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PLESTAN

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La commune de Plestan (pucenoire.gif (870 octets) Plestan) fait partie du canton de Jugon-les-Lacs. Plestan dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESTAN

Plestan vient du breton « plou » (paroisse) et de « Jestin » (saint breton nommé Iostin, Iestin) ou de "Justan" (saint nommé Iestan).

Plestan est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plestan, ceux de Noyal et de Saint-Rieul.

Ville de Plestan (Bretagne).

Plestan a un prêtre dès 1198 et un recteur dès 1230 (Anc. év. IV, 12 ; III, 67). Plestan (Plesten) est mentionné comme paroisse en 1255, à l'occasion du règlement d'un différend entre l'abbaye de Saint-Aubin des Bois et un certain Guillaume Roussel de Bodan. Plestan est également cité comme paroisse en 1427 (actes de Jean V, n° 1778).

La paroisse de Plestan appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Plestan avait pour subdélégation Lamballe et pour ressort Jugon. La cure était à l'alternative. Au moment de la Révolution, le duc de Penthièvre était seigneur de cette paroisse, qui dépendait du doyenné de Jugon. Plestan élit sa première municipalité au début de 1790.

Lors des nominations aux succursales en 1803, à Plestan, le préfet désirait conserver l'ex-bernardin Toussaint-Yves Le Corre, 46 ans, depuis 12 ans curé assermenté de cette paroisse, et, à son dire, « connu par la conduite la plus régulière et beaucoup d'attachement à ses devoirs, puisque pour les remplir, il a souvent bravé la mort, supporté les avanies des chouans qui ont pillé trois fois sa maison et que loin d'avoir démérité, il a au contraire acquis des droits réels à conserver sa paroisse ». Malgré cela, Mgr. Caffarelli persiste à désigner pour Plestan, François Clérivet, 52 ans, curé assermenté, de Plurien, « qu'il juge indispensable de déplacer pour le bien public ». Finalement, il se rendit cependant au désir du préfet et nomme à Plestan Toussaint-Yves Lecorre.

On rencontre les appellations suivantes : Plestan (en 1198, en 1230, Plesten (en 1231), Pleten (en 1232), Par. de Plesten (en 1255), Eccl. de Plostan (vers 1330), Plestan (en 1427).

Ville de Plestan (Bretagne).

