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MOUSTOIR-AC

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La commune de Moustoir-Ac (bzh.gif (80 octets) Moustoer-Logunec'h) fait partie du canton de Locminé. Moustoir-Ac dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTOIR-AC

Moustoir signifie « petit monastère ».

Moustoir-Ac est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lorsque Locminé fut érigée en paroisse, elle se tailla un territoire au dépens de Plumelin pour se voir par la suite amputée par la création de Moustoir-Ac dont le nom montre qu’elle lui est postérieur.

En 1182, Moustoir-Ac se nomme Monster-en-Radenec. Moustoir-Radenec, après avoir longtemps constitué une paroisse indépendante, est unie à Locminé au XVème siècle. Locminé et Moustoir-Ac dépendaient de la doyenné de Porhoët. En 1791, Moustoir-Ac est érigé en commune du canton de Locminé.

On rencontre les appellations suivantes : Monster en Radenac (au XIIème siècle), Moustoirac (en 1427), Monstouer Radenac (en 1464, en 1477), Moustoer-Radennac (en 1407), Moustouer Radenac (en 1481), Moustoir-Radenac (au XVIIème siècle), Mouster-Radennac (en 1837).

Note 1 : Ce territoire est borné au nord par Locminé et Plumelin, à l'ouest par Plumelin, au sud par Grand-Champ et Colpo, et à l'est par Bignan. Sa superficie, depuis les annexions ou les conquêtes de Locminé, est de 3373 hectares, dont la moitié environ est sous landes ; le reste est bien cultivé. En 1891, sa population est de 1760 habitants. Le bourg est à 5 kilomètres de Locminé, à 27 de Pontivy et à 23 de Vannes. Les Celtes ont laissé dans ce pays de nombreuses traces de leur séjour. Ainsi, vers l'ouest, à Kerrio, on trouve un dolmen ruiné ; vers le sud-ouest, dans la lande de Kerigo, une allée couverte, longue de 20 mètres et large de 2,50 ; vers le centre, près du Resto, les supports d'un dolmen détruit. A cent mètres de ce dernier, M. de la Fruglaye a fouillé, en 1856, un tumulus aplati, dans lequel il a trouvé plusieurs sépultures, une lame en silex, une hache en grès, un fragment de fer et une fusaïole (Bull. 1858. 60). On peut voir aussi, vers le sud, près de Kermarquer, un menhir de 6 m. 65 ; au Boisquer, près de la Boulaye, un autre menhir de 6 m. 60 ; et sur la lande du Mené, au Resto, un 3ème menhir de 3 m. 60 de hauteur ; et de plus une foule de petits menhirs, en divers endroits. On trouve également des restes d'alignements en blocs quartzeux, plusieurs pierres à cuvettes et deux remarquables pierres branlantes. Les Romains, de leur côté, ont laissé leur empreinte sur ce sol. La voie de Carhaix et de Castennec passe aux villages de Penmené, Cornhoet et Kerspernec. — Non loin de cette voie, prés du village de Calpirit, se trouve un camp romain, dont on voit encore trois parapets parallèles, d'une longueur de 120 mètres environ. — Tout à côté, près de Kerbernard, M. de la Fruglaye a trouvé des substructions romaines, des fragments de briques à rebord, et des débris de poteries, de verres, et d'instruments en fer. — Près du Resto, il a découvert sept urnes cinéraires, dont plusieurs se voient au Musée archéologique de Vannes (Bull. 1858. p. 63, 65). Les Bretons, à leur tour, arrivèrent dans ce pays au VIème siècle, et donnèrent à presque tous les villages des noms tirés de leur langue, comme par exemple, Quistinic, Penmené, Kermorvant, Kerdréan, Kerlevenec, etc., etc. Le nom de Moustoir-ac toutefois est tiré du latin Monasterium, qui indique tout à la fois une haute antiquité et une origine monastique. Son nom était primitivement Le Monster ou Le Moustoir ; on y ajouta plus tard le nom de Radenac, pour le distinguer du Moustoir-Remungol : et on en a fait par altération Moustoir-ac. Au point de vue religieux Moustoir-Radenac, après avoir longtemps constitué une paroisse indépendante, fut uni à Locminé, dès le XVème siècle au moins. Le recteur se fixa naturellement à Locminé, comme dans le centre le plus considérable, et chargea un curé, choisi et rétribué par lui, de résider à Moustoir-ac, et d'y faire les baptêmes, les mariages et les sépultures, comme dans le passé. Cette situation secondaire fit considérer le Moustoir-Radenac ou le Moustoir-Locminé comme une simple trève, mais bien à tort, car c'était une vraie paroisse, simplement unie à une autre. Il y eut toujours deux églises et deux presbytères. (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Liste non exhaustive des maires de la commune de Moustoir-Ac : Mathurin Le Franger (1792), Yves Lamour (1792), Grégoire Lamour (1793-1795), Louis Dréano (1795-1800), Grégoire Lamour (1800-1808), Jean Cadio (1808-1826), Louis Jézo (1826-1828), Marc Jaffré (1828-1849), Vincent Samson (1849-1855), Colomban Offredo (1855-1880), Casimir de La Fruglaye (1880-1887), Mathurin Hilary (1887-1929), Henri de Kersabiec (1929-1945), Jean-Marie Offredo (1945-1953), Jean-Louis Sevenno (1953-1971), Sylvie de Kersabiec (1971-1995), Hubert de la Forest (1995-2008), Alain Jouan (2008-2014), Benoît Rolland (2014-?), ....

