|
Bienvenue chez les Plédranais |
PLEDRAN |
Retour page d'accueil Retour Canton de Ploufragan
La commune de Plédran ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEDRAN
Plédran vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Audren ou saint Auchen, moine anachorète quasiment inconnu.
Plédran est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Plédran, ceux de Saint-Carreuc et d'Yffiniac.
Plédran est mentionné en 1233 : un mandement de l'archevêque de Tours fait état de la concession par Guillaume, évêque de Saint-Brieuc, au chapitre de la cathédrale, de l'église de Ploidran. Plédran (Pludran) a le titre de paroisse dès 1304 lors d'un achat de terres dans les environs de Couélan et de Gervily par Henri de Plédran (Anc. év. VI, 211).
Certains lieux-dits tels que Le Temple (nom d'une ferme aujourd'hui disparue) semblent témoigner de la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les Hospitaliers étaient jadis possessionnés au Rochay, village près duquel existe un Pré-du-Temple.
Plédran était vicomté et passa des maisons de ce nom, du Louet et de Montmorency, dans celles de Poitiers-Gesvres, par le mariage de Léon Louis Poitiers de Luxembourg, duc de Gesvres, avec Eléonore Marie de Montmorency-Luxembourg. Le 23 décembre 1614, Saint-Carreuc est érigée et détachée de la paroisse de Plédran dont elle demeure une succursale jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. A noter que la terre de Plédran porte le titre de vicomté dès 1687 (archives des Côtes d'Armor, 2Bs).
L'ancienne paroisse de Plédran dépendait de l'évêché de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Moncontour et du ressort de Rennes. La première municipalité est élue les 22 et 23 mars 1790 et la commune de Plédran devient chef-lieu d'un canton jusqu'en 1801.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Ploidran (en 1233), Par. de Pludran (en 1304), Pledran (en 1307), Pleudrain (en 1311), Eccl. de Pledran (vers 1330, en 1353), Pledren et Ploedran (en 1371). L'orthographe Plédran est officialisé par le décret du 31 octobre 1871.
Nota : la commune de Plédran est formée des villages : Saint-Volon, le Bas-Madray, les Fossés, la Ville-Jaloux, le Madray, la Pièce, la Ville-Orgouet, la Ville-à-la-Bile, le Piruit, la Cour-d'Enbas, la Croix, la Lande-Rouxel, le Pendu, Chanu, Couessarel, Gloret, la Salle, le Rochay, les Portes-d'Enbas, la Ville-Nizant, Ville-Neuve, Treguehan, le Buchon, le Pritel, le Bouillon, le Quartier-d'Enbas, la Ville-Orphin, la Ville-Hervy, la Villette, la Ville-Jossot, la Ville-Hellio, la Ville-Payan-Peran, Cadio, le Creac'h, le Frêche, la Touche, la Ville-au-Bourg, le Pesle-Châtel, la Fontaine-Menez, le Pesle-Hinaut, le Bas et le Haut Quertaux.
![]()
PATRIMOINE de PLEDRAN
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1856-1861), oeuvre de l'architecte Alphonse Guépin et de l'entrepreneur briochin Camart. L'ancienne église de Plédran, qui datait du XVème siècle, était située à l'extrémité nord-est du bois, là ou sainte Osmane, fuyant un fiancé païen, vint chercher un refuge après avoir quitté l'Angleterre, sa patrie. L'église abrite une statue en terre cuite représentant la Vierge et l'Enfant (XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Jean du Créach (XVIIème siècle), ancienne commanderie de Malte dite "temple du Creac'h" et signalée dès 1182. Cette commanderie s'étendait sur plusieurs paroisses de la région : Plédran, Plémy, Saint-Carreuc et Plaintel. La chapelle abrite de curieux tombeaux ornés d'épées, de croix, de blasons et sur lesquels sont gravés des emblèmes de franc-maçonnerie ; | |
la chapelle Saint-Nicolas de Craffault (1572). Elle contient des restes de verrières du XVIème siècle. La chapelle abrite un retable sculpté, quelques statues anciennes et une verrière avec le portrait du seigneur Jehan Rouault. La porte de la chapelle, gravée des figures des apôtres, date du XVIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame du Hirel (XVI-XIXème siècle), restaurée au XIXème siècle. Il s'agit d'une ancienne dépendance du manoir du Hirel. Cette chapelle est élevée par la famille Budes (du Hirel). La chapelle abrite un retable du XVème siècle (restauré au XIXème siècle) comprenant un tableau du peintre Julien Blévin, datant de 1818 et représentant la Vierge du Rosaire ; | |
