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PERRET

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La commune de Perret (pucenoire.gif (870 octets) Perred) fait partie du canton de Gouarec. Perret dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PERRET

Perret vient de "pen" (tête) et "ret" (ruisseau).

Perret est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélauff. Son territoire dépendait jadis du petit monastère de Sent Duconan (Morbihan), situé dans la paroisse de Cléguérec. Il est donné en 833 à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon par un prêtre nommé Rethworet. Perret (Penret) est cité en 871 dans une notice du cartulaire de Redon (n° 247). En effet, le 9 juillet 871, Salomon, roi des Bretons, tient sa cour à Perret et y rend un jugement sur les limites des biens que possède en ce lieu l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon (Cartulaire de Redon)

La forêt de Quénécan ou Quenecan (foresta mea Kenescam) apparaît dans la charte de fondation de l'abbaye du Bon-Repos par Alain III vicomte de Rohan en 1184. On trouve la forme Penret au XIIème siècle. Penret (ou Perret) était, sous l'Ancien Régime, une trève de la paroisse de Silfiac (Morbihan). C'est à Perret qu'en 1232, le vicomte Alain fait une donation aux moines de l'abbaye de Bon-Repos. Perret devient commune en 1790 et paroisse indépendante en 1802. 

Le territoire de Perret s'est accru en 1836 des villages de Bahel et de La Croix-Rouge au détriment de la commune de Lescouët, en échange d'une portion de territoire près du village de Guirnamé (en Lescouët).

L'ancienne paroisse de Perret, qui dépendait de l'évêché de Vannes, avait pour subdélégation Guémené et pour ressort Hennebont. Durant la Révolution, la paroisse de Perret dépendait du doyenné de Gouarec. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Perret, l'évêque désigne Mathurin Hamon, 46 ans, assermenté, et l'y maintient, malgré les observations du préfet qui lui écrivait les lignes ci-dessous : « M. Hamon est depuis 15 ans à Merléac, dont il était le curé assermenté. C'est un sujet estimable sous tous les rapports et aimé dans sa commune, qui manifeste le désir de le conserver. On ne voit pas de motif de le déplacer pour le transférer dans une commune isolée, aux confins du département, où il peut ne pas convenir à l'esprit des habitants et où sa vie ne serait pas même en sûreté ». Le préfet demande donc en conséquence, qu'il soit maintenu à Merléac « ainsi que l'exprime le voeu des habitants exprimé par une requête jointe à la présente lettre ».

On rencontre l'appellation Penret (en 871, en 1184, en 1298, en 1395, en 1479, en 1511) et Perret à partir de 1536.

Perret (Bretagne) : les Forges de Salles.