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PATRIMOINE de MOUSTOIR-AC

l'église Sainte-Barbe (VIème siècle), modifiée au VIIème et au XVIIème siècles. L'église comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. L'édification date du début du XVIème siècle, comme l'indiquent les fenêtres en tiers-point avec réseau en forme de fleurs de lis. On y voit quelques fragments de vitraux. Les entraits de la charpente sont à têtes de crocodiles, les sablières sont grossièrement sculptées. Les contreforts, dont les pinacles n'ont pas été achevés, sont décorés de feuilles de vigne. Au Sud, un porche carré précède une porte en anse de panier encadrée par une accolade décorée. Le porche occidental et la tour qui le surmontent datent de 1774 ou 1777 (édifiés de 1774 à 1777). La porte à claire-voie, en bois, date du XVIIIème siècle : cette porte donne accès à la chapelle baptismale. Quelques grossières statues de bois se voient sous le porche méridional. Le retable, en calcaire et marbre noir, du maître-autel date de 1730 : la niche centrale est occupée par un Crucifix. La seigneurie du Resto, détenue par la famille Philippe, avait autrefois prééminence, banc et enfeus dans le choeur de l'église paroissiale. A l'intérieur se trouve la pierre tombale d'un seigneur de Langle ;

Eglise de Moustoir-Ac (Bretagne).

Nota : L'église de Moustoir-ac est en forme de croix latine, et a été retouchée de notre temps. Le maître-autel semble être dédié à la sainte Trinité ; les autels latéraux sont sous le vocable du Rosaire et de sainte Barbe. Celle-ci est regardée comme la patronne de l'église et de la paroisse. La confrérie du Rosaire date du 24 octobre 1779. La tour, située au bas de l'église, fut terminée en 1777, et fut surmontée de la croix le 12 octobre de cette année. Les chapelles de la paroisse sont : — 1. N. D. de Lourdes, au bourg, affectée à la Congrégation, bénite le 8 septembre 1888. — 2° Notre-Dame, à Kerhéro, vers le sud-ouest, sur la route de Loc­miné à Sainte-Anne. La chapelle publique de la Vraie-Croix est actuellement en Locminé, et la chapelle privée de la Boulaye ne compte plus. Il n'y avait ici aucune chapellenie. Un hameau porte le nom significatif d'Hôpital, mais on ne possède sur son compte aucun renseignement. Le recteur de Locminé-Moustoir-ac, grâce à ses bénéfices, jouissait d'un revenu net qui, en 1756, était évalué à 950 livres. Moustoir-ac dépendait jadis du duché de Rohan, du doyenné de Porhoët, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut détaché de Locminé, et érigé en commune du canton de Locminé, et du district de Pontivy. En 1791, ni le recteur, M. Elédouet, ni le curé de Moustoir-ac, M. Le Douarin, ne prêtèrent le serment schismatique. Le premier passa en Espagne en 1792, le second resta dans le pays avec d'autres prêtres. Bientôt on vendit nationalement des tenues situées à Brangouserh, à Kernonen, à Tallann et à Kerhara, appartenant à l'abbaye de Lanvaux, et trois autres tenues situées à Kerlevénec et appartenant aux Carmélites de Vannes. La persécution ayant fini par soulever la population, Moustoir-ac fournit à la Chouannerie, en 1794, une compagnie de volontaires, sous la conduite de Louis Jéso. Les républicains, de leur côté, vexaient les paysans, traquaient les prêtres, et les déportaient ou les massacraient, comme il arriva à M. Le Dastumer en 1799. Moustoir-ac, englobé dans l'arrondissement de Pontivy en 1800, fut maintenu dans le canton de Locminé en 1801, et rétabli comme paroisse séparée en 1802. Sur le bord de la route de Vannes à Locminé, dans la lande de Kerbédic, se trouve une croix de pierre mutilée, qui semble moderne, mais qui a dû remplacer une plus ancienne, car la base présente d'un côté une sorte de roue sculptée, de l'autre une inscription en capitales romaines et la date de 1556 (J-M. Le Mené - 1891).

