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PLESCOP |
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La commune de Plescop ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLESCOP
Plescop vient du breton "Plou - Escop" (paroisse de l'évêque).
Plescop est une ancienne paroisse primitive. Il est permis de penser que le territoire de Plescop appartenait en propre dès les temps gallo-romains à l'évêque de Vannes.
Sous l'Ancien Régime, Plescop comme Meucon faisaient parties des Régaires de l'évêque, comme l'atteste un aveu rendu au roi, le 6 avril 1683, par Mgr Louis de Vautorte. En effet, au XVème siècle, les évêques de Vannes établissent leur résidence de campagne au village de Kérango. Quelques évêques y meurent : Mgr Fager (le 16 février 1742), Mgr de Bertin (le 23 septembre 1774).
On rencontre l'appellation Plescop (en 1445) et Ploescop (de 1448 à 1481, en 1536), Ploescou (en 1513) ;
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PATRIMOINE de PLESCOP
l'église Saint-Pierre-ès-Liens (XV-XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice du XV-XVIème siècle maintes fois remanié et sans caractère architectural. On y remarque un petit bénitier de pierre daté de 1629. Les trois retables, en pierre et bois, datent de la fin du XVIIème siècle. Le retable du maître-autel est orné d'une peinture représentant le Couronnement de la Vierge : de part et d'autre du retable se trouvent les statues de saint Pierre et saint Paul, et l'ensemble est surmonté par une Vierge à l'Enfant. Le retable du Nord est surmonté d'une Vierge. Le retable du Sud est surmonté d'une femme montrant le ciel à son fils. La Vierge de Pitié, en pierre polychrome et adossée au mur de la chapelle méridionale, date du XVIème siècle. La peinture intitulée "Vision de saint François d'Assise", oeuvre de Vincent Lhermitais, date de 1768. Une autre toile, située dans le transept Nord, représente la "Descente de la croix et l'Assomption de la Vierge". Dans le cimetière se trouvait jadis un ossuaire du XVIIème siècle près duquel on voyait une curieuse statuette de moine du XVème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Lézurgan (1445 ou 1455), édifiée grâce au mécénat d'Yves de Pontsal, évêque de Vannes de 1444 à 1475, qui possédait le manoir voisin de Kerango (qui depuis le XVème siècle était l'habituelle résidence des évêques de Vannes). Cette chapelle était autrefois dédiée à saint Jean Baptiste. De plan rectangulaire, avec un clocheton sur le pignon occidental, la chapelle est de style gothique mi-rayonnant mi-flamboyant. Elle est couverte d'une charpente en forme de carène renversée, datée de 1455 et à sablières et entraits finement sculptés. Un banc de pierre intérieur court tout autour de la chapelle ; | |
la chapelle Saint-Hamon (1456), située route de Vannes. Cette chapelle est aussi appelée chapelle Saint-Simon et s'élève à quelque distance à l'Est du bourg de Plescop. Il s'agit d'un édifice rectangulaire réédifié au XVIIème siècle sur l'emplacement d'un autre plus ancien érigé, dit-on, en 1456. La niche du retable abrite une statue en pierre blanche de saint Hamon (ancien croisé ou guerrier ayant contracté la lèpre) : de part et d'autre de l'autel se dressent des statues en plâtre de la Vierge et de saint Joseph ; | |
la croix du Soleil Levant (moyen âge), située route de Mériadec. Il s'agit, semble-t-il, d'une croix taillée dans un menhir ; | |
le presbytère (1643), édifié par messire Jean Corfmat, recteur de Plescop. Une inscription se trouve sur la porte d'entrée ; | |
le manoir de Kérango (XIV-XVème siècle). Propriété de la famille Desvaux en 1448, puis résidence secondaire des évêques de Vannes, dès le XVème siècle. Deux évêques y sont décédés : Mgr Fagon (en 1742) et Mgr de Bertin (en 1774). Le manoir est restauré vers 1720, avant d'être vendu comme bien national à la Révolution. Au XVIIIème siècle, ce manoir est la propriété de la famille Brulon ; | |
le manoir de Saint-Lucas (XVème siècle), propriété de Thomas de Saint-Durcar (en 1448), de Jehan de Noyal, seigneur de Kersapé en Theix (en 1513), puis du petit-fils d'Amaury de San Ducas (Saint Lucas) en 1536. On y trouvait jadis une chapelle privative ; | |
la maison du Grand Moustoir (XVIème siècle) ; | |
la maison du Petit Moustoir ; | |
la chaumière de Guersal (XIXème siècle) ; | |
le moulin à vent de Grisso et les moulins à eau de Brambec, du Duc, de l'Evêque ; |
A signaler aussi :
des vestiges gallo-romains à Lézunan ou Lézurnan et au Gusquel ; | |
le dolmen situé à La Palastre (IVème millénaire avant Jésus-Christ) ; | |
la découverte de haches de pierre à Le Palastre (IVème millénaire avant Jésus-Christ) ; | |
l'aqueduc de Trézélo (XXème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLESCOP
Lors de l'enquête des exempts de Fouage, en 1448, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Plescop : Jehan Herruel, Ollivier Lescoet, Jehan Desvaux et Eon Desvaux (Kerango), le sieur du Thuou (Le Téno), Ollivier de Lorvelloux (Kerlévénan), Jehan de Branbec (Branbec), Amaury de Coetdic (Coédic), Regnaud de Beaumont (Kerdu), Thomas Segallou (Kerizouet), Jehan de Loyon (Guergelot), Thomas de St Ducar (St Lucas).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Plescop :
Amaury du COETDIC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Thomas de ST DUCAR (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; | |
Ollivier LORVELLOUX (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
Morice du THENOU (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Plescop :
François KERBOUTIER (700 livres de revenu), remplacé par Jehan Guillemet et Eonet Fayer : porteurs d'une brigandine, comparaissent en archer ; | |
Ollivier LORVELOUX, remplacé par Bertrand Nedelec : comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon EN THENO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Eon de ST DUCAR : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
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