|
Bienvenue chez les Merléaciens |
MERLEAC |
Retour page d'accueil Retour Canton d' Uzel
La commune de Merléac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MERLEAC
Merléac vient, semble-t-il, du latin « merulius » (merle).
Merléac est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait jadis outre le territoire actuel de Merléac, celui du Quillio.
La dîme de Mereliac, octroyée par le vicomte de Rohan, est mentionnée en 1184 dans la charte de labbaye de Bonrepos ou Bon-Repos (Mor., Pr. I, 697). Merléac (Mereliac) est citée comme paroisse dès 1246 dans un acte enregistrant la donation de l'abbaye de Bon-Repos, par Olivier de Caurel. On trouve la forme Merleac dès 1271 (Anc. év. VI, 178 et 192).
Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Merléac appartenait au diocèse de Quimper et avait pour succursale Quilio. Elle avait pour subdélégation Quintin et ressortissait au siège royal de Ploërmel. La cure était présentée par le grand chantre de la cathédrale de Quimper. Elle élit sa première municipalité au début de 1790. Par la loi du 13 juin 1841, treize villages ainsi que le château de Quellenec, sont prélevés sur le territoire de Merléac au bénéfice de Saint-Gilles-Vieux-Marché (canton de Mûr de Bretagne).
On rencontre les appellations suivantes : Mereliac (en 1184, en 1246), Mereliac, Meleriac (en 1270), Merleac (en 1271), Mereliac (en 1274), Meleriac (en 1285), Mereliac (en 1291), Merleac (en 1293, en 1310), Merliac (en 1317), Meleriac (vers 1330), Merelijac (au XIVème siècle), Mereliac (en 1426, en 1535-1536).
Nota : la commune de Merléac est formée des villages : Vaugaillard, le Breil, Kervenoc'h, Kerino, Kerblous, Rigolvan, Paulfos, Cremehel, Kerdren, Kervegan, Kerdava, la Salle, Maupertuis, Villeneuve, le Ros, Kerguehel, Coët-Morvan, Saint-Léon, Kerfury, Bizoin, Kergoff, le Moire, Callac, le Port, Kerjacob, etc...
![]()
PATRIMOINE de MERLEAC
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1673). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec un transept et un choeur. Elle est reconstruite en partie à l'initiative du prêtre Sylvestre Priat. La tour-clocher date de 1859. On y remarque des autels latéraux du XVIIème siècle, une mise au tombeau à grands personnages et plusieurs autres statues anciennes ; | |
la chapelle Saint-Jacques (XIV-XVème siècle), située au village de Saint-Léon, probablement construite par les Templiers, puis reconstruite semble-t-il au bord de la voie antique de Carhaix à Uzel par les Rohan en 1317 (elle ne fut terminée qu'à la fin du XIVème siècle). Cette chapelle constituait jadis une étape du pèlerinage qui menait les fidèles à Saint-Jacques de Compostelle. On y voit des verrières, oeuvre de Guillaume Béart, qui retracent la vie de saint Jacques le Majeur et qui datent de 1402, ainsi que des lambris de couvrement peints qui datent du XVIème siècle. La chaire à prêcher date du XVIème siècle. Sa maîtresse vitre, datée de 1402, renferme les armoiries des seigneurs du Houlle, seules et mi-parties d'un burelé, et un autre blason portant une fasce. Les murs de la chapelle sont décorés de mâcles d'or sur fond de gueules, en souvenir des Rohan. Saint-Léon aurait été favorisé des bienfaits de Jean Valdire, dit de Saint-Léon, natif de ce village, dominicain du Couvent de Morlaix, puis confesseur du duc de Bretagne Jean V. Ce prince le fit nommer évêque de Léon en 1428. Transféré à Vannes, le 28 novembre 1433, il en répara la cathédrale. Il bénit, en 1442, le mariage du duc François Ier avec la princesse Isabelle d'Ecosse. Il mourut en 1444 et fut inhumé dans la chapelle Notre-Dame de sa cathédrale où se voit encore son tombeau. La chapelle Saint-Jacques est mentionné, semble-t-il à tort, comme paroisse dans un document de 1444. Il ne s'agit pas non plus du centre paroissial primitif puisque Merléac est désigné comme bourg en 1293. Les moines de l'abbaye de Bon-Repos y possédaient dès 1245 des maisons ; | |
