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Bienvenue chez les Moëlanais

MOELAN-SUR-MER

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La commune de Moëlan-sur-Mer (pucenoire.gif (870 octets) Moelan) fait partie du canton de Pont-Aven. Moëlan-sur-Mer dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MOELAN-SUR-MER

Moëlan-sur-Mer vient de Moë, un moine breton du VIème siècle d'origine irlandaise, et de lann (monastère). Selon certains historiens, il s'agirait d'un "Médiolanum" romain (lieu particulier à vocation sacrée) ou de "Mouest Lann" (terre humide). « Le terme Moëlan signifie " monastère de Moé ". L’éponyme de Moëlan est donc saint Moé. M. Loth (Voir Les Saints Bretons) rappelle à ce propos le monastère de Moé en Luzanger (Loire-Inférieure), Lan-voé en Plougonven, Lan-voy en Hanvec, et au pays de-Galles, Lan-Timoi et Lan-Tivoi »." (H. Pérennès).

Moëlan-sur-Mer est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Mellac. Moëlan est une paroisse dès le XIème siècle et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. 

Au XIIème siècle, les templiers installent une aumônerie à Brigneau et une maladrerie à Kerglien. Moëlan devient commune en 1792, et quatre villages de Lothéa et trois villages de Baye lui sont rattachés. A noter que l'abbaye de Landévennec avait en Moëlan-sur-Mer des dépendances importantes, dont la seigneurie de Tréogan.

Un décret de 1929, modifie le nom de la commune en Moëlan-sur-Mer, afin d'éviter la confusion avec Meslan.

On rencontre l’appellation Moelan en 1084, 1220, et vers 1330.

Note 1 : Moëlan (aujourd'hui Moëlan-sur-Mer) est l’une des paroisses du canton de Riec-sur-Belon. Elle a comme limites : au Nord, Riec, Baye et Quimperlé, à l'Est, Clohars-Carnoët, au Sud, l'Océan, à l'Ouest, la rivière de Bélon. La population, qui était de 5.000 âmes à la fin de l'Ancien Régime, s’élève vers 1935 au chiffre de 6.720 habitants. « Cette commune, dit Ogée, est baignée en grande partie par l'Océan. Ses côtes sont d’un aspect pittoresque et grandiose en même temps ; d'énormes rochers de granit s’élèvent au-dessus de la mer, et la faible couche de terre végétale qui les recouvre laisse croître des bruyères, du serpolet, des violiers sauvages et des jacinthes de couleurs variées, qui donnent à ce pays, dans les jours d’été, alors que la mer bleue se dessine à l’horizon, une apparence enchanteresse. A chaque pas aussi on retrouve dans ces landes à demi-sauvages des dolmens et des menhirs... ». Sur la côte Sud on signale les petits ports de Brigneau et de Merien.

