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MELLIONNEC |
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La commune de Mellionnec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELLIONNEC
Mellionnec vient du gallois « meillion » (trèfle).
Mellionnec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélauff. D'autres historiens prétendent qu'il s'agit d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouray (Morbihan).
Mellionnec (Meillonec) est une paroisse du diocèse de Vannes dès 1265 (Mor., Pr. I, 995 et 1096). Cette paroisse qui est cédée en 1265 à Hervé de Léon, est réclamée par la famille de Rohan dès 1291. La paroisse de Mellionnec est citée en 1278, dans une charte de labbaye de Bonrepos ou Bon-Repos, lors du don fait par le chevalier Geoffroy dit Job, des villages de Kerdaniel et Restehoanet (Anc. év. VI, 197).
Mellionnec est érigée en commune en 1790 et rattachée au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Mellionnec est chef-lieu de canton de 1790 jusqu'en l'an X.
L'ancienne paroisse de Mellionnec, qui dépendait jadis de l'évêché de Vannes, avait pour subdélégation Corlay et ressortissait au siège royal de Hennebont. La cure était à l'ordinaire. Le seigneur de Guémené (fils d'Hercule Mériadec, marié en 1718 à Louise Gabrielle Julie de Rohan) était seigneur de la paroisse au moment de la Révolution
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Meillonec (en 1265), Par. de Mellionnec (en 1278), Meillonec (en 1291 et vers 1330), Meillonnec (en 1387, en 1448), Melienec (en 1477).
Note 1 : Ce territoire, situé à l'extrémité de l'ancien diocèse de Vannes et sur les bords du Blavet, est borné au nord par Plouguernevel, à l'ouest par Glomel et Plouray, au sud par Locuon et Langoëlan, et à l'est par Lescoet et Plélauf. Sa superficie est de 2422 hectares, dont 1100 environ sont cultivés, 900 sous landes, et le reste sous prairies, bois... C'est un pays accidenté et arrosé par plusieurs cours d'eau. En 1891, la population est de 1210 habitants. Les Celtes ont occupé ce territoire. Les Romains y ont fait passer la voie de Castennec à Carhaix ; elle longe Botcol, Kerdoué et Trégarantec. Les Bretons y sont venus à leur tour, au VIème siècle, et y sont restés depuis (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Note 2 : la commune de Mellionnec est formée des villages : Le Penhez, Kerguillic, Kergouran, Kernombre, le Poul (l'étang), Pen-Poul-Audren, Cornec, Hacadour, Cozquer-Bouleau, Rénernic, Kerbellec, Reste au Blayesse, Boudialen, Reste an Houennet, Goas-ar-Golen, Pradeguiou, Kervèze, Minigue, Kergoas, Saint-Auny, Lhomelus, Croix-Hincho, Botcol, Kervero, Rescano, Kermez, Coat-an-Bars, etc...
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PATRIMOINE de MELLIONNEC
l'église Saint-Jean-Baptiste (1647), édifiée du temps du recteur Coguic. Le clocher et la tribune sont endommagés par la foudre le 24 février 1935. Le maître-autel date du XVIIème siècle ; |
Nota 1 : L'église paroissiale, rebâtie en 1647, n'offre rien de particulier. Les seigneurs du Poul et ceux de Trégarantec y avaient anciennement leurs écussons peints dans les vitres. Elle est dédiée à saint Jean. Les chapelles de la paroisse étaient : 1° Saint-Auny, ou Saint-Tony, vers le sud ; 2° Saint-Nicolas. Il y avait en outre des chapelles domestiques à Trégarantec et au Poul. Les frairies étaient celles du bourg, de Saint-Auny, de Saint-Nicolas et de Priac. On n'a rencontré aucune trace de chapellenie. Le recteur, à la nomination du pape ou de l'évêque, jouissait de la dîme dans toute sa paroisse. En 1756, son revenu net était évalué à 668 livres. Du doyenné de Guémené et de la sénéchaussée d'Hennebont, Mellionec est passé en 1790 au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), et en 1801 au nouveau diocèse de Saint-Brieuc (Joseph-Marie Le Mené).
la chapelle Notre-Dame de Pitié ou Saint-Gildas (XVIème siècle). Elle a été édifiée par la famille de Boutteville au début du XVIème siècle. La chapelle abrite une Pietà (XVIème siècle) et une statue de Saint-Gildas ; | |
la chapelle Saint-Julien de Saint-Auny (XVIIème siècle). On y voit un beau bénitier en granit et une statue en bois de saint Julien (XVIIème siècle) ; | |
le château de Trégarantec (1698). Ce château avait jadis un droit de moyenne et basse justice et appartenait à la veille de la Révolution à la famille Jégou du Laz. Cette famille a fourni deux chevaliers de Malte en 1668 et un évêque de Tréguier en 1731. En 1795, plusieurs centaines de chouans occupent le château de Trégarantec ; |
Nota 2 : NOTICE SUR LES POSSESSEURS SUCCESSIFS DU CHATEAU DE TRÉGARANTEC, EN MELLIONNEC (ÉVÊCHÉ DE VANNES AUTREFOIS).
