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LE PELLERIN

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La commune du Pellerin (pucenoire.gif (870 octets) Pentellou) est chef lieu de canton. Le Pellerin dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du PELLERIN

Le Pellerin vient de l'ancien français "peregrino" (pèlerin).

Le village s'appelle, à l'origine, Peregrino et/ou Pentello (du breton "Pont-Tellou", c'est-à-dire Pont des Taxes). Vers l'an 1000, un nommé Richer, seigneur du fief de la Bastardière (Richerius Dominus feodi de Bastardiera), commune de Gorges, près de Clisson, a un fils qu'il nomme Rouaud-Bastard. Vers l'an 1040, ce Rouaud-Bastard épouse Orhuande, dame du Pellerin-sur-Loire (de Peregrino). Il meurt en 1087, âgé de 46 ans. Dans les titres très anciens, on trouve indifféremment Roaldus-Bastardus, Roaldus de Peregrino (Roald-Bastard, Roald du Pellerin). Du mariage de Rouaud et d'Orhuande naît un fils auquel on donne le nom de Robert-Bastard. C'est à l'occasion de cette naissance que Ruald fonde le prieuré de Pellerin. Il lui assigne tous les revenus ecclésiastiques et les dîmes qu'il possède dans un grand nombre de paroisses. L'acte est passé à Nantes, en présence de Mathias, comte de cette ville, et de son épouse Hermangarde. Deux moines devaient constamment y rester. Cet acte indique, d'une manière certaine, que, vers le milieu du XIème siècle, le Pellerin possède une église sous le vocable de Sainte-Marie (Sancta Maria de Peregrino). Le prieuré du Pellerin se trouve alors au levant de l'église. Quiriac, évêque de Nantes, donne ensuite l'église du Pellerin aux moines de Marmoutier. A cette époque les évêques disposent des églises en vertu de la décision du Concile de Reims, de l'année 1049, obligeant tous les laïcs qui possèdent, par simonie, des autels et des lieux de prière, de les remettre aux évêques. La famille Rouaud conserve, plus de deux cents ans, la seigneurie du Pellerin-sur-Loire.

En 1070, Judicaël, fils de Rouaud, figure dans un acte de donation faite par Gaufred, vicaire de Guérande, qui donne aux moines de Redon, le sixième dans l'île de Trignac, en Donges, qu'il tient de Judicaël. En 1080, l'évêque Benoist donne l'église de Pontchâteau à Rouaud du Pellerin, dont l'épouse se nomme dame Orvenem. De ce second mariage naît un fils nommé Norman, qui épouse Odicie, de laquelle il a deux enfants : Guéhénoc et Pierre, dit Pierre du Pellerin. Norman répudie plus tard sa femme et prend l'habit de moine à Redon. Odicie se fait religieuse et leurs fils Pierre passe en Palestine (Pierre de Pellerin, fils de Norman et d'Odicie, est cité vers 1099 comme un des principaux seigneurs qui marchèrent à la conquête de la Terre Sainte). En 1082, la seigneurie du Pellerin passe à Guillaume Bastard, seigneur de la terre de Cormaillière, près de Fougères. En 1101, Thomas, fils de Païen du Pellerin, est témoin à Redon, de la donation faite à l'abbaye de Saint-Sauveur de cette ville, par Norman, son oncle, d'une partie des dîmes de Berlé, d'Allarac et de Béthavolon. En 1101, Judicaël, fils de Païen du Pellerin, est l'un des témoins de la publication ordonnée par le duc Alain-Fergent, pendant la tenue du Concile de Nantes, des donations qu'il faisait à diverses abbayes. Le même Judicaël figure en 1105 au nombre des témoins en présence desquels Alain Fergent fait publier à Nantes les diverses donations qu'il fait aux abbayes : Judicaël est alors au nombre des barons du duc. En 1110, Judicaël est encore désigné comme témoin de la donation faite par Alain-Fergent et par son épouse Hermengarde, à l'abbaye de Marmoutiers, de la forêt de Puzarles (foresta de Puleo), située dans la commune de Carquefou. En 1112, Païen du Pellerin, frère de Judicaël est l'un des seigneurs qui conseillent à Conan III, dit le Gros, d'enrichir de ses dons le monastère de Saint-Sauveur de Redon où Alain Fergent, son père, s'était retiré. En 1127, Rollou Bastard, petit-fils de Païen, épouse Béatrix. De ce mariage, naissent trois enfants : Guillaume, Eon et Marie. Guillaume du Pellerin épouse Agnès de Clisson, dont il aura un fils qui est nommé Rollon. En 1160, un Guillaume Bastard est nommé chapelain du Pellerin. En 1163, Richard Bastard et Marie, sa nièce, fille de Rollon et de Béatrix, donnent à l'abbaye de Savigné, tous les droits que possèdent, dans cette paroisse, Guillaume Bastard, leur père et aïeul paternel. En 1173, Eon du Pellerin, fils de Rollon, prend parti contre le roi d'Angleterre. Il participe au combat livré près de Dol, où il est blessé et fait prisonnier. En 1184, Jehan Bastard, fils d'Eon, seigneur du Pellerin, épouse Jacqueline Lalouette, qui possède un fief de ce nom dans la paroisse de Maisdon. Ils ont trois fils : Robert, Etienne et Pierre (dit Pierre du Pellerin, le troisième du nom). Lors de la bataille de Bouvines, en 1214, où les Français commandés par Philippe Auguste, battront les Anglais et l'empereur Othon IV, combattent Pierre du Pellerin, Robert et Etienne, ses frères, et Robert Bastard, seigneur du Pellerin. En 1216, les titres de l'abbaye de Buzay mentionnent qu'un sieur Philippe de Vignon fit aux moines la donation suivante : "Dedi pedagium qui colligitur apud castrum Peregrini" (J'ai donné le revenu qui se perçoit près du château du Pellerin). En 1218, Robert Bastard (seigneur du Pellerin) et Olivier de Clisson suivent saint Louis en Palestine. En 1240, Anceline Bastard, fille de Robert, épouse Antoine de Biré, seigneur de Couëron. Elle aura deux fils : Jehan et Rolland. Robert Bastard, seigneur du Pellerin, épouse Jeanne de la Boissière. Il meurt en laissant un fils nommé Huet Bastard. Vers 1249, la seigneurie du Pellerin sort de la famille Bastard qui la possédait depuis le onzième siècle. En 1331, la seigneurie du Pellerin passe dans la famille de Rougé, par le mariage de Guillaume de Rougé avec Marie de la Haie, une des héritières de la maison seigneuriale du Pellerin. En 1339, Olivier de Tournemine, deuxième du nom, épouse Marguerite de Rougé. En faveur de cette union, Guillaume de Rougé et Marie de la Haie, son épouse, donnent leur seigneurie de Jaëzon ou Jasson, en Brains, avec tout ce qu'ils possèdent, dans la Loire, du côté du Pellerin. Guillaume Bastard se marie en 1376 : il a un fils qui se nomme Jehan. En 1380, à la mort de Guillaume Bastard, Jehan entre en possession de la seigneurie du Pellerin. En 1397, Nicolas Ducloux est nommé prieur du Pellerin. En 1447, Simon de la Villéon est prieur, et Coaynon est curé du Pellerin. Le 15 août 1448, le duc François Ier transfère à Marguerite d'Orléans, comtesse d'Etampes, sa mère, diverses seigneuries, entre autres celle du Pellerin. En 1452, le prieur se nomme Olivier de la Villéon, le curé se nomme Hervé Caoaymon et le recteur se nomme Marc Bernard. En 1480, Jean Tahouet est nommé prieur du prieuré du Pellerin. En 1486, par ses lettres, datées de Nantes le 12 janvier, le duc de Bretagne, François II, donne à Gilles de la Rivière, vice-chancelier de Bretagne, et aux enfants de Jean de la Villéon, la terre et seigneurie du Pellerin. En 1586, Julien Leroy est nommé prieur du Pellerin. En 1597, l'armée royale saccage Guérande et ses environs. Elle se retire devant sept galères espagnoles qui remontent la Loire et vont stationner au Pellerin (c'était un secours pour les ligueurs). En 1614, le seigneur de Soubise (Benjamin de Rohan) vient occuper le Pellerin et rançonne les paroisses voisines. En 1650, Pierre Boucaud est nommé prieur. En 1679, la majeure partie des maisons du Pellerin relève du Roi ainsi que la maison du Bois Tillac. A la même époque, l'île Gouaye, contenant 105 journaux, appartient aux Jacobins qui l'avaient reçue du sgr de Lespervier, l'île Pineau est possédée par le Chapitre de la Cathédrale d'Angers et le prieuré du Pellerin possède, suivant sa déclaration, 236 boisselées de terre, 168 "hommées" de vignes et diverses rentes en argent, maisons et colombiers. Vers le milieu XVIIème siècle, il y a aussi dans le bourg une chapelle nommée la chapelle Mareaud, et le couvent des Couëts ou des Sevetz ou des Esevetz possèdent plusieurs propriétés dans le Pellerin.