Note 2 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE MOËLAN (aujourd'hui MOËLAN-SUR-MER) avant la RÉVOLUTION : - En 1394 (12 Octobre). Yvon Kerennec, prêtre de Quimper, vicaire perpétuel [Note : La présentation du vicaire perpétuel appartenant à l’abbaye de Landévennec]. - En 1471. Le Boden. - En 1471-1473. Alain Rolland, recteur en même temps de Clohars-Carnoët. - En 1538. Jean de Clateautio, recteur de Moëlan et de Ploaré. - En 1571. Richard Eudo, résigne son bénéfice. - En 1580. Richard de Héville. - En 1596. Charles Stanffiguic. - En 1626. Jean Foxin, chanoine et vicaire général. - En 1633. 0llivier Allot. - En 1644. 0llivier Colloch. - En 1673-1679. Isaac Boudet. - En 1686-1688. Alain Besnier. - En 1688-1702. Alain de Guer, marquis de Pontcallec, habitant le manoir de Porte-Neuve, en Riec. - En 1703-1707. Marc du Boys. - En 1714. Guy-Julien Dalichamp, recteur de Riec et de Moëlan. - En 1714-1719. Jacques Foulon, bachelier de Sorbonne, promoteur en 1713. - En 1723-1724. François-Hyacinthe de La Haye. - En 1724-1741. Yves Morvan. - En 1741-1746. Th. Hamon. - En 1754-1777. Pierre Le Faucheur. - En 1777-1783. Drouillard. - En 1785-1792. Jean-Marie Lamarre. Liste non exhaustive des CURÉS ET PRÊTRES DESSERVANTS MOËLAN (aujourd'hui MOËLAN-SUR-MER) avant la RÉVOLUTION : - En 1644. Pierre Guittez. Le Doz, curé. Harscouédou. Marquiou. Le Portez. Tanguy. - En 1673-1677. Corentin Cariou, curé. - En 1677-1679. Michel Bollay, curé. - En 1686-1689. Jean Le Rouzic, curé. - En 1687-1688. Corentin Cariou, curé. - En 1689-1691. Jean-Toussaint de Liscoët. - En 1695-1696. Jean-Toussaint de Liscoët. - En 1689-1713. P.-F. Meuredeau, curé. - En 1704. Duchesne. - En 1707. Guillaume Le Béchennec. - En 1707. Melaine Guillou. - En 1710. François Rolland, curé. - En 1710-1723. Yves Lalement, curé. - En 1723-1739. P. Le Cordonner, curé. - En 1724. Yves Morvan, curé. - En 1732. René Meuredeau. François Foënant. Pierre Henri. Jacques Péron. Melaine Guillou. Sébastien Le Garrec. François Charlès. - En 1740-1747. J.-F. Mogy, curé. - En 1761. Fr. Boudehen, curé d’office, de Mars à Octobre. - En 1763. Lhostis. - En 1776-1782. Morin, curé. - En 1777-1784. Besnier. - En 1777-1785. Quéau, curé en 1783. - En 1782. Postec. - En 1786-1792. Etienne Perrot. - En 1787. Le Cléach. - En 1790-1791. Luc Le Postec, curé. - En 1790-1791. Joseph-René Le Breton. - En 1790-1792. Thomas-Marie Divalan, curé. Liste non exhaustive des RECTEURS DE MOËLAN (aujourd'hui MOËLAN-SUR-MER) depuis la RÉVOLUTION : - En 1804. Jean-Louis Le Gurudec, né à Paule, le 8 Septembre 1759, prêtre le 18 Septembre 1784, mort le 26 Mars 1804. - En 1804. Boudin. - En 1805-1807. F. Guyomar, mort le 31 Mars 1807. - En 1814. Le Gouil. - En 1817-1819. Jean-Marc Derouet. - En 1819-1825. Yves Le Pape. - En 1825-1865. Paul Stanguennec. - En 1865-1874. Jean Quéré. - En 1874-1880. Joseph-Henri Bellec. - En 1880-1891. Jean-Baptiste Lhelgoualc'h. - En 1891-1910. Jean-Marie Moullec. - En 1910-1912. Jean-Marie Salaün. - En 1912. Gilles-Marie Rannou, etc ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE MOËLAN (aujourd'hui MOËLAN-SUR-MER) depuis la RÉVOLUTION : - En 1802-1804. Jean-Marc Derouet, né à Concarneau, en 1767, ordonné prêtre par Expilly, le 14 Mars 1793. - En 1806-1807. Jacques Corréoc, émigré en Espagne sous la Révolution. - Hervé Corne Volant [Note : Ici nous ignorons les dates]. - En 1819-1820. Henry Riou. - En 1820-1825. Paul Stanguennec. - En 1825. Tanguy Guéguen (Février-Avril 1825). - En 1825-1827. Laurent Palud. - En 1827-1828. René Pennarun. - En 1828-1830. Yves-Marie Rannou. - En 1830-1831. Cyprien Le Guillou. - En 1831-1841. Yves Dagorn. - En 1841-1843. Jean Bloas. - En 1843-1844. Edouard Le Goff. - En 1844-1858. Olivier Larvor. - En 1858. Benjamin Stanguennec. - En 1858-1859. Jean-Marie de la Boissière. - En 1859-1865. Joseph Caroff. - En 1865. Jean Quéméneur. - En 1865-1870. François Favé. - En 1870-1873. Louis Simon. - En 1873-1880. Louis Jacq. - En 1880-1881. Pascal Le Berre. - En 1881-1895. Yves Salaün. - En 1884-1889. Paul Riouallon. - En 1869-1901. Jean-Michel Celton. - En 1889-1896. Jean Gallic. - En 1895-1909. Jean-Marie Maréchal. - En 1896-1911. Yves-Marie Le Roux. - En 1901-1919. Pierre Bothorel. - En 1911-1923. Hamon Guérec. - En 1911-1927. Jean Le Moigne. - En 1927-1928. Marc-Alphonse-Marie Gogail. - En 1923. Pierre Pichon. - En 1928. Yves-Marie Salaün, etc .. (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Voir aussi : Moëlan ou Moëlan-sur-Mer "Moëlan-sur-Mer durant la Révolution" 

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PATRIMOINE de MOELAN-SUR-MER

l'église Saint-Melaine (1879), édifiée en 1876-1878 sur les plans de Bigot par l'entrepreneur Bergé à l'emplacement d'un ancien oratoire détruit au IXème siècle et d'une ancienne église restaurée en 1599. "L’ancienne église, du XVème ou XVIème siècle, petite, basse, insuffisante pour une population de 6.000 âmes, a cédé la place à un nouvel édifice, bâti en 1876-1878 et consacré en Juin 1879. Bâti dans la manière du XIIIème siècle, il a fort belle apparence. On y remarque les beaux confessionnaux de l’ancienne église, qui datent du XVIIIème siècle. L’église de Moëlan a pour titulaire Saint Melaine, évêque de Rennes, dont on voit la statue à la chapelle Saint-Philibert, dans le voisinage du bourg. On l’appelle en breton Sant Melan, avec l’accent sur la dernière syllabe. Il n’a donc rien de commun avec le nom de la paroisse, qui se prononce Môlan (première syllabe accentuée)" (H. Pérennès). L'édifice, qui a été consacré en juin 1879, comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur formé de deux travées droites avec bas-côtés et d'un rond-point de trois travées entouré d'une carole sur laquelle s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. Le clocher est sans galerie. Les confessionnaux datent du XVIIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Melaine et saint Corentin ;