Note 1 : DOCUMENTS DIVERS RELATIFS A LA PAROISSE DE PLESTAN : 1°) Extrait du cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois [Note : Fondée le 13 février 1137, par Olivier de Lamballe, comte de Penthièvre, Saint Bernard vint lui-même en choisir l'emplacement]. — An. 1231, Saint Guillaume certifie une donation faite à cette abbaye par Jean de Boden, « Guillelmus, Dei gratiâ Briocensis episcopus, universis Christi fidelibus, ad quos lictere iste pervenerint salutem in Domino. Noverint tam presentes quam futuri quod Johannes de Boden , filius Alani Ruffi, obligavit nomine, pignoris quidquid juris habebact in decimis de Plesten (sic) super vigenti libris usualis monete, monachis de sancto Albino, Cisterciensis ordinis, Posteà pietatis intuitu, pro salute animae suae et antecessorum suorum, predictus Johannes cum assensu Margarite uxoris et heredum suorum et Petri, fratris sui primogeniti et persone [Note : Encore aujourd'hui les Bretons appellent persone, les Anglais person, le curé ou recteur d’une paroisse. — Parmi les chanoines de Reims, il y avait, au moyen âge, des personnes qui avaient la préeminence sur les autres chanoines dans les cérémonies, qui jouissaient de certains priviléges, etc, De là le proverbe : Persones de Rains, appliqué aux gens qui avaient des prérogatives] de Plesten, dedit et concessit in puram et perpetuam elemosinam quidquid juris habebat vel habere poterat in predictis decimis, predictis monachis pacifice possidendum, etc... ». 2°) An. 1232. Emprunt par Pierre de Boden, de Plestan. « Universis presentes licteras inspecturis, Guillelmus de Brolio [Note : Le même que Brolium, d'où vient Breuil, bois, forêt, etc. — Ruffus ou Rufus, d'où viennent Roux, Rouxel, Rousseau, etc., Senescallus Pentheurie, salutem et dilectionem. Noverit universitas vestra quod Petrus de Boden, filius Guillelmi de Bodan (sic), militis, coram nobis invadiavit [Note : Du bas-latin invadiare, inguadiare, inguegiare, engager] domino abait sancti Albini, cist. ord. et ejusdem loci conventui omnem consuetudinem quam habebat erga ipsos super decimis de Plestan quas predicti monachi habuerunt a filiis Alani Ruffi per elemosinam super quadraginta solidos Redonensis monete. Item quod dictus per convencionem illan non potest usque ad quatuor annos aquitare, elapsis vero illis quatuor annis, dictus Petrus erit super convencione ista in eodem statu in quo erat die sabbati proximâ ante carniprivium [Note : Carniprivium et carnis privium, de caro, nis, chair, viande, et privare, priver. Ces mots désignent le temps où les fidèles se privaient de l'usage de la chair et s'en abstenaient, ce qui arrivait à deux époques de l'année, avant le jeûne du Carême et avant celui de l'Avent. Ils sont employés quelquefois aussi pour désigner les premiers jours du carême], illos quadraginta solidos dictis monachis persolvendo. Nos vero de consensu parcium, presentes licteras sigillo nostro fecimus sigillari. Actum die sabbati proxima ante carniprivium, anno Domini M.CC.XXX mundi ». 3°) L'évêque de Saint-Brieuc, Denis de la Barde, en instituant pour tenir le séminaire qu'il fondait, en 1670, et mettait sous la direction des prêtres de M. Vincent (depuis saint Vincent de Paul), comprit parmi les dotations qu'il fit au séminaire une somme de deux cents livres, à prendre sur la dîme de Plestan. Cette dotation fut agréée par le recteur de Plestan et homologuée par un arrêt du 25 avril 1671. 4°) Plestan dépendait de l'un des quatre membres de l'ancien comté de Penthièvre qui avait pour chef-lieu Lamballe (les autres membres étaient Guingamp, la Roche-Suhart et Moncontour). Au spirituel, il relevait de l'évêque de Saint-Brieuc, et plus particulièrement d'un dignitaire ecclésiastique attaché près de l'évêque et nommé archidiacre de Penthièvre. Son église, remaniée à diverses reprises, notamment en 1770, a conservé quelques débris du XIIIème siècle. La tour, avec contre-forts sur angles, est du XVIème siècle ; elle est percée à la base et intérieurement d'une porte dont les pieds-droits, formés de pieds-droits et de moulures prismatiques, supportera une archivolte en accolade. Dans le pavage de la nef, à peu près au centre de l'église, on voit de longues pierres tombales avec des vestiges de moulures et d'inscriptions tout à fait frustes. Dans le cimetière existe le dé d'une croix en granit du XIIIème siècle. Il forme une pyramide tronquée de soixante-dix centimètres environ de côté. Sur les quatre faces verticales sont sculptés les symboles évangéliques. A la fin du XVIIème siècle le revenu du recteur était de 518 livres 17 sous. En 1710, il se montait à un peu plus de 700 livres. 5°) Dans un ancien titre de la chambre des comptes de Bretagne du XVème siècle, on lit ce qui suit : « § XXIII. — PENTHIÈVRE ET LAMBALLE. — Il y a, en la paroisse de Plestan, une mesure appelée boisselée (1), dont les cinq font la percée (2), mesure venale ». Cartulaire de Redon, Prolégomènes, p. CCCCXXII. En 1709, Plestan avait 56 feux, deux tiers et un quart de feux, Plédéliac 35, Noyal 12, Tramain 13 ; Plénée-Jugon avait une sénéchaussée et 112 feux.

Note 2 : la commune de Plestan est formée des villages : l'Hôtel-Coëpel, Crehu, les Salles, Gardisseul, Touche-au-Provost, Querry, Trémaudan, les Guilliers, Boudan, Bréhinier, Saint-Clavien, Carmoran, les Perrières, la Mazaie, la Rente, la Haie, le grand et le petit Lais, Cathiomouron, le Val, la Barre, etc ...

Voir   Ville de Plestan " Le cahier de doléances de Plestan en 1789 ".