la croix du Rocher (XVIIIème siècle) ; | |
la croix Saint-Maurice (1781) ; | |
le château de Craffault (XVI-XVIIème siècle). Les terres de Craffault appartenaient en 1514 à Jacques de Beaumanoir et Pierre Le Normand. En 1536, les terres appartiennent à Jean Rouaud et Pierre Le Normand. En 1569, est mentionné Jean Rouaud à une montre du 10 juillet 1569. L'édifice actuel est édifié à l'emplacement d'un ancien manoir appelé Querfahau et qui possédait un pont-levis, des tours, des douves et de puissantes murailles. L'édifice actuel possède à chaque extrémité une tourelle en cul-de-lampe. Il est restauré et agrandi par l'architecte Jean Baptiste Martenot en 1899-1902 ; | |
le château de la Fontaine-Menest ou Fontaine-Menet (XVIIème siècle). Propriété de Jeanne Hanet, puis de la famille Grassion en 1514 ; | |
le manoir du Pèle-Châtel ou Pesle-Châtel (XVIIème siècle). Propriété d'Aliz Chatel en 1536 ; | |
le manoir du Pavillon (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Belleville (XVIIIème siècle). Propriété de Jean de Saint-Michel (avant 1514) et de Jean de Quellenec ou Quelleneuc en 1514 et en 1536 ; | |
le manoir de la Ville-Hervy (XVIème siècle) ; | |
le manoir de la Ville-Guinvray (XVIIème siècle), édifié, semble-t-il, par la famille Espivent de La Ville-Boinet. Le domaine appartenait à Geffroy Hidoux en 1514 et à Jean Rouaud en 1536 ; | |
le manoir de la Ville-Nizan. Propriété de Roland Le Nepvou en 1514 et en 1536 ; | |
le manoir du Hirel. Le Grand-Hirel et le Petit-Hirel étaient la propriété de Jean Budes en 1480, de Bertrand Budes en 1514 et de Jacques Budes en 1536 ; | |
le manoir de Garais. Propriété de Jacques Budes en 1536 ; | |
les fontaines Saint-Maurice, de la Maladrie et Menest ; | |
la maison de Piruit (XVIème siècle), édifiée avec les matériaux du château de Piruit. La cheminée date du XVIème siècle. Le domaine de Piruit était en 1514 et en 1536 la propriété de Jacques de Beaumanoir ; | |
les maisons du village de Saint-Volon (XVIIIème siècle), et du Rochay (propriété de Jeanne Budes en 1514 et de Jehan de Launay en 1536) ; | |
10 moulins dont les moulins à eau de Culors, d'Ivy, de Gloret, Neuf, les Moulins-Neufs, de Gervilly, de la Patouillée, à foulon, le moulin Divy (1435), Calaire ou Caslé (1597),.. |
A signaler aussi :
le camp de Péran (Xème siècle). Connu aussi sous le nom de "Pierres brûlées". L'enceinte est composée de deux remparts concentriques et de deux fossés, vitrifiée par un incendie. Au Xème siècle, les Vikings occupent le camp de Péran ; | |
l'allée couverte de la Roche-Camio ou Roche-Cadio. Elle est dite aussi la Grotte aux fées ; | |
l'allée couverte de la Ville-Glé ; | |
le menhir de la Heussard (époque néolithique) ; | |
le menhir de la croix de Gloret (époque néolithique) ; | |
le menhir de la Touche-Budes (ou Fuseau de Margot) ; | |
le pont du Chéra (époque gallo-romaine) ; | |
le pont Touzé (moyen âge). |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de PLEDRAN
Dès 1456, Amaury du Châtelier devient sire de Plédran par suite de son mariage avec Jeanne de Plédran. Le 24 mars 1766, Louis-Joachim Potier, marquis de Gesvres, seigneur de Plédran, vend à Jean Marie Picot, seigneur du Gué, les seigneuries du Piruit et de la Villehellio, membres de la vicomté de Plédran. Jean Marie Picot et ses descendants portent ensuite le titre de vicomte de Plédran.
Avant la Révolution, les maisons nobles de Plédran étaient : Plédran (avec haute, moyenne et basse justice), la seigneurie de Pirnit (avec haute, moyenne et basse justice), la commanderie de Creac'h (avec haute, moyenne et basse justice), le Buchon (avec haute, moyenne et basse justice), le Hirel (avec haute, moyenne et basse justice), le Plessis-Leslay (avec haute, moyenne et basse justice), la Saunière (avec haute, moyenne et basse justice), la Cornillière (avec haute, moyenne et basse justice), Beaurepaire (avec haute, moyenne et basse justice), Craffault (avec haute, moyenne et basse justice), Carmené (avec haute, moyenne et basse justice), Coessurel (avec haute, moyenne et basse justice), la Ville-Hélio (avec haute, moyenne et basse justice), le Vau-Morin (avec haute, moyenne et basse justice), Pinguily (avec moyenne et basse justice), la Ville-Menau (avec moyenne et basse justice), Belle-Ville (avec moyenne et basse justice).