Les revenus du prieuré, en 1687, est de 1100 f, celui de la vicairie de 500 f et le prieur a le titre de curé primitif. Cette année, le vicaire perpétuel Louis Josselin, conteste ce titre au prieur Boucard, mais le présidial de Nantes décide en faveur du prieur au mois de juin 1687.

A noter qu'en 1428, la paroisse du Pellerin compte 20 feux. Le Pellerin est pillé et rançonné par les Anglais au XVème siècle, puis par les Espagnols venus au secours des ligueurs au XVIème siècle (de 1554 à 1597). En 1589, le duc de Nevers s'y trouve avec son armée. L'an 1616, Soubise, chef des Huguenots occupent Le Pellerin. Dix gabarres sont employées pendant 6 jours à passer les troupes de Couëron au Pellerin. 

Richelieu décide la destruction du château fortifié du Pellerin. Les receveurs des devoirs sont Raymont (en 1448), Huet (en 1465) et au XVIIIème siècle, on trouve Gillet, Mocquart, Bernier et Joyau. La justice est rendue par le seigneur tout puissant sur ses terres : la juridiction de Vigneux (englobant la châtellenie de Jasson et Malnoë) qui touchait la plus grande partie du Pellerin y possédait jadis droit de haute, moyenne et basse justice. De 1725 à 1735, le sénéchal en est Jean Barais, sieur de La Sauzaie en Couëron. A la Révolution, le greffier est un sieur Poignant. Un greffe de l'Amirauté est établi au Pellerin au XVIIIème siècle, pour enregistrer les rapports et déclarations des maîtres et capitaines venant à Nantes et les congés de ceux qui allaient en mer. En 1765, Guillaume Bruneau est receveur des droits de la Prévôté. Durant la Révolution Pellerin s'appelle Port-Brutus.

Le Pellerin est le village natal de Joseph Fouché (né le 23 mai 1759 au Pellerin, décédé le 26 décembre 1820 à Trieste en Illyrie et inhumé dans la Cathédrale de San Giusto), fils de Joseph Foucher (capitaine de navires) et de Marie Françoise Croizet, son épouse. Il fut préfet de l'Oratoire à Nantes, député à la Convention nationale, ambassadeur, ministre de la police, sénateur et duc d'Otrante. Joseph Fouché, fils, est l'époux de Bonne Jeanne Coiquaud (mariés le 16 septembre 1792). Il devient député de la Convention Nationale et plus tard, le 15 août 1809, duc d'Otrante (le royaume de Naples attribué à Murat comptant six duchés impériaux héréditaires dont un fut donné à Fouché). Le 17 février 1791, Joseph Fouchet est nommé Président de la Société des amis de la Constitution. Le 22 juin 1875, ses restes, ramenés de Trieste par les soins de ses enfants, ont été déposés dans le cimetière de Ferrière, près de son épouse.

Le 21 janvier 1790, les électeurs du Pellerin sont convoqués pour élire la première municipalité communale. Ils se réunissent au nombre de cinquante-six. Joseph Taillard est nommé maire, Jean Baptiste Mainguy est nommé procureur de la commune, J. Chauveau, J. Sorin, P. Giraudeau et Vrignaud sont nommés officiers municipaux. On leur adjoignit douze notables. Le 4 mai 1790, une assemblée est tenue à Paimboeuf et le sieur Constantin Brillaud-Laujardière est nommé membre du district pour le canton du Pellerin. Le 24 octobre 1790 les électeurs du canton procèdent à la nomination du juge de paix : 138 votants y prennent part et Constantin Brillaud-Laujardière obtient la majorité des suffrages. Le 21 novembre 1790, le maire du Pellerin, se conformant aux exigences de la loi, met les scellés sur les différents greffes des justices féodales du canton, à savoir : chez le sieur Joyau (greffier de la juridiction de Briord, en la commune de Port-Saint-Père et dont l'auditoire se trouvait dans le bourg), chez le sieur Poignant (greffier de la Châtellenie de Jasson et Malnoë et de la juridiction de Vigneu, en la commune du Pellerin), des juridictions de Buzay, Buzon, Coislin et Viève (s'exerçant au Pellerin). Le même était pareillement greffier des juridictions du Pesle, du Branday et de la grande Haye-Moricière en Brains.

Les royalistes entrent au Pellerin le 14 mars 1793 au cri de "Vive le roi ! Nous voici enfin les maîtres !". Dans ce groupe royaliste, on remarquait Jean Jousse, Julien Bertin (de la paroisse de Rouans), les deux frères Fouquet, François Cornillaud (de Cheix), Claude et Joseph Veillet, Jean Ravilly, Pierre David, Pierre Laprée, Pierre Galonnier, Pierre Visonneau fils, et autres ... Le 12 avril 1793, 1200 volontaires de la garde nationale de Nantes vinrent coucher au Pellerin et à Saint-Jean-de-Boiseau. Le 4 août 1793, les royalistes, sous la conduite de M. Lucas de la Championnière, entrent dans le bourg du Pellerin. 

On rencontre les appellations suivantes : Sancta Maria de Peregrino, Peregrini, Peregrinum, Pontage, Pontello, Pontellum, Pelerino, Pèlerin, Le Pellerin. 

Note 1 : liste non exhaustive des curés ou recteurs du Pellerin : Guillelmus (vers 1160), Haimery ou Améric (de 1184 à 1198) connu par son procès avec l'abbé de Marmoutiers, Jean Grégoire qui résigne sa charge en 1230 en faveur de David, Geoffroy de Soreya (en 1328), Bernard Macé, Hervé de Coaynon (en 1447), Alain Moreau (en 1527), François Troillard, Arthur Avignon. Au XVIIème siècle, on trouve Jean Corgat, Guillet, Grondin, Meschinard, Guyho, Rondeau, Louis de Josselin, Ruau (inhumé à Notre-Dame de Nantes en 1705). Au XVIIIème siècle, on trouve : Rogon-Vigeron, Quinot, le chanoine Geslin, Charles Pichereau (en 1714), l'écuyer Pierre Coupperie de La Bidaudière (en 1743). A la veille de la Révolution, c'est Pierre Robin (né à La Chapelle-Basse-Mer le 12 septembre 1748) qui est curé depuis 1782 et il refuse de prêter serment. Etant obligé de quitter sa paroisse, il suivra un temps l'armée de Charette, puis finira ses jours dans la famille à La Chapelle-Basse-Mer où il mourra en 1805. Après la nomination, le 15 mai 1791, de M. Bouët (né à Nantes) qui refusa lui aussi de prêter serment "en motivant qu'il était citoyen français, qu'il vivait sous un gouvernement ayant proclamé la liberté, que, conséquemment il avait droit d'agir d'après sa libre volonté", c'est le vicaire Valton (né à Saint-Philbert et qui prêta serment) qui lui succède à la cure du Pellerin. Il est installé solennellement le 22 mai 1791 en présence de la force armée et de la nouvelle administration municipale. Il y reste jusqu'en août 1793. On trouve ensuite Soret (de 1803 à 1830) qui va se charger de faire restaurer l'église incendiée pendant les guerres de Vendée, Michel Roullier (de 1830 à 1833), Dubreuil (en 1833) qui va se charger de la construction d'une nouvelle église, Charles Cottineau, Rigaud, Blanloeil (nommé en 1900), Bourriaud, Letort, Perraud, Bonnet, Russon, Prudhome, Amproux, Gautrau, ..... 