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PATRIMOINE de PLESTAN

l'église Saint-Pierre (XVème siècle), restaurée au XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Elle comprend une nef avec bas côté nord de sept travées, un transept et un choeur. Au sud, contiguë à l'aile du transept et communiquant avec elle, est une grande chapelle ; le clocher lui est adjacent. A l'exception de la tour, qui date du XVIIIème siècle et porte l’inscription (manque le début sans doute : CETTE TOUR)... R. A ETE BASTIE PAR Mre PIERRE BECO Rr DE CEANS L'AN 1739 P. BOTREL, Me MACON., le reste de l'édifice date du XXème siècle. L'église, reconstruite en 1887 sur les plans de M. Maignan ayant en effet été détruite par un incendie en 1917, dans la nuit du 6 au 7 avril, l'édifice fut aussitôt réédifié par M. Cogneau sur les plans de M. Faure datés du 12 novembre 1917. L'adjudication des travaux eut lieu le 27 janvier 1918 et la bénédiction de l'église le 23 juin 1921. La tour rappelle celle de Saint-Martin de Lamballe (R. Couffon). Le porche date du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. La tour, dont la porte date du XVIème siècle, est reconstruite en 1739. Vers 1770, l'édifice est agrandi par l'ajout d'un bas-côté au Nord. La chapelle Sainte-Anne, construite au XIXème siècle, comporte les armes de la famille de La Moussaye ;

Eglise de Plestan (Bretagne).

la chapelle du Val. Edifice rectangulaire, presque carré, datant du XVIIème siècle. Fermé pendant la Révolution, le propriétaire en demandait la réouverture le 10 vendémiaire an 14. Elle est dédiée à Notre-Dame et à saint Joseph ;

les chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle de Bréhinier, détruite en 1914. Elle avait été élevée au XVIème siècle par les de la Fontaine et ses matériaux ont servi à décorer l'église de La Malhoure. - la chapelle de Gardisseul. - la chapelle de Bohéas. - la chapelle de la Chaise. - la chapelle de Saint-Clavien. - la chapelle de Carcouët ;

la croix du cimetière (XIIIème siècle), dont le socle est orné des symboles des évangélistes ;

la croix du Coudray ;

la croix de la Touche-aux-Provost (XVIème siècle) ;

le château ou manoir de Créhu (XVII-XIXème siècle), édifié par la famille Ruellan de Créhu ;

le château de Gardisseul (XVIème siècle), édifié par la famille Hingant, puis passe entre les mains de la famille Forzans. Propriété d'Olivier Hingant en 1440, de Jean James en 1476 et de Gaillart de Fortscens (ou Forzans) en 1536. — " C'était, paraît-il, l'une des plus anciennes seigneuries de Plestan. Elle appartenait, en 1423, à Olivier Du Breuil (peut-être le procureur général de ce nom ) ; en 1439 à Laurent Hingant ; en 1501 à P. de la Hunaudaye (Claude d'Annebaud ) ; en 1555 à Messire Gaillard de Forsanz, originaire de Gascogne ; en 1583 à Jacques de Forsanz ; en 1684 à René Fontibon ; en 1743 à André-Joseph Scott, dont le fils, François Scott, vendit la terre de Gardisseul, le 15 mars 1752, à Anne-François, comte de la Moussaye. Les bâtiments et logis, avec chapelle et jardin fermé de murailles, étaient très-considérables. Le seigneur de Gardisseul avait une chapelle et enfeu dans l'église de Plestan, banc, escabeau, accoudoir, vitres, écussons, armoiries et droit d'y faire inhumer qui bon lui semble, comme il est expliqué par l'acte passé entre Gaillard de Forsanz et de Gardisseul, et les paroissiens de Plestan, le 1er avril 1554. Un banc et deux tombes au chœur et chanceau. Moyenne justice ; droit d'avoir, en Plestan, un sergent pour les fiefs de Boudan et du Créheü " (L. F. J.) ;

