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LA PAROISSE DE PLESCOP

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Du territoire de Vannes et soumise à l'alternative, cette paroisse de Plescop, ainsi que celle de Meucon, sa voisine, faisait partie des Régaires de l'évêque, comme le prouve le passage suivant de l'aveu rendu au roi, le 4 avril 1683, par Monseigneur Louis de Vautorte : « La paroisse de Plœscob avecq son bourg, presbiter, maisons et terres comprises dans l'estandue d'icelle, sont pareillement du destroit et mouvance proche de la dite juridiction et fieff des régaires, en entier et sans rien réserver..... Dans l'église matrice et les chapelles, ledit seigneur évesque est le premier prééminancier, comme patron et seigneur féodal, avecques tous les droits honorifiques y atribués, comme de ceintures, armoiries, listres, tombes enlevées, enfeux prohibitifs, et tous autres apartenans à patrons et seigneurs hauts justiciers » [Note : Formes anciennes de Plescop : Plœscob, 1365 (Chap. de Vannes.)  — Plœescob, 1427 (Duché de Rohan-Chabot). Composé des mots Plou et Escob, ce nom signifie le peuple, la paroisse de l'évêque. Cet évêque, qui monta peut-être sur le siège de Vannes, ne fut-il pas le guide et le chef tout à la fois spirituel et temporel d'une bande ou d'un vrai plou d'émigrés de la Grande-Bretagne qui vint se fixer dans ce canton ?]. Le nom de ce bénéfice à charge d'âmes permet, sans doute, de faire remonter l'origine de ces droits épiscopaux à l'époque même, quoique inconnue, de la fondation de la paroisse. On sait, d'ailleurs, que, du XIVème siècle au moins et jusqu'à la Révolution, les évêques de Vannes possédèrent le manoir et la terre noble de Kerango, situés sur le territoire de Plescop, qu'ils y avaient une résidence souvent habitée par eux, et que plus d'un des successeurs de saint Patern y rendit le dernier soupir. Que certains d'entre eux aient été inhumés dans l'église paroissiale et que le plancher du chœur recouvre des tombes d'évêques, comme le rapporte la tradition locale c'est une conséquence de ce qui précède et une probabilité facile à vérifier. Quant au manoir de Kerango, il fut vendu à la fin du siècle dernier et détruit plus tard ; il n'en reste plus que des pans de murailles.

Placée sous le vocable de Saint-Pierre-aux-Liens, l'église paroissiale renfermait une chapelle du Rosaire et possédait un bénitier en Pierre et à pans coupés, qui existe encore et porte la date de 1629. Le rit romain y fut inauguré le 13 novembre 1621. Foudroyé, vers quatre heures du matin, le 21 janvier 1778, cet édifice fut considérablement endommagé ; les réparations commencèrent le 9 février suivant [Note : L'argenterie de cette église, comprenant une croix, un encensoir, un calice, un ostensoir ou soleil et un ciboire, fut remise au district de Vannes, vers le mois d'octobre 1794].

Tout au commencement du XVIIème siècle, quatre frairies se partageaient le territoire de Plescop : celles de Saint-Pierre ou du bourg, de Lézurgant, de Saint-Ducar, et enfin de Saint-Barthélemy. Dans toute l'étendue de chacune, le recteur, unique gros décimateur, percevait la dîme à la 33ème gerbe, droit qui lui rapportait annuellement 77 perrées et demie de seigle, suivant une ferme donnée par lui en 1601.

Aux trois dernières de ces frairies correspondaient, sans doute, les chapelles de Saint-Jean, de Saint-Simon et de Saint-Barthélemy, ces deux-ci situées en des lieux isolés. Quant à celle de Saint-Jean, qui a maintenant Notre-Dame pour titulaire, elle s'élève au village même de Lézurgant, dont le nom ne lui doit point être étranger. Plus remarquable que les autres, elle porte les armes de Pontsal et une inscription gothique datée de 1455. C'est le but d'un petit pèlerinage auquel on conduit les enfants atteints de fièvres ou de coliques.

En outre, les nombreux châteaux, répandus sur la surface de cette paroisse, devaient avoir, selon l'usage, chacun sa chapelle domestique. Cependant, deux seulement de ces édifices sacrés ont laissé des traces de leur existence, mais sans qu'on connaisse les vocables sous lesquels ils se trouvaient placés. Je veux parler des chapelles des manoirs de Kerango et de Kerisouët. En ruine dès le milieu du XVIIIème siècle, celle de Kerisouët ne fut point relevée.

Nous ne connaissons que deux bénéfices secondaires fondés sur cette paroisse.