Note 2 : liste non exhaustive des maires du Pellerin : Joseph Taillard (en 1790), Jean Mainguy (en 1792), Baudouin (élu agent municipal en 1796), Jean Baptiste Mainguy (en 1803), Merlaud de La Clartière (jusqu'en 1810), Louis Massion (en 1810), François Poisson (de 1822 à 1830), Jean Baptiste Joyau (de 1830 à 1840), François Delétang (de 1840 à 1847), René Veillechèze (de 1847 jusqu'à la chute de l'Empire), Lafont Moureau (en 1870), Veillechèze, Audicq (en 1879), André Pichery (en 1882), Aristide Bertreux (en 1894), François Guérin (en 1906), Bertrand Talma, Félix Louvet, Maurice Bertreux, Boucher, Pairon, Brosseau et Chanson. Une justice de paix est établie au Pellerin et Brillaud Laujardière est nommé juge en 1790. L'ancien curé de Saint-Jean-de-Boiseau, Denghin, qui avait épousé Thérèse Landais le 13 janvier 1797, lui succède en 1797 mais il est révoqué en 1816. Il faut encore citer parmi les juges de paix : Pellerin, Lehure, Bichon, Joubert, Homery, etc...

Note 3 : l'instruction s'est développée très tôt au Pellerin. En 1561, Jean Le Barbier, vicaire, enseigne les lettres au presbytère. En 1636, François Fréour tient l'école au bas de l'église. Au XVIIIème siècle, il y a plusieurs écoles et nous connaissons les maîtres : Chizeau (en 1740) et Louis Blot (de 1768 à 1790). Un nommé Jean Gautier enseigne au Pé de de Buzay. Après la Révolution, Le Pellerin a une école de filles tenue par des religieuses et une communauté de garçons, dirigée par des laïcs. Parmi les instituteurs, on peut citer : Guilbaud (de 1840 à 1868), Ferelloc, Macé, Félix Louvel (de 1898 à 1923), Averty, Branchereau. L'école publique des filles est construite de 1912 à 1915 sur le terrain Giraud au lieu-dit Clos-Grillé. Les institutrices sont : Mme Valotaire, Buffetrille, Fourmont, Andrée Barthe, Charriau. " Pierre Bon fils, prêtre de la congrégation de l'Oratoire, voulait que le bourg du Pellerin eût l'avantage de posséder une école charitable de garçons tenue par les frères de Saint-Yon. A cet effet, il laissa un legs important, d'une valeur de 400 livres de revenu au moins, par son testament du 17 octobre 1726. Sa donation comprenait quatre maisons entourées de jardins, sises au bourg et affermées ensemble 229 livres, deux rentes foncières montant à 68 livres et le tiers de la vendange sur 37 hommées de vigne (Carton instruction – Archives départementales, L). La communauté des Frères n'ayant pas jugé la fondation suffisante pour entretenir deux maîtres et renoncé à l'offre qui lui était faite, le général de la paroisse appela un régent laïque. Il y a un arrêté des habitants du 27 décembre 1739 qui établit la moitié de l'école au bourg, sans nous faire connaître dans quel village se trouvait la succursale ; il y est stipulé que le maître sera révocable au premier mécontentement. Louis Blot est peut-être celui qui enseigna le plus longtemps au Pellerin. Il fut admis sur le certificat du curé et sur le vu d'un mandement de l'évêque, en 1768, et au bout de quatre ans, quand on voulut le destituer sans raison valable, il obtint du Présidial de Nantes un arrêt de maintenue le 23 juin 1773. Pour répondre à l'appel de M. Rosset de Fleury, abbé commendataire de l'abbaye de Buzay et le bienfaiteur du pays, il alla s'établir quelque temps après au village de Launay, afin d'instruire les enfants de Rouans et ceux du Pellerin qui étaient trop éloignés du bourg. Il y demeura aux gages de ce prélat, c'est-à-dire avec un traitement de 200 livres par an jusqu'en 1780, époque de la mort de M. de Rosset. Le Brevet du recteur de 1781 nous apprend que l'école du bourg subsistait en même temps que celle de Buzay (Brevet du recteur de 1781 – Archives départementales, G). Les filles, elles aussi, avaient deux maîtresses zélées qui les instruisaient au centre de la paroisse, et les jeunes gens qui se destinaient aux études supérieures prenaient des leçons de latin chez un maître habile qu'on ne nomme pas. Louis Blot rentra à l'école du bourg le 22 mai 1785 avec l'agrément des habitants et s'y maintint sans reproches jusqu'aux troubles causés par la constitution civile du clergé. Comme il refusait d'assister à la messe du clergé assermenté, la municipalité le révoqua le 6 novembre 1791, bien qu'il eût prêté serment de fidélité à la Constitution et qu'il fut âgé de 54 ans (Carton instruction – Archives départementales, L). Un laboureur, nommé Jean-Louis Gauthier, le remplaça" (L. Maître).

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PATRIMOINE du PELLERIN

l'église Notre-Dame (1850-1854), édifiée en remplacement de l'ancienne église incendiée en 1793 par les soldats de Beysser. Jusqu'à la réédification de l'église, les cérémonies du culte s'effectuaient dans une vieille chapelle dédiée à saint Antoine et qui était située Grande Rue. La chaire à prêcher, œuvre de l'atelier de M. Baranger à Nantes, date du XIXème siècle. Les rosaces sud et nord datent de 1869. La peinture intitulée "Descente de Croix" date du XVIIIème siècle. Le "Christ en Croix" date du XVIIIème siècle. En 1840, un nouveau cimetière est construit au sud du bourg, dans un champ nommé le Clos-Grillé. En 1676, le seigneur du Jasson avait "droit de ban et accoudoir" dans l'église du Pellerin ;