ALAIN DE TRÉGARANTEC, seigneur de Trégarantec, figure dans une vente faite par Adelice de Hennebont à Geoffroi de Rohan, en août 1271. Les armes de cette famille étaient : d’azur à trois pals d’argent (sceau 1316).
ALAIN DE TRÉGARANTEC, son fils probablement, était sénéchal de Guémené-Guégant, en 1316.
Autre ALAIN DE TRÉGARANTEC figure le 1er mai 1379, dans une montre d'Olivier de Clisson.
PIERRE DE TRÉGARANTEC, leur descendant, époux de Madeleine de Lanvaux, avait pour filles, Jeanne de Trégarantec, femme d’Olivier de Châteauthro, seigneur de la Villecado, et Marie, femme avant 1550, de Robert le Sénéchal de Kercado, vicomte de Châteauneuf, en Goëllo, et de Maugremieu, et, sauf erreur, il eut une fille mariée au seigneur de la Forest qui fut héritière de Trégarantec, Aliette de la Forest, dame du Boisgelin, qui, le 10 juin 1510, fait foi et hommage au seigneur de Glomel qui était Jean III, sire de Rosmadec, pour des rentes et seigneuries relevant de lui dans la seigneurie de Trégarantec. Un de ses procureurs pour cet hommage est Jehan, sire de Kerouartz (Archives de la seigneurie de Glomel).
LOUISE DE LA FOREST, soeur et sans doute héritière de la précédente, et dernière de sa branche, apporta à Tanguy de Kermavan ou Carman, son mari, le château de la Forest, en Languidic, ainsi que la seigneurie de Trégarantec. Elle mourut en 1544.
FRANÇOISE DE KERMAVAN, fille des précédents, héritière de sa maison, épousa, vers 1530, JEAN DE PLUSQUELLEC. Leurs descendants prirent le nom de Kermavan.
MAURICE DE PLUSQUELLEC, leur fils, qui prit le nom et les armes de KERMAVAN : d’or au lion d’azur, épousa JEANNE DE GOULAINE fille de Christophe, sire de Goulaine, de la Ruffelière, etc., et de Claude de Montejan, laquelle fille de Louis, sire de Montejan, de Sillé-le-Guillaume, de Cholet, de Bécon, et d'Anne du Chastel, vicomtesse de la Bellière. Jeanne de Goulaine fit son testament à son château de la Forest (en Languidic, près d'Hennebont), le 30 juillet 1595 [Note : Le testament très curieux de Jeanne de Goulaine, dame douairière de Carman, du 30 juillet 1593 (ou 1595 ?), se trouve dans le fonds de l’abbaye de Bonne-Nouvelle, aux archives départementales de Rennes. Il a été publié dans la Revue de Bretagne et de Vendée, grâce à M. Parfouru, archiviste si estimé de l'Ille-et-Vilaine. Elle fait 25 livres tournois de fondation à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle où sont inhumés ses enfants provisoirement. « Ordonne son corps estre inhumé à costé de son deffunt mary, seigneur de Carman, en l’église et couvent des Carmes de Sainct-Pol-de-Léon, et que l’on ne fasse aucune pompe ni assemblée à son enterrement, ni grand service, sinon d’y appeler ses parents les plus près, et les gentilshommes d’auprès, et veut que le choeur et les autels ne soient tandus que de linges blancs avec deux cierges à chacun autel, et que l'on sonne les cloches afin d’assembler les prestres pour dire leurs messes. — Qu’il y ait cinquante pauvres accoutrés, chacun une torche allumée, et treize cierges alentour de sa tombe, et que le service soit honorablement fait. — Veut que ses deux fils inhumés à Bonne-Nouvelle soient portés à Saint-Pol près d’elle ». Ces deux jeunes seigneurs, dont l’un récemment marié à Diane de Luxembourg, en même temps, furent tués en duel à la fleur de l’âge, ce qui causa un grand émoi en Bretagne. C’est au château de la Forest, en Languidic, que Jeanne de Goulaine fit son testament, et que certainement elle mourut], et de trois fils, et trois filles, Claude de Carman resta principale