Nota 1 : PRÉÉMINENCES DANS L'ÉGLISE DE MOELAN. Le 30 Octobre 1494, Marguerite de Hirgarz, veuve de Guillaume de Kermagoer (Kermoguer) et tutrice de son fils Pierre, fit publier au prône de la grand'messe, à Moëlan, en présence de Yves de Guer, seigneur de La Porte-Neuve, en Riec, un mandement royal de maintenue du 3 Septembre précédent, touchant une ceinture et lisière armoyée aux armes de Kermoguer, en blason de gueules à trois molettes d’argent, que la dame de Kermoguer avait fait mettre à l’intérieur et à l’extérieur de l’église. C’était réclamer par une marque visible, pour les seigneurs de Kermoguer, le titre et les privilèges de fondateurs de l’église de Moëlan. Le seigneur de Guer protesta. La veuve de Kermoguer maintint son droit. Yvon de Guer envoya alors à Moëlan quelques-uns de ses hommes, qui enlevèrent la ceinture et lisière armoyées, et les mirent en pièces. Marguerite de Hirgarz en référa au Conseil royal, qui la remit en possession de ses droits. La Cour de Quimperlé voulut concilier les parties, en partageant en deux l’église de Moëlan : de Guer aurait le côté de l'Evangile, Kermoguer celui de l'Epître. La transaction fut acceptée en principe. La dame de Kermoguer demanda seulement à prendre l’avis de son Conseil de famille. Celui-ci se réunit à Quimperlé le 25 Septembre 1495, et l’accord y fut approuvé. Au Conseil de famille assista Yves de Kermagoer, prieur de l’abbaye de Landévennec dans les dernières années du XVème siècle et les premières années du XVIème (Bulletin Société Archéologique du Finistère, 1885, pp. 428-439). Les seigneurs de Kermoguer étaient en possession, au moins depuis le XVème siècle du droit de se faire présenter par le Recteur une paire de gants, à la grand'messe du jour de Pâques, entre le chant de l'Epître et celui de l'Evangile. De plus, le Recteur devait dire, au prône de cette messe, des prières nominales pour les mêmes seigneurs. Yvon de Guer, marquis de Pontcallec, recteur de Moëlan de 1688 à 1702, se garda bien d’acquitter ces obligations. En 1703, son successeur, Marc du Boys, voulut suivre son exemple : « Il est inouy, fait-il observer, qu’un prestre ou recteur interrompit le Saint Sacri­ice de la messe, le jour le plus solennel de l’année, et quittât l’autel avec tous les ornements sacerdotaux, comme pour aller sacrifier au Seigneur, et demander à Dieu les lumières du Saint Esprit, pour aller chercher dans une église une dame, lui faire la révérance et lui présanter une paire de gants ». Usant d’un détour, le bon recteur s’en alla ce jour-là chanter la messe à la Chapelle Saint-Roch. Louise du Pou, dame de Kermoguer, l'y suivit avec des notaires de Quimperlé, et le fit sommer d’accomplir ses obligations. Le recteur refusa net. L’abbé de La Haye, recteur de Moëlan, reconnut les droits des Kermoguer. Plus tard, en 1760, Yves Morvan, recteur de Moëlan, continue la tradition à l’égard de demoiselle Perrine de Keronic, fille de Eudo, chevalier, sieur de Keronic, conseiller au Parlement de Bretagne, qui avait acquis Kermoguer en 1708 (Bulletin Société Archéologique du Finistère, 1876-1877, pp. 114-121) (Archives du diocèse de Quimper et du Léon).  

Procession à Moëlan-sur-Mer

Mariage à Moëlan-sur-Mer

   

la chapelle Saint-Philibert-et-Saint-Roch (1516). Une concession d'indulgences avait été accordée à la chapelle le 26 janvier 1516. Sur une pierre de l'aile sud, on trouve une date de restauration, 1599, et l'inscription "Henry Corn Fabrique S. Roc 1599". La chapelle est restaurée à nouveau en 1975. L'édifice est en forme de tau comprenant une nef de cinq travées avec bas-côtés s'élargissant au niveau de la cinquième pour former les deux ailes alignées sur le chevet. On y trouve de nombreuses statues en bois polychrome : Notre-Dame de Bonne Nouvelle (XVIème siècle), Dieu le Père provenant d'une Trinité (XVIème siècle), une Pietà (XVIème siècle), Saint Christophe (XVIème siècle), Saint Jean, provenant d'une poutre de gloire (XVIIème siècle), Saint Jacques le Majeur, Saint Cornély avec tiare, deux saints évêques. Dans le choeur se trouvent les statues de saint Roch et saint Philibert (toutes deux du XVIIème siècle). On trouvait également jadis les statues de sainte Thumette, saint Cado et saint Melaine ;