l'ancien prieuré de Pellerin, aujourd'hui disparu. A l'extrémité du bourg du Pellerin, à l'est de l'église et presque à la toucher, existe une modeste maison et ses dépendances. bornées jadis : à l'ouest, par l'ancien cimetière ; au sud, par l'étroit chemin conduisant de la Gaudarière à la vigne de la Grange ; à l'est, par la vigne de la Dégaiserie, et au nord par le chemin allant à Brains. Ce sont là les restes plus ou moins remaniés, à travers les âges, de ce qui fut, du XIème à la fin du XVIIIème siècles, le Prieuré du Pellerin. En 1040, d'après dom Maurice, Roaldus Bastardus (Rouaud Bastard), fils de Richer Bastard, Sgr du fief de la Bastardière, paroisse de Gorges, près de Clisson, épousa Orhuande, dame du Pellerin. Il prit dès lors le nom de Roaldus de Peregrino, Rouaud du Pellerin. On le voit aussi simplement désigné sous les noms de Rouaud et de Roald, nobilissimus miles (très noble guerrier). Il fut l'un des premiers seigneurs du pays. Dame du Pellerin, Orhuande elle-même, devait être la fille aînée sinon la fille unique de son prédécesseur inconnu, petit suzerain de cette petite localité. De l'union de Rouaud et d'Orhuande naquit un fils qui s'appela Robert Bastard. Quelques années après, en 1050, Rouaud fonda le Prieuré du Pellerin. Voici, d'après Verger, quelle en fut l'occasion : Le Pape Léon IX ayant déposé Budic, évêque de, Nantes, nomma Airard pour le remplacer. Ce dernier, qui fut le quarante-cinquième évêque de notre diocèse, était cardinal et aussi, a-t-on prétendu, abbé de Saint-Paul à Rome. Il fut le plus puissant de ceux qui, jusqu'alors, avaient été placés sur le siège de Nantes, et voulut faire exécuter les canons d'un Concile tenu à Reims en 1049 (tenu sous le pontificat de Léon IX), par lequel il était ordonné aux laïcs de restituer aux églises les dîmes et autres droits dont ils s'étaient indûment emparé par simonie. Rouaud, qui avait peut-être quelques reproches à se faire soit à lui-même, soit du fait de ses ascendants, s'empressa de fonder le Prieuré du Pellerin et lui assigna tous les revenus ecclésiastiques et tous les biens qu'il possédait dans plusieurs paroisses ci-après désignées. L'acte fut passé à Nantes, en présence de Mathias, comte de cette ville, et d'Hermengarde son épouse. Deux moines y devaient séjourner constamment. Nous donnons ci-après la copie de cette donation suivie de sa traduction : "Divinœ vocis inspiratus instinctu, ego Rualdus, seculari milicie dedictus, pro redemptione animœ meœ parentumque meorum, dedi beato Martino monachis que Majoris Mon : perpetualiter, possidendam quidquid ecclesiœ, quidquid altaris, quidquid decime videbar habere in domino. Earam quoque rerum quas ego quidem in domino non habebam, sed eas de me tam presbyteri quam laïci tenebant, similiter et proprium eidem Sancto donum effeci, ita silicet, ut quisquis hominum nunc usque ad me, sic decime, sic altaris, vel ecclesiœ, aliquid tenuisse dignoscitur ; idipsum si penitus deserere noluerit, ab abbate monachis que Majoris Mon : teneat. De portionibus vero presbyterorum quas ipsi de me usque tenuisse videntur licet eas eodem modo quo coetera memorato Sancto contulerim, sic tamen assentior fieri quemadmodum inter prœsulem nostrum et abbatem supradicti loci concordia pari convenit. Quœcumque igitur ego Rualdus habere videbar sive propria, sive illa quœ de me tenebantur tam a presbyteris quam a laïcis ad altaria, ecclesias que pertinentia sanctœ Mariœ vidilicet de Peregrino, Sancti Petri de Radesio juxta castrum quod vocatur ad Sanctam Opportunam, Sancti Nazarii de Sinuario, sed et de Scublaco, de Donjio et de Varethda, omnia prorsus nihil excipiens pro redemptione animœ meœ, concessi beato Martino, ea sane ratione, ut horum omnium locorum, sit caput jam dicta ecclesia Sanctœ Mariœ de Peregrino. Ipsa competenti volo reparetur scemate, ipsa decenti tractetur honore, ibique si non a pluribus vel a duobus assidue, maneatur monachis. Hanc autem donationem a me factam, assensu volontateque Orthuandis uxoris meœ, filii quoque mei, ac fratrorum Candelabri atque Iarnegonis, sororum que Immoguent, Orvalis et Cecilea, nec non hominum meorum" (Titre de Marmoutier cité par dom Morice, religieux bénédictin, P. r. 1383). TRADUCTION. - Par l'inspiration divine, moi Ruald, pour le rachat de mon âme et de celle de mes parents, je donne à perpétuité à Saint-Martin et aux moines de Marmoutier tout ce que je puis posséder en domaine, de l'église, de l'autel ou de la dîme. De toutes les choses que je n'ai pas en domaine, mais que les prêtres ou les laïcs tiennent de moi, j'en fais don également au même saint. De sorte que quiconque maintenant jusqu'à moi croit avoir tenu quelque chose soit de l'autel, soit de l'église, s'il ne veut pas l'abandonner tout à fait, le tienne à l'avenir de l'abbé et des moines. Quant aux portions que les prêtres ont pu tenir de moi jusqu'à présent, je les donne de la même manière au même saint. Cependant, il conviendra que l'évêque et l'abbé de Saint-Martin s'entendent à ce sujet. C'est pourquoi tout ce que je pouvais avoir soit en propre, soit de ceux qui tenaient de moi, prêtres ou laïcs, appartenant aux autels ou églises de Saint-Martin du Pellerin, moi Roald je les donne et concède à Saint-Martin pour le salut de mon âme, à savoir : L'église de Saint-Pierre en Retz auprès du château de Sainte-Opportune, de Saint-Nazaire-du-Golfe, d'Escoublac, de Donges et de Varades, sans en rien excepter (les anciens seigneurs du Pellerin pourraient avoir une origine commune avec les premiers vicomtes de Donges, de Saint-Nazaire et d'Escoublac, prétend Ernest de Cornulier). A cette condition que la dite église de Sainte-Marie du Pellerin soit le chef de tous ces lieux. Je veux qu'elle soit réparée par un ciment convenable ; qu'elle soit traitée avec honneur et s'il n'y a pas un grand nombre de moines, qu'il lui en reste deux assidûment. Cette donation faite par moi a été confirmée par le consentement et la volonté d'Orhuande, mon épouse, de mon fils, de mes frères Candelabre et Iarnogon, de mes soeurs Imnoguen, Orvale et Cécile, ainsi que de mes hommes (V. fo 7, I. XV, titre, et R. de Veillechèze. Notes sur le Pellerin). En 1063, Quiriac, évêque de Nantes, donne l'église du Pellerin aux moines de Marmoutier. A cette époque, les évêques disposaient des églises en vertu de la décision du Concile de Reims déjà cité, obligeant tous les laïcs qui possédaient par simonie des autels et des lieux de prière à les remettre aux évêques. Airard avait été chassé de l'évêché dé Nantes. Il se rencontra dans l'abbaye de Marmoutier avec son successeur Quiriac, qui fit dresser l'acte suivant : « Que tous sachent que nous avons accordé à Saint-Martin tout ce que notre prédécesseur Airard lui avait accordé. Nous concédons en outre, pour en jouir, le presbytère de Sainte-Marie-du-Pellerin ». L'évêque Quiriac confirma avec plus de détail l'acte précédent en 1065 : « Moi Quiriac, évêque de Nantes, j'accorde aux moines de Marmoutier tout ce que Rouaud a possédé dans l'église de Saint-Pierre-en-Retz, auprès de Sainte-Opportune, excepté le presbytère. J'accorde également tout ce que Rouaud a possédé dans l'église de Sainte-Marie-du-Pellerin et le presbytère de la même église, pendant ma vie. Et, parce que Pontellum appelé aussi Peregrinum est de droit commun à notre église, les moines, chaque année, paieront à la fête des Saints Apôtres Pierre et Paul un denier d'or bon et très pur à l'église de Nantes. Si les moines sont tardifs et négligents à payer l'impôt, qu'il soit permis de les corriger