le manoir de la Touche-aux-Provost (XVIIème siècle), édifié par la famille Le Provost, puis propriété de la famille Rouxel (dès 1685). Propriété de Regnault Le Provost en 1536. Mathurin le Provost, connu sous le nom de Chevalier de la Touche, chevalier de Saint-Louis et lieutenant-colonel d'infanterie, naquit au manoir de la Touche, en Plestan, au commencement du XVIIIème siècle. « Il se couvrit de gloire dans les Indes, au siége de Madras, à Arriancoupan, à la défense de Pondichéry, à l'affaire d'Amours, et surtout lorsqu'à la tête de 300 braves Français du bataillon des Indes, entouré d'une armée de 80,000 hommes qui menaçait Pondichéry, il pénétra la nuit dans leur camp, tua 1,200 ennemis sans perdre plus de deux soldats, jeta l'épouvante dans cette grande armée, la dispersa toute entière, et par là rétablit la confiance totalement perdue dans la nôtre. « Ce fut, dit Voltaire, une journée supérieure à celle des 300 Spartiates au pas des Thermopyles ; puisque les Spartiates y périrent, et que les Français furent vainqueurs. Après une action aussi courageuse, le valeureux Mathurin manda les troupes du roi dans les Indes. Il le fit avec tant de succès, qu'au combat livré le 15 décembre 1740, à Nazersingue, roi de Golconde, il le détrôna et donna la couronne à Muzafersingue, protégé du roi de France. Mathurin Le Provost périt sur le vaisseau Le Prince, le 21 octobre 1754 » (M. De Garaby) ;

le château ou manoir du Val (XVI-XIXème siècle), propriété de la famille Poulain de Tramain. Propriété de Pierre Poullain en 1536 et de Thomas Poullain en 1569. Des remaniements importants de l'édifice ont lieu au XIXème siècle. Le château devient la propriété de la famille de la Bretesche au début du XXème siècle. — " Cette propriété, dont la maison d'habitation est moderne, ainsi que la chapelle, appartenait en 1444, suivant min. du 24 novembre de cette année, à Guillaume Rouxel de la Ville-Josse. — De 1469 à 1480, il était en la possession d'Allain de Launay, Sr de la Robelinaye. — En 1533, il était la propriété de François Poulain, Sr de Tramain, et les descendants de celui-ci l'ont possédé jusque dans ces dernières années. Ces descendants ont été en 1555, Pierre Poulain, en 1583 Thomas Poulain, en 1640 Pierre Poulain, en 1710 autre Pierre Poulain, enfin en 1770, Messire Jean-Pierre Poulain. Ces Poulains appartenaient à la branche dite de Tramain, bien qu'ils ne fussent pas seigneurs de cette paroisse qui relevait directement du roi. Le Val avait droit de moyenne justice. Ce droit lui fut contesté au XVIIIème siècle, mais il n'avait plus alors aucune importance " (L. F. J.) ;

Ville de Plestan (Bretagne) : château du Val.

le château de Carcouët (1740), édifié par Amaury François de La Moussaye. Cette seigneurie appartenait dès 1349 à Allain Rolland, seigneur de Carcouët. Elle appartient à Juhel Rolland en 1440 et à Guillemette Rolland en 1476. Elle passe plus tard par alliance entre les mains de la famille de la Moussaye (originaire de Plénée-Jugon) qui la possède encore en 1780. Propriété d'Arthur de La Moussaye en 1536. Elle possédait jadis un droit de haute justice — " Le château de Carcouët est aujourd'hui la maison la plus importante de la commune de Plestan. Cette seigneurie est extrêmement ancienne, et le nom purement armoricain qu'elle porte, indique qu'elle existait avant l'invasion des Normands, c'est-à-dire avant le IXème siècle. En 1340, elle appartenait à Allain Rolland. Elle passa plus tard aux mains de la famille de la Moussaye, originaire de Plénée-Jugon, paroisse dans laquelle est situé le château de la Moussaye, déjà cité dans l'histoire de Bretagne au XIème siècle. —Très-ancienne extraction ; chevalier. Ref. 1669. 10 générations. Ref. 1423, 1448, 1535. — Armoiries : D'or fretté d'azur de six pièces. Devise : HONNEUR A MOUSSAYE ! ". Raoul de la Moussaye se croisa en 1248. — Un chambellan du duc François Ier et grand veneur de Bretagne en 1443 ; un pair de France de nos jours, élevé sous la Restauration, à la dignité de marquis. En 1418, Rolland de la Moussaye, enleva aux Anglais la ville et le château de Tours, et reçut de Charles VII le fief de la Faisandière, au pays d'Ancenis, « en reconnaissance des beaux faits de son enceing, et aussi des frais que ledit messire Rolland et Jean, son fils, avaient faits pour le recouvrement de la ville et château de Tours » ;

Ville de Plestan (Bretagne) : château de la Moussaye.

