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LE PERTRE

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La commune du Pertre (pucenoire.gif (870 octets) Ar Perzh) fait partie du canton d'Argentré-du-Plessis. Le Pertre dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du PERTRE

Le Pertre semble évoquer la pierre

La paroisse du Pertre remonte au moins au Xème siècle (Voir M. de la Borderie, Semaine Religieuse de Rennes, VII, 101). Les moines de Saint-Jouin ne prétendaient-ils pas que leur monastère du Pertre avait été fondé par Clovis II au VIIème siècle ? (Pouillé de Rennes)

Le territoire du Pertre est occupé dès le XIème siècle par un prieuré dépendant de l'Abbaye de Saint-Jouin-de-Marne en Poitou. Le recteur du Pertre demeura jusqu'à la Révolution à la présentation de l'abbé de Saint-Jouin de Marne et il recevait du prieur du Pertre une pension congrue consistant en dîmes, car ce prieur levait en principe toutes les dîmes grosses et menues de la paroisse. En 1790, le recteur, M. Després, jouissait du presbytère et de son pourpris, contenant 5 journaux de terre, et estimé 150 livres ; d'une portion des grosses dîmes anciennes valant 1 000 livres, et des dîmes novales montant à 300 livres. C'était donc un revenu annuel de 1 450 livres dont il fallait déduire les charges, consistant surtout en l'entretien de deux vicaires (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28).

La paroisse du Pertre qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes et de la châtellenie du Désert a été ruinée par les Anglais en 1442. Au Moyen Age, la seigneurie du Pertre forme une châtellenie avec une motte et un droit de haute justice qui relève de la baronnie de Vitré. 

On rencontre les appellations suivantes : Pertum (au XIème siècle), Pertrum (au XIIème siècle), ecclesia de Pertro (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse du Pertre : Nicolas Malescot (1594-1610), Jean Rubin (1610-1622), René Le Potier (1622-1627), Jean Janneaux (en 1627), Pierre de Chantepie (1627-1628), Pierre de la Croix (1628-1640), Pierre Mousteau (1640-1647), Jean Guesdon (1648-1669), J... de la Servelle (en 1670), Louis Guinoyseau, Fiacre Pierrard du Ronceray (1672-1692), Gabriel Mathieu Perrinelle (1692-1723), Germain Busnel (1723-1739), Jean-Baptiste Anger (1739-1772), René Souvigné (1772-1784), Denis Després (1784-1789 et 1803-1806), Jean Baslé (1807-1819), Julien Gourdier (1819-1873), Joseph Moricel (1873-1878), Isidore Rossignol (à partir de 1878), ....

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PATRIMOINE du PERTRE

l'église Saint-Martin-de-Vertou (1863-1873). Saint Martin, abbé de Vertou, a été de tout temps le patron du Pertre. L'ancienne église se composait jadis d'une nef accompagnée d'un seul collatéral au Sud ; derrière le chanceau était une vieille chapelle appelée le Choeur des Moines, et prohibitive vraisemblablement au prieuré du Pertre ; on y voyait de grosses colonnes historiées et l'on disait qu'elle datait du Xème siècle. Toute cette antique portion de l'édifice fut détruite en 1829, parce qu'à cette époque on allongea les nefs, on fit un second collatéral au Nord et on éleva une tour. L'église, agrandie de la sorte, fut solennellement bénite, le 24 mai 1835, par Mgr de Lesquen, en présence de Mgrs Bouvier, évêque du Mans, et de Hercé, évêque élu de Nantes. Plusieurs fondations existaient en cette église, notamment celles de Saint-Michel, — de la Fouscherie, fondée en 1484 par James Jousselin et valant 100 livres de rente en 1790, — et celle de la confrérie du Rosaire, dont les messes furent fondées en 1664 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 83). Cette église vient elle-même de disparaître ; elle a été remplacée par un remarquable édifice de style ogival primitif, composé de trois nefs et d'une abside polygonale ; trois beaux autels en pierre blanche sculptés par M. Granot (ou Granneau), de belles verrières sorties de l'atelier du Carmel du Mans et une tour monumentale complètent ce nouveau sanctuaire. La tour est particulièrement distinguée par son élégance ; sa flèche de pierre ajourée, flanquée de huit clochetons, produit un excellent effet et fait honneur à son architecte, M. Gelly (Pouillé de Rennes). La nef et la chapelle "Chœur des Moines" sont démolies en 1829. La nef actuelle, oeuvre de l'architecte Gelly, date de 1863 ; 

