décembre 1813 les travaux, surveillés par M. Le Vavasseur, ingénieur géomètre à Saint-Brieuc, n’étaient pas encore achevés. On refit alors l’abside, les deux premières travées de la nef avec les chapelles en ailes et l’on reconstruisit à l'est la tour qui était à l'ouest. Le bas côté nord fut relevé en 1833 et le bas côté sud en 1848 ; puis, en 1866, l’on fit les double bas côtés, et, en même temps, l’on releva le campanile abattu par la foudre. En 1888 et 1889, la sacristie fut reconstruite et l’église complètement restaurée. Elle fut alors consolidée au moyen de contreforts, la voûte refaite et tout le mobilier remplacé. Mobilier : Statues anciennes de saint Côme et saint Damien provenant de la chapelle de Rojadou. Devant l’église, chaire extérieure du XVème siècle classée le 13 juillet 1907. Parmi les modernes : saint Tugdual, sainte Coupaïa, saint Yves (R. Couffon).

Eglise de Pleubian (Bretagne)

l'église de l'Armor ou Larmor-Pleubian (1932), située place Abbé Le Floch. Edifice de style moderne dû aux plans de M. James Bouillé, architecte à Perros-Guirec. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 8 juin 1932, celle de l’édifice, terminé à l’exception du clocher, le 4 décembre 1932. Cette église est édifiée par l'entrepreneur Tilly de La Clarté sur les plans de l'architecte James Bouillé. La paroisse de Larmor-Pleubian est fondée le 24 octobre 1930 ;  

la chapelle Saint-Antoine ou Saint-Cyr (1712), restaurée en 1876. Edifice de plan rectangulaire datant de 1712. Elle fut construite par Yves Le Collen, maître maçon, de Pleubian, Jacques Lageat, maître picoteur de tailles, de Tréguier, et Michel Audren, maître charpentier, de Tréguier. Sur l’une des fenêtres, date de sa restauration, 1876, et l’inscription grecque : « EIPHNH ». Elle a été réduite de longueur au XXème siècle. L’on y vient pour la protection des animaux et pour les clous et furoncles. Mobilier : Statues anciennes de la Sainte Trinité, Crucifix, Notre-Dame des Flots, saint Antoine ermite, saint Maudez, saint Yves, saint François d'Assise, saint Cyr et sainte Julitte (R. Couffon). La statue de Saint Maudez, en bois polychrome, date du XVIème siècle ;

la chapelle de Notre-Dame de Brestan (1769). La chapelle est reconstruite sous la direction d'Yves Le Collen vers les années 1768-1769. Petit édifice voûté en bois sans aucun style. L’une des pierres de l’entrée porte la date de 1652, une autre celle de 1769, date de sa reconstruction par Yves Le Collen, maître maçon. Elle coûta alors 555 livres 15 sols. Vendue comme bien national à la Révolution, elle a été réduite au XXème siècle à de plus petites proportions. Mobilier : Statue ancienne de la sainte Trinité identique à celle de saint Antoine ; et modernes de saint Yves, saint Ivy, saint Tugdual ; tableau représentant la Flagellation de Notre-Seigneur et autre tableau, ex-voto, représentant un bateau en flammes avec apparition de la Sainte Vierge et l’inscription : « Voeu fait par Joseph Le Quellec à la cotte d'Espagne 1782 L'Elizabeth » (R. Couffon). Les seigneurs de Kerhoz-Poirier y possédaient des prééminences ;