Nota 2 : CHAPELLE SAINT-ROCH OU SAINT-PHILIBERT. Ce sanctuaire est sous le vocable de deux Saints. Mais saint Roch en est le titulaire principal, du fait qu’il occupe, dans la chapelle, la place d’honneur, du côté de l'Evangile. Le Monument se trouve à 200 mètres au Sud de l’église paroissiale. Son clocher, à deux chambres de cloches inégales, et à flèche pyramidale soutenue par des colonnes rondes est visiblement inspiré de celui de Saint-Fiacre du Faouët. L’édifice comporte trois nefs séparées par cinq arcades, et remonte au XVème siècle. Le tabernacle du maître-autel est orné d’un Christ en robe, portant le globe du monde. A gauche et droite, deux niches Renaissance abritent saint Roch et un beau Père Eternel. Le Père Eternel tenait, jadis, sur les mains le Fils cloué en croix et sur la poitrine l'Eprit-Saint sous forme de colombe. Au fond des nefs latérales on voit deux autels de granit. Au-dessus de l’un apparaît saint Melaine, avec une longue crosse ; l’autre est surmonté d’une statuette d’abbé. Au transept Nord s’étale un bel autel ouvragé, qu’encadrent deux statues, belles aussi, une Piéta et un saint Christophe. Contre la paroi latérale, dans le voisinage, figurent sainte Thumette et saint Jacques, au-dessus d’une jolie crédence. — Au transept Sud apparaît saint Cornély, pape, ceint de la tiare et portant la croix papale. Plus loin c’est saint Philibert, avec sa crosse et son livre. Ici encore la paroi est percée d’une crédence. Au fond de la chapelle on aperçoit la statue de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et saint Jean l'Evangélisle, tenant un calice. Un vieux tableau montrant un prêtre en étole, un petit enfant et une femme lui tendant les bras, dot être un, ex-voto de guérison. A l’intérieur de l’édifice, dans une pierre encastrée au transept Sud, on lit : Henry, corn. Fabrique. S. Roc 1599. 1599 est une date de réparation. Le monument avait déjà été restauré en 1516, puisque le 26 Janvier de cette année des indulgences étaient concédées en sa faveur (Registres du Vatican, n° 1207, fol. 4). La chapelle a possédé des vitraux peints, dont quelques fragments, reproduisant la vie de saint Roch, se voyaient encore, il y a une trentaine d’années, au-dessus du maître-autel. Elle fut vendue, sous la Révolution, le 3 Nivôse an III (23 Décembre 1794), avec le placître et la fontaine, au prix de 2.700 francs, à « Joliff et consorts ». La tourmente finie, ces paroissiens la rendirent à la Fabrique. Très jolie et très pittoresque par elle-même, elle est encore embellie par sa couronne de beaux arbres, son curieux calvaire en granit et sa fontaine monumentale. Le calvaire comprend trois croix, celles du Christ et des deux larrons. La croix centrale supporte deux Christ, un de chaque côté. A ses pieds, du côté de l'Ouest, une Piéta en granit. Quant à la fontaine elle est double : celle de saint Roch et celle de saint Philibert, où l’on vénère la statue en pierre du saint. — Tout cela constitue un ensemble charmant, visité dans la belle saison par les touristes de passage, et, deux fois par an, par des foules compactes, les dimanches qui suivent les fêtes de saint Roch et de saint Philibert [Note : Clocher, chapelle, calvaire, fontaine sont inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. — M. l'abbé Pichon signale, non loin de la chapelle, dans une prairie, au milieu d’un marais très mou, où l’on n’ose s’aventurer, une fontaine de la Trinité. C’est un bassin en pierre de taille, d’environ un mètre de côté, et l’on y voit une statue en granit de la Trinité. Un groupe de la Trinité a existé dans la chapelle]. En 1856, l'abbé Stanguennec, recteur de Moëlan, note qu’au pardon de saint Philibert une statue de la Vierge est portée par 8 jeunes personnes habillées de blanc, et les rubans tenus par 8 petites filles, semblablement vêtues, en costume du pays. Quant au pardon de saint Roch, il a un caractère spécial : depuis plusieurs siècles, la ville de Quimperlé, ayant été délivrée de la peste par l’intercession de ce Bienheureux, au moins une personne de chaque famille se rend à 4 heures du matin, le dimanche qui suit le 15 Août, à l’église de Notre-Dame de l'Assomption ; après une messe basse, toute l’assistance part processionnellement pour Moëlan, et fait à pied les deux grandes lieues qui séparent Quimperlé de la chapelle de Saint-Roch. Une halte pieuse a lieu au calvaire de Lanvidac'h, à 500 mètres au-dessus de Trélivalaire. A l’entrée du bourg de Moëlan (Moëlan-sur-Mer), la procession de Quimperlé est reçue par celle de Moëlan, et les deux cortèges, réunis en un seul, se rendent à la chapelle, où se chante une première grand'messe. Après l'Evangile, le prédicateur raconte, ou la vie de saint Roch, ou l'histoire du voeu de la cité reconnaissante, voeu dont l'accomplissement fut interrompu pendant la Terreur, mais repris en 1807, à la suite d’une nouvelle épidémie. Ce retour à un pieux et touchant usage fut provoqué par l’abbé Michel Henry, curé de Quimperlé. Peu après la fin de la messe, les pèlerins venus de la ville reprennent le chemin de. Quimperlé, et une seconde grand'messe est chantée par le clergé de Moëlan, en présence des pèlerins de la paroisse. Pour remplir un voeu, fait également à l’occasion de la peste, les fidèles d'Hennebont vinrent plusieurs années de rang en pèlerinage à Saint-Roch. Mais la distance étant trop forte, ils se firent relever de leur voeu. Le 18 Août 1901 fut célébrée solennellement, à Moëlan (Moëlan-sur-Mer), la fête de la translation d’une relique de saint Philibert, donnée à la paroisse par M. le Curé-Archiprêtre de Tournus (Semaine religieuse de Quimper, 1901, p. 549-554) (Archives de l'Evêché).

