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MOUSTOIR-REMUNGOL |
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La commune de
Moustoir-Remungol ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTOIR-REMUNGOL
Moustoir désigne un petit monastère.
Au VIème siècle, est fondé un petit monastère, détruit au Xème siècle par les Normands. Subsiste un petit village nommé « LAbbaye » (ou Labati) et le « chemin des moines ».
Les paroisses de Le Moustoir et Remungol sont des démembrements de la paroisse primitive de Pluméliau. Ils dépendent du doyenné de Porhoët.
En 1790, Moustoir-Remungol est érigé en commune du canton de Pluméliau. En 1801, Moustoir-Remungol passe dans le canton de Locminé et retrouve son titre de paroisse en 1802.
Le nom de Le Moustoir-Remungol, que prit la paroisse est née de la fusion de Remungol et Le Moustoir (antérieure au XVème siècle), avant que Remungol ne soit à nouveau séparée de Le Moustoir, en laissant cependant son nom en héritage à cette dernière.
On rencontre les appellations suivantes : Remungol et le Monstoer (en 1448), Remungol (en 1464), Remingol (en 1481), Monstouer Remungol (en 1513, en 1536).
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PATRIMOINE de MOUSTOIR-REMUNGOL
l'église Saint-Gorgon (XVI-XVIIIème siècle). L'église a été entièrement refaite, en forme de croix latine et sans style, au début du XVIIème siècle. On a pourtant conservé de l'ancien édifice quelques pierres sculptées et la fenêtres du croisillon Sud au réseau dessinant une fleur de lis. Elle est couverte d'une charpente à sablières grossièrement sculptées datant de la reconstruction. Le croisillon Sud comme celui du Nord probablement est du XVIème siècle. La nef et le choeur sont du XVIIIème siècle. La sacristie date des années 1830. Le clocher, qui datait du XVIIème siècle, est reconstruit sur les plans de l'architecte Démeret de Pontivy en 1920 et a été coiffé d'une flèche en pierre en 1923. L'édifice abrite trois retables en bois du XVII-XVIIIème siècle. Le retable en bois du choeur se déploie en trois volets : au centre, le tableau de la Descente du Saint-Esprit et aux extrémités les statues de saint Cornély et d'un saint ermite (sans doute saint Antoine). Le retable Nord est voué à sainte Catherine. Le retable Sud est dédié à Notre-Dame du Très Saint Rosaire. Une grille, qui date du XVIIIème siècle, ferme le baptistère ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs ou chapelle de Moric (1490-1500), édifiée par un seigneur de Kermavan au village de Moric. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits sculptés. A la fenêtre à réseau en forme de fleur de lis du choeur, sont des vitraux représentant la naissance et la mort du Christ et les armes des Kermavan. On venait y évoquer sainte Emérentienne pour les enfants souffrants de douleurs intestinales ; | |
la chapelle du Sacré-Cur (ou Saint-Sauveur) de Kermaux (1890), édifiée sur les plans de frère Théodule. Elle est bénite le 19 mars 1891. Une date (1890) figure sur la façade Ouest. Elle remplace une vieille chapelle tombant en ruines. La chapelle abrite six vitraux qui représentent la Flagellation de Jésus (1890, dans le choeur) et Notre-Dame, l'Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie, sainte Julienne de Liège, et sainte Marguerite de Cortone ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent, reconstruite en 1717. De l'ancienne chapelle, il ne restait en 1930 qu'une fenêtre à réseau en forme de fleur de lis, avec fragments de vitraux ; | |
la croix (1767). On peut lire l'inscription "faite par Mre Le Roy Ptre/Tit du Saint Esprit/de Talhouët" ; | |
le calvaire de Talhouët (XVIIème siècle). Elle s'élève à l'emplacement de l'ancienne chapelle du Saint-Esprit fondée au début du XVIIème siècle par l'abbé Querbic, recteur de Naizin ; | |
l'ossuaire (1823) du cimetière. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. La façade comporte trois bénitiers en forme de cul-de-lampe. Sur le frise est inscrit "fait du tems Yves Cadoret Recteur Vincent Robic Maire Henri Le Strat Marguillier 1823". Il était situé primitivement près de l'église et a été déplacé lors de la translation du cimetière en 1837 ; |
l'ancien manoir du Bois-Hardouin (XVIIIème siècle), restauré au XIXème siècle. Propriété successive des familles Le Baudouin (vers 1400), Lantivy et du Fou jusqu'à la Révolution. Ce manoir est vendu comme bien national en 1798. Puis, il devient successivement la propriété des familles Yzopt (au XIXème siècle), Chatel (au XXème siècle), Boynes (depuis 1987) ; | |
l'ancien manoir de Kergiquel. Il était le siège de la seigneurie de Kergiquel ou de La Villegicquel et appartenait à la famille Coëtlogon. Il appartient en 1448 à Jehan de Keraudren, en 1513 à Jacques de Guerguezengaor, sieur de Villaudren (Cadelac, évêché de Saint-Brieuc). Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ; | |
l'ancien manoir du Poulfang ou Poulfanc (XVème siècle). Il était le siège d'une seigneurie qui appartenait à la famille de Langle, puis à la famille Tenours. Propriété de la famille Guillart en 1448, en 1464 et en 1481. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ; | |
l'ancien manoir de Talhouët (XVIIème siècle). Une longère porte encore la date de 1683, gravée sur le linteau d'une porte, entre les monogrammes du Christ et de la Vierge, et surmontée d'un angelot. A signaler qu'une chapellenie dédiée au Saint Esprit se desservait jadis dans la chapelle privée du manoir ; | |
la fontaine de l'église Saint-Gorgon (1767), restaurée en 1926. La fontaine, qui se trouvait primitivement à proximité de la tour du clocher de l'église, a été déplacée en 1926 ; | |
la fontaine St Lorans ; | |
le moulin à eau de Kergouet ; |
A noter plusieurs chapelles aujourdhui disparues : chapelle du Saint-Esprit à Talhouët, chapelle de la Ville-Gicquel, chapelle Saint-Lorans ou Saint-Laurent (détruite en 1920).
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ANCIENNE NOBLESSE de MOUSTOIR-REMUNGOL
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Remungol comptabilisés avec ceux de Remungol :
Guillaume LE GODEC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan GUILLART (50 livres de revenu), remplacé par son fils Eon : porteur d'une brigandine ; | |
Jehan de BELOUAN, sieur de Kergroix (700 livres de revenu), remplacé par deux archers, un coustilleur à paltoc et un page à lance ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Remungol comptabilisés avec ceux de Remungol :
Louis d'AVAUGOUR (400 livres de revenu), comparaît avec deux archers : Charles de Launay et Thebaud Poctoy ; | |
Eonnet GUILLART (400 livres), comparaît vêtu d'une robe, accompagné d'Allain Noguoreh vêtu d'une brigandine ; | |
Guillaume LE GODEC (400 livres de revenu), remplacé par son fils Nicolas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon GUELROULT : défaillant ; |
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