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MELRAND |
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La commune de Melrand ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELRAND
Melrand vient, semble-t-il, de saint Méloir.
Le nom en « rann » fait penser que Melrand est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Bieuzy.
Vers le Xème siècle, un village se développe au lieu dit Lann-gouh (autour d'un monastère, semble-t-il). La paroisse de Melrand dépendait autrefois du doyenné de Kemenet-Guégant.
On trouve les appellations suivantes : Melrand (en 1427, en 1464, en 1477, en 1481), Melrant (en 1448, en 1514) et Melran (en 1536).
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PATRIMOINE de MELRAND
l'église Saint-Pierre (XV-XVIIIème siècle). Reconstruite au XVII-XVIIIème siècle, elle comprend une longue nef (XVème siècle), terminée par un sanctuaire à chevet plat, accostée au Nord de trois chapelles, au Sud, de deux chapelles entre lesquelles s'ouvre un porche carré. Le 18 juin 1690, sur l'ordre de Mgr d'Argouges, évêque de Vannes, on posa la première pierre d'une tour lanterne qui devait s'élever sur le sanctuaire : elle ne fut sans doute jamais achevée, car, le 12 avril 1733, fut posée la première pierre du clocher actuel, carré, terminé par une flèche polygonale. On lit sur ce clocher le distique suivant : "Principium vidit, finem videt unicus, annus - Discite, Melrandi, quid potuere patres". Le porche date de 1661. Le choeur et la toiture datent du XVIIIème siècle. La chapelle des fonts a été construite en 1774 et celle de saint Georges remonte au XVIème siècle, mais elle est reconstruite en 1881. L'un des confessionnaux date de 1808 ; | |
la chapelle Notre-Dame-du-Guelhouit (1663 ou 1683), située au village du Guelhouit et dédiée à saint Isidore, patron des laboureurs. Elle comprend une nef de forme rectangulaire qui se termine par un pignon à trois pans. On y trouve un clocheton à double étage. Le retable se compose de vingt-quatre panneaux représentant la vie de saint Isidore. Les lambris en bois de la voûte datent de 1640. A noter, qu'à l'extérieur, deux escaliers conduisent en contrebas à deux fontaines. On y trouve aussi, à proximité, un autel de plein air ; | |
la chapelle Saint-Rivalain (XVII-XVIIIème siècle), située au village Saint-Rivalain, au confluent de la Sarre et du Blavet. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire entièrement reconstruit dans le dernier quart du XVIIIème siècle. La porte occidentale est datée de 1776. On y trouve les statues de saint Cornély, de saint Louis, de saint Mathieu, de saint Rivalain et de saint Cado ; | |
la chapelle Sainte-Prisque (XVème siècle), restaurée au XVIIIème siècle et située au village de Sainte-Prisque. L'autel de bois et le retable en lambris sont ornés des statues de sainte Prisque (martyre romaine) et de la Vierge. Un autre autel en pierre est dédié à saint André ; | |
la chapelle Saint-Fiacre (fin du XVème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire avec clocheton en ardoises sur le milieu de la nef. Les portes en tiers-points ont plusieurs voussures : celle de l'Ouest s'inscrit sous une accolade décorée, flanquée de pilastres à pinacles. Les fenêtres ont des réseaux flamboyants ainsi qu'un des deux oculus circulaires du mur gouttereau Sud. Dans la chapelle est un jubé en bois du XVIème siècle (vers 1500), à panneaux ajourés dans leurs parties hautes, auquel on accède par un escalier en pierre. Les panneaux donnant sur la nef sont peints d'assez bonnes grisailles représentant les douze apôtres avec leur symbole respectif et la messe de saint Grégoire est reproduite au centre. Le choeur renferme des fragments de fresques datées du XVème siècle : il est difficile de reconnaître les scènes (on y distingue tout au plus un saint Fiacre) ; | |
