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MERLEVENEZ |
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La commune de Merlevenez ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MERLEVENEZ
Merlevenez vient du breton Brelevenez ou Berleüiné (colline de la joie).
Le territoire de Merlevenez est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouhinec. Au XIIème siècle, suite à un don des seigneurs de Kermadio en Kervignac, les templiers y construisent un monastère et une chapelle. Une chapelle dédiée à sainte Marie Madeleine laisse penser que des lépreux ou des cordiers ont habité dans ce secteur.
Fondé par les Templiers, Merlevenez est l'héritière de lancienne paroisse de Trevelzun (Trévalzur, en 1387) dont le siège était à l'origine au village de ce nom. En effet, un article anonyme mais fort documenté d' Ouest-France du 28/02/78 indique que Trévelzun ne fut jamais quune trève de Plouhinec et que cest le transfert à Merlevenez en 1312 qui à lorigine de lérection de la paroisse. Merlevenez est érigé en commune en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Breullenevez (en 1367), Berlevenez (en 1427), Brelevenez (en 1446, en 1464, en 1477, en 1481), Brelevnez (en 1448), Merleveneuc (en 1536) ou Berleüiné.
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PATRIMOINE de MERLEVENEZ
l'église Notre-Dame-de-la-Joie (XIIème-XVème siècle), édifiée sur des fondations d'une chapelle construite par les Templiers. Il s'agit d'un des édifices les plus curieux de l'architecture romane en Bretagne. La construction en fut commencée dès le XIème siècle et se poursuivit au XIIème siècle. Vers la fin du XIVème siècle on édifia un clocher sur le carré du transept, clocher qui fut restauré en 1533, après avoir été abattu par la foudre. La charpente du chœur fut posée en 1410. Quelques modifications furent encore faites au XVème siècle, en particulier au chevet. Enfin, au XIXème siècle, on construisit une sacristie à l'Est du croisillon Sud. – Plan – L'église, bien orientée, comprend une nef avec bas-côtés, un transept assez débordant, avec une petite chapelle rectangulaire ouvrant sur le croisillon Nord, devenue aujourd'hui l'ossuaire du cimetière, et un chœur à chevet plat percé d'une grande fenêtre à réseau flamboyant. – Nef – La nef, qui comprend cinq travées, communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en tiers-point à double rouleau, reposant sur des piles cruciformes, cantonnées sur leurs quatre faces de colonnes engagées. Les colonnes au droit du mur montent, bien que l'église n'ait jamais été voûtée, jusqu'à un gros boudin horizontal, qui semble destiné à recevoir une voûte en berceau. L'église fut surhaussée au XIVème siècle. Les chapiteaux des colonnes sont décorés. – Transept - L'angle Nord-Est du croisillon Nord du transept est la partie la plus ancienne de l'édifice, et peut dater de la première moitié du XIème siècle. Le carré, dont les arcades et supports sont du XIIème siècle, a été voûté au XIVème siècle d'une voûte d'ogives à huit branches reposant sur des trompes contemporaines des supports. Après les destructions des bombardements de 1944, cette voûte a été reconstruite à l'identique. Le croisillon Sud, dont on ne pourrait affirmer qu'il ait été complété par une chapelle comme le croisillon Nord, présente une curieuse particularité : trois arcades en plein cintre, dont deux sont aveugles, contre le mur Ouest et soutenant un massif de maçonnerie en saillie sur le nu du mur, donnent l'impression d'un placage et auraient pu supporter une tribune, destinée au buffet des orgues. – Chœur – Le chœur primitif, du XIème siècle, devait sans doute comprendre une travée droite terminée par une abside circulaire, mais dès le XIIème siècle, il fut transformé en un chœur à chevet plat, tel qu'il est aujourd'hui. C'est seulement au XVème siècle qu'il fut percé de la grande baie à réseau flamboyant qui ajoure le mur du chevet. – Extérieur – L'extérieur de l'église est assez simple. Quelques baies du XIème siècle, aujourd'hui bouchées, peuvent se reconnaître çà