héritière, et fut mariée à haut et puissant FRANÇOIS, marquis DE MAILLÉ, lui apportant entre autres biens, la seigneurie de Trégarantec. Leur, fils aîné, CHARLES DE MAILLÉ, marquis DE CARMAN, Comte de Maillé, baron de la Forest, fit ériger la terre de Kerman en marquisat, par lettres d’août 1612 ; et celle de Sexploé en comté, depuis nommé Maillé, par autres lettres du 12 janvier 1626. Il mourut à son château de l'Islette, le 14 juin 1628, s’y étant fait porter du siège de La Rochelle, où il tomba malade. Il fut inhumé aux Cordeliers de Tours. Il avait vendu la seigneurie de Trégarantec, d’abord au sieur de Parthevaux de la Tour, le 30 décembre 1620, qui ne la posséda pas longtemps ; car, par retrait lignager, elle passa en 1623 à messire Pierre de Perrien ainsi que le prouve le titre suivant. « - 22 mai 1623 -. Bannies en la paroisse de Glomel par un sergent de la baronnie de Rostrenen [Note : Archives de la baronnie de Rostrenen dont Trégarantec relevait pour une partie, et relevait pour la plus grande de la principauté de Guémené], à requête d’écuyer Pierre de Perrien et damoiselle Hélène Urvoy, seigneur et dame de la Ville-Chevalier, qui avaient exercé le retrait lignage sur honorable Yves Parthevaux, sr. de la Tour, et Françoise le Floch, sa femme, lesquels par contrat du 30 décembre 1620, au rapport de le Diouguel et Jacques Quintin, notaires de la juridiction de Morlaix et de Lanmeur, avaient acquis la terre de Trégarantec de messire Charles de Maillé, fils de messire François de Maillé et de dame Claude de Carman, dame de Seizploé, Trégarantec, etc. ».
Messire PIERRE DE PERRIEN était fils de Charles de Perrien et de Louise de Bellisle, sa première femme, et il avait épousé Hélène Urvoy, fille de messire Charles Urvoy et de Plésou de Bouteville, seigneur et dame de Crenan, de Coëtcouraval, etc., laquelle Plésou de Bouteville était la seconde femme de Charles de Perrien.
PIERRE DE PERRIEN, chevalier, seigneur de Trégarantec, mourut en 1644. Il eut pour fils :
LOUIS DE PERRIEN, chevalier, seigneur de Trégarantec, qui épousa le 3 février 1660, dans la chapelle de Saint-Georges en Nostang, haute et puissante dame Nicole de Cosnoal, dame douairière de Kerservant et de Kersimon, laquelle était veuve de Nicolas II de Talhoët, seigneur de Kerservant, et était fille de Georges de Cosnoal, seigneur de Saint-Georges et de Marguerite des Portes.
JÉRÔME DE PERRIEN, leur fils, né en 1667, à Trégarantec, était en bas âge, et avait perdu son père, lorsque Nicole de Cosnoal, sa mère et tutrice, vendit la seigneurie de Trégarantec aux Saint-Noay [Note : Jérôme de Perrien mourut en 1704 après avoir acheté la terre de Lannouan. Il avait épousé en 1688 Jeanne Eudo].
GILLES DE SAINT-NOAY, fils de messire François de Saint-Noay, seigneur de Kergorant (en Mellionnec), et de damoiselle Fiacre Guéguen, prit possession de la seigneurie de Trégarantec, le 30 juin 1676. Il mourut très peu de temps après, sans alliance, et son héritière fut sa soeur :
FRANÇOISE-AUGUSTINE DE SAINT-NOAY qui, depuis 1662, avait épousé messire RENÉ JÉG0U, seigneur de PAULE, qui fut conseiller au Parlement de Bretagne, second fils de Gilles Jégou de Kervillio et de Marie Budes du Tertrejouan. Ils firent aveu pour Trégarantec, le 6 octobre 1687, à haut et puissant Louis de Rohan-Guémené. René Jégou, seigneur de Paule et de Trégarantec, mourut à Vannes où siégeait le Parlement, le 21 octobre 1686, et après lui Trégarantec fut successivement possédé par ses descendants :
FRANÇOIS-RENÉ JÉGOU, seigneur de PAULE, de TRÉGARANTEC, du LAZ, 1686-1720.