la chapelle Notre-Dame de Locmaria (XVIème siècle), située au village de Locmaria. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec choeur à chevet plat. A l'Ouest, un porche carré, avec naissances d'ogives, ouvrant à l'extérieur par une grande arcade moulurée, en tiers-point, surmontée d'une accolade et d'un faux pignon, supporte un grand clocher carré, étayé de hauts contreforts, de deux étages, couronné d'une galerie ajourée et amorti d'une flèche polygonale, ornée de crochets et flanquée de quatre clochetons. Les baies de la flèche et du clocher, en plein cintre ou trilobées, sont surmontées de frontons triangulaires et flanquées de pilastres Renaissance. Une tourelle polygonale, accolée au Sud, contient l'escalier. Le croisillon Sud est percé d'une double baie en anse de panier inscrite sous un grand arc en tiers-point avec accolade. Le tympan est ajouré de meneaux flamboyants. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits à têtes de crocodiles et sablières sculptées. Par contre les fenêtres, à réseau flamboyant, ont conservé de beaux vitraux du XVIème siècle. Le vitrail du chevet raconte la Passion du Christ en douze tableaux et date du XVIème siècle. Le retable, encadrant la verrière du chevet, date de 1680. Au croisillon Nord, on voit un arbre de Jessé avec la signature "Yvon Jan". Au croisillon Sud, à la fenêtre, on voit le Christ mort entre les bras de sa mère, l'Annonciation et divers personnages, et, au tympan, du portail, on voit le Jugement dernier. Le retable du maître-autel, en pierre polychrome, date de 1680 : il abrite la Sainte Famille et des statues de sainte Anne et de saint Joachim. On peut remarquer encore un curieux bénitier en granit de la fin du XVIème siècle et une belle chaire à prêcher en bois de style Renaissance ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent, reconstruite au bourg de Melrand au XIXème siècle et mentionnée encore en 1930 ; | |
le calvaire de Kerlay (XIXème siècle). Ce calvaire marque le lieu de la mort de Jean Jan (né à Jugon en Baud), l'un des chefs chouans avec Cadoudal et Guillemot. Il est tué à Kerlay le 24 juin 1798 ; | |
le calvaire de Mlle Jaffrezo (1894), situé route de Pontivy. Il est édifié à la mémoire de Mauricette Jaffrezo tuée le 27 mai 1727. On peut y lire une inscription "Ici fut tuée Mauricette Jaffrezo pour la défense de sa virginité" ; | |
le calvaire (1827), situé route de Guémené ; | |
la fontaine de Locmaria (1574). On y trouve gravé le blason des Kerveno (de Pluméliau) ; | |
le manoir de Kerhoh (XVIIème siècle), agrandi en 1828 par la famille Le Pen. Un bas-relief daté de 1669 indique le constructeur du manoir primitif qui se nomme Le Pabic. On y trouve un cadran solaire. Un puits daté de 1832 est décoré de bas-reliefs représentant un ostensoir, des calices et des angelots ; | |
le four à pain de Kercloarec (1896 et 1913). Les dates sont gravées sur deux pierres de la façade ; | |
les moulins de Boterff, de Kerevin, de Coetpossen, de la Madeleine, de Talroch, du Poul, de Maneguen ; |
A signaler aussi :
le tumulus Saint-Fiacre (âge du bronze) ; | |
le pont-Mérian, sur le cours d'eau Brandifout et situé à Coëtsulan ; | |
le site de Lann-Gouh (ou Lanngouh). Il s'agit, semble-t-il, d'un ancien établissement monastique abandonné ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MELRAND
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 6 nobles à Melrand : Allain Le Picart, Jehan Le Quellenec, Allain Johan et Guillaume Johan son père, Catherine Kermenou, Aliz Thomelin, Jehan Le Quellennec.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Melrand :
Bertrand de ST NOUAN (400 livres de revenu) : excusé par mandement du Duc ; | |
Guillaume GOR (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Melrand :
Guillaume GOR (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Allain de LA VILLENEUFVE (10 livres de revenu), remplacé par Guillaume de la Villeneufve : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Bertrand ST NOUAN (40 livres de revenu), remplacé par Ollivier Le Merlus : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan DERIEN (100 soulz de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
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