le manoir du Bohéas ou du Boyas (XVIIIème siècle). La maison du Boyas ne paraît pas dans les anciennes réformations: Elle semble être sortie d'un fief appartenant à la famille Poulain, qui vivait dans la paroisse de Plestan à une époque très-reculée. Ce qu'on en peut savoir, c'est qu'en 1690 elle appartenait à Marie Poulain, épouse dit Sr J. de la Chapelle. L'une des descendantes de ce dernier, Gillette Anne Françoise de la Chapelle, épouse de écuyer Jacques Urvoy, sieur de Kertangny y demeurait en 1743, suivant aveu du 31 décembre de cette même année. Urvoy de Kertangny, anc. ext. R.1668. Huit générations. — R. 1440, 1476, 1513, 1535. — M. 1481. — Paroisse de Maroué, Landehen, La Maloure, Plestan et autre. — Évêché de Saint-Brieuc. — D'argent à trois chouettes de sable, becquées, membrées et allumées de gueules. Êtienne se croisa en 1248 ; un chevalier de l'ordre, gentilhomme de la chambre et sénéchal de Lamballe en 1633 ; un page du roi et une fille à Saint-Cyr en 1937 ; un maréchal-de-camp de nos jours (L.F. Jéhan) ;

le manoir ou la villa de la Moussaye (XVIII-XIXème siècle), édifié par un descendant des La Moussaye, le colonel Pollock'Gore ;

le manoir du Bréhinier. Cette terre appartient à Guillaume de La Fontaine en 1476 et à Thomas de La Fontaine en 1536 ;

le moulin à vent des Landes et le moulin à eau de Hillion ;

A signaler aussi :

l'allée couverte de la Ville-Dren ;

le puits de la Touche-aux-Provost ;

les écuries du manoir de Carcouët ;

le cimetière des martyrs (XXème siècle) ;

la découverte au XIXème siècle, d’une tête de statue antique et de monnaies du Bas-Empire près du village du Chauchix.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLESTAN

Avant la Révolution, les terres nobles de Plestan étaient : le château de Carcouët (avec haute justice) qui appartenait à la famille Rolland puis à la famille de La Moussaye. Gardisseul (avec haute justice) qui appartenait à la famille Forsanz, originaire de Gascogne, puis à la famille de La Moussaye en 1780. La maison des Forsanz a fourni trois gentilshommes de la maison du roi, un gouverneur de Dinan en 1540 et un maître de camp en 1680. Gautrel (avec moyenne justice) qui appartenait, en 1780, à M. Poulain du Tramain. Le Val (avec moyenne justice) qui appartenait, en 1780, à M. Poulain du Tramain. Guilliers (avec basse justice) qui appartenait à M. Brunet du Guilliers. La Chèze (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Brunet du Guilliers. Les Perrières (avec moyenne justice) qui appartenait à M. de Lorgeril. Le Bois-Ménard (avec basse justice) qui appartenait à M. Urvoy de Ketangui. Le Verger (avec moyenne justice) qui appartenait à M. Bertho de la Ville-Josse. La Ville-Héliou appartenait à Jean de la Chapelle, sieur de la Beuvre et de Plédran. La Ville-Auléan, Brébiguen, la Torche, la Houssaye, les Salles, Saubosseq étaient connus dès 1480. Le Plessis-Budes, le Brauchet, le Couessaret appartenaient à Thébaud de Queryennec, sieur du Quillio. Hirel de Gast, Baetura de Coessurel appartenaient à Bertrand Budes. La Touche, la Ville-Gual appartenaient à Jean Budes. Les manoirs de Saze, de Vaumorin, de Salles-Chiperon appartenaient à Charles de Couvranz. La Ville-Auger, la Ville-Guerdret et la Garde appartenaient à Geoffroy Hidoux. Le manoir de la Fontaine-Ménet appartenait à Guillaume Grassion. Les manoirs de la Ville-Glé et du Chalonge appartenaient à Jean Le Mintier, par son mariage avec Jeanne Le Sénéchal, héritière de ces deux terres vers 1488.

Note : SAINT-CLAVIEN. — Le fief de Saint-Clavien ne paraît pas avoir eu de lieu principal. Il se composait, en 1557, d'un certain nombre de pièces de terre qui furent afféagées à cette époque. Il appartenait, ou plutôt ses redevances appartenaient en 1714, au Sr de la Gourhandais.