Note 1 : Perret est une ancienne trève de Silfiac, et se trouve borné au nord par le Blavet, à l'ouest par Plélauf et Lescoet, au sud par Silfiac et à l'est par Sainte-Brigitte. Sa superficie est de 1222 hectares, dont un quart environ en culture, un quart en forêt et étang, et le reste partagé entre de nombreuses landes et quelques prairies. En 1891, sa population est de 704 habitants. Sur ce territoire on ne signale aucun vestige celtique ou gallo-romain. En compensation les Bretons ont laissé leur empreinte dans les noms de Perret, Coetuden, Stangualien, Lein-er-lann, Guénault, Kernevez, etc. On a tout lieu de croire que le bourg de Perret a succédé à un petit monastère dédié à saint Ducocan. Le 8 octobre 833, le prêtre Rethworet, possesseur de ce monastère, le donna à l'abbaye de Redon, en se réservant toutefois les revenus jusqu'à sa mort. L'acte fut dressé à Saint-Ducocan même, devant le portail de l'église, en présence et avec l'approbation du mactyern Alfrit, et écrit par le B. Convoïon, sous les yeux de ses moines (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 354). Les bonnes dispositions du mactyern Alfrit ne furent pas de longue durée. Ce seigneur empiéta sur les terres des moines en faisant un fossé dans la lande de Penret. Le B. Convoïon et après lui Ritcand le citèrent plusieurs fois, mais toujours en vain, devant Nominé et plus tard devant Erispoé. L'abbé Liosic, en 871, le cita à son tour devant Salomon, et cette fois l'usurpateur restitua ce qu'il avait pris et reconnut que le débornement qu'il avait tracé dans la lande de Penret n'était pas équitable. Le roi vint lui-même visiter les lieux et fixer les limites. La ligne de démarcation à partir du pied de la colline de Cléguérec, passait auprès de grandes pierres, suivait la grand'route jusqu'à un croisement voisin de Silfiac, laissait l'église à gauche, descendait dans une vallée, suivait un ruisseau, passait près de Crénard et de Kerguyon, traversait la lande en laissant à gauche le monastère de Saint-Serge (Saint-Roch?), enfilait la vallée qui passe sous Castel-Cran, et aboutissait au Blavet. La limite orientale, partant de la susdite colline de Cléguérec, passait par le milieu de la lande, et suivait le ruisseau (des Salles ?) qui traverse la forêt de Quénécan, pour se jeter dans le Blavet (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 198). Or, ces limites sont, à peu de chose près, celles de la paroisse actuelle de Perret, et c'est dans ces limites que se trouvait le monastère de Saint-Ducocan ; s'il n'était pas au bourg même de Perret, il n'en était pas éloigné. Depuis ce débornement, on ne trouve mention du monastère de Saint-Ducocan, ni à Redon ni ailleurs. On est donc porté à croire qu'il fut détruit, comme beaucoup d'autres, par les Normands. A la restauration religieuse du XIème siècle, le quartier de Perret forma une petite paroisse qu'on trouve mentionnée encore en 1387, 1422 et 1523 dans les archives du Chapitre. Mais ce territoire finit par être uni à Silfiac et ne fut plus considéré que comme une trêve (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2:  la commune de Perret est formée des villages : le Quenault, Coatredel, Stangualien, Bonelo, Bonalebio, Lein-ar-Lan, Forges-des-Salles, Vieille-Verrerie, Croix-Rouge, la Verrerie, Pors-Galio, Cour-du-Maçon, le Bahel, Kerleo, la Ville-Blanche, Bel-Orient.

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PATRIMOINE de PERRET

l'église Saint-Nicodème (1758), restaurée en 1849. " Le château des Salles de Perret est à l’emplacement d’une villa construite par le roi Salomon vers 869, après qu’il eut cédé aux moines son aula de Plélan Maxent. Suivant de Keranflech, l’église de Perret occuperait la place du monastère de Saint- Duccocan, situé par Loth en Cléguérec, et que Le Lay a identifié avec plus de vraisemblance avec Sainte-Brigitte. Marguerite de Rohan avait obtenu du roi en 1665 une foire à Perret aux fêtes de Saint Mathieu, Saint-Marc, Saint-Urbain, Saint-Vincent, Saint-Martin, Saint-Jean et un marché par semaine. En 1682 les foires furent réduites à deux " (R. Couffon). Edifice en forme de croix latine avec chapelle des fonts en appenti sur la longère nord. A l'exception de la tour, il date de 1758 et a été restauré en 1849, date inscrite sur le porche. Le clocher a été édifié sur les plans de M. Lemoussu, de Saint-Brieuc. Les travaux, adjugés le 20 décembre 1885 à M. Henry Raoul, de Saint-Nicolas-du-Pélem, furent réceptionnés le 23 mars 1889. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XIXème siècle. Le tabernacle du maître-autel date du XVIIIème siècle. L'église abrite des statues anciennes de la sainte Vierge, saint Nicodème (XVIIIème siècle), saint Lubin, sainte Anne, saint Mathurin, saint Jean-Baptiste, saint Sébastien ;