FRANÇOIS-BARTHÉLEMY JÉGOU, comte du LAZ, 1720-1745.
MICHEL-MARIE JÉGOU, comte du LAZ, 1745-1799.
Avec ce dernier finit la liste des anciens possesseurs de Trégarantec, car cette terre fut vendue par ses enfants après sa mort (Comtesse du Laz).
la chapelle de Trégarantec (1755), dédiée à la Vierge et à saint Michel ; | |
la croix Croas-Hinchou (XVIIème siècle) ; | |
la maison de Kergouraut ou Kergourau (1616). Alliette Hervé, veuve de Guillaume de Saint-Noay, rendit aveu, en 1564, pour parvenir au rachat de ce manoir « sans préjudicier, ajoute l’aveu, au droit de douaire qui appartient à ladite Hervé esdites choses, par avoir mis le pied au lit de sondit feu mari, dont elle fait expresse réservation pour jouir d’un tiers desdites rentes ». Un autre Guillaume de Saint-Noay fournit aveu en la cour de Guémené le 10 août 1613, et nous le trouvons, en 1624, marié à Françoise de Mur. En 1633, vivaient François de Saint-Noay, sieur de Kergouraut, et sa femme, Fiacre Gouiquet, qui était veuve en 1680. Un de ses descendants, nommé aussi François, possédait Kergouraut au commencement du XVIIIème siècle et sa veuve, Françoise Guéguen, étant morte en 1747, Kergouraut passa, par héritage collatéral, à Anne de la Roche, veuve de Joseph-Hyacinthe de Tréouret, sieur de Launay. Son fils, Louis de Tréouret, mourut en 1760, et la veuve de celui-ci, Hyacinthe de Robien, rendit aveu, cette même année, au prince de Guémené (M. L. Galles) ; | |
les maisons de Cornec (1667), de Restemblayès (XVIIème siècle), de Rest-Houanet (XVIIème siècle) ; | |
5 moulins dont les moulins à eau de Kergourant, du Pont, de Duot, de Poul, ... |
A signaler aussi :
le menhir de Cornec (époque néolithique) ; | |
le menhir de Hacadour ; | |
un pont romain de Hacadour ; | |
un puits du XVIIème siècle, situé route de Plouray | |
l'ancien manoir du Poul. Marguerite de la Haye, veuve de Louis de Mur, rend hommage en 1546, comme tutrice de son fils, Jehan de Mur, qui mourut en 1552, époque à laquelle sa veuve, Catherine Loes, fournissait aveu au nom de son fils aîné, Henry. Celui-ci vivait encore en 1587, et un, de ses descendants, Pierre de Mur, laissa le Poul, en 1613, à sa soeur, Marguerite, femme de Thébaut Raoul, sieur de Kermapjégou. En 1628, dans un aveu rendu à la cour de Guémené, le sieur du Poul déclare qu’il a « un écusson dans l’église paroissiale de Mellionnec, dans la vitre du côté de l’évangile, au second soufflet, ayant de gueules à un demi-croissant et une rosette et demie d’argent, allié d’azur à une croix dentelée d’or, avec un canton de gueules à 4 macle d’or, qui sont les armes des prédécesseurs paternels dudit sieur du Poul, avec l’alliance de ladite demoiselle du Poul (Marguerite de Mur) et ses prédécesseurs paternels portant le surnom de de Mur. Il y a encore un autre écusson dans l’église paroissiale de Mellionnec, à la maîtresse vitre, au troisième soufflet, vers l’épître ; parti d’or à un frêne de sinople allié à une croix dentelée d’or qui sont les armes des anciens seigneurs de Restrouallan, qui portaient le surnom de du Fresne de laquelle maison le frère aîné dudit sieur du Poul est à présent seigneur ». Marguerite de Mur, veuve en 1642, rend aveu au nom de son fils, Louis Raoul dont la veuve, Marie Le Lart, fait hommage en 1663. En 1706 Jacques Raoul était maître du Poul, et cette propriété passa par héritage entre les mains de Charles-Pierre de Robien, seigneur de Pontlo. Il mourut en 1765, et un de ses parents, François-Gabriel de Robien, rend aveu la même année au nom de René de Robien, fils mineur de Charles-Pierre. Enfin, en 1771, René-Gabriel de Robien, sieur de Pontlo et du Poul, rend aveu à la cour de Guémené (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Resaubleies. Ce manoir appartenait à Nicolas Lemay et à Catherine de Lochrist, sa femme, qui le vendirent, en 1570, à Jean Gatechair. En 1646, il était la propriété du sieur de Villeneuve-Lochrist (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kerhelegouarh. Ce manoir, après avoir appartenu, en 1560, à Louis du Fossé, était, en 1742 , entre les mains de François de Lantivy dont la fille, Angélique-Marie-Anne, épousa Charles-François de Carné. Leur fils, Louis-Marie, comte de Carné, vicomte de Coëtquenan, seigneur du Pont Kerjar, du Ster et de Kerhelegouarh, épousa Emmanuelle-Claude-Suzanne de Bullion, qui rendit aveu en 1783 au nom de ses deux fils : Louis-Charles et Ambroise-Marie de Carné (M. L. Galles) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de MELLIONNEC
Les seigneuries de Mellionnec étaient, par ordre alphabétique :
1° Kergorant, au nord-ouest du bourg, appartenant aux Saint-Noay, et passé en 1748 aux Tréouret.