Pleubian (Bretagne) : chapelle de Brestan

la chapelle Saint-Jean, fondée en 1640 par la famille Pontaz et restaurée en 1896. Edifice rectangulaire. Elle sert de chapelle funéraire à la famille Potin (ou Pontaz). Mobilier : Statues anciennes de saint Jean-Baptiste, sainte Philomène, saint François d'Assise, sainte Marie-Madeleine et sainte Anne portant dans ses bras la sainte Vierge portant elle-même l'Enfant. La statue de Sainte Anne (portant la Vierge Marie et son fils Jésus), en bois polychrome, date du XVIème siècle ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de Rojadou, détruite au XIXème siècle. Un état de 1793 y indique les statues suivantes : Crucifix, Notre-Dame de Pitié, saint Yves, saint Cosme, saint Damien. - la chapelle Saint-Laurent, en ruines vers 1940. Elle avait été achetée sous la Révolution par Vincent Nicol, négociant à Paimpol. La pointe voisine s’appelle pointe Saint-Laurent. - la chapelle domestique de Launay. Simple salle au premier étage du manoir. - la chapelle domestique de Trezel, dédiée à Notre-Dame des Rosières. - la chapelle Saint-Maudez, à Kermoda, en ruines dès le XVIIIème siècle. Suivant le manuscrit d'Orléans contenant la Vie de saint Maudez, c’est au Port Béni que débarqua saint Maudez et la chapelle fut sa première fondation en Armorique ; - la chapelle du Prieuré. Suivant l'aveu rendu au roi en 1665 par Magdelaine de La Fayette, abbesse de Saint-Georges, la prieure de Pleubian, outre une chapelle prohibitive dans l'église, avait une chapelle prieurale dans le bourg (R. Couffon) ;

la chaire-calvaire (XVème siècle), située à côté de l'église. On peut considérer ce monument comme la première tentative de calvaire historié précédent les grands calvaires bretons qui sont édifiés tout au long du XVIème siècle. Un escalier de 9 marches, flanqué de deux bénitiers, donne accès à une tribune circulaire. La tribune est ceinte d'un parapet qui décore sur tout son pourtour extérieur, un bas-relief représentant la Passion du Christ et sa Résurrection : la Cène, le baiser de Judas, la Flagellation, le couronnement d'épines. Au centre de la tribune se dresse un calvaire portant d'un côté le Christ, de l'autre la Vierge. La tradition rapporte qu'on aurait bâti cette chaire-calvaire en souvenir des prédications de saint Vincent Ferrier, moine dominicain espagnol appelé par le duc Jean V de Bretagne pour redonner au peuple un élan mystique ;

la croix de Poul-Fligon (1753), de Saint-Antoine (1769), du Rohel (XVIIIème siècle), de Prat-Bazile (XVIIIème siècle), de Kernod (XVIIIème siècle), Croix-Rouge (ou Croas Ru) de 1700, la croix du bourg, au milieu du village de Brestan (XVIIIème siècle), du nouveau cimetière (1891) ;

la croix de Brestan (XVIIIème siècle), située dans l’enclos de la chapelle Notre-Dame de Brestan ;

la fontaine Saint-Maudez ;

le château du Launay ou du Guern (XVI-XVIIème siècle), propriété d'abord de la famille De Launay, sieurs de Keruran et de Pencrec'h (en la même paroisse) et de Kerson et de Trévoëzal, puis de la famille Leprevost (un membre de cette dernière famille fut député sous le règne de Louis-Philippe). Après la Révolution, le château est la propriété de la famille de Boisgelin de Kerdu. Le château est légué en 1822 aux pauvres de la paroisse de Pleubian afin d'en faire un hospice ;

le manoir de Crech-Quelen (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Kermoda (1648), situé au n° 11, grève Port-Béni. Le manoir comprend une tour qui permet l'accès aux étages et au pigeonnier ;

Pleubian (Bretagne) : manoir de Kermoda

le manoir de Pencrech (XVI-XVIIème siècle). Propriété de la famille Launay-Pencrec'h. Il devient en 1750 la propriété de la famille Sarsfield ;

l'ancien presbytère (XV-XVIème siècle), situé au n° 16, rue de Pleumeur ;

la ferme de Roch-Morvan-Bras (1736), de Poulderrien (1776), de Keflandry ou Kerflandy (1721), de Trezel (XVIIIème siècle). La ferme de Kerflandy appartient au XVIIIème siècle à la famille de Jean Marie Rivoallan, avocat à Lannion et décédé le 15 décembre 1812 ;

la maison de Kergomar (1789), de Keflandry-Bras (XVIIIème siècle), de Ty-Glas (1700), de Brestan (XVIIIème siècle) ;

les maisons du bourg datant de 1799. Entre autres, la maison située au n° 1, place Saint-Georges ;

