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PLELAUFF

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La commune de Plélauff (pucenoire.gif (870 octets) Pellann) fait partie du canton de Gouarec. Plélauff dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLELAUFF

Plélauff vient du breton "ploe" (paroisse) et "lann" (ermitage). La paroisse de Plélauff revendique l'honneur d'avoir vu naître saint Melaine (voir "Histoire de Bretagne" d'Argentré). Saint Melaine naquit le 6 janvier 442 (d'autres disent 454 et 485) dans un manoir qui n'existe plus depuis longtemps mais dans la tradition désigne l'emplacement près du bois de Saint-Melaine. Saint Melaine fut sacré évêque de Rennes en 598.

Plélauff est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plélauff, ceux de Lescouët-Gouarec, Mellionnec et Perret. 

Plélauff est, dès 1283, une paroisse du diocèse de Vannes (Mor., Pr. I, 1068). Plélauff est uni à Lescouët de 1493 jusqu'au XVIème siècle. Certains lieux-dits tels que Mouster (noté Moester en 1289) et la chapelle Sainte-Croix semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. 

L'ancienne paroisse de Plélauff, qui dépendait de l'évêché de Vannes, avait pour subdélégation Corlay et ressortissait au siège royal de Ploërmel. Elle avait pour seigneur le duc de Rohan. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plélauff dépendait du doyenné de Gouarec.

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Plelauff (en 1283), Ploelann (en 1289), Ploelan (en 1311), Plelan (en 1315), Ploilan (en 1316), Plelann (en 1333), Ploelauf (en 1448), Ploelauff (en 1464, en 1481), Ploelan, Plelauff (en 1477), Pellac (en 1536), Pellan (de 1471 jusque vers 1660, dans un aveu de la vicomté de Rohan), Plouslauff, Ploelauf, Pleslauff, Pellauf, Pellof et Plélauff (dès 1790).

Note 1 : Le territoire de Plélauff est limité au nord par le canal de Nantes à Brest qui le sépare de Plouguernevel, de Goarec et de Laniscat ; à l'est par Perret ; au sud par Lescouet ; et à l'ouest par Mellionnec. Sa superficie est de 2551 hectares, dont la moitié environ est sous culture ou sous prairies, et le reste sous landes et sous forêt. C'est un pays arrosé par plusieurs cours d'eau, traversé par plusieurs routes et très accidenté dans toutes ses parties et plus particulièrement aux abords du canal. En 1891, sa population est de 1290 habitants. Le bourg est sur un côté de la paroisse, auprès du canal, et à 3 kilomètres de Goarec. Les Celtes ont laissé quelques monuments au Nivit, sur la route de Lescoet, à la butte de Sentinello, et près des villages de Kerauter et de Kerivallan. Dans le bois de Goarec, on trouve les restes d'un monument désigné dans le pays sous le nom de Bonnet-Rouge et dont l'origine n'a point encore été expliquée. Les Romains ont aussi occupé ce pays. Les Bretons y sont venus à leur tour et y ont implanté leur langue et leurs usages. La tradition locale prétend que saint Melaine est né dans ce pays, au village de Kernabat ; mais cette prétention est contredite par les anciennes Vies du saint, qui le font naître à Plaz ou Placet, en Brain, à l'autre extrémité de l'ancien diocèse de Vannes. Mais ce qui parait certain, c'est l'existence, sur ce territoire, d'un ancien couvent, dont le souvenir est conservé dans le nom du village du Moustoir. Le nom de cette paroisse s'écrivait Ploilau en 1387, Ploélauff en 1422 et 1523 et enfin Plélauff. Si quelquefois les Bretons ont modifié ce nom et lui ont substitué celui de Pellan, c'est pour avoir la satisfaction de dire que c'était, de ce côté, la paroisse la plus éloignée (pellan) de l'ancien diocèse de Vannes. La véritable étymologie du nom est : Plo, peuple, paroisse, Elauf, nom propre (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : la commune de Plélauff est formée des villages : Kerhor, Kerdaniel, Keroter, Kergall, Kerflech, Kernac'h, Roscoët, Pouldu, Kerandic, le Léty, le Couadot, Kernabat, Kerguichard, le Barac'h, le Guindol, Kerlanic, Keremmoël, Rosqueriec, Guerpouleau, Kernivinan, Kerpendu, Lesnevez, etc...