Chapelle Saint-Philibert à Moëlan-sur-Mer

Calvaire de Saint-Philibert à Moëlan-sur-Mer

   

Fontaine de Saint-Roch à Moëlan-sur-Mer

la chapelle Saint-Guénal ou Saint-Guénael ou Saint-Guinal (XVIIIème siècle), restaurée en 1954. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans. La chapelle abrite une statue de saint Guénael (avec livre, crosse et tonsure monacale), deux Vierges-Mères, deux saints inconnus et un Christ sur une poutre de gloire. " Elle est à l'Ouest du bourg, distante de 6 km. 500. Ancienne, petite, sans cachet, son état laissait beaucoup à désirer à l'issue de la Révolution. Elle renferme la statue de saint Guinal portant une crosse. — Le « pardon » s’y fait le deuxième dimanche de Mai " (Archives de l'Evêché) ;

la chapelle Saint-Cado (XVIIIème siècle), restaurée en 1873 et reconstruite en 1892 à l'emplacement d'une ancienne chapelle du XVIème siècle. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire à chevet droit. La chapelle abrite une statue ancienne de saint Cado (en diacre) et une statue moderne de saint Cado. " Elle est située à 3 bons kilomètres du bourg, dans la direction de l'Est. Rien n’y retient l’attention. On y voit saint Cado, costumé en diacre. Le « pardon » s’y célèbre le dernier dimanche de Septembre. Nous savons, par une lettre de M. Guyomar, recteur, en date du 27 Juillet 1806, qu’acquise par un particulier, après la Révolution, elle avait été donnée à la paroisse, et qu’à ce moment elle était dans un état assez décent pour qu'on y dit la messe. Un cimetière l'entourait en 1794 (Archives départementales, série Q). Sous l'Ancien Régime, la procession du Saint-Sacrement, ainsi que l’une des processions des Rogations se rendaient à cette chapelle. Les fidèles avaient une grande dévotion pour le Patron des lutteurs. En 1873, le Recteur, M. Quéré, demande à affecter la somme de 4.500 francs à la restauration de la chapelle " (Archives de l'Evêché) ;

la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (1867). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1865-1866. La chapelle abrite les statues de saint Maur et de la sainte Vierge. Un petit menhir surmonté d'une croix se trouve près de la chapelle ;

Nota 3 : CHAPELLE NOTRE-DAME DE LANRIOT [Note : Lanriot signifie : monastère de Rioc ou Riec]. Ce sanctuaire est situé dans un site ravissant, à 6 kilomètres, Ouest, du bourg. La chapelle actuelle, bâtie en 1865-1866, sur un terrain donné à la Fabrique par la famille Peyron de Quimperlé, a remplacé une autre, antérieure à la Révolution, et dont il ne restait plus que des ruines, en 1858. Elle n’a pas grand cachet. On y vénère les statues de la Vierge Mère, d’une Virgo lactans, et de Saint Maur. Devant l’entrée de la chapelle, on voit un peulven, surmonté d’une croix. Une fontaine existe à 200 mètres plus loin. Le jour du « pardon », le 8 Septembre, la procession vient le matin du bourg, et arrive pour la grand'messe. Après les vêpres, elle se rend à la cale, au bord du Bélon, où a lieu la bénédiction de la mer. Puis la procession retourne au bourg. Les mères chrétiennes et les marins ont une grande dévotion à Notre Dame de Lanriot. On y dit la messe pour ceux qui décèdent dans la paroisse (Archives de l'Evêché).