la chapelle Saint-Léonard (XVI-XVII-XIXème siècle). Cette chapelle est agrandie au XVIIIème siècle et remaniée au XIXème siècle. On y trouve de nombreux ex-voto. Saint-Léonard est situé près du manoir de la Marche, possédé pendant plusieurs siècles par les sires d'Espinay. Cette chapelle était jadis fondée de messes ; 

la chapelle Saint-Joseph (vers 1870), située au lieu-dit Les Drubles. Cette chapelle, reconstruite à la suite d’un vœu, remplace une ancienne chapelle du XVIème siècle. Elle est restaurée en 1980. Macé Rubin, prieur de Pont-Remy et subcuré du Pertre, fit bâtir au XVIème siècle « une belle chapelle près la lande des Drubles, en l'honneur de Dieu, la très-sainte Vierge et Mrs saints Sébastien, Roch, Marc, Gorgon, Mathurin et Claude », dont il fit faire « les portraictures » pour ornementer le sanctuaire ; il établit aussi un cimetière autour de l'édifice. Puis, par acte du 29 octobre 1538, il fonda en cette chapelle trois messes par semaine, le dimanche de l'office du jour, le mercredi de l'office de saint Roch et le vendredi de saint Sébastien. Il fit aussi bâtir auprès du sanctuaire une maison pour servir d'habitation au chapelain, et il y joignit quatre pièces de terre labourable et trois prairies. Outre cela, il assura encore 10 livres de rente au chapelain, dont il offrit la présentation au sire d'Espinay, seigneur de la Marche, dans le fief duquel se trouvaient probablement les Drubles. Mais ce seigneur ayant refusé ce privilège, Macé Rubin donna la présentation des Drubles aux trésoriers de la paroisse. Enfin, l'année suivante, ce bon prêtre augmenta encore sa fondation d'une quatrième messe hebdomadaire, le lundi, en l'honneur de sainte Barbe. Tout cela reçut l'approbation épiscopale le 1er mai 1539 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 83). En 1790, la chapellenie des Drubles valait 225 livres de rente pour quatre messes par semaine ; mais le titulaire disait ces messes à l'église parce que la chapelle menaçait ruine depuis plusieurs années ; ses débris furent, en effet, vendus nationalement en 1791. On appelait alors la fondation de Macé Rubin Saint-Michel des Drubles, probablement parce que son chapelain desservait en même temps la chapellenie de Saint-Michel fondée dans l'église. Parmi ces chapelains des Drubles notons Jean Rubin (1584) ; Mathurin Rubin (décédé le 28 février 1599) et inhumé dans la chapelle ; Mathieu Rubin, tué en 1630 par les archers de la gabelle et inhumé à Montjean ; Jean Viheron (1630), Cl. Charil (1699) et Guillaume Picquenard (1743). La chapelle des Drubles vient d'être reconstruite, en l'honneur de saint Joseph, par les paroissiens, à la suite d'un voeu fait pendant la guerre de 1870. C'est une jolie construction de style roman, en forme de croix, avec abside et bel inter-transept. Extérieurement, sa façade offre un portail fort original formé d'un grand arc richement décoré et présentant les quatre animaux symboles des évangélistes (Pouillé de Rennes) ; 