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PATRIMOINE de PLELAUFF

l'église Saint-Pierre (1859). L'église est bénite le 27 novembre 1859. On y trouve encastrée une pierre portant la date de 1646 et provenant de l'ancienne église ;

Nota : L'église paroissiale, nouvellement construite, est sous l'invocation de saint Pierre. Les chapelles publiques étaient : — 1° N.-D. de la Croix, auprès du bourg ; toujours entretenue ; — 2° Saint-Melaine, au village de Kernabat ; — 3° Saint-Hervé, à l'ouest, sur le canal ; — 4° Saint-Ivy, vers le nord, près du canal ; — 5° Saint-Paul ; — 6° La Madeleine, aujourd'hui détruite. Il faut y ajouter la chapelle domestique de la Villeneuve. Il n'y avait pas de chapellenies. Le recteur, à la nomination du pape ou de l'évêque, suivant les cas, jouissait de la dîme sur toute sa paroisse. En 1757, son revenu net était évalué à 990 livres. En 1790, Plélauff fut érigé en commune, et passa dans le département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). En vertu du concordat de 1801, il a cessé de faire partie du diocèse de Vannes, pour appartenir à celui de Saint-Brieuc (J-M. Le Mené).

la chapelle Notre-Dame de la Croix ou Chapelle Sainte-Croix (vers 1485), restaurée et reconstruite en 1833 et en 1896. Le chevet date de 1833. Le jubé et la poutre de gloire datent du XVIème siècle. Cette chapelle aurait été édifiée, dit-on, en utilisant des pierres du château de Coatrivallan (ou Coat-Rivalen), aujourd'hui disparu ;

la chapelle Saint-Melaine (XVIIème siècle) ;

la croix de Kernivinen (XVIIème siècle) ;

la croix de Croaz-ar-Raden (XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Villeneuve (XVIème siècle). Le portail date du XVIIème siècle. En 1780, le château a appartenu à la famille de Kerdaniel ;

l'ancien presbytère (1769) ;

les maisons du Roscoët (XVIème siècle), Coat-Rivalen (XVIème siècle), Kerauter (XVIIème siècle), du bourg (XVIIème siècle), au Guendol (XVIIème siècle) ;

5 moulins dont les moulins à eau de Pont-ar-Lann, de Kerdovis, Rohan, Kerjégu-an-Dour, de Pont-Even ;

A signaler aussi :

l'allée couverte de Kerivoalan ;

l'allée couverte du Bonnet-Rouge, dans le bois de Gouarec ;

deux stèles situées près de la chapelle de la Croix (époque gauloise) ;

deux stèles situées vers le Moustoir (époque gauloise) ;

la sépulture à incinération de Kerauter (époque gallo-romaine) ;

le camp fortifié de Castel-Cran (moyen âge) ;

l'ancien manoir ou château de Coatrivallan (ou Coat-Rivalen). En juin 1315, Geoffroy et Rolland de Quénécan cèdent à Olivier II, vicomte de Rohan de 1306 à 1326 "leur manoir de Coatruallan et toutes ses appartenances, et tous leurs autres feux, terres, hommes et rentes, et tout ce qu'ils ont en la paroisse de Plélan du diocèse de Vannes". Le château est ruiné à une date inconnue. Tout cela reste dans la Maison de Rohan jusqu'à la vente par le duc de Rohan à M. Janzé, le 25 août 1802. Les pierres serviront au XV-XVIème siècle à l'édification de la chapelle Notre-Dame de la Croix et d'un manoir.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLELAUFF

Le territoire de Plélauff faisait partie du vicomté de Rohan, et relevait de la sénéchaussée de Ploërmel et du doyenné de Guémené. Le vicomte de Rohan en était le seigneur supérieur et y possédait un moulin, qui porte encore son nom. Les autres seigneuries étaient : Barack, Kerdaniel, Kernivinan, la Villeneuve, etc..

Lors de l'enquête des exemps de fouage en 1448, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Plélauff : Morice de Keranechan (Guernerian) et Messire Guillaume de Kerman (Villeneuve).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Plélauff :

Morice de KERANEHCAN : défaillant ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Plélauff :

Morice de QUENESQUEN (90 livres de revenu) ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs de Plélauff :

Kernevet (Villeneuve), au sieur de Crenarz ou Crenard (en Lescouët) ;

Kernerien (Guernerian), au sieur de Ruhello ;

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