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NOSTANG |
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La commune de Nostang ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de NOSTANG
Nostang vient du breton "stang" (étang) et "lost" (le bout) ou "lau" (le petit).
Le territoire de Nostang (Lausting), fondé primitivement par les romains, semble être un démembrement de l'ancienne paroisse de Guignac.
Les bretons s'installent sur le territoire dès le Vème siècle. Le nom est alors Lausteing, Laustenc ou Laustang. En fait, la paroisse se trouve à Kergoh.
Nostang est une ancienne châtellenie qui possèdait 10 paroisses. Le domaine ducale ou châtellenie de Nostang comprenait en fait jusqu'à la fin du XIIIème siècle, toutes les paroisses qui entourent la Ria Etel. Au XIIIème siècle, le chef-lieu est transféré dans la ville d'Hennebont.
Au XIVème et au XVème siècles, est mentionnée la juridiction de Nostang, propriété de la seigneurie de Rouzault ou Rouault. Au XVIIème siècle, la sénéchaussée royale d'Hennebont s'appelait encore "Cour d'Hennebont et de Nostang".
On rencontre les appellations suivantes : Laustanc (en 1160, en 1427, en 1460, en 1481), Nostanc (en 1536).
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PATRIMOINE de NOSTANG
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1681-1686). Elle est reconstruite en vertu d'un marché passé le 16 avril 1681. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, dans le goût le plus simple du XVIIème siècle, qui a été complété en 1871-1873 par la construction d'un clocher en pierre à l'Ouest. La tour-porche à quatre étages, édifiée par Augustin Le Quintrec et qui date de 1871, s'écroule en 1898. Reconstruite en 1898, la flèche est abattue le 17 janvier 1945 par un obus allemand et reconstruite en 1951 par les architectes Conan et Delayre de Lorient. La voûte est en charpente lambrissée. Le retable du maître-autel, oeuvre de Guillaume Gravay (sculpteur à Auray), date de 1713-1718. Une dalle funéraire, datée de 1732 et de forme trapézoïdale irrégulière, est incluse dans le dallage situé devant la porte du transept Sud : il s'agit de la tombe de Mire Le Naizer, prêtre de la paroisse de Nostang et décédé en 1732 (une croix est dessinée au centre). En 1827, l'église est agrandie : elle se voit doter d'une chapelle polygonale destiné à recevoir les fonts baptismaux. L'autel est en bois, le retable est en pierre et en marbre. Le retable, qui date de 1713-1718, a trois volets encadrés par une ordonnance corinthienne et est l'oeuvre de Guillaume de Guillaume Gravay d'Auray. Dans le panneau central du retable, se trouve une peinture, datée de 1717, figurant Saint-Pierre marchant sur les eaux à la rencontre de Jésus, et signée Mésanstourm. A signaler aussi de nombreuses statues : Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Joseph, la Vierge à l'Enfant, Sainte Jeanne-d'Arc, Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, et Saint-Symphorien ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Joie de Légevin (XVIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle. Il s'agit, semble-t-il, d'une ancienne dépendance du château de Saint-Georges. Elle est encore appelée la Mére de Notre-Dame de Quelven, à Guern, bien à tort d'ailleurs, car elle est postérieure à sa prétendue fille. La chapelle possède une nef et un chœur polygonal à trois pans, des contreforts sur les angles, avec un clocher monumental à l'Ouest, accompagné au Sud d'une tourelle d'escalier octogonale. Les porches à l'Ouest relèvent du gothique flamboyant, au Sud, il sont Renaissance. Avec sa corniche et ses portes, en particulier celle du Sud, à décoration purement Renaissance (en anse de panier à trois claveaux, avec pilastres ornés de losanges et fronton triangulaire, torsades et denticules), l'édifice ne doit dater que de la fin du XVIème siècle ou du commencement du XVIIème siècle. Le clocher en pierre qui fait saillie sur le pignon occidental comprend deux étages, le premier carré, le second octogonal, et est surmonté d'une flèche également octogonale. La flèche semble datée de 1728. Le clocher du XVIIIème siècle est posé sur un encorbellement à triple arcatures : une tourelle polygonale du XVIème siècle s'élève jusqu'au niveau du 2ème étage. Une petite porte s'ouvre au Nord, avec un banc de pierre extérieur qui entoure l'édifice. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières sculptées, dont les entraits ont été coupés. Au chœur est une jolie piscine Renaissance ; | |
la chapelle Saint-Bieuzy (XVème siècle) ou Saint-Georges. Il s'agit d'une dépendance du château Saint-Georges. On y voit une belle porte cintrée et en arc brisé. C'est dans cette chapelle que se marie, en 1629, Georges de Cosnoal, seigneur de Saint-Georges, avec Marguerite Desportes, dame du Resto. Cette chapelle conserve une belle fenêtre de choeur, du gothique flamboyant (XVème siècle) ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle ou de Locmaria (XIV-XVème siècle). Cette chapelle devait dépendre, semble-t-il, primitivement de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (mentionnée en 1160). En 1308, deux chartes de l'abbaye de la Joie signalent l'une le village de "Locmaria de Laustence", l'autre le village de "Notre-Dame de Laustenc". Elle comprend une nef et un chœur flanqué sur toute sa longueur