légalement et de posséder pour toujours ce qui a été mis en leur possession. Du consentement et de la volonté de nos clercs, nous vous accordons cela d'après la règle et nous interdisons, par la sainte et vénérable Trinité, à tous nos successeurs d'y changer aucune chose et, à fin que le don soit conservé pour tous, nous l'avons fortifié de notre propre main, l'avons fait signer par nos clercs et avons ordonné de le sceller de notre sceau ». En 1160, un Guillaume Bastard fut nommé chapelain du Pellerin. On trouve dans les titres de Marmoutier la déclaration suivante sous la date de 1163 : "Tous nos moines qui, dans la suite, appartiendront au monastère de Marmoutier, devront savoir que Guillaume Chubard, notre Major au Pellerin, prétendait que lui et les siens avaient une abondante. récolte dans notre grange du Pellerin et une place dans cette grange avec le trait de la dîme. Venant enfin au monastère de Marmoutier, le jour de la fête de Marie-Magdelaine, dans notre chapelle, en présence d'un grand nombre de clercs et séculiers, il abandonna tous ses droits et notre vénérable abbé Robert lui adjugea et à ses successeurs, dans le dit Majorat du Pellerin, huit septiers annuels de la dîme apportée en cette grange". Vers 1249, la seigneurie du Pellerin sort de la famille Bastard qui la possédait depuis près de deux siècles (1040). En 1397, messire Nicolas Ducloux fut nommé Prieur du Pellerin. Il y avait encore, en 1423, un Prieur et des moines qui célébraient le service divin, comme dans presque tous les Prieurés du diocèse. En 1447, messire Simon de la Villéon fut Prieur et messire Coaynon curé du Pellerin. Le Prieur était, en 1452, messire Olivier de la Villéon, le curé Hervé Coaynon et le recteur Marc Bernard. Une contestation s'éleva contre l'abbé et les moines de Buzay, d'une part et le prieur et le curé du Pellerin, d'autre part. En 1480, Jean Tahouët fut nommé Prieur. Par ses lettres datées de Nantes le 12 janvier 1486, le duc de Bretagne, François II, donna à Gilles de la Rivière, Vice-Chancelier de Bretagne et aux enfants de Jean de la Villéon la terre et seigneurie du Pellerin. Messire Julien Le Roy fut, en 1586, nommé Prieur du Pellerin. Un acte du 29 mai 1643 passé devant la Justice seigneuriale de Vigneu, en le Pellerin, sur la demande de messire Jean Guillet, recteur dudit lieu, y demeurant, constitue au profit de Frère Hudôsme Hardouin, religieux de Vertou et, depuis peu, Prieur du Pellerin, une rente de 15 deniers, plus un bon et compétent chapon accommodé. En 1673, le Prieur Pierre Boucaud, nommé depuis 1650, déclara, pour la formation du livre terrier (registre contenant le détail des droits et des rentes d'une terre seigneuriale) de la Vicomté de Loyaux en Fresnay, appartenant au roi, qu'en sa qualité de Prieur, il possédait : " 1°- Une maison appelée le Prieuré, proche l'église, bornée d'un bout par le cimetière, d'autre bout par la vigne de la Dégaiserie, d'un côté par le chemin qui conduit de la Gaudarière à la vigne de la Grange, ou des Granges, de l'autre par le chemin conduisant à Brains ; 2°- Un canton de vigne, en Saint-Jean-de-Bouguenais, près le Clos du Chef-d'Ane, appartenant au seigneur de Vigneu ; 3°- Un autre canton de vigne sur le chemin de l'Ermitage, à la Noë du Surchaud ; 4°- Pour attache prise par le Sr Guillet, recteur du Pellerin à la muraille du jardin du Prieuré, 15 deniers et un chapon ; 5°- Sur un jardin, près le ruisseau de Chef-d'Ane, 2 matraz (madriers) en bois empavés sur l'un et l'autre côté entre les deux messes de Noël (ce ruisseau sépare les communes de Saint-Jean et du Pellerin)". Le Prieuré du Pellerin possédait, suivant la déclaration faite en 1679, 236 boisselées de terres, 168 hommées de vignes et diverses rentes en argent, maisons. et colombiers. Comme curé primitif, le Prieur pouvait célébrer le service divin aux quatre fêtes mobiles de l'année et il recevait alors les offrandes ou oblations. Il avait aussi le droit de dîmes sur certains héritages situés en Saint-Père-en-Retz, Sainte-Opportune et Saint-Jean-de-Boiseau. Il avait chapelle privative et autel au haut de l'église du Pellerin et plusieurs maisons situées dans la rue qui va au château. En 1679, les revenus du Prieuré étaient de 1 100 livres ; ceux de la vicairerie de 500. Le Prieur avait le titre de curé primitif. En 1679, le vicaire perpétuel, Louis Josselin conteste ce titre au prieur Boucard ; mais, le Présidial de Nantes décida en faveur du Prieur par un arrêté de Juin. En 1682, le Prieuré du Pellerin était à la nomination du Roi et la collation de l'évêque de Nantes. Ses revenus se composaient de sa part des dîmes et d'un pourprix assez considérable estimé 2.000 livres « mais chargé de 200 livres » que le Prieur donnait chaque année au recteur pour un vicaire et l'acquit de 2 messes par semaine ; plus, en outre, de très lourdes réparations d'entretien. (Voir archives départementales J. G. 56. Brevets des Recteurs). A partir de la fin du XVIIème siècle, jusqu'en 1781, nous n'avons pu trouver trace des Prieurs du Pellerin résidant, sans, doute, loin de leur Prieuré, si ce n'est du dernier nommé à cette date, M. Delfaut de la Barthe. Il appartenait à l'évêché de Sarlat, en Périgord et, en même temps que bénédictin, il était archiprêtre et curé de Daglan, en cet évêché. D'après les explications données à M. l'abbé Manchet, professeur au pensionnat Saint-Stanislas, par notre ancien et honoré collègue M. Espitallé Lapeyrade, ce M. Delfaut de la Barthe était son grand oncle. On le voit cité dans l'ouvrage de l'abbé Grégoire. « Etat du clergé de Nantes en 1790, f° 81 ». Il fut nommé député du clergé de la Dordogne à l'Assemblée Nationale. Emprisonné aux Carmes avec beaucoup d'autres, ecclésiastiques, il y fut massacré le 2 septembre 1792 (Archives municipales). La maison du Prieuré, placée en bordure sur le chemin de Brains, se compose de deux pièces au rez-de-chaussée et d'autant au 1er étage. Elle mesure environ 8 mètres en façade sur 7 mètres en largeur. Autrefois elle était flanquée, à sa gauche, d'un portail plein cintre que nous avons connu, mais dont-il ne reste plus aujourd'hui qu'un montant de pilier de près de 4 mètres de haut appuyé au mur de la maison et, de l'autre, un soubassement, d'un mètre 30 au-dessus du sol, joignant le mur du vieux cimetière. Ce portail servait d'entrée aux charrettes pour se rendre aux servitudes. Il semble, autant qu'on en peut juger par ce qui reste, remonter à une époque assez reculée. Une grande construction se distingue des autres bâtiments d'exploitation. C'est un vaste magasin couvert en ardoises. Il paraît fort ancien quoiqu'en assez bon état et l'on est en droit de supposer que c'est là la grange parfois citée dans les chartes dont nous ayons donné ci-dessus l'analyse où l'on accumulait les dîmes et la vendange à l'époque des moissons, témoins les deux antiques pressoirs qu'on y voit encore. Ce qui paraît également confirmer cette hypothèse c'est un faitage soigné soutenu, au milieu, par de forts poteaux descendant perpendiculairement sur des poutres transversales appuyées, à leurs extrémités, sur le sommet des murs latéraux. A remarquer aussi, pour accéder à la Grange, une petite porte plein cintré, à l'ouest, qui communique actuellement de la Grange dans une servitude contiguë d'époque plus récente. On peut voir aux archives départementales que, le 14 octobre 1791, on adjugea le clos des Charosses ou Champs-Rousse et les terres et bâtiments dépendant du Prieuré, près le bourg, pour la somme de 17 600 livres. (A. de Veillechèze) ;

