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MOUSTOIR-REMUNGOL

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La commune de Moustoir-Remungol (bzh.gif (80 octets) Moustoer-Remengol) fait partie du canton de Locminé. Moustoir-Remungol dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTOIR-REMUNGOL

Moustoir désigne un petit monastère.

Au VIème siècle, est fondé un petit monastère, détruit au Xème siècle par les Normands. Subsiste un petit village nommé « L’Abbaye » (ou Labati) et le « chemin des moines ».

Les paroisses de Le Moustoir et Remungol sont des démembrements de la paroisse primitive de Pluméliau. Ils dépendent du doyenné de Porhoët.

En 1790, Moustoir-Remungol est érigé en commune du canton de Pluméliau. En 1801, Moustoir-Remungol passe dans le canton de Locminé et retrouve son titre de paroisse en 1802.

Le nom de Le Moustoir-Remungol, que prit la paroisse est née de la fusion de Remungol et Le Moustoir (antérieure au XVème siècle), avant que Remungol ne soit à nouveau séparée de Le Moustoir, en laissant cependant son nom en héritage à cette dernière.

On rencontre les appellations suivantes : Remungol et le Monstoer (en 1448), Remungol (en 1464), Remingol (en 1481), Monstouer Remungol (en 1513, en 1536).

Ville de Moustoir-Remungol (Bretagne).

Note : Cette paroisse dont le nom révèle une origine monastique est bornée, au nord par Noyal et Saint-Thuriau, à l'ouest par Pluméliau, au sud par Remungol, et à l'est par Naizin. En 1891, sa superficie est de 1242 hectares, arrosés par plusieurs ruisseaux et assez bien cultivés, puisqu'il n'y a qu'un tiers en landes, et sa population est de 944 habitants. Le bourg, situé à l'extrémité septentrionale, est à 15 kilomètres de Locminé, à 10 de Pontivy, et à 43 de Vannes. On n'a encore signalé aucun vestige celtique ou gallo-romain sur ce territoire. Les Bretons y apportèrent, au VIème siècle ou peu après, leur langue et leurs usages. C'est probablement à eux qu'il faut rapporter la fondation d'un petit monastère, qui aura donné son nom à la localité, et qui aura été détruit par les Normands au Xème siècle. Il y a encore un village qu'on appelle l'Abbaye et un chemin qu'on nomme le chemin des moines. Lors de la grande restauration religieuse du XIème siècle, le Moustoir fut-il érigé en paroisse ? — C'est possible. Mais il fut uni de bonne heure à Remungol, et, dans la liste des paroisses de 1387, on ne trouve point son nom. Cependant le Moustoir se regarda toujours comme une ancienne paroisse, inscrivit ce titre sur ses registres particuliers dès 1624, et soutint en 1750 un procès contre Remungol, qui ne voulait lui donner que le titre de trève (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de MOUSTOIR-REMUNGOL

l'église Saint-Gorgon (XVI-XVIIIème siècle). L'église a été entièrement refaite, en forme de croix latine et sans style, au début du XVIIème siècle. On a pourtant conservé de l'ancien édifice quelques pierres sculptées et la fenêtres du croisillon Sud au réseau dessinant une fleur de lis. Elle est couverte d'une charpente à sablières grossièrement sculptées datant de la reconstruction. Le croisillon Sud comme celui du Nord probablement est du XVIème siècle. La nef et le choeur sont du XVIIIème siècle. La sacristie date des années 1830. Le clocher, qui datait du XVIIème siècle, est reconstruit sur les plans de l'architecte Démeret de Pontivy en 1920 et a été coiffé d'une flèche en pierre en 1923. L'édifice abrite trois retables en bois du XVII-XVIIIème siècle. Le retable en bois du choeur se déploie en trois volets : au centre, le tableau de la Descente du Saint-Esprit et aux extrémités les statues de saint Cornély et d'un saint ermite (sans doute saint Antoine). Le retable Nord est voué à sainte Catherine. Le retable Sud est dédié à Notre-Dame du Très Saint Rosaire. Une grille, qui date du XVIIIème siècle, ferme le baptistère ;

Eglise de Moustoir-Remungol (Bretagne).

