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LES ORIGINES DU MONT-SAINT-MICHEL

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Les origines du Mont-Saint-Michel.

Légende de saint Aubert (bréviaire du duc de Bedford XVème siècle).

Les origines du Mont-Saint-Michel plongent dans un merveilleux de légende dorée. L'histoire en reste difficile à cerner. Malgré bien des incertitudes et des obscurités, quatre événements successifs la résument : l'occupation romaine, la tradition des apparitions de saint Michel à l'évêque Aubert en 708, la formation de la baie, les invasions normandes du IXème s.

Une forêt dite de Scissy, dont l'étendue demeure imprécise, occupe la région. Au-dessus des arbres se dressent trois sommets : le Mont-Tombe, futur Mont-Saint-Michel, le Mont-Tombella (Tombelaine), le Mont-Dol. La colonisation romaine trace un réseau de routes militaires se recoupant à Avranches (Abrinca). Des vestiges d'occupation gallo-romaine nombreux, datant des premiers siècles, ont été retrouvés à Avranches et dans la région de la baie actuelle à Genêts, Pontaubault, Gué-de-l'Epine. Plusieurs objets précieux (bronzes, fibules, poteries) nous ont été prêtés par un collectionneur particulier, et sont inédits. Tombelaine aurait été chef-lieu d'un gouvernement militaire. Sur le Mont-Tombe trois monnaies d'empereurs témoignent de la présence romaine. Sur le Mont-Dol existait un temple à Mithra dont on a découvert, en 1802, les substructions et deux autels tauroboliques pour le baptême des initiés par le sang du taureau. Ce mithraeum est devenu au Moyen Age un prieuré de Saint-Michel.

A l'aube des temps mérovingiens, les traditions hagiographiques placent sur le Mont-Tombe deux ermites, venus peut-être d'Irlande chercher la solitude.

Pendant ce temps, le culte de l'Archange s'est implanté très loin de là dans l'Italie du Sud, l'Apulie des anciens, au Mont-Gargan. En 492, l'Archange est apparu en rêve par trois fois à l'évêque de la ville de Siponto, Lorenzo. Il lui ordonne de bâtir un oratoire sur le Mont-Gargan dans la grotte désignée par un taureau (il s'agit encore d'un ancien sanctuaire païen dédié à Mithra). L'événement est représenté plus tard dans les manuscrits et miniatures et dans maintes peintures françaises (Auzon, Haute-Loire. n° 97) ou catalanes (Elne, Pyrénées-Orientales, n° 99) qui figurent à l'exposition.

Ce sont les origines lointaines, italiennes mais très exactes, du culte de saint Michel en Normandie. Les analogies sont indiscutables. La transposition délibérée. En octobre 708, l'évêque d'Avranches, Aubert, dort. A trois reprises, comme Lorenzo, il est sommé par l'Archange d'établir un oratoire sur le Mont-Tombe à l'image du Mont-Gargan. Et là encore, le signe est un taureau lié devant une grotte. La légende dorée embellit le prodige : l'Archange, mécontent des hésitations du prélat, lui aurait perforé la tempe de son doigt de feu.

Le premier sanctuaire bâti est en forme de crypte. Deux messagers sont envoyés par Aubert jusqu'au Mont-Gargan chercher des reliques. A leur retour, marqué par plusieurs miracles, un dernier et plus surprenant les attend : la forêt de Scissy a disparu sous les flots. Le Mont-Saint-Michel est une île « au péril de la mer ».

Mont-Saint-Michel : côté Nord et chapelle Saint-Aubert.

Telle est du moins la tradition légendaire, objet de bien des controverses. Y a-t-il eu raz de marée en mars 709 ? Les récents auteurs ne le pensent pas. Il s'agirait plutôt d'une invasion progressive et lente, préparée par la rupture du cordon littoral miné par les fleuves Sée, Sélune et Couesnon. Quant à l'étendue de la forêt, elle aurait été bien moindre qu'on ne l'a répété. Une chose certaine : la baie de 40 000 ha est là entre Cancale et Granville, parcourue par les plus grandes marées du monde (15 m) avec ses sables et ses dangers.

Le chef de Saint-Aubert, fondateur du Mont-Saint-Michel.

Douze chanoines sont placés à la garde du sanctuaire. Ils vont y rester deux siècles et demi, mais aucun document ne subsiste. Les pèlerinages commencent. Le Mont est célèbre dès le IXème s. et figure sur un itinéraire, à côté du Gargan, de Rome et de Jérusalem. Charlemagne prend saint Michel comme patron de l'Empire.

Les pirates Vikings apparaissent à l'horizon. Ils pillent et dévastent le pays (milieu IXème s.). Le Mont sert de lieu de refuge pour les populations de l'Avranchin : c'est l'origine du village.

En 911, Rollon, chef des Danois envahisseurs, est reconnu comme premier duc de Normandie par le roi de France Charles le Chauve. Vite assimilés, les nouveaux souverains doivent s'appuyer sur les monastères, conservatoires de la culture, pour réorganiser le jeune Etat, à peine sorti de l'anarchie. Le Mont-Saint-Michel sera l'un de ces points d'appui privilégiés.

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