la chapelle Saint-Pierre (XIXème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire rebâti en 1888. La chapelle abrite la statue de saint Pierre, deux Vierges-Mères et un Crucifix. " Elle est située à 7 kilomètres au Sud du bourg. Chapelle très simple. Depuis la Révolution elle se trouvait en fort mauvais état. On l’a entièrement rebâtie en 1888. — Saint Pierre y est représenté tenant une clef. — Le « pardon » a lieu le dimanche après le 29 Juin " (Archives de l'Evêché) ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Kergroes (édifiée provisoirement vers 1959), la chapelle Saint-Andreo, la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle Sainte-Thumette, la chapelle Saint-Maurice, la chapelle Sainte-Anne (située jadis à Poulvez), la chapelle Saint-Thamec ou Saint Maeoc (détruite à la Révolution et qui possédait jadis un cimetière). La chapelle Saint-Guénolé, déjà en ruines en 1790, était située au Nord-Est du lieu dit "Park Sant Minole" et possédait plusieurs statues anciennes de saint Pierre, sainte Barbe et saint Guénolé ;

Nota 4 : Une chapelle de Saint-Guénolé, dont il ne reste plus trace, existait en 1726, au village de même nom, à 3 kilomètres du bourg, dans la direction Sud-Sud/Ouest, non loin du château de Plaçamen, et du village de Damany. Dans le bois de Plaçamen, au bord d’un ravin, on voit quelques statues, dont l’une, représentant saint Guénolé, vient évidemment de la chapelle disparue. Le 30 Novembre 1790, la chapelle est signalée comme entourée d’un cimetière, et relevant de l’abbaye de Landévennec (Archives départementales, série Q). Dans le voisinage, en bordure de la rivière de Merien, on voit encore un vieux moulin connu sous le nom de Milin 'n Abad (le Moulin de l'Abbé), et dont le linteau de la porte d’entrée a un écusson portant une crosse accompagnée du mot : Pax. M. Drouillard, recteur, obtint, en 1777, que la chapelle Saint-Guénolé reçût décharge d’impositions. Depuis 1780, elle était en ruines, et toute fonction du culte y avait cessé. Le Rôle des Décimes signale encore, sur la fin de l'Ancien Régime, les chapelles de Sainte-Thumette et de Saint-Thamec. La première se trouvait au bord du Bélon, en face du château de la Porte-Neuve et de Saint-Léger de Riec. Elle ne fut pas rebâtie après la Révolution. La statue de sainte Thumette qui est aujourd’hui à Saint-Philibert provient de cette chapelle. La chapelle Saint-Thamec, dont il ne reste plus trace, se trouvait au village de même nom, toujours existant, à 4 kilomètres au Sud du bourg. On voit encore vers 1935, au milieu d’un champ, dans le village, la statue du Saint, conservée dans une niche. Saint-Thamec s’appelle en breton Sant-Ec. Or, un village de Sant-Evec existait à Moëlan en 1633. Ogée, d’autre part, appelle la chapelle Saint-Evêque. Ce doit être le vocable primitif. La tradition signale une ancienne chapelle de Sainte-Anne, au village de Poulvez, à 3 km. 500 du bourg, sur la route de Brigneau. On en voyait encore les ruines, il y a quelques 70 ans. Il n’en reste plus trace. Les anciens veulent aussi qu’il y ait eu jadis une chapelle de Sant-Andreo, à 3 kilomètres à l'Est du bourg, dans le bois de Moëlan, non loin du village de Lonjou. La fontaine de .Saint-Andreo existe toujours en 1935 (Archives de l'Evêché).

le calvaire de la chapelle Saint-Philibert (XVIème siècle), avec Notre-Seigneur de chaque côté. En face se trouve un Crucifix entre les deux larrons en croix et au revers un Christ montrant ses plaies. Au bas se trouve une Pietà ;

le calvaire du cimetière de Moëlan (1903) ; 

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerandrège (XXème siècle), la croix de Kervilin (XVIème siècle) ;  

les vestiges du manoir de Kermoguer (XVème siècle) ;

le manoir de Kertalg (XVème siècle), encore surnommé "château du Guilly", propriété au XVème siècle de Hervé Du Juch. Reconstruit au XVIIIème siècle ;

le colombier de Kermoguer (XV-XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Roch (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Thumette (1694) ;

la fontaine Saint-Guénolé, située sur les terres de Damany (Foeten Ouannec). Son eau passait pour avoir des vertus miraculeuses ;

l'hôtel de Kerfany (1892) ;

le four à pain de Kersécol (XVIIIème siècle) ;

le fortin ou la maison douanière (XVIIème siècle), situé ria de Merrien ;

11 moulins dont le moulin à eau de la Villeneuve, Labbé, du Damany, du Duc, Neuf, Marcin, Landuc (XV-XVIème siècle),…