Nota : L'église est sous le vocable de saint Gorgon, martyrisé à Nicomédie le 9 septembre 304. C'est un édifice en forme de croix latine, où se voient des restes d'une ancienne construction, et notamment des entraits à tête de crocodiles, et une fenêtre ogivale dans le transept sud. Quelques sculptures de l'ancienne église ont été encastrées à l'extérieur de la nouvelle. Les autels latéraux sont dédiés au Rosaire et à saint Louis. Les chapelles sont les suivantes : — 1° Notre-Dame des Fleurs, appelée aussi Moric, construction de style ogival. La fenêtre du chœur possède des vitraux, figurant la naissance et la mort du Sauveur ; au sommet se voient les armes de Kermavan, simples et en alliance. — 2° Saint-Laurent, au bourg, restaurée en 1717 ; il ne reste de la construction primitive qu'une fenêtre au chœur à meneaux flamboyants, et des fragments de vitraux. — 3° Saint-Sauveur, à Kermaux, récemment rebâtie sous le vocable du Sacré-Cceur. Une seule chapellenie avait été fondée ici, sous le titre du Saint-Esprit, par G. Querbic, qui mourut recteur de Naizin en 1631 ; elle se desservait de deux messes, puis d'une seule dans la chapelle de Talhoet. Les frairies étaient celles du bourg, de Coetbout, de Kerscomar, de Kernégan. Il y avait des chapelles privées à Kergiquel et à Poulfang. Les dîmes du Moustoir appartenaient au recteur de Remungol ; en retour, ce bénéficier devait entretenir ici un curé pour remplir toutes les fonctions pastorales. Le Moustoir-Remungol était du vicomté, puis duché de Rohan, du doyenné de Porhoët et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune du canton de Pluméliau et du district de Pontivy. Bientôt l'on vendit nationalement les biens de la fabrique comprenant une prairie, quatre maisons et des terres au bourg, une maison et des terres à Kermaux. De leur côté, les habitants, pour secouer le joug de la tyrannie républicaine, fournirent de nombreux auxiliaires aux Chouans. Moustoir-Remungol, englobé dans l'arrondissement de Pontivy en 1800, passa dans le canton de Locminé en 1801, et recouvra son titre de paroisse ou de succursale en 1802, avantage qu'il a fidèlement conservé depuis (J-M. Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Moustoir-Remungol (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Moustoir-Remungol et ses recteurs"

la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs ou chapelle de Moric (1490-1500), édifiée par un seigneur de Kermavan au village de Moric. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits sculptés. A la fenêtre à réseau en forme de fleur de lis du choeur, sont des vitraux représentant la naissance et la mort du Christ et les armes des Kermavan. On venait y évoquer sainte Emérentienne pour les enfants souffrants de douleurs intestinales ;

Chapelle de Moustoir-Remungol (Bretagne).

la chapelle du Sacré-Cœur (ou Saint-Sauveur) de Kermaux (1890), édifiée sur les plans de frère Théodule. Elle est bénite le 19 mars 1891. Une date (1890) figure sur la façade Ouest. Elle remplace une vieille chapelle tombant en ruines. La chapelle abrite six vitraux qui représentent la Flagellation de Jésus (1890, dans le choeur) et Notre-Dame, l'Apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie, sainte Julienne de Liège, et sainte Marguerite de Cortone ;

l'ancienne chapelle Saint-Laurent, reconstruite en 1717. De l'ancienne chapelle, il ne restait en 1930 qu'une fenêtre à réseau en forme de fleur de lis, avec fragments de vitraux ;

la croix (1767). On peut lire l'inscription "faite par Mre Le Roy Ptre/Tit du Saint Esprit/de Talhouët" ;

