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MOUSTOIR-AC

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La commune de Moustoir-Ac (bzh.gif (80 octets) Moustoer-Logunec'h) fait partie du canton de Locminé. Moustoir-Ac dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOUSTOIR-AC 

Moustoir signifie « petit monastère ».

Moustoir-Ac est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumelin. Lorsque Locminé fut érigée en paroisse, elle se tailla un territoire au dépens de Plumelin pour se voir par la suite amputée par la création de Moustoir-Ac dont le nom montre qu’elle lui est postérieur. 

En 1182, Moustoir-Ac se nomme Monster-en-Radenec. Moustoir-Radenec, après avoir longtemps constitué une paroisse indépendante, est unie à Locminé au XVème siècle. Locminé et Moustoir-Ac dépendaient de la doyenné de Porhoët. En 1791, Moustoir-Ac est érigé en commune du canton de Locminé.

On rencontre les appellations suivantes : Monster en Radenac (au XIIème siècle), Moustoirac (en 1427), Monstouer Radenac (en 1464, en 1477), Moustoer-Radennac (en 1407), Moustouer Radenac (en 1481), Moustoir-Radenac (au XVIIème siècle), Mouster-Radennac (en 1837).

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PATRIMOINE de MOUSTOIR-AC

l'église Sainte-Barbe (VIème siècle), modifiée au VIIème et au XVIIème siècles. L'église comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. L'édification date du début du XVIème siècle, comme l'indiquent les fenêtres en tiers-point avec réseau en forme de fleurs de lis. On y voit quelques fragments de vitraux. Les entraits de la charpente sont à têtes de crocodiles, les sablières sont grossièrement sculptées. Les contreforts, dont les pinacles n'ont pas été achevés, sont décorés de feuilles de vigne. Au Sud, un porche carré précède une porte en anse de panier encadrée par une accolade décorée. Le porche occidental et la tour qui le surmontent datent de 1774 ou 1777 (édifiés de 1774 à 1777). La porte à claire-voie, en bois, date du XVIIIème siècle : cette porte donne accès à la chapelle baptismale. Quelques grossières statues de bois se voient sous le porche méridional. Le retable, en calcaire et marbre noir, du maître-autel date de 1730 : la niche centrale est occupée par un Crucifix. La seigneurie du Resto, détenue par la famille Philippe, avait autrefois prééminence, banc et enfeus dans le choeur de l'église paroissiale. A l'intérieur se trouve la pierre tombale d'un seigneur de Langle ;

la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou Kerhero (1749), reconstruite en 1896 et restaurée en 1943. Il s'agit d'une petite construction de forme rectangulaire. Elle abrite de nombreuses statues : saint Cornély, saint Georges, sainte Barbe et saint Joseph ;

la chapelle de la Congrégation ou chapelle Notre-Dame de Lourdes (1888), édifiée en 1888 au bourg de Moustoir-Ac pour le service de la "congrégation des jeunes filles". La chapelle a été bénite par le vicaire général le 8 septembre 1890 ;

le calvaire (XVIIIème siècle), situé au Mené ;

les trois croix (XVIIème siècle), situées au lieu-dit "les Trois-Croix". Il s’agit, semble-t-il, d'anciens menhirs christianisés ;

la croix du cimetière (1924), oeuvre du sculpteur Hernot ;

la croix de Kergo (1799) ;

le château de Kerlann, propriété successive des familles Houstiou et du Plessis ;

le château du Resto (XVème siècle), propriété de la famille Philippe en 1429. La seigneurie avait un droit de moyenne et basse justice. Il devient en 1609 ou 1624, la propriété de la famille Grignart de Champsavoy, puis en 1798 la propriété d'Ambroise Caradec qui le restaure en 1800. Racheté, par la famille Champsavoy en 1802, il deviendra successivement la propriété des familles Limousinière, La Fruglaye, Castellan (en 1884), Kersabiec (en 1898) ;

l'ancien château de Quistinic, berceau de la famille Quistinic. La seigneurie a appartenu ensuite à la famille La Chesnaye. Le château a aujourd'hui entièrement disparu ;

la fontaine Sainte-Barbe (1706), située route de Kerhero ;

la fontaine Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou fontaine de Bodéno (1720), située à Kerhero ;

les moulins à eau du Resto, Vieux, et les moulins à vent de Trebinouel, du Bourg, de l’Aigle, du Resto, Guillard ;

A signaler aussi :

le menhir de Kermarquer-La-Lande (époque néolithique) ;

le dolmen de Kermorvant ou du Resto (époque néolithique). ;

le menhir de Cosquéro (époque néolithique) ;

les menhirs de Kerrara ;

la pierre tremblante du Porado ;

les pierres mammouths (300 millions d'années), situées dans la lande de Penhoët ;

la pierre à sacrifice (lande du Mené) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MOUSTOIR-AC

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 6 nobles à Moustoir-Ac : Charles Hilari, Jehan Phelippes, Eon Endoux, Marion Madou, Allain Le Douarain, Jehan Briend.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Moustoir-Ac comptabilisés avec ceux de Locminé :

Payen de REMUNGAL (50 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Louis LE TENNOUR (20 livres de revenu) : excusé ;

Jehan de LANGLE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque);

Guillaume LE MOUNIER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Charles ENDOUX ou EUDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan PHELIPPES (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Aubin : porteur d'une brigandine ;

Tanguy MAHE : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Allain MAHE : décédé ;

Jehan HILARY (40 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;

Jehan LE DOUARRAIN (50 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence plusieurs nobles de Moustoir-Ac comptabilisés avec ceux de Locminé :

Jehan PHILIPES (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Bonabes de KERMENO (40 livres de revenu), remplacé par son héritier Nicolas de Kermeno (en Bignan) ;

Les héritiers de Nicolas LE MOULNIER (400 livres de revenu) ;

Jehan de LANGLE, décédé (100 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de REMUNGOL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Payen PHILIPPES : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Charles ANDOUX (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Nicolas TURPIN ;

Allain LE ROUX (100 soulz) ;

Jehan LE DOUARAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Tanguy MAHE (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Greffin HILARY : excusé ;

Jehan LE COROLLER .

Nicolas LE TOUZO : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

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