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MONTOURS |
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La commune de
Montours ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MONTOURS
Montours vient, semble-t-il, du latin "Ursus".
Montours
est cité dès 1163 dans la charte de Raoul II, baron de Fougères, qui confirme la possession
par les
chanoines réguliers de l'abbaye de Rillé des dîmes de sa
châtellenie de Valaines qui leur avaient été données en 1151. C'est de cette époque
que date la fondation du prieuré de Montours par les religieux de l'abbaye de Rillé. La paroisse de Montours dépendait jadis de l'ancien
évêché de Rennes. Les moines de Rillé desservirent la paroisse de Montours,
avec le titre de prieurs-recteurs, jusqu'en 1790, et nous avons fait connaître
leurs revenus à cette époque. Ajoutons seulement qu'en cette même année 1790
la fabrique de Montours avait 80 livres de rente, la bourse des défunts 41 livres
et le bureau des pauvres 65 livres (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine).
A Valaines, une motte féodale, élevée par les seigneurs de Fougères, subsiste sur l'emplacement de l'ancien château fort détruit entre 1600 et 1630. Lors de la réformation de 1676-1680, la seule terre noble de la paroisse de Montours est la seigneurie de Bonteville (tenue par la famille Hay) qui relève alors du marquisat de Saint-Brice.
On rencontre les appellations suivantes : Montours (en 1163), Mons ursi (en 1662), Mons turris (en 1674).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Montours : Guillaume de Linières
(il rendit aveu au roi en 1540 pour son prieuré-cure ; décédé en 1587). N...
Cherel (décédé le 30 mai 1635). Frère Henri-Christophe Grisolet (chanoine régulier
comme ses successeurs, il rendit aveu en 1657 et résigna vers 1662). Frère
Jean Richier (il prit possession le 19 mars 1662 de l'église Saint-Melaine de
Montours, « ecclesiam Sancti Melanii de Monte ursi » ; il rendit aveu
au roi le 8 août 1663 et résigna en 1665 en faveur du suivant ; décédé en
octobre 1668). Frère Jacques Brèche (il succéda au précédent ; décédé en
1674). Frère André Coquebert (pourvu en 1674, il rendit aveu le 4 novembre
1678 pour son presbytère, son église et les deux cimetières qui avoisinaient
celle-ci ; décédé le 27 juillet 1715, inhumé le 28 dans l'église). Frère
Jean-François Dubois (sieur de l'Establère, il succéda au précédent ;
décédé le 11 octobre 1743, inhumé le 12 dans l'église). Frère Philippe
Huart (il fut pourvu le 18 octobre 1743 ; décédé âgé de soixante-huit ans,
le 5 juin 1771, et inhumé le 6 dans l'église). Frère Pierre-René-Félix
Geslin (il fut pourvu en 1771 ; décédé en 1782). Frère Joseph-Claude Proust
(il fut pourvu le 16 avril 1782 ; comme il était déjà prieur de Landéan, il
fut obligé de résigner Montours). Frère François Turge (pourvu le 3 juillet
1783, il gouverna jusqu'à la Révolution. Il fut exilé, puis revint à
Montours et fut réinstallé en 1803 ; il mourut ou se retira en 1809). N...
Lemaitre (1809, décédé en 1814). Joseph Berthelot (1814, décédé en 1844).