le calvaire de Talhouët (XVIIème siècle). Elle s'élève à l'emplacement de l'ancienne chapelle du Saint-Esprit fondée au début du XVIIème siècle par l'abbé Querbic, recteur de Naizin ;

l'ossuaire (1823) du cimetière. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. La façade comporte trois bénitiers en forme de cul-de-lampe. Sur le frise est inscrit "fait du tems Yves Cadoret Recteur Vincent Robic Maire Henri Le Strat Marguillier 1823". Il était situé primitivement près de l'église et a été déplacé lors de la translation du cimetière en 1837 ;

l'ancien manoir du Bois-Hardouin (XVIIIème siècle), restauré au XIXème siècle. Propriété successive des familles Le Baudouin (vers 1400), Lantivy et du Fou jusqu'à la Révolution. Ce manoir est vendu comme bien national en 1798. Puis, il devient successivement la propriété des familles Yzopt (au XIXème siècle), Chatel (au XXème siècle), Boynes (depuis 1987) ;

Manoir de Moustoir-Remungol (Bretagne).

l'ancien manoir de Kergiquel. Il était le siège de la seigneurie de Kergiquel ou de La Villegicquel et appartenait à la famille Coëtlogon. Il appartient en 1448 à Jehan de Keraudren, en 1513 à Jacques de Guerguezengaor, sieur de Villaudren (Cadelac, évêché de Saint-Brieuc). Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ;

l'ancien manoir du Poulfang ou Poulfanc (XVème siècle). Il était le siège d'une seigneurie qui appartenait à la famille de Langle, puis à la famille Tenours. Propriété de la famille Guillart en 1448, en 1464 et en 1481. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ;

l'ancien manoir de Talhouët (XVIIème siècle). Une longère porte encore la date de 1683, gravée sur le linteau d'une porte, entre les monogrammes du Christ et de la Vierge, et surmontée d'un angelot. A signaler qu'une chapellenie dédiée au Saint Esprit se desservait jadis dans la chapelle privée du manoir ;

la fontaine de l'église Saint-Gorgon (1767), restaurée en 1926. La fontaine, qui se trouvait primitivement à proximité de la tour du clocher de l'église, a été déplacée en 1926 ;

la fontaine St Lorans ;

le moulin à eau de Kergouet ;

A noter plusieurs chapelles aujourd’hui disparues : chapelle du Saint-Esprit à Talhouët, chapelle de la Ville-Gicquel, chapelle Saint-Lorans ou Saint-Laurent (détruite en 1920).

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ANCIENNE NOBLESSE de MOUSTOIR-REMUNGOL

Les seigneuries de l'endroit étaient :

1° Le Bois-Hardouin, à J. Le Baudouin en 1400, aux Lentivy (ou Lantivy) et puis aux du Fou.

LE BOISHARDOUIN. Seigneurie et manoir en la paroisse de Moustoir-Remungol. « Le lieu, maison et méthairies nobles de Boishardouin, avec toutes ses appartenances et dépendances, tant en maisons, rues, issues, jardins, vergers, pourpris, bois de haute fustaye, taillis, terres arables, communs, gallois, prés, prairies, relèvent prochement dudit duché (de Rohan) aux devoirs de six sols tournois de rente annuelle, sgriale et feodalle, foy et hommage, chambellenage, rachapt, lods et ventes et autres droits sgriaux ». (Archives Nationales, P. 1684. Dénombrement du duché de Rohan de 1682).

1666. « Le manoir et lieu noble du Boishardouin avec une methairie en dependante, possédé par escuyer Pierre de Lantivy, sieur du Scerouet (Sarrouet), qui y réside ».