Nota : Extrait, en ce qui concerne la paroisse du Pellerin, de l'inventaire analytique des titres des Prieurés relevant de l'abbaye de Marmoutier situés dans l'évêché de Nantes, par M. de la Borderie (Bulletin de la Société Archéologique, T. VI, 1866, fo 279).
L'abbaye de Marmoutier avait, dans l'ancien évêché de Nantes, dix Prieurés : Béré, Châteauceau, Donges, Liré, Machecoul, Sainte-Croix de Nantes, Nort, Le Pellerin, Pontchâteau, Varades. Les titres de Châteauceau dépendant aujourd'hui de l'Anjou, sont dans le département de Maine-et-Loire. Les Prieurés de Marmoutier ont donc fourni aux archives départementales de la Loire-Inférieure neuf fonds distincts peu considérables quand au nombre des pièces, mais des plus importants pour l'histoire puisqu'ils contiennent les titres les plus anciens et les plus remarquables, sous le rapport de la beauté et de la bonne conservation, que possède présentement le dépôt de la Préfecture de Nantes. Le fond du Prieuré du Pellerin forme une seule liasse dont l'analyse suit :
I. 1050. — Rouauld (Rualdus) Seigneur du Pellerin, donne à Marmoutier tout ce qu'il possédait de biens et droits ecclésiastiques dans les églises de N. D. du Pellerin (Sanctae Mariae de Peregrino), de Saint-Pierre-en-Retz à Sainte-Opportune (sancti Petri de Ratazio intra castrum quod vocatur ad sanctam Opportunam ; de Saint-Nazaire, Sancti Nazarii in Sinnuario ; d'Escoublac, des Seublaco ; de Donges, de Dongio, de Varades, de Varethda, pour établir au Pellerin un Prieuré où résideront pour le moins deux moines. Témoins notables : Mathias, Comes (comte de Nantes) ; Ermangardis, uxor ejus ; Rivallonus avunculus ejus (dom Morice 1-883, a publié cette charte d'après un autre exemplaire où se trouvent quelques différences et qui portait la souscription d'Airard, évêque de Nantes. (Original parchemin bien conservé, belle charte)).
II. vers 1096. — Notice relatant que Norman qualifié de Cenagiator, a donné au Prieuré du Pellerin une part (paragium) des produits de l'église du Saut-du-Bois (clusa quae est in saltu bosci) du consentement de David, maître Cénageur (magister cenagiator). Le Prieur du Pellerin Bouchard (Burcardus) donna 30 sols à Norman et 12 deniers à David qui fut associé aux prières des moines, quand Bernard, abbé de Marmoutier vint à Nantes, en 1096. (Original parchemin).
III. XIIème siècle (1ère moitié du). — Notice relatant que Simon fils de Gique! (Iudicalis) du Pellerin durant la maladie dont il mourut, remit aux moines dudit lieu les coutumes qu'il avait exigées violemment du Prieuré, telles que la taille (taliata), la corvée, le banc. Simon opéra cette renonciation en remettant à David, Prieur du Pellerin, un livre appelé Manuel que présenta audit Simon le prêtre qui était venu le visiter dans sa maladie. (Original parchemin).
IV. 1163. — Chirographe relatant l'accord conclu entre les moines de Marmoutier et Guillaume Chubart, lors maire de Saint-Pellerin (Santi Peregrini) touchant les droits qu'il réclamait dans la grange des moines et dont il finit par se désister entre les mains de l'abbé de Marmoutier qui lui donna, en compensation, une rente de 8 setiers de méteil sur la dîme du lieu (original parchemin). (Extrait de dom Morice Pr. 1-649). Nota. Il n'est pas sûr que cette charte se rapporte au Pellerin qui n'a jamais été appelé Saint-Pellerin, tandis qu'il y a, hors de Bretagne, une localité de ce nom.
V. XIIème siècle (fin du) — Lettre de X... ainsi désignée parce que le parchemin est déchiré à l'endroit de ce nom ; mais, ce doit être Robert II, évêque de 1170 à 1184 et successeur de Bernard, évêque de 1147 à 1170, à G... évêque du Mans où il affirma qu'en sa présence et celle de plusieurs prêtres de l'église de Nantes, Bernard, prédécesseur (antecessor) dudit X... sur le siège de cette ville, est convenu avec les moines de Marmoutier qu'à la mort du curé actuel du Pellerin, les moines jouiront d'une part des oblations et autres profits de l'église du lieu et remettront l'autre part au curé qui sera pour lors. (Original parchemin était sans cachet).
VI. 1184-1198. — Charte de Morice, évêque et d'Arnoul, archidiacre de Nantes certifiant qu'Haimery, curé du Pellerin qui réclamait contre l'abbaye de Marmoutier les oblations et les dîmes du Pellerin se désista de sa réclamation, en retour de quoi l'abbé de Marmoutier s'engagea de faire une rente annuelle de quatre livres jusqu'à ce qu'il eût pu le pourvoir d'une cure à sa convenance, à la nomination de Marmoutier, valant cent livres de rente ou plus et située dans l'un des diocèses d'Angers, du Mans ou de Tours. (Original parchemin).
VII. 1230. — Lettre de Henri, évêque de Nantes à l'abbé et aux religieux de Saint-Maixent. Il expose que Jean Grégoire, curé du Pellerin, église à la nomination de Marmoutier, a dessein de résigner en faveur de David, clerc et familier dudit évêque. Il prie, en conséquence, les moines d'accepter cette mutation et de nommer quelqu'un pour recevoir la résignation de Grégoire (anno Domini MCC triceximo)... S. C. augusti). (Il y a un espace mouillé après triceximo ; mais, cet espace ne semble pas assez grand pour qu'on ait pu mettre autre chose que la première syllable du mot mense). Henri fut évêque de Nantes de 1228 à 1235 (original parchemin était sans cachet).
VIII. 1290.— Le lundi avant la Saint-Thomas, apôtre. Charte de Durand, évêque de Nantes, où il déclare prendre Renaud, abbé de Saint-Florent de Saumur et Michel abbé de Toussaint d'Angers pour arbitres du différent mu entre lui, d'une part et, de l'autre, l'abbaye de Marmoutier à raison de ce qu'il voulait faire contribuer les Prieurs du Pellerin, de Varades et de Donges au paiement en nature des droits de procuration de concert avec les curés, quand lui évêque ou ses successeurs feraient leurs visites épiscopales aux églises du Pellerin, de Varades et de Prinquiau dépendant du Prieuré de Donges, ce que les moines de Marmoutier refusaient.
IX. 1290. — Veille de la Toussaint. — Charte des moines et de l'abbé de Marmoutier Robert où ils déclarent agréer les abbés de St-Florent, de Saumur et de Toussaint d'Angers pour arbitres du différent mu entre eux et l'évêque de Nantes. (Original parchemin était sans cachet).
X. 1397. — Cinq actes en latin de l'abbé du Couvent de Marmoutier ratifiant divers échanges, acquets et baillées faits par le Prieur du Pellerin (Il est nommé Nicolas de Clauso ; (du Clos ou du Cloux)). — Trois de ces actes, 1, 2 et 3 contiennent l'acquisition par échange de dix hommées de vigne au Fief-de-Chaffré, paroisse du Pellerin. — Les deux autres 4 et 5, sont des baillées l'une de vingt (N° 4) l'autre de dix-huit hommées de vigne, en St-Jean-de-Bouguenais, au Fief du Prieur du Pellerin, dit Fief-de-Chef-d'Asne et sous la condition que les preneurs et leur hoirs feront les dites vignes bien et duement, ne pourront les aliéner ni les grever de dettes ou rentes et rendront au Prieur du Pellerin la quinte part des fruits. (Copie papier du XIVème siècle).
Xl. 1397. — 16 août. — Acte passé devant la Cour de Nantes à Saint-Père-en-Retz par lequel le Prieur du Pellerin en retour de 4 hommée en la paroisse du Pellerin, au Fief de Chaffré, donne à Thébaud Caillaud 4 autres hommées de vigne en Saint-Jean-de-Bouguenais, au Fief de Chief d'Asne, à charge au dit Thébaud et à ses hoirs d'en payer au dit Prieur 4 deniers de rente annuelle. (Original parchemin sans cachet).
XII. 1397. — 12 mars. — Acte passé par la Cour de Nantes à Saint-Père-en-Retz par lequel Etienne Fontaine et sa femme prennent du Prieur du Pellerin 8 hommées de vigne en Saint-Jean-de-Bouguenais à charge de les cultiver, eux et leurs hoirs et de rendre chaque an au dit Prieur la quinte part des fruits au bailleur Prieur du Pellerin Nicolas du Cloux. (Original parchemin sans cachet).