Laurent Corvaisier (en 1845). Emmanuel Simon (1845-1856). Auguste Brisebarre
(1856-1876). Jean-Baptiste Bougeard (1876-1882). Ernest Bagot (à partir de 1882),
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PATRIMOINE de MONTOURS
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l'église
Saint-Martin (1852-1867-1893). L'église de Montours est dédiée à saint
Melaine ; c'était naguère, dit-on, un très-vieil édifice composé d'une
seule nef, à laquelle on avait ajouté, vers 1733, deux chapelles formant
la croix. On y voyait un retable d'autel en granit de style flamboyant,
offrant sous ses arcatures les figures en relief du Christ, de la Sainte
Vierge et de saint Jean. Cette pierre a été transférée au presbytère,
qui était autrefois le logis priorat de Montours. Dans cette église
existait la confrérie du Rosaire, ayant 37 livres de rente en 1790. Le
baron de Fougères était seigneur supérieur de l'église de Montours, mais
le seigneur de Bonteville y avait droit d'enfeu, banc, litre et prééminence
comme seigneur fondateur ; en 1678 il avait dans le chanceau une tombe
armoriée, une lisière et deux bancs ; un troisième banc lui appartenait
dans la nef, devant l'autel de Notre-Dame. Il ne reste plus rien de cette
ancienne église ; on commença en 1852 par y adjoindre une tour, puis on
reconstruisit complètement le temple ; c'est aujourd'hui un édifice de
style ogival formant une croix et orné d'autel, stalles et chaire en bois
sculpté (Pouillé de Rennes). | |
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la
chapelle Sainte-Anne (XIème siècle - 1858). Cette chapelle, mentionnée au
XIème siècle et située à Valaines, est
reconstruite en 1858. Notre-Dame de Valaines dépendait à l'origine du château-fort
de Valaines, dont l'assiette voisine est encore apparente à la fin du
XIXème siècle. Il ne reste plus d'ancien que le portail de cette chapelle,
qu'on a sagement utilisé quand on a rebâti l'édifice en 1858. Cette
porte, de bon style roman du XIème siècle, est remarquable et témoigne
que la vieille chapelle devait avoir de l'importance ; elle se compose de
trois archivoltes cintrées dont les deux premières reposent sur quatre
colonnes à chapiteaux ornés de rinceaux, tandis que la troisième retombe
sur de simples pieds-droits. Il y avait jadis une assemblée nombreuse à
Valaines le jour de la mi-août, et l'on y vénère encore une antique
statue de sainte Anne. Avant la Révolution, cette chapelle était régulièrement
desservie et considérée comme frairienne (Pouillé de Rennes) | |
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la chapelle-oratoire (1876), qui remplace l'ancienne Chapelle de Mont-le-Houx ou de Mont-Haut dédiée à saint Gorgon. Cette chapelle Saint-Gorgon de Mont-le-Houx n'était plus fondée en 1713 ; | |
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l'ancienne chapelle située au village de Chalonge et aujourd'hui disparue ; | |
l'ancien
prieuré Saint-Melaine de Montours, aujourd'hui disparu, et jadis membre de
l'abbaye Saint-Pierre de Rillé. Vers 1151, Raoul II, seigneur de Fougères,
possédant en Montours le château de Valaines, donna aux chanoines réguliers
de Rillé, pour son propre salut et pour celui de l'âme de son père Henri,
les dîmes de sa châtellenie de Valaines. Raoul fit solennellement ce don
dans l'église abbatiale de Rillé, en déposant sur l'autel Saint-Pierre la
charte de donation, accompagnée d'un tableau d'argent, « cum tabula
argentea » ; puis il reçut le baiser de paix de tous les chanoines, en
présence de Juhel Cordon, Jean de Combourtillé et Hamon, médecin de
Tremblay (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 644). Deux ans
plus tard, le même seigneur de Fougères confirmant, en 1153, les religieux
de Rillé dans la possession des dîmes de Valaines, entra dans quelques détails
sur ce qu'ils possédaient en ce lieu : « In Valleniis decimam omnium
reddituum seu passagii, molendini, furni, fori et census » (D. Morice,
Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 651). Ainsi, à cette époque,
Valaines avait une certaine importance, et les chanoines réguliers y
levaient la dîme des recettes seigneuriales du passage, du moulin, du four,
du marché et du cens. Lorsque le château de Valaines eut été détruit,
la dîme de la châtellenie. de ce nom n'en demeura pas moins à Rillé, et
dans les derniers siècles le roi, en qualité de seigneur de Fougères,
payait encore aux chanoines réguliers le dixième de la recette du moulin,
de la coutume, du trépas et du marché de Valaines (Déclaration de Rillé
en 1678) ; mais cette dîme faisait partie des revenus de l'abbaye de Rillé
même et ne dépendait pas du prieuré de Montours. Cependant, le prieur de
Montours était tenu de dire une messe dans la chapelle de Notre-Dame de
Valaines à toutes les fêtes de la Sainte Vierge (Pouillé ms. de l'évêché
de Rennes sous Mgr de Crissé). En 1790 il avait même un vicaire spécial
pour desservir cette chapelle. Quoiqu'il soit question de la paroisse de
Montours en 1163, il ne paraît pas cependant que l'église appartînt dès