la chapelle Saint-Gouéno ou saint Guénolé (XVIIIème siècle), située au lieu-dit Saint-Guénoch ou Guénaulx (village de Saint-Guénolé). Elle a été vendue nationalement en 1812. Elle était encore ouverte au culte à la fin du XIXème siècle, puis a été transformée par son propriétaire en hangar agricole ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean, aujourd'hui disparue et située jadis sur la route d'Uzel. Fondée par les seigneurs du Houlle, elle remontait au XVIIème siècle. Vendue nationalement en 1810, rachetée en 1816 par une famille Le Gal, de Saint-Léon, elle fut donnée à la fabrique de Merléac en 1824 ; | |
d'autres chapelles, maintenant détruites, dédiées à saint Honoré, saint Maudez, saint Nicolas, saint Julien et saint Luc, existaient aussi autrefois en Merléac ; | |
la croix verte ; | |
les manoirs de Saint-Léon (1626), du Vaugaillard, de Port-Jégou (1622) ; | |
le manoir de Bizoin (XVIIIème siècle). Possédé par les Priat, il passa au XVIIIème siècle aux Glais, et au XIXème siècle aux Ollitrault-Dureste. Ce fut la propriété du parlementaire Alexandre Glais-Bizoin (1800-1877) dont le rôle politique fut important de 1830 à 1871. Une place de Saint-Brieuc porte son nom ; | |
la mairieécole (XVIIIème siècle). Cet édifice appartient jusqu'à la Révolution à la famille de Rohan ; | |
plusieurs maisons du bourg (1666 et 1645) ; | |
les maisons de Kerdaniel (1729), de Kerma (1683), de la Boissière (1636 et 1793), de Kervégan (1687 et 1694), de Créméhel (1660 et 1671), de Poulfo (1697 et 1665), de Saint-Léon-Pape (1724) ; | |
les fermes du Moire (1757 et 1741), de Kerdren (1689), de Guervélan (1716), de Kerbloux (1663) ; | |
7 moulins dont les moulins à eau Kerblous, Bizoin, du Bois, de Belêtre, |
A signaler aussi :
l'établissement gallo-romain de Saint-Léon ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de MERLEAC
En 1411, dit Ogée, le prévôt de Merléac, rapporta un acte entre Ollivier Le Fieuz, Jacques Le Gal et autres, qui vendirent à Olivier, vicomte de Rohan, plusieurs biens qu'ils possédaient en cette paroisse.
Au moment de la Révolution, les maisons nobles de Merléac étaient : le Houl ou Houlle (moyenne et basse justice) qui appartenait à M. de la Bouexic de Pigneux ou de Pinieuc (anobli en 1595), le Vaugaillard (haute, moyenne et basse justice) qui appartenait à M. de la Bouexic, Le Quelennec ou Quellenec (moyenne et basse justice qui s'exerçait à Saint-Ernoët), le Ros (moyenne et basse justice) qui appartenait à M. de Saisy de Kerampuil, Kerjacob qui appartenait aux seigneurs de Quélennec, Bizoin qui appartenait à la famille Glais-Bizoin.
-
l'ancien domaine
du Houlle.
Au nord-ouest, sur le bord de la "Rigole" et près du ruisseau de
Saint-Léon, le manoir du Houlle rappelle une vieille race féodale peut-être
issue en ramage de la puissante maison de Mur dont les armes sont identiques.
Gilbert du Houlle était alloué de Rohan en 1322, Jean sénéchal de Vannes et
conseiller au parlement ducal en 1558. Catherine du Houlle porta ce fief, au
XVIème siècle, dans la famille de Baud, d'où il passa aux Loisel, de Marbeuf,
en 1720, et du Bouëxic de Pinieux. Sa juridiction était exercée au bourg de
Merléac et le blason de ses seigneurs figure dans la maîtresse vitre de la
chapelle de Saint-Léon. Voici quelques informations sur les propriétaires : —
DU HOULLE :
seigneurs du Houlle et du Vaugaillard, en Merléac. Cette
famille, considérée comme un ramage de la maison de Mûr, en portait les
armoiries. Elle est connue depuis Gilbert du Houlle, alloué de Rohan dès 1322.