XIII. 1406. — 5 Octobre. — Par devant la Cour de Nantes, baillée de 20 hominées de vigne au Fief de Chef d'Asne, paroisse de Saint-Jean-de-Bouguenais pour les preneurs en rendre la quinte au bailleur Prieur du Pellerin, Nicolas du Cloux. (Original parchemin était sans cachet).
XIV. 1406. — 5 Novembre. — Par devant la Cour de Nantes, baillée de 5 hommées de vigne, paroisse du Pellerin pour les preneurs en rendre le quint au bailleur Prieur du Pellerin, Nicolas du Cloux. (Original parchemin était sans cachet).
XV. 1447. — Copie 1452. — 3 Septembre (reproduction intégrale de cette pièce en raison de l'intérêt qu'elle présente pour l'histoire locale, dans la désignation des terres qui y sont mentionnées et qui ont conservé leurs noms). — "Par notre Cour du Duc au Pellerin. Sur le débat qui peut s'élever entre humble religieux et honnêtes personnes les Abbé et Couvent de Buzay, d'une part, et Messire Olivier de la Villéon, Prieur du Prieuré du Pellerin, d'autre part ; Sur ce que les dits Frère Olivier et Messire Marc disent ou pensent dire contre les dits Abbé et Couvent, que les fruits, levées et revenus de dîmes croissantes en ladite paroisse du Pellerin leur appartiennent de droit commun, en avoir la possession et en sont, eulx et leurs prédécesseurs, Prieurs, Recteurs et Curés du dit lieu du Pellerin propriétaires non seulement de l'an derren (dernier) le second, le tiers, le quart, le quint, le dix, le quinze, le vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, quatrevingt, cent et plus étant, et par si longtemps qu'il n'y ait mémoire d'homme. Au contraire, sans aucun empêchement leur avoir été mis. Et disent les dits Prieur et curé, ès dits noms que les abbé et couvent, pendant dix ans ou environ, par eulx, leurs hommes et députez, s'étaient avisés de les empescher de jouir des dîmes croissantes en étangs, vignes et terres arables qui sont sises en la dite paroisse du Pellerin c'est à savoir : En clos de vigne et gagneries de la Savartière (aujourd'hui les Savatières), le Breuil de Maude, les Boursadières (les Bossardières et terres étant en Buzay), Viève et les clos de vigne de la Grange nouvellement plantées et qui sont sises en la dite paroisse entre le chemin de Viève et le vieil hostel de Jean Veillet, sis devant le clos de la grange et, en amont d'eulx, abbé et couvent ; fait les dites levées, au montant, cent livres moins ou plus. Et concluant vers eux, enfin, qu'ils ont fait tort : Cesser devront ne plus les lever ni repercevoir et dommager. Les abbé et couvent confessent bien avoir levé et joui des dites dîmes, en disant le pouvoir faire de leur droit de fondation et en être en possession de si longtemps que par possession et droiture leur devait être acquis. Ce que ne confessent pas les dits Prieur et Curé. Sur les quelles chouses peut en suivre grand débat, involation de procès, longues plaidoiries qui pourraient prendre et avoir long temps. Pour lesquels empêcher et afin de nourrir par amour et dilection entre eulx. Sachent tous que par notre Cour du Duc, au Pellerin, se comparaissent et représentent au droit par devant nous, personnes établies, les dits abbé et couvent d'une part ; et les dits frères Olivier de la Villéon Prieur du Prieuré du Pellerin et Maistre Bernard Recteur et Curé du dit lieu, d'autre partie. Eulx et chacun se soumettant, et de fait se soumettant, promettent s'y conformer, accomplir et tenir, c'est à savoir : Les dits abbé et couvent jouiront et devront jouir eulx et leur subcesseurs, pour le temps advenir, des susdits dîmes et revenus des terres qui craiteront entre leurs foussez et leurs fez (fief) de Viève et de la Grange, le dit fez commençant au chemin du Pellerin à Vuez (Vüe) par le village de Viève en continuant au chemin par lequel on va de la Noue Espanix à la Bricolière. Item jouiront et devront jouir lesdits abbé et couvent de la dîme de leur dit clos de la Grange, auprès de la vieille maison de Jean Veillet et de la maison de Jean Florance, quelles vignes font et labourent, au quart, les dits abbé et couvent ; des dîmes croissantes en leur dit fez de Viève tant en vignes, terres, généralement sans auculne chouse en réserve, sauf des dîmes des veaux, droit de cure, neume (droit qui avait remplacé la part nuptiale ou repas de noce, un des principaux revenus des cures) et autres droits dus à cure dont ledit maistre Marc, curé recteur dessus dit, jouira pour lui et ses subcesseurs. Les dits héritages dessus dits, sis en la dite paroisse du Pellerin, entre le ruisseau de la chaussée de Viève, du cousté vers le Pellerin, à la chaussée de l'étang, commençant du dit ruisseau au dit foussé et clousture du dit clos de la Grange se rendant au chemin par lequel on veit de l'hostel du dit Veillet à Chazy (Cheix) par devant les dites vieilles maisons de Veillet et de Florance, se rendant d'icelui chemin, du dit village de Viève à la chaussée du dit lieu et entre les vignes du dit clos de la Grange et le dit chemin qui conduit à l'hostel du dit Veillet à Chazy, vignes du dit Florance, d'une et d'autre parties. De quelles chouses ci-dessus déclarées jouiront et devront jouir à jamais, pour le temps advenir les dits abbé et couvent et leurs successeurs sans aucuns débats ni empeschements que les dits Prieur et curé ni leurs subcesseurs puissent à aucune manière y mettre. Et pour ce, jouiront les dits Prieur et curé du Pellerin des dîmes croissantes en toutes et chacune des autres terres vagues et autres héritages étant en icelle paroisse du Pellerin. Le seize juillet de cette même année 1452 maistre Hervé Coaynon, curé du dit lieu du Pellerin s'est soumis pour tous ces biens à notre juridiction et a recognu le bien jugé de tout ce qui précède".
XVI. 1471. 31 juillet. — Par devant la cour de Bourgnouvel (en Mayenne) etc... (on ne voit pas bien pourquoi cette pièce se trouve dans le fond du Prieuré du Pellerin qui n'y est même pas nommé).
XVII. 1546. 9 décembre. — Aveu rendu au roi pour le Prieuré du Pellerin par Me Arthur Avignon, Prieur commendataire. (Copie-papier).
XVIII. 1586. 21 mai. — Autre aveu rendu par Mathurin Le Roy, Prieur commendataire. (Original parchemin).
XIX. 1617. 13 juillet. — Ferme du Prieuré du Pellerin pour 350 livres, deux charretées de paille et une de foin par an, par frère Abraham Vannereau, Prieur de N. D. du Pellerin, demeurant au Prieuré de Saint-Philbert-de-Grandlieu. (Copie-papier).
XX. 1623. 10 juillet. — Autre ferme du dit Prieuré faite par le même Prieur. (Grosse originale papier).
XXI. 1643. 29 mai. — Arrentement d'une taiterye nouvellement bâtie contre la muraille de l'enclos du Prieuré du dit lieu par le Prieur Frère Hiérosme Hardouineau, religieux de Vertou. (Original papier).
XXII. 1652. 1er octobre. — Réception par la Chambre des Comptes de Bretagne du serment de fidélité de Pierre Boucaud, Prieur commendataire de N. D. du Pellerin. (Original parchemin était sans cachet).
XXIII. 1659. — Sentence du Présidial de Nantes en faveur de Pierre Boucaud, Prieur commendataire du Pellerin pour le retrait de la pièce de terre des Champ-Rousse dépendant du Prieuré. (Deux pièces, l'une en papier, l'autre en parchemin très détériorée). 
XXIV. 1671. 21 avril. — Aveu du Prieuré du Pellerin rendu par Guillaume Boucaud, comme procureur de son fils, Pierre Boucaud, Prieur commendataire, avec deux sentences de la Chambre des Comptes pour la réception de l'aveu du 2 mai 1671 et du 11 mai 1683 (2 pièces, minute de l'aveu, grosse originale des sentences parchemin).
XXV. 1675. 7 octobre. — Déclaration du dit Prieuré faite pour la réformation du domaine du Roi par Pierre Boucaud, avec la sentence des Commissaires portant réception de l'aveu du 9 mars 1680. (2 pièces minute et grosse originale-papier).

