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MOREAC

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La commune de Moréac (bzh.gif (80 octets) Mourieg) fait partie du canton de Locminé. Moréac dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOREAC 

Moréac désigne un ancien domaine gallo-romain.

Moréac est certainement une fondation pré-bretonne et une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire actuel de Moréac et l'actuel bourg de Locminé.

Aux XIIème et XIIIème siècles, Moréac est détenu par les seigneurs de Lanvaux. Geoffroy de Lanvaux entre en conflit avec le duc de Bretagne en 1273 et se fait confisquer ses biens à savoir les paroisses de Moréac, de Remungol et de Melrand. Ces dernières sont vendues au vicomte de Rohan en 1274. 

La paroisse de Moréac dépendait autrefois du doyenné de Porhoët.

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PATRIMOINE de MOREAC

l'église Saint-Cyr (XVIIIème siècle), édifiée entre 1718 et 1730. L'église, qui est restaurée en 1640, tombe en ruines au début du XVIIIème siècle. Le clocher est édifié en 1718. La nef, le transept et le choeur sont édifiés entre 1720 et 1750. Le retable du maître-autel, en pierre et marbre, date de 1750 : il abrite un groupe de la Sainte Famille et les statues de saint Patern et saint Nicolas. La chapelle située au Nord est dédiée à l'ange gardien et abrite un retable, en bois polychrome, marbre et plâtre, daté du XVIIIème siècle : le retable abrite un tableau représentant l'ange gardien, et sur l'autel se trouve une statue en bois de saint Joseph. Le confessionnal date de 1808 et avait été commandé par le recteur Blanchard dont on voit le nom gravé sur un médaillon ;

la chapelle du Saint-Esprit (1644), située au Faouët-d'En-Haut. Cette chapelle a été construite au milieu du XVIIme siècle après la fondation d'une chapellenie le 27 mai 1644 par Jean Nicol alors curé de Moréac. La chapelle a été restaurée en 1826 (date située sur la porte Ouest, près des armoiries des Kerméno) et en 1920 ;

la chapelle Saint-Jean-Baptiste (1627), située à Lojean. L'édifice possède une unique fenêtre en arc brisé qui éclaire le choeur. La chapelle était jadis le siège d'une chapellenie relevant du manoir de Roscoët. La date de 1627 et le nom de G. Joubin sont gravés sur la clef du linteau cintré de la porte ;

la chapelle Saint-Ivy (1887-1888). Une ancienne chapelle romane, dont il reste, dans la nef, de petites fenêtres très ébrasées à l'intérieur, a fait place au XVIème siècle à une chapelle plus vaste, en forme de croix latine, avec choeur polygonal percé d'une fenêtre dont le réseau dessine une fleur de lis. Au croisillon Nord, deux colonnes cylindriques engagées étaient sans doute destinées à recevoir une arcade. Une inscription nous apprend que la charpente, à sablières et entraits sculptés, a été faite en 1545 par Jehan Le Layec. On peut y voir quelques fragments de vitraux du XVIème siècle et un grand bénitier hémisphérique sans pied à coupe circulaire. En 1888, la chapelle fut démontée pierre par pierre et remontée dans le voisinage à cause de l'humidité ;

l'ancienne chapelle de la Vierge, située au bourg et de construction récente ;

le calvaire (XVIème siècle), situé Croëz-er-lis ;

le calvaire (XVIème siècle), situé rue du Bourg-Neu. Au pied du Christ en croix, se trouve deux personnages sculptés ;

le calvaire de l'église (XVIIIème siècle). Le Christ est flanqué de deux larrons ;

le manoir de Croëz-er-lis (XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle. Ce manoir est situé à l’emplacement de l’abbaye primitive de la paroisse avant son transfert au Loc-Menech (aujourd’hui Locminé) et dépendance de l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys ;

la fontaine (1834-1835), située à Lojean-en-Moléac et dépendant de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. Il s'agit d'un édifice rectangulaire portant le nom de "Le Breton" ;

la fontaine (1835), située à Lojean-en-Moréac. Derrière son bassin se trouve une stèle datée de 1835 où figure, en bas-relief, saint Jean-Baptiste ;

les moulins à eau de Bolant, du Bourgneuf, de Bernac, de Roscouet et les moulins à vent de Féran, de Bergeron, de Bernac , du Roscouet ;

A signaler aussi :

l'ancien château de Brenouët, propriété de Guillaume de Lanvaux au XVème siècle. Ce château a aujourd'hui complétement disparu ;

l'ancien manoir du Roscoët ou Roscouet. La seigneurie du Roscoët est mentionnée dès 1248. Le manoir échoua en 1606 par alliance à la famille Visdelou, puis il passa entre les mains de la famille La Villéon. Les vestiges de l'ancien manoir ont été démolis en 1976. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée située près de Saint-Jean ou Lojean, un colombier, un four à pain, un moulin à eau et un moulin à vent ; 

l'ancien château de Sulniac, aujourd'hui disparu ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MOREAC

Durant la période féodale, trois familles dominent la paroisse. Il s’agit des Lanvaux, des Rohan et des Kerméno.

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Moréac : Jehan de Kermeno, Guillemette Berto, Jehanne de Barlagat, Eon Derian.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Moréac :

Pierre du BOYER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan de KERMENO (300 livres de revenu) : excusé ;

Eon BERTHO (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Guillaume DERIAN (15 livres de revenu), remplacé par Eon Derian : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Moréac :

Pierre LE VOYER (600 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en archer ;

Yvon du ROSCOET (30 livres de revenu), remplacé par son fils Barnabé : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume PANDOUL (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une javeline ;

La dame de KERMENO : défaillante ;

Jehan LORET : comparaît en archer ;

Jehan LE GOUEFF : pauvre ;

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