Nous empruntons ce dernier extrait à la page 122 d'un manuscrit original petit in-folio sur papier, qui a été acquis par le comte Jean de Lantivy de Trédion, à la vente après décès de Pol Potier de Courcy [Note : Un vol. in-f° mst original de 322 feuillets, des archives de messire Pierre de Lannion, baron du Vieux-Chastel, gouverneur des villes de Vannes et Auray, etc., chevalier de l'ordre du Roi]. Ce manuscrit, dont nous ne voyons pas l'équivalent à la Bibliothèque Nationale, contient une Réformation de tout l'évêché de Vannes en 1666 et débute ainsi : « Par devant nous Jan de Guer, seigneur de Tronchasteau, conseiller du Roy, son seneschal, premier magistrat, seul juge de police de la seneschaussée de Vennes, cognoissant des differents et droicts du ban et ariere ban de Vennes, ce jour premier de juin mil six cents soixante et six, ont comparus en nostre hostel au dict Vennes les fabricques et marguilliers des parroisses de ce dict evesché, cy après nommés, assignés à ce jour, de l'ordonnance de Monsieur le compte de Lannion, gouverneur des villes de Vennes et Auray, capitaine du ban et ariere ban de ce dict evesché, pour, aux fins du commandement de Monsieur le duc de Mazarini, grand maistre de l'artillerie, poudres et salpestres de France, lieutenant général en ce païs et dusché, lesdictes fabricques donner declaration des terres nobles scittuées en leurs paroisses, chacun en son endroict, et ayant grande partie et la pluspart desdictes fabricques satisfaict à la dicte ordonnance et aparu par escrit lesdictes declarations, après avoir pris separement leurs serments qu'elles contiennent verité et n'avoir rien obmis, à leurs scavance, des terres nobles, chacun en droy soy, nous, pour accelerer justice et empescher le coust qui leurs pouroit ariver par leurs retardement en ceste ville, leurs avons faict mettre lesdictes declarations ès mains de Barthelemy Leflo, greffier d'office, nostre adjoinct, pour icelles estre incessament enregistrées en nos[tre greffe] sur le present registre par nous ordonné … suject pour y avoir recours lorsque [besoin] en premier lieu. Signé : Jan DE GUER ».

La maison noble du Boishardouin appartenait en 1400 à J. Le Baudouin. Elle est passée aux Lantivy par le mariage, vers 1650, dudit Pierre de Lantivy, seigneur de Sarrouet, avec Louise Lorens, fille de Pierre Lantivy, seigneur du Boishardouin, et petite-fille de nobles gens Hervé Lantivy et Marie Lorens, sa femme, qui avaient acquis ladite seigneurie. Elle était sœur de : 1° Louis Lantivy ; 2° François Lantivy, sr. du Poulpris ; 3° Bertrane Lantivy, épouse de Jean Udo, sr. de Saint-Modé. Le 7 juillet 1690, Bernardin de Lantivy fit déclaration devant le procureur fiscal de la cour de Pontivy des biens à lui advenus par le décès de Pierre de Lantivy, son père, arrivé trois semaines plus tôt (Archives de la famille de Lantivy). Le Boishardouin passa des Lantivy aux du Fou de Kerdaniel par alliance de ces deux familles en 1741 (Théodore Courtaux, 1899).

2° Goeh-er-bot, au village de ce nom.

3° Kergiquel ou Ville-Gicquel, aux Coetlogon.

4° Poulfang, aux de Langle, puis aux Tenours.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Remungol comptabilisés avec ceux de Remungol :

Guillaume LE GODEC (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan GUILLART (50 livres de revenu), remplacé par son fils Eon : porteur d'une brigandine ;

Jehan de BELOUAN, sieur de Kergroix (700 livres de revenu), remplacé par deux archers, un coustilleur à paltoc et un page à lance ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Remungol comptabilisés avec ceux de Remungol :

Louis d'AVAUGOUR (400 livres de revenu), comparaît avec deux archers : Charles de Launay et Thebaud Poctoy ;

Eonnet GUILLART (400 livres), comparaît vêtu d'une robe, accompagné d'Allain Noguoreh vêtu d'une brigandine ;

Guillaume LE GODEC (400 livres de revenu), remplacé par son fils Nicolas : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon GUELROULT : défaillant ;

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