et là, ainsi qu'une porte de la même époque, également bouchée, au croisillon Nord. La façade à pignon aigu, est épaulée de hauts contreforts peu saillants, entre lesquels s'ouvre un porche, plaqué au XIIIème siècle, couronné d'un fronton triangulaire dont l'entablement est éventré par la partie supérieure de l'archivolte. Celle-ci est en tiers-point et les voussures sont décorées de bâtons brisés et de têtes de diamant. Elles sont supportées par des colonnettes dont les chapiteaux sont ornés de crochets frustes. Le porche méridional, ouvrant sur le croisillon, amorti par une corniche droite reposant sur des modillons sculptés, a été également ajouté après coup, et la décoration de l'archivolte ressemble à celle du porche occidental. Le clocher, qui s'élève sur le carré du transept, est un des plus jolis de la région. Sur une base romane, fut élevé, au XIVème siècle, un étage octogonal ajouré, aux quatre points cardinaux, de baies jumelées, et décoré sur chacun des pans intermédiaires d'arcatures aveugles trilobées. Plus haut règne une galerie à balustrade de quatre-feuilles. La flèche octogonale qui se dresse au-dessus a été refaite après 1533, mais sur le modèle exact de l'ancienne. Un escalier à vis dans une tourelle polygonale monte jusqu'à la galerie de la tour, depuis le point du bas-côté et du croisillon Nord (R. Grand, L'église de Merlevenez, dans le Bulletin Monumental, 1927). Cet édifice a été restauré après les bombardements de la poche de Lorient en 1944 : reconstruction du choeur, du bras nord et du bas-côté nord de la nef. La construction du XIème siècle (collatéraux et transept) a été reprise à la fin du XIIème siècle dans ses parties centrales. La croisée et les trompes de la tour ainsi que la flèche datent du XIVème siècle. A l'origine, chaque bras s'ouvrait sur une chapelle : celle du nord a été transformée en ossuaire, celle du sud, remplacée au XIXème siècle par une sacristie. Le choeur du XIème siècle avait été percé au cours du XVème siècle d'une fenêtre. Le portail est du XIIème siècle et on y voit des chapiteaux sculptés : les chapiteaux représentent d'un côté le martyre de saint Simon scié par ses bourreaux, de l'autre celui de saint Laurent étendu sur son gril. La Vierge aux anges qui ornait le tympan a disparu, victime des combats pour la libération de Lorient. Les vitraux sont l'oeuvre du verrier Gruber et datent du XXème siècle (vers 1960) ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine (XVIIème siècle), située au village de Sainte-Madeleine et mentionnée en 1930. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire du XVIIème siècle, sans caractère architecturale ; |
le manoir de Kerguelhouant. Siège d'une seigneurie, ce manoir possédait autrefois une chapelle privée ; | |
la fontaine de la Vierge ou fontaine de Kergonat ou Kergonet (1729). Elle est entourée de murets. L'eau s'écoule dans deux bassins successifs. La pierre d'un puits est datée de 1834. Sur le linteau, on peut lire l'inscription : "Bihan R (recteur) - 1729 - Bon (aventure) Thomas P(rocureur)" ; | |
le moulin à eau de Rodes, et les moulins à vent de Rodes, Neuf, de Hazeno, de Kerguehouet ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MERLEVENEZ
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Merlevenez : Hervé du Pou (Bréhégair), Perrot Cados (au bourg), Jehan de la Haye (Kergatorn), Allain Le Chemail (Kerguelhouant), Ollivier Le Gaudron (le Resto), Allain de St Vaenec ou Naenec.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Merlevenez :
Jehan de la HAYE, décédé ; | |
Pierre LE CHAMEIL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'harnois de jambes, comparaît en archer et armé d'une jusarme et d'une épée ; | |
Les héritiers Nicol AUDREN (20 livres de revenu) : défaillants ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Merlevenez :
Guillaume de la HAYE Kergatorn (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry LE CHAMEL (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BILSIC : défaillant ; |
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