A signaler aussi :

le menhir de Kerseller (époque néolithique) ;

le menhir de Bellevue (époque néolithique) ;

le menhir de Mentoul (époque néolithique) ;

les menhirs de Kerascoë, de Mein Carn, Mescléo (époque néolithique);

l'allée couverte de Kercordonner (époque néolithique) ;

l'allée couverte de Kergoustance ou Kergoustang (époque néolithique) ;

l'allée couverte de Kérandège ou Kérandrège (époque néolithique) ;

l'allée couverte de Kermeur Bihan (époque néolithique) ;

la stèle de la chapelle Notre-Dame-de-Lanriot (âge du fer) ;

Nota 5 : VIEUX MONUMENTS. - A Kermeur-Bian, près du Bélon, galerie dolménique, longue de 18 mètres, large de 2 mètres. La plateforme consiste en 8 tables larges de 2 m. 30, soutenues par 22 supports. - A Kergoustans, galerie dolménique d’une longueur de 17 mètres sur 1 m. 66 de largeur. Elle est mutilée. - A Kersegalou, galerie dolménique de 10 mètres de long, 2 mètres de large et 2 m. 30 de hauteur. - A Kerandrez, galerie dolménique, où l’on a trouvé un beau mobilier du temps de la pierre polie, notamment un silex de 0 m. 21 de long, et une lame en bronze de 0 m. 80 de long sur 0 m. 03 de largeur à la base. - Dans la lande de Kerdoret, débris de galerie dolménique. - Dolmens à Kergoustans, à Parriou et à Kervignac. Ce dernier était surmonté d’une croix. - Menhirs à Parc-ar-Menhir (4 m. de haut) ; dans la lande de Kerdoret (3 m. 30) celui-ci est appelé Pierre de Saint-Philibert ; près du bourg, sur la route de Plaçamen (5 ou 6 m. de haut, avec 1 m. d’épaisseur sur les quatre faces) ; entre Moëlan et la Porte-Neuve en Riec (2 m. 60 de hauteur) ; à Kermerien (3 m. de haut). - Tumulus, sur les terres de Penanprat, haut de 5 m. avec un diamètre de 10 m. ; entre Kerivoalen-Uel et la route de Moëlan, tumulus où l’on a trouvé un joli petit vase en terre, orné de dessins ; tumulus à Quillimar. - Substructions au. village de la Petite-Salle. - Près d’un dolmen voisin de Kerloret, on a découvert, en 1849, une cachette de 25 haches à douille carrée et anneau latéral, et de 2 haches de même style en plomb. - Sous une roche, près du menhir, en bordure de la route de Moëlan au Bélon, à 500 m. au Sud du bourg, on a trouvé une cachette de 80 haches à douille carrée et anneau latéral (Bulletin Société Archéologique du Finistère, 1876-1877, pp. 122-124 ; 1899, pp. 261, 288-289).

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ANCIENNE NOBLESSE de MOELAN-SUR-MER

Ogée nous apprend qu'en 1400, Moëlan-sur-Mer renfermait le manoir de la Petite-Salle (au duc de Bretagne), de Guillimarc'h (au duc de Bretagne), le Guilly (à Hervé du Juch), Coët Raoul (à Guillaume de Kermaël), Penancoët (à l'abbé de Quimperlé), Kerlennon ou Kerlemou (à Jean de Beundben ou Beuudben), Villeneuve (à Jean de Cornouaille), Cruguel (à Jean de Rieu ou Rien), Kermeur (ou Kerymerc'h) et Kerambaellec (au sieur de Kerymerc'h).

Cambry nous décrit longuement les vieilles propriétés de Plaçamen et de Kerjégu (Voyage dans le Finistère, 1835, tome I, pp. 202 ss). Plaçamen, longue et large maison sans, hauteur, offrant peu d'intérêt au point de vue artistique, a été rebâti au XIXème siècle, après incendie. Hippolyte de Mauduit s'étant remarié à demoiselle Mahé de Berdouaré, veuve de M. de Kerjégu, Casimir construisit, non loin de Kerjégu, en Moëlan, qu'habitait son père, le château de Plaçamen, où il vint demeurer avec sa jeune femme, durant les rares périodes libres que lui laissait sa rude carrière de marin. Le château de Plaçamen appartient au début du XXème siècle au comte de la Boninière de Beaumont. 