de deux chapelles. La chapelle du Nord a été transformée en sacristie. La chapelle du Sud ouvre sur le chœur par une arcade en plein cintre reposant sur des colonnes engagées à chapiteaux nus. L'arc triomphal, entre la nef et le chœur, à double rouleau brisé, repose sur des piliers polygonaux engagés à chapiteaux frustes. Sur cet arc s'élève un petit clocheton en pierre, percé de deux baies hautes et étroites en plein cintre. Deux contreforts hauts et puissants supportent à l'extérieur la poussée de l'arc triomphal et du clocheton. Le choeur, qui est prolongé par deux ailes saillantes, donne au plan de l'ensemble la forme d'un "T". Toute cette partie de l'édifice semble être du XIIème siècle, ou, au plus tard de la première moitié du XIIIème siècle. La nef a été refaite postérieurement et n'est pas exactement dans l'axe du chœur qui forme avec elle un angle largement obtus. La fenêtre du chœur à réseau rayonnant fut refaite à une date postérieure : on y voit quelques fragments de vitraux armoriés. Un banc de pierre intérieur fait le tour de la chapelle. Les peintures murales datent du XVIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Cado (XVIIème siècle), située au village de Kergorh. Cette chapelle fort ancienne possède une belle balustrade de bois qui sépare la nef du choeur surélevée d'une marche. De chaque côté du retable (qui possède en son centre un tableau représentant Saint-Cado) se trouvent des niches contenant les statues de Sainte Barbe (près de sa tour) et de Saint Cado (tenant un livre) ; | |
la chapelle Saint-Maurice et Saint-Symphorien (XVIIème siècle), située dans un lieu isolé au Nord de la paroisse de Nostang. La cloche datant de 1829 a été remplacée en 1881. Le clocheton date de 1875. L'ensemble de la chapelle est restaurée en 1954 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Barthélemy, située au village de Saint-Thomin et mentionnée en 1930. Il s'agit d'une construction rectangulaire du XVIIème siècle ; | |
la fontaine Saint-Cado, située à Kergoh ; | |
le château ou manoir Saint-Georges (XIIIème siècle), restauré au XVIIIème siècle. Propriété de la famille Carné (à partir du XIIIème siècle), de la famille Kerpuncze ou Kerpunce (en 1427 et 1481), puis de Marc de Cosnoal (au XVIIème siècle). Ce manoir possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le château du Rongouët (vers 1780). Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux familles Thoumelin, Talhouët et Lopriac. Il possédait autrefois une chapelle privée. L'ancien manoir est encore surnommé Rungoaet ou Rungoet et appartenait au XVème siècle à Jehan Benoist. On trouve aussi les familles Botderu (en 1495, en 1540 et en 1551) et Grimault (en 1575). Il devient la propriété de la famille de Penfentenio de Cheffontaines à partir de 1810. Réquisitionné par la Kriegsmarine en 1942, le manoir est bombardé par les alliées en 1944. Les communs datant de 1900 sont transformés en habitation en 1950 ; | |
les moulins à vent du Palais, de St Georges, et les moulins à eau du Palais, de St Georges ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de NOSTANG
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Nostang : Antoine Juzel (Kercoz), Jehan de Kerleviou (le Parc), Louis de Redoret (Kerengoff), Allain de St Diel (Kericu), Allain Le Palefarts (Palvarch), Eon Olliverou (St Thomin), Jehan Le Serracin (Légevin), Guillaume Lopriac (Kerganquis), Guillaume Le Palaicze (Lestréhan), Jehan Besnoist (Rongouët), Eon de Kerpuncze (St Georges).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 9 nobles de Nostang :
Jehan de KERPUNCE (200 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en homme d'armes ; | |
Pierre PALLES (100 livres de revenu) porteur d'harnois de jambes et d'avant bras, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE DOUARAIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'harnois de jambes, comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ; | |
Simon SARAZIN (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan LE PALLEFART (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan GUERANDE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Jehan OLLIVERO (12 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ; | |
Guillaume LE SARAZIN : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ; | |
Jehan LE BOTERFF : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Nostang :
Pierre de KERPUNCZE de St Georges (200 livres de revenu) : excusé par commandement du Duc ; | |
Pierre du PALLECZE (400 livres de revenu), remplacé par Jehan Thedont : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Pierre LE DOUAREIN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Margilie LE GAL, veuve de Jehan Kerpuncze ; | |
Simon LE SARAZIN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une javeline ; | |
Ollivier ROSTY et sa femme ; | |
Vincent de PALEFFARH (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Mathieu LE SARAZIN (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan OLLIVIERO (12 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan COETNOURS (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; | |
La veuve Jehan de PALEFFART : défaillante ; | |
Les héritiers Jehan du BOTERFF, remplacés par Allain Le Greour : comparaît en archer ; |
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