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MERDRIGNAC |
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La commune de Merdrignac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MERDRIGNAC
Merdrignac vient, semble-t-il, du nom du fondateur gallo-romain Maternus et du suffixe gaulois "acos".
Merdrignac est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait jadis outre le territoire actuel de Merdrignac, ceux de d'Illifaut et de Trémorel.
L'histoire nous apprend que le château de la Vieille-Cour a appartenu à Guy, seigneur de Merdrignac et de la Hardouinaie (ou Hardouinaye) qui vivait au XIème siècle, puisqu'à cette époque il fit don du prieuré de Sainte-Brigitte en la paroisse de Merdrignac, aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève de Paris, établis à Paimpont, à la charge par ceux-ci de prier Dieu pour le repos de son âme à perpétuité.
La famille de Merdrignac existe aux XIème et XIIème siècles. Son nom s'écrit, en latin, de Merdrinniaco en 1118, de Merdrenniaco en 1164 (Mor., Pr. I, 539, 654). La seigneurie de Merdrignac est pourvue d'une mesure propre dès 1255. On trouve la graphie actuelle Merdrignac dès 1255 (Anc. év. III, 246). La paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Merdrignac avait pour subdélégation Montauban et pour ressort Ploërmel. Sa cure était à l'alternative. Merdrignac élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Medrinniac(o) (en 1118), Medrenniac(o), Merdrenniac(o) (en 1164), Medrignac, Merdrignac (au XIIème siècle), Medreniac, Meidrignac (en 1201), Medregnac (en 1220), Merdregniac (en 1229), Medreignac (en 1245), Medregniac, Merdreigniac (en 1251), Merdrignac (en 1255), Medregniac (en 1269), Medregnac (vers 1330), Medrignac (en 1479, en 1490).
Note 1 : Vers 1218, dit Ogée, Robert, vicomte de Merdrignac, épousa Denise Goyon de Matignon. Ces deux époux font, en 1252, 1257 et 1259, plusieurs donations en faveur des moines de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, qui reconnaîtront Denise Goyon pour leur fondatrice. Celle-ci meurt sans postérité en 1284. En 1294, la seigneurie de Merdrignac passe dans la maison de Beaumanoir, par le mariage de Jean de Beaumanoir avec l'héritière de cette seigneurie.
En 1463, Merdrignac, grâce à la sollicitude du duc de Retz est mise en possession d'une halle qui donnera plus d'extension à ses marchés et par la suite à la ville. Au XVIIème siècle, du mois de mai 1632 au mois d'avril 1633, la peste fait d'affreux ravages à Merdrignac. En 1724, le 22 février, le prince Joseph Stuart, cousin germain du dernier prétendant au trône d'Angleterre, meurt au village de Kerilvala, à l'âge de 60 ans. Les chouans de la division "Pierrot" (Robineau de Saint-Sergent) attaquent Merdrignac le 31 mai et le 4 juin 1795. Les chouans de Saint-Sergent attaquent de nouveau Merdrignac le 24 octobre 1799.
Note 2 : la commune de Merdrignac est formée des villages : Launay, Trébrède, le Chêne-Creux, Kernuet, le Fortier, Ville-ès-Gareau, Kerilvala, les Petites-Forges, la Poterie, la Rabionnais, Rue-Bresset, Cartady, Fontenelle, Ville-ès-Coupeau, le Siguais, la Tremblais, Coignet, Beaucomont, Bas-Breil, la Racine, Grand-Fraut, Ville-ès-Berhons, Ville-ès-Coqs, Rocheriais, Ville-Ferron, Ville-ès-Brés, Ville-Orial, Bauderien, le Vau, etc ...