Description de Plaçamen et Kerjégu " K. (de Kerjégu) se retira dans la commune de Moëlan, il y forma une terre qui conserve son nom, la planta, l'embellit ; sa veuve épousa M. (de Mauduit) (Père de Casimir de Mauduit) l'un des sages de la Révolution. On fit auprès de lui vingt tentatives inutiles : il ne quitta pas sa patrie, prévit le sort des émigrés, les plaignit sans les imiter, régla ses métairies, sut féconder des terrains infertiles et fit du bien à tout le monde. Dans les mesures générales qu'on prit contre tous les nobles il eut pour défenseurs, pour répondants, tout le district et sa prudence. On essaya vingt fois de le troubler, mais on trouva toujours le même obstacle. M. a servi, s'est distingué dans les guerres de Corse. Blessé, décoré de l'ordre militaire, il quitta son état avant la Révolution. C'est un de ces guerriers qui n'ont point dédaigné les Muses ; son esprit est orné des plus jolis vers de nos poètes ; il lit avec facilité le Tasse, l'Arioste, Pétrarque, et une multitude de poètes italiens, qui parent sa jolie bibliothèque, près de Tibulle, de Juvénal, de Martial et de Virgile. P. et K. (Plaçamen et Kerjégu) sont les deux plus agréables demeures du ressort de Moëlan. La première de ces terres contient vingt-deux métairies, entourées des eaux de la mer et de landes sauvages. On traverse ces landes, semées de noirs rochers couverts de mousse, la mer s'aperçoit dans le lointain, vous croyez ne plus trouver de terre végétale ; tout-à-coup des fossés, des champs, des vergers fleuris, la plus riche nature et des prairies artificielles se développent sous vos yeux. Des allées d'arbres, plantées avec symétrie, servent de promenades ombragées, jusqu'aux points variés du rivage. Toute espèce de fleurs embellissent un parterre, les légumes les plus savoureux, les meilleurs fruits, des milliers de melons, nés en pleine terre ou sur des couches ; la chair la plus délicate, les vins les plus recherchés, l'hospitalité la plus aimable, vous attendent. Vous vivez sous un toit fort simple, aucune espèce de luxe ne règne dans cette retraite ; elle n'est parée que de bassins de fleurs et des grâces d'une espèce d'enchanteresse dont les Renaud, les Roger, les Médor de Bretagne ont souvent essayé de triompher..". Cambry, fut bien accueilli à Plaçamen, s'il faut en croire la description lyrique qu'il fait du château et des charmes de la châtelaine. Il nous donne ensuite cette description de Kerjégu : « Je veux donner une idée de ce qu'est une terre en Bretagne, et je choisis celle de K. Je ne décris point un palais, mais une simple gentilhommière. La maison principale est de la plus grande simplicité. La chapelle, à droite en entrant, est placée dans une tourelle antique, dont les murs sont couverts de lierre. La cour est grande et contient deux bâtiments, sur les côtés, les écuries et la demeure des ouvriers. Une claire-voie laisse régner la vue sur le jardin vaste, gâté par quelques ifs taillés pourtant avec recherche. On l'aperçoit de la salle basse, on en distingue toutes les parties des appartements supérieurs. Le jardin, formé de grands carrés entourés d'arbres fruitiers en éventail, est du meilleur rapport, les fruits y sont délicieux,.. Une charmille, des bancs de gazon, un bosquet de lauriers, les fleurs des plates-bandes, une corbeille sont les seuls ornements de ce jardin fécond » (Cambry, Voyage dans le Finistère).

Ogée signale dans le voisinage « ce qu’on appelle dans le pays les Bains de Diane. C’est une espèce de conque ayant environ 1 m. 30 de profondeur sur 10 à 12 de diamètre, ronde, régulière, et creusée par la nature au milieu des rochers striés. La mer la remplit, et l’on y prend, en été, des bains délicieux ».

Du château de Kerjégu, qui se trouve à 4 kilomètres, Sud-Ouest, du bourg, non loin du petit port de Brigneau, il reste vers 1935 peu de chose : un grand placitre, bien planté, le mur de la façade, avec grande porte de style gothique, puis une vieille maison dans la cour.

Au village de Kermoguer se dressait jadis un vieux manoir. M. le chanoine Orvoën, doyen du Chapitre Cathédral de Quimper, se rappelle avoir vu, il y a 60, 70 ans, le portail gothique de l’édifice. Il y a là un souterrain dont une partie a été murée.

Aux manoirs de Moëlan, signalés plus haut, il faut ajouter ceux de Badel, dont l’existence est attestée pour les années 1452, 1497, 1529, de Kermorbras (1502), de Poullanguez (1504), de Damany et de Lannic (1501, 1539, 1626, 1694), de la Porte (1536-1540), de Kervignac (1669, 1750).

Les seigneurs du Guilly (1480, 1619, 1689, 1752, 1755) et ceux de Poulguez et de Keranraux avaient des droits honorifiques dans l’église de Moëlan (Inventaire sommaire des Archives de la Loire-Inférieure, série B).

Château du Guilly à Moëlan-sur-Mer

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Moëlan-sur-Mer (Moëlan) étaient présents :

Henry Keravel, en brigandine et vouge ;

Silvestre Kerlouarnec, archer en brigandine ;

Jehan Glarros, en brigandine et guisarme ;

Jehan Derrien, archer en brigandine ;

Pierre Kermogoar, archer en brigandine ;

Note : " Et dampuis a remonstré le dict procureur de Cornouailles, à mes dicts sieurs les commissaires en l'absence dudict Kermogoar, les facultés et richesses du dict Kermogoar, pour raison desquelles et selon les instructions des monstres, il est subject à fournir homme d'armes contre la prochaine monstre sur peine de la saisie de ses fiefs et hertaiges ".

Marguerite de Kermogoar, mineure, dame du Verger, par Yvon Kerimel.

(à compléter)

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