le calvaire du cimetière (1850) ;

la Ville-au-Vay (XVII-XVIIIème siècle). Propriété de Pierre Blanchet en 1614, d'Anne Matras, puis de Pierre Henri Lehure (capitaine de navires et négociant à La Fosse à Nantes) en 1783. L'édifice est reconstruit de 1798 à 1800, suite à un incendie ;

la maison (XVIIIème siècle), située rue Aristide Bertreux. Il s'agit de la maison natale de Joseph Fouché, homme politique de la fin du XVIIIème siècle ;

la maison de l'Etang (XVIIIème siècle), située rue du 8 mai. Incendiée en 1793, la maison est restaurée à la fin du XVIIIème siècle ;

la maison de la Martinière (XVIIIème siècle) ;

le château de la Cossonnière (XVIII-XIXème siècle). Il s'agit, en 1671, de la demeure des Richardeau. Il est la propriété ensuite de la famille Loquet, puis de Jean Merlaud de la Clartière, avant sa reconstruction au XIXème siècle. Il devient ensuite, par alliance, la propriété de la famille Couffon Kerdellec'h et le reste jusqu'en 1970. Une petite chapelle bâtie en 1763, s'élevait jadis en avant du château, édifiée par les propriétaires d'alors, deux frères, les chanoines Marie Louis Merlaud de La Clartière et Louis Marie Merlaud de La Chevillardière ;

l'ancienne cure (XVIIIème siècle-1832), située rue de la Cure. Cet édifice est transformé au XIXème siècle pour devenir un presbytère ;

le cottage (1852), situé quai des Coteaux. Propriété de Louis Philippe Binet de Jasson (décédé en 1859) ;

le château "directoire" de M. Soulard, situé au lieu-dit "La Motte". Propriété, jadis, des familles Goguet de La Salmonière (en 1786), Averty, puis Chiché. De 1914 à 1918, il sert d'hôpital et la Kommandantur allemande s'y installe durant la dernière guerre ;

le logis de La Chauffetière. Propriété, jadis, des familles Bonfils qui élevèrent une chapelle en 1707. Cette chapelle est reconstruite en 1766 par Julien Simon, seigneur de Kervion. Le domaine passe ensuite aux mains des familles Marsac (en 1857) et Defoy (en 1891) ; 

le logis du Margat. Propriété des familles Jacques Bronais (en 1646), Charruau, Jacques Oger (en 1727), Joseph Taillard, sieur des Marais (en 1768) et resta aux Broband au XIXème siècle ;

le logis ou métairie de La Génollière. Propriété des familles Guérin (en 1768), Sébastien Goguet de La Salmonière (en 1785), Martin (en 1857) ;

la mairie. Il s'agit de l'ancien Hôtel de la Marine, acquis de Broband par la municipalité en 1875 ;

4 moulins dont le moulin Collet (1540 – XXème siècle), en activité de 1604 à 1889. Il est restauré en 1997 ;

A signaler aussi :

le puits de Basse Ville-au-Vay (XVIII-XIXème siècle) ;

les Halles (1892), situées rue du docteur Sourdille ;

la découverte sur le chemin de Nantes à Chéméré, près de Viève (Pellerin), de 22 pièces d'argent, à l'effigie d'Henri II, et une à l'effigie d'Henri III. Elles ont été déposées au musée archéologique de la ville de Nantes ;

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ANCIENNE NOBLESSE du PELLERIN

La terre et juridiction de Bois-Tallac ou Bois-Tillac. Propriété de Julien Bonfils (en 1513), René Bonfils, auditeur des comptes (en 1618), François Bonfils, épouse d'écuyer Pierre Blanchard du Houssay (en 1660), Marie Blanchard du Houssay, épouse de Louis d'Aubigné, sgr de la Rocheferrière, paroisse du Pin-en-Mauge en Anjou (en 1679), Claude Le Borgne, avocat général à la chambre des comptes (en 1688), Jean Marie Victor Binet de Jasson (en 1775), Philippe Binet de Jasson (en 1820). M. Roques l'acquit de Philippe Binet de Jasson en 1854, et les frères de Saint-Laurent-sur-Sèvre y installèrent une école d'agriculture. La chapelle, construite en 1783, est démolie en 1960. C'est M. Binet, seigneur de Jasson, qui fit bénir en 1783 la chapelle qu'il avait au Bois-Tillac, par l'abbé de la Tullaye, archidiacre de la Mée, chanoine et grand vicaire de Nantes.

La terre  de La Cossonnière. Propriété, en 1808, de Merlaud de la Clartière, maire du Pellerin.

La terre de La Foucaudrie, au Verger. Propriété de Pierre Blanchet, conseiller au présidial de Nantes (de 1614 à 1655), Jean Blanchet, échevin de Nantes (en 1682), Claude Blanchet de Fougères (en 1745), Louise Blanchet de Fougères, épouse de Jean Brillaud du Noyer (en 1754), Le Flo de Tremelo et Brillaud de Laujardière.

La terre de L'Ermitage. La terre est vendue en 1622 par Jean Lemeignan à Claude Le Borgne, avocat général à la chambre des comptes. Propriété des de Maigné, sieurs de La Jouardais, puis des Leborgne, Leblanc. En 1846, les Le Chauff l'avaient en leur possession ainsi que Le Charron qui passa à Padioleau et La Patouillère, aujourd'hui disparu.

La terre de Noë-Guillac. Propriété de Jean Guérin (en 1427) et de Jean Bonfils (en 1453).

La terre de La Patouillère. Propriété de Claude Lemeignan, puis de Claude Le Borgne, avocat général en 1622.

La terre et la juridiction de Vigneu. Propriété de Jean des Rames, puis, en 1483, de Marie des Rames, épouse de Jean de Tréal. Propriété ensuite de Guyon de Sévigné (en 1490), Pierre Le Bouteiller (en 1540), Claude Le Bouteiller, épouse de Christophe de Chevigné, sgr de la Sicaudais (en 1559), Arthur de Chevigné (en 1576), N. Le Borgne, sieur de la Chôletière, avocat général (en 1604), Binet de Jasson (en 1775). Vigneu possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice, et un droit de four à ban dans le bourg.

(à compléter)

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