21 moulins dont les moulins à vent : Vrech-Castel, Crec’h-Rentle, Crec’h-Callec, Crec’h-Melquin, Pen-ar-Bourg, Poul-Bégou, du Merdy, Mamelen, et les moulins à eau : du Fort-la-Chaine, de Péran, …  

Ville de Pleubian (Bretagne) 

A signaler aussi :

l'alignement mégalithique de Poul-ar-Varquez formé de 3 menhirs (époque néolithique) ;

le menhir de Poul-Roué, de "Men ar Guer Nevez" ;

le corps de garde de Ty-Guerd (XIXème siècle), situé à Crec'h-an-Brun ;

l'allée couverte située près de Luzuret ;

le sillon de Talbert, les Iles Blanches et l’île Vierge. La légende raconte que le roi Arthur, au cours d'une de ses chevauchées, aperçoit la fée Morgane sur l'île de Talbert et il en tombe aussitôt amoureux. Afin qu'ils puissent s'embrasser, Morgane jette des galets dans la mer, qui dessinent ce sillon sur la grève ;

Ville de Pleubian (Bretagne)

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de PLEUBIAN

- Kerjacob, Keruran, Kervennou, Kerillis, Ponaren, Coat-Huon, Kermidi ;

- Le prieuré de Saint Georges avait haute, moyenne et basse justice et appartenait à Mme du Halgoët, qui en était prieure ;

- Le Réchou, moyenne et basse justice, appartenait à Mlle Sarzefiel (ou Sarsfield) ;

- Trezel - Keraliou, moyenne et basse justice, appartenait à M. de Trézel ;

- Troguerat - Lezaudani, basse justice, appartenait à M. de Coatuellan ;

- Les De Kerouallan se sont fondus, en 1600, dans les Rosmar ;

La seigneurie de Kerhorz-Poirier possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de Jacques Le Saint, sieur de Troas et Kerderrien, en 1583, puis des familles Porcaro et Guiny (Marie Anne Julienne de Porcaro, veuve de Joseph Louis de Guiny) en 1691 et La Chalotais en 1766.

La seigneurie de Botloy-Launay est issue en juveignerie de Botloy-Lézardré. Elle possédait jadis un droit da haute, moyenne et basse justice. Cette seigneurie a appartenu successivement aux famille Plusquellec (au XVème siècle), Monterfil (en 1552 et 1583), Guiny et Porcaro (en 1662), Caradeuc (en 1717) et Caradeuc de La Chalotais.

La seigneurie de Kermel (ou Kermelo) possédait jadis un droit de moyenne justice qui s'exerçait à l'auditoire de Lézardrieux. Propriété de François de Kermel en 1678, d'Olivier de Kermel en 1722 et de François de Kermel en 1752. Mademoiselle de Kermel-Aveslez... de la maison de Kermel, sieur dudit lieu, de Pencrec'h et de Kergaradan, paroisse de Pleubian, de Kermézen etc. «De gueules à la face d'argent accompagnée de deux léopards d’or ». Devise : « Audacibus audax ».

La seigneurie de Trézel-Keraliou. La seigneurie de Trézel est unie à celle de Keraliou (dans la trève de Kerbors) depuis 1640 environ. Elle possédait jadis un droit de moyenne et basse justice, rendue au prieuré Saint-Georges de Pleubian. La seigneurie de Trézel est propriété de la famille Keroignant (Olivier de Keroignant, en 1535). La seigneurie de Keraliou (ou Keralio) est propriété de la famille Bégaignon (François Bégaignon, en 1535).

La seigneurie du Réchou possédait jadis une juridiction (signalée en 1547) qui s'exerçait au prieuré Saint-Georges de Pleubian. Elle possédait un droit de haute justice (en 1709 et en 1770). Propriété de Pierre du Réchou (vers 1535), puis de Gilles du Réchou (en 1547), de Pierre de Réchou, époux de Jeanne de Launay (avant 1671), de François de Launay (en 1671), de Jean Yves de Launay (en 1709) et de Françoise Modeste de Sarsfield (en 1753 et 1786).

