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MELLIONNEC

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La commune de Mellionnec (pucenoire.gif (870 octets) Melioneg) fait partie du canton de Gouarec. Mellionnec dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELLIONNEC

Mellionnec vient du gallois « meillion » (trèfle).

Mellionnec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélauff. D'autres historiens prétendent qu'il s'agit d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouray (Morbihan). 

Mellionnec (Meillonec) est une paroisse du diocèse de Vannes dès 1265 (Mor., Pr. I, 995 et 1096). Cette paroisse qui est cédée en 1265 à Hervé de Léon, est réclamée par la famille de Rohan dès 1291. La paroisse de Mellionnec est citée en 1278, dans une charte de l’abbaye de Bonrepos ou Bon-Repos, lors du don fait par le chevalier Geoffroy dit Job, des villages de Kerdaniel et Restehoanet (Anc. év. VI, 197).

Ville de Mellionnec (Bretagne).

Mellionnec est érigée en commune en 1790 et rattachée au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Mellionnec est chef-lieu de canton de 1790 jusqu'en l'an X.

L'ancienne paroisse de Mellionnec, qui dépendait jadis de l'évêché de Vannes, avait pour subdélégation Corlay et ressortissait au siège royal de Hennebont. La cure était à l'ordinaire. Le seigneur de Guémené (fils d'Hercule Mériadec, marié en 1718 à Louise Gabrielle Julie de Rohan) était seigneur de la paroisse au moment de la Révolution

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Meillonec (en 1265), Par. de Mellionnec (en 1278), Meillonec (en 1291 et vers 1330), Meillonnec (en 1387, en 1448), Melienec (en 1477).

Ville de Mellionnec (Bretagne).

Note 1 : Ce territoire, situé à l'extrémité de l'ancien diocèse de Vannes et sur les bords du Blavet, est borné au nord par Plouguernevel, à l'ouest par Glomel et Plouray, au sud par Locuon et Langoëlan, et à l'est par Lescoet et Plélauf. Sa superficie est de 2422 hectares, dont  1100 environ sont cultivés, 900 sous landes, et le reste sous prairies, bois... C'est un pays accidenté et arrosé par plusieurs cours d'eau. En 1891, la population est de 1210 habitants. Les Celtes ont occupé ce territoire. Les Romains y ont fait passer la voie de Castennec à Carhaix ; elle longe Botcol, Kerdoué et Trégarantec. Les Bretons y sont venus à leur tour, au VIème siècle, et y sont restés depuis (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : la commune de Mellionnec est formée des villages : Le Penhez, Kerguillic, Kergouran, Kernombre, le Poul (l'étang), Pen-Poul-Audren, Cornec, Hacadour, Cozquer-Bouleau, Rénernic, Kerbellec, Reste au Blayesse, Boudialen, Reste an Houennet, Goas-ar-Golen, Pradeguiou, Kervèze, Minigue, Kergoas, Saint-Auny, Lhomelus, Croix-Hincho, Botcol, Kervero, Rescano, Kermez, Coat-an-Bars, etc...

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PATRIMOINE de MELLIONNEC

l'église Saint-Jean-Baptiste (1647), édifiée du temps du recteur Coguic. L’édifice actuel, en forme de croix latine, date de 1647 ainsi que l’indiquent les inscriptions suivantes : sur l’aile nord : L COGUIC Rr ET LES PARROISSIENS DE MELLIONNEC ONT REBATI CETTE CHAPELLE ; sur l’aile sud : M(ESS)IRE L. COGUIC RECTEUR 1647 ; enfin une troisième sur la tour rappelant le nom du même recteur. L’aile sud, du transept est terminée par trois pans et sert de chapelle des fonts. Le haut du clocher et la tribune ont été fortement endommagés par la foudre le 24 février 1935 et réparés aussitôt. " Mobilier : Maître-autel et autels latéraux du XVIIème siècle, cuve baptismale du XVème siècle ; chaire datée de 1872 faite avec d’anciens panneaux Renaissance dont l’un porte un écu écartelé, 3 annelets et Bouteville ; statues du XVIIème siècle de saint Jean-Baptiste, sainte Vierge, saint Pierre en pape, saint Cornély, saint Yves, saint Antoine ermite, saint évêque avec barbiche Louis XIII ; statue moderne de saint Corentin ; chemin de croix moderne dû à M.-C. Dodane et bénit le 3 avril 1938 " (R. Couffon). On y trouve deux enfeux, dont l’un aux armes des Bouteville ;