C'est d'abord la chapellenie du Rosaire ou des Marouil, ainsi appelée, sans doute, du nom de son fondateur qui, tout en attribuant la collation à l'Ordinaire, en réserva la présentation à l’aîné de sa famille. Desservie d'un certain nombre de messes célébrées à l'autel du Rosaire, dans l'église paroissiale, elle était dotée d'une maison, avec jardin au levant, terre, pré, pâture et lande, le tout situé au village de la Seillardière, dont le nom, changé, sans doute, ne se trouve point au dictionnaire topographique du Morbihan. On lui connaît des titulaires depuis la fin du XVIIème siècle jusqu'à la Révolution.

Il y avait ensuite la chapellenie de Kerisouët, présentée par le propriétaire du château de ce nom et desservie d'abord dans sa chapelle domestique. Ses charges et sa dotation sont ignorées ; mais on sait que cette chapelle se trouvant en ruine et sans espoir de restauration, le service de ce bénéfice fut transféré à l'église paroissiale, où il se faisait encore, lorsque, par ordonnance épiscopale du 17 août 1755, il se vit transporter en la chapelle domestique du château de Roguédas, en Arradon, comme on l'a déjà dit dans la notice de cette paroisse.

Sur le territoire de Plescop, on trouve encore une localité dont le nom mérite d'être relevé : c'est le village et le hameau du Grand et du Petit-Moustoir.

Le presbytère actuel fut rebâti en 1643, sous le rectorat de Jean Corfmat, comme l'indique une double inscription sur la porte d'entrée et une des fenêtres du bâtiment. Ses dépendances se composaient d'une cour murée de 12 cordes, d'un jardin muré de 37 cordes, d'un pré d'un journal 57 cordes au midi et à l'ouest du jardin, et d'un petit courtil à chanvre de 22 cordes au nord de ce pré. Le tout fut vendu au profit de la caisse nationale, le 29 mars 1794, pour le prix de 2.400 livres.

Avant d'en finir, j'ajouterai encore, à titre de renseignements que je ne puis expliquer, le passage suivant, extrait du Dictionnaire d'Ogée : « En 1456, les habitants de cette paroisse trouvèrent le corps de saint Hamon, chevalier breton, caché dans des broussailles. On en fit l’enlief avec la plus grande solennité, et l'on fit bâtir dans l'endroit une chapelle en son honneur ». J'avoue bien volontiers ne pas connaître cette chapelle, à moins qu'elle ne se confonde avec celle de Saint-Simon, et je suis étonné de ce que, dans son pouillé, l'abbé Cillart, qui aurait dû ne pas l'ignorer, ait gardé le silence sur une pareille tradition.

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Recteurs de Plescop.