cette époque à l'abbaye de Rillé ; mais cela ne dut pas probablement
tarder beaucoup à se faire, le seigneur de Valaines, c'est-à-dire le baron
de Fougères, étant alors tout puissant à Montours. En 1678, frère André
Coquebert, recteur-prieur de Montours, déclara au roi le 4 novembre que son
prieuré consistait en ce qui suit : « Le presbytère et maison priorale,
sise proche l'église, avec les écuries et fanneries, cour et jardins au
devant et au derrière ; — la pièce de terre du Grand-Clos, contenant 3
journaux et demi ; — cinq autres pièces de terre en Montours, — et le
pré Guillopel, au Ferré ». Le prieur ajouta « avoir entendu dire
qu'en outre le temporel de Montours comprenait autrefois plusieurs autres pièces
de terre aliénées pour les subventions ecclésiastiques » (Archives départementales
de la Loire-Inférieure). Mais le prieur-recteur de Montours jouissait
encore « des dîmes de toutes espèces de grains, lins, chanvres,
agneaux et cochons » levées dans sa paroisse. En 1786, frère François
Turge afferma une partie de son pourpris, composé d'un verger et de huit pièces
de terre, et la totalité de ses dîmes, moyennant 4 250 livres d'argent,
plus 150 demaux de sarrasin, 200 demaux de seigle, 100 demaux d'avoine, 100
livres de filasse et 8 charretées de paille (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Aussi en 1790 le même prieur déclara-t-il que
son bénéfice de Montours rapportait environ 5 000 livres de rente. Mais il
évaluait ses charges à 2 000 livres, payant 400 livres de décimes, 800
livres pour l'entretien du chanceau et du presbytère, la pension de deux
vicaires, dont l'un pour desservir la chapelle de Valaines, et ayant
quarante-six familles pauvres à secourir (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). Les chanoines réguliers de Rillé desservirent
la paroisse de Montours jusqu'à l'époque de la Révolution (abbé
Guillotin de Corson) ; | |
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le manoir du Tilleul (1644) ; | |
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le manoir de Bonteville (XVI-XVIIème siècle). Il possédait jadis une chapelle privée datée du XVIIème siècle et relevait de la seigneurie de Saint-Brice. Cette chapelle Notre-Dame de Bonteville, bâtie à côté du manoir de Bonteville, fut fondée le 22 octobre 1665, en l'honneur de la Sainte Vierge et de saint François, par Jean Hay, seigneur de la Montagne, et Françoise du Hallay, dame de Bonteville, sa femme, demeurant ensemble à Bonteville ; ils y fondèrent une messe pour tous les dimanches et la dotèrent de 24 livres de rente. Cette chapelle est abandonnée à la fin du XIXème siècle, mais il y avait encore naguère à Bonteville une assemblée le dimanche le plus voisin de la Visitation (Pouillé de Rennes). Le domaine est la propriété d'Alix Gouyon épouse d'Harscoët du Hallay en 1380, puis des familles du Hallay (en 1574) et Hay seigneurs de la Montagne (vers 1663 et en 1775). Le manoir est restauré au XXème siècle ; | |
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le manoir (1732), situé au lieu-dit Le Rocher Noury. Ce manoir est édifié par Jean-Baptiste Morasain et son épouse Perrine Cochet ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit Les Perruches ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située au lieu-dit Le Brézel ; | |
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la maison (XVII-XVIIIème siècle), située au lieu-dit Le Rochelet ; | |
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la maison (XVIIIème siècle), située au lieu-dit Chevrigné ; | |
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les maisons (XVIIIème siècle), situées au lieu-dit La Morandais ; | |
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le presbytère (XVIII-XIXème siècle). Il s'agit de l'ancien logis prioral ; | |
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4 moulins à eau : du Haut-Roulais, du Bas-Roulais, de Quincampoix, Neuf ; |
A signaler aussi :
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les vestiges de tours d'un château féodal situé au lieu-dit Bonteville ; | |
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une motte située au Tertre, route de Saint-James-de-Beuvron ; | |
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l'ancien manoir de la Boivandière, situé route de Saint-Jean-de-Beuvron. Propriété de la famille du Hallay seigneurs de Bonteville en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de Vallenelles. Propriété de la famille du Hallay seigneurs de Bonteville en 1513, puis de la famille Hay seigneurs de la Montagne vers 1676 et en 1740 ; | |
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le manoir de Brézel. Propriété successive des familles de la Vieuxville (en 1513), du Chastellier seigneurs de Villavran (vers 1539 et en 1588), de la Haye seigneurs de la Haye de Saint-Hilaire (avant 1615), Préhu sieurs de la Gendrière (en 1615 et en 1680), Gesland sieurs de Lauvrais (en 1744) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MONTOURS
(à compléter)
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