Un autre Gilbert du Houlle était écuyer de la compagnie d'Olivier de Clisson
en 1375. Catherine,
héritière du Houlle, épousa Guillaume de Baud. Des branches cadettes de cette
famille furent maintenues nobles en 1669. Blason :
d’azur à la croix engreslée d’or.
-
l'ancien domaine
de Vaugaillard.
Le manoir (ancien refuge ou rendez-vous de chasse) était une construction
petite et basse qui renfermait les armes de Rohan alliées à celles de
France-Navarre, ce qui le ferait remonter vers 1377. Le Vaugaillard avait rang
de haute, moyenne et basse justice. Les Rohan durent s'en défaire de bonne
heure au profit des de Ploësquellec, d'où il passa aux de Launay, dits de
Ploësquellec, du Pont-Labbé, du Houlle, dès le XVIème siècle, de Keremar,
de la Fruglaye, du Bouëxic de Guichen, Boschat d'Uzel, etc ... Voici quelques
informations sur les propriétaires : —
DE PLOESQUELLEC ou DE PLUSQUELLEC :
seigneurs du Vaugaillard, en Merléac. Guy,
seigneur de Plusquellec et de Callac, en 1330, eut entre autres enfants : Morice,
sire de Plusquellec en 1372, mort sans postérité, laissant pour héritière sa
soeur consanguine : Isabeau,
mariée à Maurice de Launay, seigneur de Launay-Bolloy, en Pleumeur-Gautier,
lequel releva les nom et armes de Plusquellec. La
branche aînée de cette seconde maison de Plusquellec s’éteignit au XVème
siècle. Blason :
chevronné de 6 pièces d’argent et de gueules.
-
l'ancien domaine
de Quistinguy
ou Kerstainguy.
Le manoir possédait jadis une tourelle ronde et les traces d'un portail. Il
appartenait en 1688 aux de Keremar, puis passa aux Urvoy de Kerstainguy, Boscher
(de la) Belleissue et Fraval. Voici quelques informations sur les propriétaires :
—
URVOY : seigneurs
de Kerstainguy. Kerstanguy ou Quistinguy, en Merléac. Gilles Urvoy, seigneur de
Saint-Bedan, en Saint-Brandan, épousa, en
1688, Olive-Claude de Keremar, dame de Kerstainguy, dont, entre autres
enfants : Gilles Urvoy, puîné, seigneur de Kerstainguy, marié à Gillette-Anne-Françoise
de la Chapelle, dont : 1°
Annibal-Casimir-Paul, seigneur de Kerstanguy, époux d’Angélique de Forsanz,
morte avec son mari et leurs enfants en émigration ; 2° Augustin-Casimir,
marié, en 1776, à Anne Damar du Lindu, dont : Casimir
Urvoy de Kerstanguy, né en 1779, capitaine royaliste pendant
les Cent Jours, marié à Thérèse-Etiennette-Noëlle Le Forestier de la
Houssaye, dont, entre autres enfants : 1° Casimir, né en 1804. marié à
Eugénie Opinel, dont la postérité masculine
s’est éteinte après 1875 ; 2°
Amélie, dame Boscher-Belleissue, héritière de Kerstanguy. Blason : d’argent à 3 chouettes
de sable, becquées, membrées et allumées
de gueules.
-
l'ancien domaine
de Toulbrunoët.
Liste de quelques propriétaires : —
JEGOU : seigneurs de Toulbrunoët en Merléac.
Cette
famille figure aux Montres de Cornouaille pour la paroisse de Merléac, de 1426
à 1536.