l'ancien prieuré Saint-Martin du Pertre. « D'argent à une croix patriarchale d'azur » (Armorial général ms. de 1698). Le Pertre se trouve pour la première fois mentionné dans une pièce relative à des faits qui eurent lieu dans les douze années comprises de l'an 1082 à 1094. C'était dès lors un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Jouin de Marne, et la pièce en question rapporte les principaux incidents d'un long et curieux procès dans lequel les moines de Saint-Jouin, du chef de leur prieuré du Pertre, revendiquaient contre l'abbaye de Saint-Serge d'Angers la possession de l'église de Bréal­sous-Vitré. Nous avons déjà raconté ce procès et nous n'y reviendrons pas ; rappelons seulement que le principal argument des moines de Saint-Jouin c'était la haute antiquité du Pertre. « Le Pertre, disaient-ils, avait été dans le principe une abbaye construite par le roi Clovis en l'honneur de saint Martin de Vertou ». Comme saint Martin de Vertou est mort dans le VIIème siècle, il ne se pouvait agir ici de Clovis Ier, mort en 511, mais seulement de Clovis II, successeur de Dagobert Ier, et qui régna de 638 à 658. C'est déjà une antiquité bien respectable. Malheureusement les moines de Saint-Jouin ne réussirent pas à prouver leur dire ; mais le seul fait d'articuler une telle prétention, prouve au moins que le prieuré du Pertre passait alors pour être fort ancien ; et l'on ne se hasarde guères en lui donnant dès cette époque un siècle d'existence, ce qui le ferait remonter à la fin du Xème siècle, peu de temps après la fin des invasions normandes. M. de la Borderie, dans une excellente notice sur le Pertre, résume quelques documents anciens relatifs aux droits du prieur du Pertre et des hommes de son fief dans la forêt et les vastes landes du Pertre ; nous reproduisons ici cette étude : La forêt du Pertre, qui couvre aujourd'hui mille deux cent cinquante hectares, était jadis bien plus étendue. Ainsi, le bois de la Branchette, en Argentré, en faisait au XIIIème siècle partie sans solution de continuité. Du côté du Nord elle montait, vers le milieu du XIème siècle, non-seulement dans la paroisse de Bréal, mais même jusqu'à celle d'Erbrée et à la rive gauche du ruisseau de Vilaine, du côté du village du Rallai. Du XIème au XIIème siècle, ce grand canton de bois et de landes qui embrassait les trois paroisses actuelles de Bréal, du Pertre, de Mondevert et une partie d'Argentré, semble avoir formé entre la Bretagne et le Maine une sorte de marche commune possédée en indivis par les sires de Laval et de Vitré. Chacun de ces seigneurs entretenait un nombre égal d'officiers pour la conservation de ce domaine, et ces officiers étaient souvent en conflit avec le prieur du Pertre, au sujet des droits d'usage prétendus par celui-ci et par les hommes de son fief dans les landes et la forêt. Ces conflits commençaient par des procès et allaient souvent jusqu'aux voies de fait. Vers la fin du XIIème siècle, entre autres, la situation était devenue à cet égard si troublée et si fâcheuse, que de part et d'autre on éprouva le besoin d'y mettre fin par une transaction précise dont voici les principales clauses : Les sires de Laval et de Vitré, comme seigneurs supérieurs du fief du prieuré, devaient garder les hommes de ce fief et leurs biens, c'est-à-dire pourvoir à la défense de leur terre si elle était attaquée par un ennemi quelconque ; en retour de cette protection, il fut stipulé que les vassaux du prieur paieraient chaque année à ces deux seigneurs une rente de 40 livres monnaie d'Anjou, et donneraient la nourriture à leurs chiens quand ils viendraient de ce côté chasser dans la forêt. Moyennant ces redevances, le prieur et ses hommes furent confirmés dans la jouissance de leurs droits d'usage, réellement fort étendus. Ainsi, ils pouvaient mettre en prairie les parties de landes du Pertre qui s'y prêtaient le mieux ; ils pouvaient prendre dans la forêt tout le bois qui leur était nécessaire, soit pour constructions, soit pour chauffage, soit même pour tout autre objet, à la seule condition d'en user eux-mêmes et de n'en point vendre. Certains quartiers de la forêt défendus par des clôtures, et que l'on nommait des breils, étaient seuls exceptés de ce droit d'usage, savoir : les breils ou brieux appelés Lingan, Vanereul, Emingé, Noirlou, les Coudriaux, le breil de Bréal et le breil Josseaume. Les usagers n'y pouvaient rien prendre sans la permission de l'un des forestiers