Lors de la réformation du 11 juillet 1427, plusieurs nobles de Plestan sont mentionnés : Pierre Cliczon et la mère de sa femme (Isabelle Rolland), Jean Bedelle, Guillaume Rolland, Juhel Rolland, Robert et Jouhan Le Ruffet, Guillaume Jouhan, Olivier de La Gouyblaie et Coline Le Noir, Thomas de La Fontaine, Jean Labbé, Jean L'Esné, Jean Le Batart, Perrot Glé, Perrot et Olivier Roti, Guillaume Roti, Olivier Hingant, Robine (déguerpie Olivier Hingant), Margot (déguerpie Jean de Coespelle), Guillaume de Coespelle, Guille Rolland, Bertrand Hingant, Guillaume Hingant, Jean Hingant, Briette (déguerpie Olivier Bernier), Robert Le Noir, Amice Rolland (déguerpie Jean Martel). Plusieurs autres personnes se disent nobles : Guillaume Mahé, Julien Gautier, Jamet Le Bourdays et André Le Bourdays, Perrot Rouxel, Jean Le Moenne, Pierre Le Gueussu, Jouhan Martel et Guillaume Aubret;

Les nobles de Plestan en 1440 : Bertrand (du goth. Berth-Chramm) de la Moussaye. — Le fils feu Thomas de la Fontaine. — Le fils feu Rolland (du goth. Krod-Land) de Bourrée. — Thomas de Couëspelle. — Le fils feu Rolland Rosty. — Olivier Hingant de Gardisseul. — Rolland Berruyer. — Allain Mahé (Mathieu), fils Guillaume. — La Déguerpie, veuve Pierre Rouxel. — Eon Eveillard, se dit noble. — Guillaume Monneix, est au pled (procès, contestation) pour sa noblesse. — La Déguerpie Jacques Bisquerel. — Eon Mahé, annobli par lettres du Duc. — Jean Caignes, sergent noble. — Jean Labbé. — Perrot Gley. — Jean Lesné. — Robert Lenoir. — Pierre Aubriel. — Robin Bedelec. — Pierre Pelisson. — Denis Lesné. — Robert (Goth. Rath-Bard) Le Ruffec. — Allain Le Court. — Julien Gauthier. — Jean Hingant. — Ollivier Hingant. — Guillaume Bedel. — Guillaume de Couëspelle. — Guillaume Rosty de Bourges. — Guillaume Rolland. —Pierre Le Borgne. — Guillaume Jouhan. — Guillaume Hingant (du Picard hinguer, tâcher, s'offorcer ?). — Eon Rouxel, se dit noble.

Les nobles de Plestan en 1475 : Jean Malescot, fils Jamet, fut par grâce du prince, depuis trente ans annobli, et est marié à une des filles du sieur de Lamballes, et demeurant ledit Jean et sa femme o ledit Jamet, et possède partie de la tenue nommée Carcouët et y a métairie. Guillemette Rolland, noble damoiselle, demeure en sa tenue nommée Carcouët (inconnu). — Le métayer de la Ville-au-Léon, appartenant à la dite Guillemette, ancienne métairie. — 0llivier Berruyer, noble homme, demeurant en sa tenue nommée La Lande, anc. métairie. — Guillaume Le Noir, N. H., dem. à Kermoren, sa tenue. — La métairie anc. de Bréhiguen (Bréhinier, Brénier), appartenant à Guillaume de la Fontaine. — La tenue Jacques Rolland, dite le Haut-Carcouët, métairie ancienne. — Thomas Rolland, noble demeurant en sa tenue, nommée Lourme (L'Orme). — La métairie du Rocher à Guillemette de la Goublays, noble Damoiselle. — Pierre Rosty, noble, demeure en sa tenue nommée Lesciet. (Serait-ce Lescoët ? Lesciet est aujourd'hui inconnu). — Bertrand Glé, en sa tenue du Bois-Menard. — Jean James, en sa tenue de Gardisseul. — Guill. Rolland, noble, en sa tenue de Villette. — Eon Sorgnart, métayer, en la tenue du Val et la posséde. — Jean Poullain lequel est noble. — Mathurin Chergon, noble, en sa tenue de la Ville-Derrien. — Guill. Le Grand, noble, en sa tenue de Launay. — Guil. et Jean de Couëspelle, demeurant en deux tenues. — Olivier Hingant, en sa tenue de S.-Maudan. — Jean Lesné, en sa tenue du Bois-Charles. — Ollivier Le Court et femme, nobles, demeurant à La Barre, leur tennue. — Pierre Rosty, posséde une tenue nommée le Bois-Menard. — Francois Lucas, exempt, comme sergent de la Hanaudaye, ab antiquo.