2° Kerhélégouarh, propriété de Louis du Fossé en 1560, de François de Lentivy en 1742, puis des Carné.
KERLÉGOUARN, paroisse de Mellionnec, évêché de Saint-Brieuc ; appartenait en 1560 à Louis du Fossé ; à François de Lantivy en 1742 ; puis aux de Carné, par le mariage d'Angélique-Marie-Anne de Lantivy avec Charles-François de Carné (Théodore Courtaux, 1899).
3° Le Poul, au nord, appartenait en 1540 à Louis de Mur puis à ses descendants, en 1613 aux Raoul, et en 1750 aux Robien de Pontlo.
4° Resaubleies, appartenait en 1466 au Sr. de Villeneuve, vendu en 1750 par Nicolas Lemay à Jean Gâtechair.
5° Trégarantec, à l'ouest, moyenne et basse justice, berceau de la famille de ce nom, transmis ensuite aux La Forest, aux Kermavan, aux Plusquellec et aux Maillé ; racheté en 1623 par Pierre de Perrien il passa en 1670 aux Saint-Noay et vers 1679 aux Jégou qui l'ont gardé jusqu'à 1801. Trégarantec, embelli par ses derniers possesseurs, était une demeure vraiment seigneuriale ; un proverbe, cité par Ogée, disait que pour avoir une habitation royale, il fallait le château de Coetanfao, les jardins de Trégarantec et la forêt de Lorges.
Mellionec relevait en 1296 de Hervé de Léon ; ce territoire passa plus tard dans la seigneurie de Guémené, et y resta jusqu'à la Révolution (Joseph-Marie Le Mené).
Seigneurie de Trégarantec. Louise de la Forêt, dame de Kermanant, rend aveu en 1539 pour la terre de Trégarantec, et meurt en 1551, laissant ses propriétés à son petit-fils Maurice, sieur de Kermanant, Bruillard, Saint-Plue, Lesquellen, Penanguenech, La Forest, Campson et Trégarantec. Charles de Maillé, propriétaire de Trégarantec, en 1620, vend ce domaine à Yves, sieur de la Tour, qui le cède, en 1622, à Pierre de Perrien et à Hélène Urvoy, sa femme, sieur et dame de la Ville-Chevalier. Louis de Perrien, fils de Pierre, possédait Trégarantec en 1663, et, en 1680, ce manoir était entre les mains de René Jégou. Son fils, François-Réné Jégou, sieur de Paule et de Trégarantec, mourut en 1721, laissant ses terres à son héritier, François-Barthélemy Jégou, sieur du Laz, époux de Marie-Thérèse de Kerloaguen. Il devint acquéreur de Saint-Noay en 1744, et mourut l’année suivante ; son fils, Michel-Marie Jégou, rendit aveu le 15 juillet 1751 (M. L. Galles).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Mellionnec.
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Mellionnec : Guillaume de Kermaen (Kerhelgoumarch) et Pierre de la Forest (Trégarantec).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Mellionnec :
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Guillaume GRIGNON (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ; | |
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Pierre ROSTRENEN, pour son père Eon (30 livres de revenu) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Mellionnec :
Guillaume GRIGNON (20 livres de revenu), remplacé par Jehan Kergul : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Jehan de RESTRENEN, héritier d'Yvon de Restrenen (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs de Mellionnec :
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Treguerentez (Trégarantec), au sieur de Kermavan ; | |
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Le Poul (le Poul), à Loys Le Mur ; | |
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Kergoumarch, au sieur de Kermenezic ; | |
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Restanbloieyes (Restanblayessse), à René Fraval ; |
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