1402. Baudet Benoit, âgé alors de 50 ans.
1447-1467. Alain Le Du. A. la dernière de ces dates, il déclara ne pouvoir plus, à cause de son grand âge, desservir, à la cathédrale, les messes dites de la duchesse.
1467… Joachim Rio.
1484. Pierre Le Gallic.
1536. Pierre Chohan, simultanément chanoine de Vannes et recteur aussi de Saint-Avé.
1536-1548. R. Sylvestre Chohan, frère du précédent et, après lui, chanoine aussi de Vannes, avait été recteur de Pocé, paroisse du diocèse de Rennes. Peu de temps avant sa mort, il résigna Plescop en faveur du suivant qui appartenait à une famille alliée à la sienne.
1548… René de Francheville, seigneur de Truscat et de Trémelgon et veuf d'Isabeau Choban, n'était que clerc. Plus tard, il résigna lui-même en faveur de son frère Pierre et, en 1555, épousa, en secondes noces, Jeanne Drouillard, fille du seigneur de Kerlin, manoir noble de la presqu'île de Rhuys.
....1555.... Pierre de Francheville, seigneur de Kergo et veuf de Catherine de la Rivière, était prêtre. Après avoir résigné Plescop à une date inconnue, il devint recteur de Piriac, dans le diocèse de Nantes, et mourut en 1579.
…1561... Pierre Le Bérrigault, originaire et prêtre de Baden, fut pourvu, en 1562, du rectorat de sa paroisse natale.
1572-1580. R. Jan Lescouet, probablement originaire de Plescop, donna, le 3 juin 1580, procuration, pour résigner entre les mains du Pape en faveur du suivant, et devint, plus tard, recteur de Riantec.
1580-1581. Julien Cailloche, de cette paroisse, pourvu en Cour de Rome, le 3 octobre 1580, ne prit possession que le 7 mai 1581. A la même époque, il se trouvait également muni de provisions pour Lauzach. Il dut résigner ses prétentions ou ses droits sur ces deux bénéfices, pour devenir recteur de Meucon, où nous l'avons vu mourir en 1587.
1586. R. Pierre Gahinet passa de Plescop au rectorat de Bignan.
1590. Hervé Coroller, sous-chantre de la cathédrale et vicaire perpétuel du Mené.
1591. Jacques Le Brazidec mourut dans le mois de juin.
1591-1594. R. Thomas Le Meilleur, de Cléguérec, pourvu en Cour de Rome, le 18 août 1591, prit possession le 9 mars suivant. Comme la possession de ce bénéfice lui était disputée par Guillaume Le Dro, qui s'était fait conférer ce rectorat par le Nonce du Pape en France, il donna procuration, le 20 décembre 1594, pour résigner entre les mains de l'Ordinaire.
1594-1596. Pierre Dréano, de l'Ile-d'Arz et recteur de Malguénac, pourvu par l'évêque, le 10 décembre 1594, prit possession le 18, et mourut en mars 1596.
1596-1622. R. Jean Hémon, originaire de Grand-Champ, pourvu par le Pape, le 5 avril 1596, prit possession le 14 juillet. Le 12 avril 1622, il résigna entre les mains du Souverain Pontife en faveur du suivant.
1622-1648. Jean Corfmat, originaire de Plaudren, sieur de Berluhern et de Kergario, terres nobles de sa paroisse natale, pourvu en Cour de Rome, le jour même de la résignation de son prédécesseur, prit possession le 10 juillet 1622. Il fut inhumé dans son église paroissiale, le 22 septembre 1648.
1648-1652. R. Raymond Le Doulx, de Bordeaux, devint ensuite recteur de Brech et chanoine de Vannes.
1655-1656. R. Louis Ruzé vint ici par suite d'une permutation, sans doute avec Le Doulx, et permuta encore avec le suivant, pour s'en aller à Pleucadeuc.
1656-1665. René de la Touche, chanoine de Nantes et recteur de Pleucadeuc, passa d'ici au rectorat de Pluneret.
1666-1687. R. Louis Kerleau, recteur de Camors, résigna Plescop en 1687 et vivait encore en 1691
1687-1701. Simon Gouzon mourut en novembre 1701.
1702-1708. Jean Loédon, prêtre du diocèse de Cornouaille, subit le concours à Rome et reçut du Pape ses provisions datées du 7 février 1702. Quand il présenta ses lettres à l'Ordinaire, celui-ci leur refusa son visa jusqu'à ce que cet ecclésiastique, étranger au diocèse, eût passé trois mois au séminaire et subi un nouvel examen, parce que ces provisions étaient en forme gracieuse, non reçue en France. Loédon se soumit, obtint ce visa, le 13 septembre de la même année, et prit possession canonique le 17. Malade, il donna procuration, le 5 février 1708, pour résigner entre les mains du Souverain Pontife en faveur du suivant, mourut, en son presbytère, à l'âge de 38 ans, le 9 mars, et fut enterré, le 11, dans son église paroissiale.
1708-1735. René Le Floch, prêtre aussi du diocèse de Cornouaille, fut pourvu en Cour de Rome, le jour même du décès de son prédécesseur, et prit possession, le 26 août 1708. Mort, à l'âge de 63 ans, le 7 août 1735, an château du Pargo, en Plœren, il fut inhumé, le 9, dans le cimetière de Plescop.
1735-1758. François-Guillaume. Le Viquel, de la paroisse de Saint-Pierre, à Vannes, pourvu par l'Ordinaire, le 22 août 1735, prit possession le lendemain. Antérieurement à cette date, son ardent jansénisme l'avait déjà fait choisir, dit l'abbé Tresvaux (Eglise de Bretagne, par Dom Morice, nouvelle édit. page 175), pour examinateur des aspirants au sacerdoce. Décédé subitement, le 23 janvier 1758, il fut inhumé, le 24, dans le cimetière.
1758-1785. François Desplan, originaire de Pontivy et curé de Plescop, pourvu en Cour de Rome, le 7 août 1758, prit possession canonique le 17 septembre. A l'âge de 57 ans, il décéda, le 29 avril 1785, et fut inhumé, le 30, dans le cimetière.
1785-1791. Nicolas Riguidel, originaire de Plescop et curé de Baud, pourvu par l'évêque, le 30 avril 1785, prit possession le 4 mai. Il mourut avant le mois de septembre 1792 et ne reçut pas de successeur légitime ; car, jusqu'à cette date, à laquelle il dut disparaître lui-même, Jacques-Marie Trébocen, son curé, continua à administrer la paroisse. J'ignore si Plescop eut ensuite un recteur constitutionnel.

(Abbé Luco).

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