Eglise de Moustoir-Ac (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou Kerhero (1749), reconstruite en 1896 et restaurée en 1943. Il s'agit d'une petite construction de forme rectangulaire. Elle abrite de nombreuses statues : saint Cornély, saint Georges, sainte Barbe et saint Joseph. Le pardon de Kerhéro est célébré chaque année, le troisième dimanche de septembre. On l'appelle également le pardon des chevaux ;

Chapelle de Moustoir-Ac (Bretagne).

la chapelle de la Congrégation ou chapelle Notre-Dame de Lourdes (1888), édifiée en 1888 au bourg de Moustoir-Ac pour le service de la "congrégation des jeunes filles". La chapelle a été bénite par le vicaire général le 8 septembre 1890 ;

Chapelle de Moustoir-Ac (Bretagne).

le calvaire (XVIIIème siècle), situé au Mené ;

les trois croix (XVIIème siècle), situées au lieu-dit "les Trois-Croix". Il s’agit, semble-t-il, d'anciens menhirs christianisés ;

la croix du cimetière (1924), oeuvre du sculpteur Hernot ;

la croix de Kergo (1799) ;

le château de Kerlann, propriété successive des familles Houstiou et du Plessis ;

Château de Moustoir-Ac (Bretagne).

le château du Resto (XVème siècle), propriété de la famille Philippe en 1429. La seigneurie avait un droit de moyenne et basse justice. Il devient en 1609 ou 1624, la propriété de la famille Grignart de Champsavoy, puis en 1798 la propriété d'Ambroise Caradec qui le restaure en 1800. Racheté, par la famille Champsavoy en 1802, il deviendra successivement la propriété des familles Limousinière, La Fruglaye, Castellan (en 1884), Kersabiec (en 1898) ;

Château de Moustoir-Ac (Bretagne).

l'ancien château de Quistinic, berceau de la famille Quistinic. La seigneurie a appartenu ensuite à la famille La Chesnaye. Le château a aujourd'hui entièrement disparu ;

la fontaine Sainte-Barbe (1706), située route de Kerhero ;

la fontaine Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou fontaine de Bodéno (1720), située à Kerhero ;

les moulins à eau du Resto, Vieux, et les moulins à vent de Trebinouel, du Bourg, de l’Aigle, du Resto, Guillard ;

A signaler aussi :

le menhir de Kermarquer-La-Lande (époque néolithique) ;

le dolmen de Kermorvant ou du Resto (époque néolithique) ;

Dolmen de Moustoir-Ac (Bretagne).

le menhir de Cosquéro (époque néolithique) ;

les menhirs de Kerrara ;

la pierre tremblante du Porado ;

Pierre branlante de Moustoir-Ac (Bretagne).

les pierres mammouths (300 millions d'années), situées dans la lande de Penhoët ;

la pierre à sacrifice (lande du Mené) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MOUSTOIR-AC

A Quistinic, dans la direction de Locminé, se voit une butte féodale, avec des douves profondes ; on y a détruit récemment quatre tourelles, reliées entre elles par des courtines.

Les seigneuries de la paroisse de Moustoir-ac étaient :

1° Le Bézouet, vers le nord, à la famille de Langle.

2° La Boulaye, au sud-ouest, à la même famille.

3° Kerspec, à l'ouest, sur le Tarun.

4° Langle, au sud-ouest, berceau de la famille de ce nom, qui portait : d'azur au sautoir d'or, accompagné de quatre billettes de même ; et qui a produit un croisé en 1190, plusieurs conseillers au parlement, un président à mortier, des pages du roi et des chanoines de Vannes.

5° Quistinic a donné son nom à une famille, et a été possédé plus tard par les Chesnaye.

6° Le Resto, vers le centre, moyenne et basse justice, avec préémi­nence, banc et enfeu dans le choeur de l'église du Moustoir, apparte­nait, dès 1429, aux Philippe, et passa par mariage, en 1624, aux Grignart de Champsavoie.

7° Le Roch, à l'ouest, sur le Tarun.

8° La Touche-Hilary à l'ouest-sud-ouest.

(de J-M. Le Mené).

 

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 6 nobles à Moustoir-Ac : Charles Hilari, Jehan Phelippes, Eon Endoux, Marion Madou, Allain Le Douarain, Jehan Briend.

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Ac comptabilisés avec ceux de Locminé :

Payen de REMUNGAL (50 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Louis LE TENNOUR (20 livres de revenu) : excusé ;

Jehan de LANGLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque);

Guillaume LE MOUNIER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Charles ENDOUX ou EUDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan PHELIPPES (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Aubin : porteur d'une brigandine ;

Tanguy MAHE : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Allain MAHE : décédé ;

Jehan HILARY (40 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;

Jehan LE DOUARRAIN (50 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence plusieurs nobles de Moustoir-Ac comptabilisés avec ceux de Locminé :

Jehan PHILIPES (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Bonabes de KERMENO (40 livres de revenu), remplacé par son héritier Nicolas de Kermeno (en Bignan) ;

Les héritiers de Nicolas LE MOULNIER (400 livres de revenu) ;

Jehan de LANGLE, décédé (100 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de REMUNGOL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Payen PHILIPPES : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Charles ANDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Nicolas TURPIN ;

Allain LE ROUX (100 soulz) ;

Jehan LE DOUARAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Tanguy MAHE (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Greffin HILARY : excusé ;

Jehan LE COROLLER .

Nicolas LE TOUZO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

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