du sire de Laval ou du baron de Vitré. Dans la forêt, comme dans les landes, le prieur et ses hommes avaient droit de faire paître, sans rien payer, tous leurs bestiaux ; ils pouvaient même envoyer leurs porcs à la glandée, le prieur sans rien payer du tout, ses hommes en payant seulement par an (comme dit un acte du XVème siècle), « pour chascun porc trois deniers, pour chascun marsoleau un denier obole, et les allaitons ne doibvent rien ». Ces droits d'usage se maintinrent longtemps sans changement notable. On les retrouve décrits presque en mêmes termes dans un aveu du prieur du Pertre au baron de Vitré, en l'an 1552, avec quelques renseignements additionnels qui ne sont pas sans intérêt. Ainsi l'on y voit qu'outre son chauffage ordinaire, « le prieur doibt avoir chascun an son tizon (de Noël), savoir un chesne ou fouteau » ; — que « les hommes dudit prieur, quand ils veulent édifier, sont en bonne possession d'avoir trois chesnes ès usages de la forêt du Pertre, pour bastir en la juridiction et fief du prieur » ; — et, enfin, que l'obligation de nourrir à certains jours les chiens du seigneur s'était changée en « la somme de 24 soulz de rente, appelée le past des chiens, qui se paient au sieur de Cornaisse, à cause de la garde des chiens », dont il était chargé (Semaine Religieuse de Rennes, VII, 100 - Revue de Bretagne et de Vendée, XXIX, 188). Le prieur du Pertre avait haute justice dans tout son fief, qui était considérable. Son domaine n'était pas moins important ; on y trouvait, entre autres, en 1552, jusqu'à cinq étangs, savoir les étangs de Bicheron, de Couriot, de la Pécotière, de la Triballe et de la Muserie. En 1684, le prieuré du Pertre consistait en trois métairies, dites Sous-le-Bourg, la Chaussée et Guinefolle ; — les quatre étangs de Bicheron, Couriot, la Pécotière et la Triballe ; — le moulin à eau de Bicheron, — le moulin à vent de Clermont, — les prés du Vivier et du Muet, etc. (Déclaration de la baronnie de Vitré.). En 1790, le dernier prieur, Joseph Le Royer de Forges, jouissait encore d'une maison priorale avec son pourpris (nota : le logis prioral était situé auprès de l'église paroissiale, là où se trouve le presbytère), — de deux métairies, — d'un moulin à eau avec son étang, — d'un moulin à vent, — des grosses et menues dîmes du Pertre, — de quelques dîmes à Saint-Cyr, au Maine et à Saint-Péan, en Anjou, — des cens et droits seigneuriaux attachés au fief du prieuré, — d'une juridiction seigneuriale avec haute justice, etc. Le total des revenus de ce prieuré était de 4 170 livres, mais il y avait des charges qui le réduisaient beaucoup, telles que l'acquit de neuf messes par semaine dues par le prieur, cinq en l'église du Pertre, deux en celle de Saint-Péan et autant en celle de Saint-Cyr, — quelques rentes de grains dues à l'abbaye de la Roë et à la collégiale de Vitré, — 847 livres de décimes, etc., etc. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 33 ; 1 V, 28). Liste des prieurs du Pertre : — Alain de Coëtivy, cardinal et archevêque d'Avignon, évêque de Dol, etc. (1459), décédé à Rome en 1474. — Benoît Le Roux rendit aveu au baron de Vitré en 1553. — Jean Le Metaier, seigneur du Bois-Gebbert (1595). — N... Fyot (vers 1607). — Gabriel-Philippe de Froulay, fils de René de Froulay, comte de Tessé, et de Marie d'Escoubleau, abbé de Sainte-Croix d'Angles, doyen de Saint-Emilion, évêque d'Avranches, etc. ; décédé en 1689. — Louis de Froulay, neveu du précédent, fils de Charles comte de Froulay et d'Angélique de Baudéan, chevalier de Malte et commandeur de Coulours, résigna le Pertre en 1701 ; décédé le 4 juillet 1730. — Charles-Louis de Froulay, fils de Philippe comte de Froulay et de Marie-Anne de Mégaudais, clerc tonsuré du Mans, fut pourvu le 10 décembre 1701. Devenu évêque du Mans et abbé de Saint-Maur-sur-Loire, puis de Saint-Pierre-de-la-Couture, il résigna le Pertre en faveur de son frère, qui suit. — Louis-Gabriel de Froulay, clerc tonsuré du Mans, prit possession, le 15 mars 1727, de l'église paroissiale et du manoir prioral du Pertre. Il devint chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Chantereine, Nantes et Nancy, etc., et résigna en 1751 ; décédé en 1766. — Joseph-Philippe Le Royer de Forges, recteur de Bourgneuf-en-Forêt, au diocèse du Mans, pourvu en 1751, prit possession l'année suivante ; il devint abbé de Valmont vers 1775 et conserva le prieuré du Pertre jusqu'en 1790 (Pouillé de Rennes) ; 