Nota : L'église paroissiale est sous le vocable de saint Nicodème. Ses plus vieux registres sont de 1632. La tour n'est que de 1666. Non loin du bourg se trouve la chapelle de Guerch-Mané ou de la Vierge-du-Mont ; elle est construite sur une petite éminence, couronnée par un bosquet de hêtres. Au nord-est, près des forges des Salles, s'élève une chapelle moderne, bâtie pour les ouvriers de l'usine. En face du bourg, vers l'est, s'étend le magnifique étang des Salles, et sur la rive orientale se voient les ruines du château fortifié de Penret ou des Salles. Alain Ier, tige des vicomtes de Rohan, en était propriétaire en 1125, et il accorda en cette année, aux hommes de l'abbaye de Redon, demeurant à Penret, l'exemption de l'obligation qu'ils avaient de garder le château (Pr. I, 553) avec les autres vassaux. La mention des hommes de l'abbaye prouve que le monastère de Redon avait encore, longtemps après la ruine de Saint-Ducocan, quelques droits à Perret. Sur les bords de l'étang des Salles, et dans tous les environs, on rencontre des schistes siluriens, des staurotides et surtout des macles ; c'est de ces dernières que les vicomtes de Rohan ont composé leur écusson. On trouve aussi une grande quantité de minerai de fer ; et c'est pour l'exploiter que les sires de Rohan avaient, dès 1566, un haut fourneau en Sainte-Brigitte. A la révolution de 1790, Perret fut détaché de Silfiac, érigé en commune, et annexé au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), et plus tard au diocèse de Saint-Brieuc. Vers le même temps, les biens des Rohan passèrent aux Janzé, et ceux-ci construisirent, en 1816, un haut fourneau et une fonderie, près d'un étang situé au nord de celui des Salles. Cette fonderie est toujours en pleine activité en 1891. Il n'en est pas de même d'une verrerie, dont il ne reste que le nom, conservé par le village de la Verrerie et celui de la Vieille-Verrerie (J-M. Le Mené - 1891).

L'église de Perret (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Guermané ou Gwirmané (XVIème siècle). Ce nom viendrait, dit-on, du breton Gwec'h Manez (la Vierge de la Colline). Chapelle fort ancienne, à laquelle Marguerite de Bretagne, comtesse de Porhoët, légua 20 sols par son testament du 9 avril 1428. L’édifice actuel, du XVIème siècle et en forme de croix, a conservé dans son chevet un fenestrage du XIVème siècle. Le pignon ouest, plus récent, est daté de 1748. Toute la chapelle a été restaurée au XXème siècle ; elle renferme les statues anciennes de la sainte Vierge, saint Nicodème, saint Patern, saint Maudez, saint Etienne. La façade Est porte les armoiries de Lancelot de Quenecan (ou Quenequan), seigneur de Crenard (ou Crenars). Ce dernier est citée dans la montre de 1481 (voir Lescouët-Gouarec). La chapelle abrite une statue de Notre-Dame (XVII-XVIIIème siècle) et une statue de saint Alraut (XVII-XVIIIème siècle) ;

l'ancienne chapelle des Forges. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XIXème siècle ;

le manoir de Bonélo (XVIIème siècle) ;

les maisons du bourg (1575, 1663, XVIIIème siècle) ;

la maison de Coëtudel (1770) ;

1 moulin à vent (XVIIIème siècle) de Lann-ar-Hours ;

A signaler aussi :

la stèle placée près de l'église (époque gauloise). Ce monument a été christianisé par l'adjonction d'une croix ;

les forges des Salles (XVIIIème siècle). La fonderie et le haut fourneau sont construits en 1816. Une partie des installations étaient en Sainte-Brigitte (Morbihan). Ces forges ont fonctionné jusqu'en 1874. A noter que dès 1566, il existait un haut-fourneau dans la commune actuelle de Sainte-Brigitte et qu'il existait une verrerie dans les environs, d'après des titres de 1555 ;

l'ancien manoir ou château des Salles, aujourd'hui ruiné et situé en Sainte-Brigitte (commune du Morbihan). Il a été édifié à l'emplacement d'une villa gallo-romaine. L'historien Dom Morice prétend que saint Meriadec (fils aîné de Conan) a longtemps habité au château des Salles. Il vivait au Vème siècle puisque son père fut proclamé roi de Bretagne en 409. On parle aussi d'un saint Mériadec, qui fut évêque de Vannes en 629 (décédé en 656). Le manoir était au XIIIème siècle, la résidence des vicomtes de Rohan. Le château est reconstruit au XIVème siècle et il possède, au XVIème siècle, une chapelle fortifiée qui abrite une église réformée. Propriété successive des familles Rohan, Janzé, puis Pontavice. En 1511, Jean, vicomte de Rohan, qui habite alors au château des Salles, le désigne sous le nom de "manoir des Salles de Perret" (voir acte de fondation de l'hôpital de Landerneau) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PERRET

Le château des Salles de Perret devait appartenir à la paroisse de Perret, au XVIème siècle. Il était au XIIIème siècle, la propriété des vicomtes de Rohan.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes en 1464 et en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Perret. Perret dépendait jadis de la paroisse de Silfiac.

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