Lors de la réformation du 21 octobre 1426, sont mentionnés à Plédran les nobles suivants : Jehan Budes, Guilletin Budes (de la Porte), Jehan Budes et son fils, Marguerite Rollendeaux, Roland Barra, Guillotte Blouin, Pierre Harel, Guillaume Barra, Perrot Bogar, Alain Gueheneuc, Guillaume Budes et ses frères, Pierre Normand et sa mère, Olivier Le Fontannaes, Jehanne Piron, Tiphaine Visdelou, Amice Le Mouenne et sa fille, Mahaut Blouin, Guillaume Le Senechal, Jehan Le Senechal, Guilletin Huio et Jehan Huio, Pierre Hudoux, sa mère et ses frères, Guillaume de Romar, Roland du Buschon, Roland Chatel, Pierre Riou, Pierre Olmmaux, Roland Normand, Jehan Berthelot, Guillaume Normand, Geffroy du Bourgneuff, Jehan de Beaurepere, Jehan Bourdon, Guillemet Rouxel et son frère, Jehan du Perre, Geffroy du Couvran et Roland du Couvran, Sebille de Launay, Jehan Normand, Guillaume Normand, Louis Normand, Alain Chastel, Guillaume Visdelou, Guillou Chevalier, Roland Chevalier.
Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées à Plédran les maisons nobles suivantes : Piruit, Bois-de-Plédran et Querteau (à Jacques de Beaumanoir, sieur du Bois-de-la-Motte), La Ville-Hellio, autre Bois-de-Plédran et Les Salles (à Jehan de La Chapelle, sieur du Beufues), Le Plessix-Budes, Busson, Couetfault, Brachet et Salles (à Charles de Couvran, sieur de Sarzé), La Touche-Bude (à Jehan Le Mintyer ou Mintier), La Ville-Glé, Le Chalonge et Le Haut-Chemin (à demoiselle Jehanne Le Sannechat), Le Hirel, Le Validais et Le Couessurel (à Jacques Budes), Garais, Bouétard et Loret (à Françoise Le Voyer), le Haut-Hyrel (à Françoise Le Voyer), Couessurel et Le Vau-Morin (à Jacques de Malestroit, sieur d'Uzel), Belle-Ville (à Jehan de Quelleneuc), Le Madray et Beauregard (à Jehan de Quelleneuc), le Bois-Harnais et La Roche-Camio (à Jehan de Beaurepere), La Houssaye (à Kerro Berthelot), Craffault, La Ville-Guinvray et La Garde (à Jehan Rouaud), une maison appartenant à la famille Olivreaulx, La Vautouer (à la famille d'Arselles, sieur de La Couldraye), Péran (au sieur du Brineul), Collody et La Hazaie (à Jehan de La Motte), La Ville-ès-Rieux (à Guille de La Ripviere ou Riviere, sieur de Sainct-Quyouet), La Ville-Nizan (à Roland Le Nepvou), Le Rochay (à Jehan de Launay), Le Quartier-Chevalier (à François de Castelo, fils de Marie Chevalier), Le Bouillon (au sieur de La Motte-Rogon de Pléboulle), L'Isle (à Pierre Budes), La Touche-Jaguay (à Pierre de Kermello), La Motte (à Charles Guerin), La Ville-Glesgan (à Jehan Tournegouet de Ploufragan), Le Pelle (à Aliz Chatel), Forte-Terre (à Jehan Budes), La Lande-Rouxel (à Guillaume Bouillye ou Bouillie), Le Vaubouessel (à Pierre de Kerlo), Le Bos-Jouan (à Jehan Cabaret), Craffault (à Pierre Le Normant), Glérivan (à Marie Normant), La Ville-Chapperon (à un nommé Le Viconte), La Ville-Men, La Ville-Jouha.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 32 nobles de Plédran :
| Aliette BERTHELOT (20 livres de revenu), veuve de Guillaume de Romar : défaillante ; | |
Jehan BUDES de Carfault (6 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan BUDES de la Touche (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan BUDES du bourg (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
Jehan BUDES de Hirel (120 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
Pierre CADES (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre CARMELO (25 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du comte de Laval ; | |
Alain CHATEL, représenté par Jehan HERVE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
François CHEVALIER (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan DE BEAUREPERE (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre DE BEAUREPERE (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehanne DE BREHAND de la Mottehousse, veuve de Guillaume BARA (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan DE CARGOUET (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Jacques DE PLEDRAN (200 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
Jehan DE ROMAR (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Pierre GILLET (80 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
GUEHENNEUC (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre GUISCHET : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Pierre HAVEL (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Geoffroy HIDOULX (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
Jehan HINO (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Margot DESTUER (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Pierre LE COURT (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Eonnet LE FEBVRE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan LE FEBVRE (2 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Lorans LE SENNESCHAL de le Villegré (80 livres de revenu) ; | |
Alain NORMAND de Carfault (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan NORMAND du Madroy (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Pierre NORMAND de Couelodic (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan OLIVON (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre OLLIVON (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Jehan ROUXEL de la Landes (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; |
© Copyright - Tous droits réservés.