Réformation de 1535 (Nobles et Maisons) : Le manoir de Kergonnet (sic), appartenant à noble Arthur de la Moussaye. — La maison de Launay-au-Grand, à François-le-Grand et à Rolland de la Moussaye, son fils (sic), noble. — La maison noble de Bréhigné et la métairie du Haut-Carcouët, à noble Thomas de la Fontaine. — La maison du Val, appartenant à Pierre Poullain que l'on dit être noble. — La maison de Kermoren, à noble Jean Le Noir. — La maison de la Chêze (de Casa, maison), à N. Rolland de Couëspelle. — La maison des Perrières, à N. Fr. Le Noir. — La maison du Vergier et de la Ville-Bât, à noble Vincent Thégon. — La maison de la Rue, à Jean Thégon que l'on dit noble. — La maison de Launay-Ruault, à Delle Jeanne Le Court [Note : Nous venons de voir que Launay-Roault ou Launay-Ruault appartenait, au milieu du XVIème siècle, à dame Jeanne Le Court. Cette propriété, qui provenait des ancêtres du maréchal Roault ou Ruault, passa dans la maison Glé du Boismenart et fut vendue par elle à la famille de la Moussaye. La chapelle de Launay fut saccagée pendant les guerres de la Ligue. « M. le Mis de la Moussaye de la Moglais, dit en terminant M. de la Villethassetz, m'avait donné l'ancien bénitier (que j'avais vu avec peine servir d'auge aux pourceaux de ses fermiers), pour mettre à ma chapelle de la Rougeraye, niais je n'ai pas eu le temps de le faire enlever avant sa mort »]. — La maison du Bois-Menard, à Delle Anne Rosty. — Une maison au Bois-Menard, à Bertrand Glé, noble. — La maison de Trémaudan, noble, à Mathurin Hingant. — La maison de Bogiguené (Hoquinec peut-être), appartenant à Christophe, bastard de la Hunaudaye. — La maison de la Touche, à Regnault, ex-provost (prévôt ?), noble, ainsi qu'on le dit. — La maison de Gardissen (Gardisseul sans doute), au nommé Guillard, noble à ce qu'on dit. — La maison noble de l'Escoublière, appartenant à noble Jacques Le Rebours. — La maison de Lescouet appartenant à Ollivier Rouxel ; l'on ne sait s'il est noble. — La maison du Bosq (du Bos ?) à Jean Rouxel, fils dudit Oll. Rouxel. — La maison de Boschy, à Jacquette, veuve du nommé Bertho Glérias, noble, laquelle maison fut aux Rollandais, nobles. — La maison noble de La Lande-Bernies, à Allain Vis-de-Loup (Visage de Loup), lieu de la Fontaine-Menard, noble. — La maison de Rollette à Thomas Simon ; on ne sait s'il est noble. — La maison de la Ville-Augier à noble Pierre Brehant, aux droits de Jeanne Rado, sa mère, qui n'était damoiselle. — La maison de l'Escluse, à Ollivier Mauchet que l'on dit être noble. — La maison de la Barre, à noble François Le Court. — La maison du Bois-Charles, à F. Rouxel que l'on dit noble. — Olliv. Comméreux tient une maison qu’il a eue diu sieur Rodére, noble.