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PATRIMOINE de MERDRIGNAC
l'église de la Madeleine (1832-1834). L'église Saint-Nicolas du Vieux-Bourg est abandonnée en 1830 et le culte paroissial est transféré dans la chapelle de la Madeleine jusqu'en 1834, date à laquelle est achevée l'église actuelle. L'ancienne église du Vieux-Bourg avait été fondée en 1373 par la famille de Saint-Pern. Abandonnée pendant la Révolution, elle fut convertie d'abord en atelier pour la fabrication de salpêtre et plus tard en un cantonnement de cavalerie. Toutes les statues de l'ancienne église, hormis celle représentant saint Nicodème, ont disparu. L'église actuelle est en forme de croix latine. La première pierre est posée le 8 octobre 1832 et la consécration a lieu le 17 août 1834 ; | |
la chapelle Sainte-Brigitte (1872). La chapelle abrite une statue en bois polychrome de sainte Brigitte de Kildare (XVIIIème siècle). Les femmes y venaient de toute la région pour être guéries de la stérilité. Avant la construction de la chapelle, le site de Sainte-Brigitte possédait un vieil édifice, signalé dès 1207 et considéré jusqu'à la Révolution comme un prieuré de Paimpont ; | |
la chapelle Sainte Philomène (1839), édifiée par la famille Thébault. Elle est bénie le 23 juillet 1872 ; | |
la chapelle Saint-Yves de la Vallée (1703-1934), située à La Vallée et restaurée en 1934. Il s'agit, à l'origine, d'une chapelle privative comme l'indiquait jadis sur une poutre l'inscription "An de grâce - 1703 - le Comte Butaud de la Vallée". La chapelle abrite les statues de sainte Anne, de sainte Radegonde (XVIII-XIXème siècle) et de saint Yves ; | |
la chapelle Saint-Brieuc-des-Bois (1911-1912). La tradition rapporte qu'un oratoire se dressait à l'origine en ce lieu. De la chapelle primitive il ne subsiste qu'un calvaire et une cuve baptismale du XVème siècle. La chapelle actuelle abrite plusieurs statues dont celle de sainte Appoline ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Thomas, abandonnée en 1792 et aujourd'hui disparue. Les matériaux ont été utilisés pour la construction de l'église paroissiale ; | |
l'ancienne chapelle de la Madeleine, située jadis à proximité de l'église paroissiale et aujourd'hui disparue ; | |
la croix de l'Iff ; | |
la croix du Bout-du-Four ; | |
la croix de la Rouairie (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de la Créonais ou Gréonais (XVIIème siècle) ; | |
la croix des Pestiférés (1632) ; | |
la croix Saint-Nicolas, au Vieux-Bourg ; | |
la croix de Saint-Brieuc des Bois ; | |
la croix du vieux presbytère (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Sainte-Brigitte (1930) ; | |
la fontaine Saint-Nicolas ; | |
la fontaine de la Herronière ; | |
le presbytère (1840) ; | |
le château de Kernué (XXème siècle), oeuvre de l'architecte M. Poirier de Rennes (Ille-et-Vilaine). Les mosaïques en façade sont l'oeuvre de l'atelier Odorico (entreprise rennaise fondée en 1882 par l'italien Isidore Odorico, originaire du Frioul). Propriété en 1925 de Victor d'Autremont, alors vice-président de la fondation "Cartier Corporation New York" et de son épouse originaire du village de Kernué ; | |
le manoir de La Peignie (XIV-XVIIème siècle), édifié entre 1218 et 1230 par le sieur de La Peignie, vicomte de Merdrignac. Le manoir, qui était jadis une maison forte avec murailles et pont-levis, est détruit pendant la guerre de Cent Ans puis reconstruit vers 1630 par le sieur de Bois-Basset. La cheminée date du XIV-XVème siècle ; | |
le manoir de la Vallée (1672), propriété, à l'origine, de la famille Le Voyer. Cette seigneurie possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice ; | |
l'ancien manoir, siège de la vicomté de Merdrignac, situé au Vieux-Bourg. Il ne subsiste qu'un double porche daté de 1644. Propriété de la famille Merdrignac puis de la famille Beaumanoir ; | |
le manoir de la Ville-Féron (XVIIème siècle). Sous l'Ancien Régime, cette maison noble est le fief de la famille Rouxel ; | |
la mairie (XIXème siècle), oeuvre de l'architecte Labartette ; | |
le moulin à vent de Plessix et les moulins à eau de Bois-Jouar, Fontenelle, du Bourg ; |
A signaler aussi :
la borne milliaire du Vieux-Bourg (époque gallo-romaine). Elle provient de la voie Condate-Vorgium (Rennes-Carhaix) ; | |
la motte castrale du Vot (moyen âge) ; | |
le lavoir de Cartady ; | |
le four de Le Vot (XIXème siècle) ; | |
la découverte en 1867 de six cents pièces coriosolites ; | |
la découverte en 1956 dun statère dor (village des Landelles). |
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ANCIENNE NOBLESSE de MERDRIGNAC
Merdrignac avait pour maisons nobles, en 1789 : Merdrignac (avec haute justice) qui appartenait à M. de Saint-Pern. La famille de Saint-Pern a produit : Hervé, qui se croisa en 1248. Bertrand, capitaine de la Roche-Derrien en 1311 et parrain du connétable Du Guesclin. Philippote, qui devint abbesse de l'abbaye de Saint-Georges, en 1406. Deux chevaliers de l'ordre, connétables de Rennes, de 1574 à 1588. Trois combattants à Saint-Cast en 1738. Un lieutenant général des armées du roi en 1789. Merdrignac, est-il dit dans des titres du XVème siècle, était une grande seigneurie appartenant alors au sire de Laval, qui avait épousé une demoiselle de Châteaubriand. Vaucouleurs (avec haute, moyenne et basse justice), qui appartenait à M. de Derval. Le Penhouët (avec haute justice) qui appartenait à M. de Rebours, et Le Peignie.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 15 nobles de Merdrignac :
| Jacques BERTHIER de Villeguescal (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| François BOUERE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Olivier BUTAUD de Penhouet (15 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Estienne BUTAULT (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Héritier Jacques COESLEN (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume DE LAMBILLY (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Geoffroy DE QUILIVALLA (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Bertrand DU PONTCOLLEUC (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Robert DU PONTCOLLEUC (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Richard FERRAND (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jacques GUETELIEPVRE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan GUETELIEPVRE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Perrot PENHOUET (3 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Gilles ROUAUD (3 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Héritier Estienne ROUAUD (3 livres de revenu) : défaillant ; |
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