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PAULE |
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La commune de Paule ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PAULE
Paule vient du nom « Paul ».
Paule est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plévin. Il s'agit certainement d'une ancienne fondation religieuse. Paule est cité sous la forme "Poul" dans les bénéfices du diocèse de Cornouaille vers 1330 et sous la forme de "Poull", au terroir de Poher, dans la taxe des bénéfices du diocèse de Quimper en 1368. On trouve Paoul en 1407 (actes de Jean V, n° 607). La forme Paule apparaît dès 1790.
Paule, avec titre de châtellenie, était un membre de la baronnie de Rostrenen, composé des fiefs de Brécilien ou Bressilien, du Dréortz-en-Paule, de Kerjean, du Liscuit-en-Paule et de Paule. On y trouvait jadis les châteaux ou manoirs de Bressilien, Castel-Laouenan, Keranguevel, Kerjean, Kerloguennic et Quehelan.
L'ancienne paroisse de Paule dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation et du ressort de Carhaix. La cure était à l'alternative. Paule se dote d'une municipalité en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Poul (vers 1330), Poull (en 1368), Paoul (en 1407, en 1475), Paul (en 1475), Paoul (en 1535-1536, 1591), Paole (en 1562), Paul (en 1599), Paulle, Paoul (en 1670), Paol (en 1677).
Note : la commune de Paule est formée des villages : Quéhélan, Kerleran, Lansalaun, Keranguevel, Keramprovost, Saint-Eloy, Saint-Anaon, Kerdehel, Kereffau, Botlan, Bressilien, Kerhouarn, Keroulaire, Keriou, Kerandeurquet, Kerfuloc'h, Kerouzellec, Castellaouenan, Saint-Augard, Kersac'h-Coat, Kersac'h-Bian, Rufiliou, Toulhallec, Kerlescouarn, Berlivet, etc...
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PATRIMOINE de PAULE
l'église Saint-Paule (1897-1898), édifiée à la fin du XIXème siècle par l'entrepreneur Canivet de Coray, sur les plans de l'architecte Le Guerrannic. On y trouve une cloche de bronze datée du VIème siècle et qui provient de l'ancienne chapelle Saint-Symphorien, aujourd'hui disparue. La chaire, oeuvre du sculpteur Elie Montbet (originaire de Caurel), date de 1911 et contient de nombreux panneaux historiés : un des panneaux représente les missions du père Julien Maunoir. On y voyait jadis une statue ancienne de saint Corentin ; | |
la chapelle Saint-Eloi (1866-1868). Cette chapelle, fondée dès le XIVème siècle et ruinée en 1810, a été reconstruite en 1856. La chapelle contient des portraits peints des quatre évangélistes, une fresque mettant en scène un chevalier, et une statue de saint Symphorien. Le retable, oeuvre du peintre Gilbert, date de 1857 : le tableau rappelle et représente l'apparition de la Vierge, le 19 septembre 1846, à Maximin Giraud et à Mélanie Calvat, dans les alpages au-dessus du village de la Salette, en Isère (le miracle est confirmé le 19 septembre 1851 par Monseigneur Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble) ; | |
la chapelle Notre-Dame de Lansalaün (XVIème siècle). L'entrée porte la date de 1712 et la tribune porte la date de 1719. La verrière de l'Arbre de Jessé date de 1528 ; | |
l'ancienne chapelle de Lopérec, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle, située jadis au village de Saint-Amand et aujourd'hui disparue. Saint Amand naquit vers 392 et fut très lié avec Sancta, poète chrétienne de la Gaule. Vers 475, il remplaça Artémius sur le siège de Rennes. Albert Le Grand dit qu'il couronna Hoël II dans sa cathédrale. Il mourut le 14 novembre 508, à l'âge de 116 ans, après avoir choisi lui-même saint Mélaine pour successeur ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Anaon, en ruine au XXème siècle et vendue en 1931. Ses pierres ont servi à l'édification d'un oratoire près du village de l'Isle en Saint-Cast ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Augard, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Donat, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Symphorien, aujourd'hui détruite ; | |
le calvaire de lenclos de Lansalaün (1551). On y voit le blason de la famille du Leslay de Keranguevel ; | |
le château de Keranguevel (1717), propriété de la famille du Leslay de Keranguevel (du XVème au XIXème siècle). Il passe par alliance à la famille Ruellan du Créhu, puis à la famille du Pontavice. On y trouve un puits qui date de 1659. La façade porte la date de 1717 et l'aile Nord porte la date de 1777. L'édifice possède une chapelle privée ; | |
le château ou manoir de Kerloguennic (1577), propriété de la famille Jegou du Laz. Il s'agit de l'ancien chef-lieu du fief de Dréortz-en-Paule. On y voit les armes de la famille Jégou du Laz et de Saisy de Kerampuil, avec la date de 1878. Ce manoir a été restauré par Marie Thérèse Armande Frédérique de Saisy de Kerampuil, mariée en 1856 à Joseph François Bonabes Jégou, comte du Laz ; | |
la fontaine de la chapelle Notre-Dame de Lansalaün (1693) ; | |
le manoir de Keryergas (XVI-XVIIème siècle) ; | |
les moulins à eau de Kereffaut, de Tronjoly, de Sang-en-doux, de Keryergas (1746), |
A signaler aussi :
la motte de Castel-Laouenan ou Castellaouënan ou Kerlaouënan (moyen âge). Ce château, très ancien, surveillait la voie antique Carhaix à Vannes. Au moyen âge, une enceinte fortifiée, flanquée de quatre tours, cernée de trois rangs de douves, s'élevait au pied d'un ancien oppidum. Propriété de la famille de Kerlaouënan, fondue au XIVème siècle dans la maison de Poulmic ; | |
la motte de Castel-Odic (moyen âge) ; | |
la motte de Kerjean (moyen âge). Le château possédait jadis des douves ; | |
l'ancien manoir de Quehelan (XVIIIème siècle) ; | |
le site préhistorique de Saint-Symphorien (âge de fer), découvert en 1988. On y a trouvé une statuette celtique portant une lyre ; | |
deux tumulus situés près de Kergroas (âge de bronze) ; | |
un tumulus au sud de Castel-Laouenan (âge de bronze) ; | |
le camp de Kerjean ; | |
l'enceinte circulaire de Bressilien ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PAULE
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Paule.
(à compléter)
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