Note : Nous avons vu ci-dessus, que Launay-Rouault avait appartenu, à une époque très-reculée, aux ancêtres du maréchal Rouault dont cette bastide ou manoir porte encore le nom, à Plestan. Ce maréchal est illustre dans l'histoire et mérite que nous en fassions ici une mention particulière. Lorsque le roi de France. Charles VII, voulut reconquérir la Normandie et la Guyenne sur les Anglais, Joachim Rouault fut un de ses plus puissants auxiliaires. A la bataille de Formigny (1450) il surprend, il bat l'avant-garde anglaise et facilite ainsi la victoire du comte de Clermont. Au siége de Chalais (1452), il plante son étendard sur la brèche, pour entraîner ses troupes qui redoutaient l'assaut. Quelques jours après, dans un combat qui précéda la prise de Castillon, Rouault, placé à la tête de huit cents francs-archers d'Anjou et de Berry, reçoit le choc d'une nombreuse avant-garde anglaise. Sans sa résistance héroïque (ce sont les expressions mêmes de M. Henri Martin), tous les archers eussent été dispersés et taillés en pièces. Une telle intrépidité, d'importants services rendus à la guerre et dans la haute administration militaire, méritaient une éclatante récompense. Ce ne fut point Charles VII, mais Louis XI qui la lui donna, en l'élevant à la dignité de maréchal de France. Joachim Rouault est certainement une des plus grandes illustrations du règne de Charles VII ; avec les Dunois, les Jean Bureau, les Richemont, il continue, il achève l'œuvre libératrice de Jeanne d'Arc. Nous regrettons de ne pouvoir en donner ici une biographie plus détaillée pour mettre dans tout son jour sa noble et guerrière figure (L.F. J.).

Lors de la réformation du 8 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Plestan sont mentionnées : Carcouët (à Arthur de La Moussaye), Launay-au-Grand (à Françoise Le Grand et son fils Roland de La Moussaye), Bréhinier et Le Haut-Carcouët (à Thomas de La Fontaine), Le Val (à Pierre Poullain), Carmoran (à Jehan Le Noir), La Chèze (à Roland de Couespelle), Les Perrières (à François Le Noir), Le Verger et La Ville-Bat (à Vincent Chaignon), La Rue (à Jehan Chaignon), La Ville-Derrien (à Thomas Chaignon), Launay-Rouault (à Jehanne Le Court), Bois-Menard (à Anne Roty), autre Bois-Menard et Lescouët (à Bertrand Glé), La Touche-au-Prévôt (à Regnault Le Provost), Trémaudan (à Mathurin Hingant), Boquigné (à Cristophe, bâtard de La Hunaudaye), Gardisseul (à Gaillart de Fortscens, anciennement à Jehan James), L'Escoublière (à Jacques Le Rebours), Lescouët (à Olivier Rouxel), Le Bos (à Jehan Rouxel, fils d'Olivier Rouxel), Le Rocher (à Jacquette Glorias, anciennement aux familles Bertho et Rollandays), La Lande-Bernier (à Alain-Visdelou), Rolette (à Thomas Symon ou Simon), Cathio-Mouron (à Pierre Le Bourdays ou Bourdais), La Ville-Anger (à Pierre de Brehant, fils de Jehanne Rado), L'Ecluse (à Olivier Mouchet), une maison (à Pierre Le Borgne), La Barre (à François Le Court), une maison (à Pierre Le Court), Le Bois-Charles (à François Rouxel), une maison (à Olivier Quemerreuc), deux maisons (à François et Guille Bedele).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 35 nobles de Plestan :

Robert BEDELE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Olivier BERNIER (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy BERTHELEMER (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

André BOURDAES (23 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Mathelin CHAIGNON (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan CHRESTIEN (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan DE BREHAND (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Robin DE BREHAND de la Ville Auger (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DE COUESPELLE (4 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE COUESPELLE (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume DE LA FONTAINE (2 livres de revenu) ;

Jehan DE LA FONTAINE de Bréhinier (10 livres de revenu) ;

Guillaume DE TREMERREUC (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Denise DU BREIL (1,5 livres de revenu) ;

Catherine DU MENGUY (2 livres de revenu) ;

Eonnet ESVEILLART (15 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Bertrand HINGANT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Olivier HINGANT (15 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume LE COURT (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier LE COURT (4 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Guillaume LE GRAND (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier LE MOUENNE (3 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume LE NOIR (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LE NOIR (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LESNE (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain MAHE (15 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ;

Guillemette ROLLAND de Carcouët (100 livres de revenu) : excusé ;

Jehan ROTY de le Bourg : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Mathelin ROTY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre ROTY (10 livres de revenu) ;

Marie ROUXEL (3 livres de revenu) ;

Eonnet SAUVAIGET : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan TANNES (50 livres de revenu) : porteur d’une salade (casque) et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan DU QUELENEUC (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GAULTIER (1,5 livres de revenu) ;

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