la maison (XVIIème siècle-1704), située ruelle de la Rousselière ; 

le manoir de la Rançonnerie (1838-1840). Le manoir est reconstruit par le baron Edouard La Douëpe du Fougerays, ancien sous-préfet de Vitré de 1816 à 1823. Il passe ensuite par alliance à la famille de Salier-Dupin qui construit une chapelle en 1854. L’ancien manoir était la propriété des familles le Page (en 1649), Guitet (en 1744), Bongrain (avant 1787), Desprez (en 1787). La chapelle Notre-Dame de la Présentation de la Ranconnerie est une chapelle moderne construite près du manoir de ce nom ; 

le manoir de la Marche (1849). La Marche possédait un droit de haute justice et une chapelle privative. Le manoir primitif est reconstruit au XVIIème siècle. Il dépend des barons de Vitré et de Laval. Le portail date du XVIème siècle. Propriété successive des familles l'Espinay (en 1428 et 1600), Rohan (en 1628), Bernier, sieurs de Glatigny (en 1665), Théart, sieurs du Plessis (en 1695) , Guitteau, sieurs du Lattay (en 1710), Grimaudet (en 1738), Huchet, seigneurs de Cintré (en 1789) ; 

le château de Belair (1910-1920), construit par Jacques et Henri Mellet entre 1870 et 1910. L’ancien manoir de Belair était à la famille Legge en 1762. La famille Legge alliée aux Nétumières entreprend en 1870 la construction d’un château. On y trouve une chapelle privative ; 

2 moulins à vent dont celui de la Marche, et celui des Drubles ; 

A signaler aussi : 

l'ancienne chapelle Notre-Dame. C'est une chapelle de congrégation bâtie au XIXème siècle et dépendant de la maison des Soeurs de la Charité d'Evron ;

la motte des Châtelliers dans la forêt du Pertre ; 

l'ancien manoir de la Chaussée ; 

l'ancien manoir de la Couture ; 

l'ancien manoir de la Basse Rivière. Propriété de la famille de Tesnières en 1428, puis de la famille Charil au XVIème et XVIIème siècles ; 

l'ancien manoir de la Ménardière. Propriété de la famille la Frette en 1513 ; 

l'ancien manoir de l'Etang. Propriété de la famille Denée en 1428 et en 1513 ; 

l'ancien manoir de la Ferté ou de la Frette. Propriété successive des familles la Frette (avant 1400), l'Espinay (vers 1400 et en 1553), Foucault, seigneurs des Bigotières (en 1789) ; 

l'ancien manoir des Drubles ; 

l'ancien manoir de la Foucherie ; 

l'ancien manoir de la Féloterie ; 

l'ancien manoir de la Besnerie ; 

l'ancien manoir de la Grossinière ; 

l'ancien manoir de la Lorie. Propriété de la famille Aubert, seigneurs de Langron en 1685 et 1783 ; 

l'ancien manoir du Vau-Follet ; 

l'ancien manoir du Lattay ; 

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ANCIENNE NOBLESSE du PERTRE

Nous n'avons qu'un mot à dire de la châtellenie du Pertre. A l'origine, la forêt du Pertre, plus étendue qu'aujourd'hui, couvrait en partie le territoire des paroisses actuelles du Pertre, de Bréal, d'Argentré et de Mondevert. « Du XIème au XIIIème siècle, dit M. de la Borderie (Revue de Bretagne et de Vendée, XXXIX, 189), elle semble avoir formé entre la Bretagne et le Maine une sorte de terre-frontière et de marche commune, possédée en indivis par les sires de Laval et de Vitré ». Le vieil historien Le Baud raconte même dans ses Chroniques de Vitré qu'un baron de Vitré ayant été fait prisonnier par le comte de Laval, avait dû, pour recouvrer sa liberté, céder à son puissant voisin la moitié du territoire du Pertre. Mais il est certain que plus tard Le Pertre se trouva entièrement entre les mains du sire de Vitré et forma dès lors une châtellenie faisant non seulement partie de la baronnie, mais de plus unie à la châtellenie même de Vitré. Cette châtellenie du Pertre comprenait les paroisses du Pertre et de Bréal-sous-Vitré et la trève de Mondevert. Trois hautes justices relevaient de sa propre juridiction : la seigneurie de la Marche au Pertre et les prieurés du Pertre et de Bréal (Abbé Paris-Jallobert, Journal de Vitré, 204 et 370). Le domaine proche de la châtellenie du Pertre se composait de la forêt de ce nom, ayant en 1681 « de fonds et étendue environ trois lieues ». Il est à remarquer que dans la partie de cette forêt, sise en la paroisse du Pertre, est une grosse motte de terre entourée de douves et appelée la motte des Châtelliers (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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