Guillaume
Jégou, exempt de fouages par le duc de Bretagne en 1451, épousa une demoiselle
de Guernc’hoz, dame de Toulbrunoët. Cette terre était sortie vers 1620 de la
famille Jégou qui ne subsistait plus que dans deux branches maintenues nobles
dans les ressorts de Saint-Brieuc et de Lanmeur les 1er juillet 1669 et 16
juillet 1670. Une de ses dernières représentantes connues fut Jeanne-Moricette
Jégou, née à Laniscat, mariée : 1° à Quintin, vers la fin du XVIIIème siècle,
à Amateur-Sylvestre-René-Guillaume Hémery, écuyer, sieur des Mézues, en Hénon ;
2° à Hénon, à Jérôme Hémery, son beau-frère.
Blason :
d’argent au chevron de sable accompagné en chef d’un croissant de même.
— UZILLE : seigneurs de Kerveller, en Saint-Ygeau, de Saint-Léon et de Toulbrunoët, en
Merléac. Jean Uzille, écuyer, seigneur de Kerveller, en Saint-Ygeau, et de Keraudren, en
Boquého, épousa, en 1645, à Rennes, Esther Girard, morte
veuve en 1687, dont, entre autres enfants : Amaury
Uzille, seigneur de Kerveller, né en 1650, juge des eaux, bois
et forêts du duché de Rohan, marié, en 1689, à Guingamp, à Françoise Bodin de la Villeneuve,
dame de Botillio ; maintenu noble à la Cour
des Aides de Paris le 5 juillet 1691 et par arrêt du Conseil du 22
novembre 1698, mort vers 1700, laissant, entre autres enfants : Pierre-Alexandre
Uzille, sieur de
Kerveller, né en 1606, conseiller du
roi et son lieutenant civil et criminel au siège de Carhaix, mort à Quimper en 1765 marié à Carhaix,
en 1723, à Madeleine-Gabrielle Le
Menez de Kerdelleau dont : Jeanne-Charlotte-Emilie Uzille de
Kerveller, mariée : 1° à Carhaix, en
1745, à Jean-René Le Gouverneur, seigneur de Chefdubois, directeur
général des Fermes de Bretagne : 2° à Quimper, en 1754, à MichelDonatien-Sébastien-Louis
de Ravmond de Vars. Phlippe Uzille, écuyer, seigneur
de Grandmaison, dans la ville de Quintin,
et de Toulbrunoët. en Merléac, oncle de Jean, seigneur de Kerveller, avait épousé en
1622, Marguerite Meur, dame de Saint-Léon, en
Merléac, dont il ne laissa que des filles. Jeanne la plus jeune, épousa en
1655 noble homme Thomas Duchemin,
sieur de Beauregard, et porta dans cette famille Saint-Léon et Toulbrunoët. Blason :
d’argent
à la fasce de gueules chargée de 3 croissants d’or et accompagné de 3 trèfles de sinople,
2 en chef et 1 en pointe.
-
l'ancien domaine
de Bizoin.
Liste de quelques propriétaires : —
PRIAT : sieurs de Bizoin, en Merléac, dont l’héritière porta ce manoir à la
famille Glais.
-
l'ancien domaine
de Guernc'hoz ou Guerneho.
Liste de quelques propriétaires : —
DE GUERNC'HOZ
: seigneurs du dit lieu ou
GUERNEHO,
en Merléac, et de Toulbrunoët, en la même paroisse, au XIVème siècle.
Le fief
de Guerneho passa dans la famille du Quellenec qui le transmit, vers l’an
1400, par alliance aux Le Lart de Pratanroux. Toulbrunoët, appartenait au XVIème
siècle à la famille Uzille, récemment établie en Bretagne. Blason de
Guernc’hoz : d’argent au pin de sinople. — LE ROUSSEAU DE
ROSENCOAT : Julien-Claude-Joseph
Le Rousseau de Rosencoat épousa, en 1803, Hélène Le
Lart, héritière de
Guerneho en Merléac. Blason : d’azur au croissant
d’or accompagné de 3 soleils de même, 2 en chef et 1 en pointe.
- l'ancien domaine du Boulle. — DE MARBEUF : seigneurs du Boulle, en Merléac, en 1720. Blason : d’azur à 2 épées d’argent garnies d’or et passées en sautoir, les pointes en bas. (Frotier de la Messelière).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Merléac.
© Copyright - Tous droits réservés.