La seigneurie de Kermenguy possédait jadis un droit de haute justice. Propriété successive des familles de Kerléau (vers 1556), Le Saint (en 1592), Cillart (en 1640), Péan (en 1701), Cillart (en 1731 et en 1746) et Le Tallec (en 1768).

La seigneurie de Kergadaran possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Une famille du nom de Kergadallen se fond dans la famille Kermel. Propriété d'Yvon de Kergadallen en 1535, puis de Kermel, sieur de Kermézen en 1713.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Pleubian et Kerboix la seigneurie dépendante du prieuré de Saint-Georges à Pleubian (60 livres), la seigneurie de Kerhors Porier en Pleubihan aux enfants du sieur du Guiny Kerhors (60 livres), la seigneurie de Launay Botloy aux Guiny (50 livres), la seigneurie de Quermel à la dame douairière de Lézardo (30 livres), la seigneurie de Villeneuve Kersalloux au sieur de La Villeneuve Cillart (30 livres), la seigneurie de Tresres Kerllio au sieur de Trezel Kerogniant (30 livres), la seigneurie de Kercoadan au sieur de Quervézen (10 livres) [Note : Il s'agit de la seigneurie de Kerouallan appartenant en 1535 à François de Kerouallan, famille fendue vers 1600 dans Rosmar. En 1680 elle est à Jean de Rosmar, seigneur de Kerouallan et Guernaultier à Penvénan, puis à sa fille Jeanne-Marie épouse de René de Kerret, sieur de Quillien. En 1711, elle est au sieur de Kervézen (Références : B 1662 (AD 44)], la seigneurie du Rechoux au sieur de Launoy Pencrech (30 livres), la seigneurie de Quermainguy au sieur de Porzlan Pean (30 livres). (Y. Botrel).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Pleubian (Ploebihan) : Allen de Tregoezel, Guillaume de Tregoezel, Thomas de Tresel, Jehan de Tresel, Olivier du Cosquer, Philippes du Cosquer, Even de Kerencoz, Jehan Thomas Kerencoz, Yvon le Merdi, Prigent en Merdi, Jouhan du Tertre, Pierres de Kermarquer, Jehan de Kermoel, Geffroy le Saint, Huon le Saint, Yvon Kerronyant, Guillaume Pierres, Raoul Kerenlean, Jehan de Kermoel, Thomas Rochehuon, Huon de Pouldoran, Kermarquer, Jouhan de Kermenguy, Mengui Eon Derian, Thomas de Kerenmau, Jehan Toutpres, Thomas Kercadiou, Jouhan Huon Rozerch, Jehan l’Aisné, Even fils de de Eon l’Aisné, Olivier Aufroy.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 32 nobles de Pleubian (il y en avait 30 en 1426) :

Roland CHRESTIEN (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume DAVID (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Achsme DERIEN (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DERYEN de Goazsillou (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DU RECHOU (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon DU TERTRE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Thomas KERENCOZ (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Olivier KERESPERZ (10 livres de revenu) : comparaît en robe ;

Jehan KERLEAU (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier KERREDOU (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERROALLEN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan KERROALLEN (30 livres de revenu) : : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Yvon KERRONNIENT de Kerroniant (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

François de LAUNAY : défaillant ;

Jehan de LAUNAY (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry LE COZKER : défaillant ;

Yvon LE DU (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GOFF (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Marguerite LE GOFF (15 livres de revenu) : comparaît armé d’une jusarme ;

André LE SAINCT (20 livres de revenu) : : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan LE SAINCT (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier LE SAINCT (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE SAINCT (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume LE TALEC (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier LESNE (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre NICOLAS (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon PLESQUELLEC (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain TALHOARN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume TNOULONG (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît en archer ;

Guillaume TREGOEZEL (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan TREGOEZEL (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier TREGOEZEL (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

© Copyright - Tous droits réservés.