Nota 1 : L'église paroissiale, rebâtie en 1647, n'offre rien de particulier. Les seigneurs du Poul et ceux de Trégarantec y avaient anciennement leurs écussons peints dans les vitres. Elle est dédiée à saint Jean. Les chapelles de la paroisse étaient : 1° Saint-Auny, ou Saint-Tony, vers le sud ; 2° Saint-Nicolas. Il y avait en outre des chapelles domestiques à Trégarantec et au Poul. Les frairies étaient celles du bourg, de Saint-Auny, de Saint-Nicolas et de Priac. On n'a rencontré aucune trace de chapellenie. Le recteur, à la nomination du pape ou de l'évêque, jouissait de la dîme dans toute sa paroisse. En 1756, son revenu net était évalué à 668 livres. Du doyenné de Guémené et de la sénéchaussée d'Hennebont, Mellionec est passé en 1790 au département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), et en 1801 au nouveau diocèse de Saint-Brieuc (Joseph-Marie Le Mené).

Eglise de Mellionnec (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Pitié ou Saint-Gildas (XVIème siècle). Edifice de plan rectangulaire, édifié par la famille de Boutteville au début du XVIème siècle. Le clocher porte les armes des Bouteville. La chapelle abrite une Pietà (XVIème siècle) en bois peint et une statue de Saint-Gildas (XVIème siècle) ;

Mellionnec (Bretagne) : chapelle Notre-Dame de Pitié.

la chapelle Saint-Julien de Saint-Auny (XVIIème siècle). Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XVII-XVIIIème siècle. On y voit un beau bénitier en granit et une statue en bois de saint Julien à cheval (XVIIème siècle) ;

Mellionnec (Bretagne) : chapelle Saint-Julien et Saint-Auny.

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Nicolas. Existante encore au XVIIIème siècle, elle était à environ un kilomètre au sud de Notre-Dame de Pitié. - la chapelle du manoir du Poul. Yves-Marie Le Guen a élevé à la fin du XIXème siècle un petit oratoire où fut transportée la statue ancienne de Notre-Dame (R. Couffon) ;

le château de Trégarantec (1698). Ce château avait jadis un droit de moyenne et basse justice et appartenait à la veille de la Révolution à la famille Jégou du Laz. Cette famille a fourni deux chevaliers de Malte en 1668 et un évêque de Tréguier en 1731. La chapelle privée est un édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés dédié à la sainte Vierge et saint Michel. Elle porte la date de 1755. Un petit bâtiment accolé porte celle de 1768. " Le magnifique château de Trégarantec [Note : L'étymologie de ce nom breton est : Treiz, passage ou pas : Garantec, amoureux : Passage ou pas de l'amoureuxétait situé dans l'ancien évêché de Vannes et dépend aujourd'hui de celui de Saint-Brieuc et de la petite paroisse de Mellionnec, près de la limite des trois départements du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord. Eloigné des villes et des grands chemins, perdu dans la solitude profonde de ses superbes bois de hautes futaies, il est à peu près inconnu des touristes. Aujourd'hui encore, bien que ce château ne conserve que peu de choses de ses splendeurs passées, l'oeil est étonné de ses proportions grandioses, du luxe intérieur et extérieur, de ses constructions et de la beauté de ses vastes dépendances. Les longues et spacieuses avenues qui y conduisent ; les cours d'honneur qui précèdent le château, entourées des bâtiments de service ; le pavillon du chapelain et celui du régisseur ; le beffroi et la chapelle aux curieuses sculptures intérieures ; les immenses remises où l'on pouvait loger vingt-cinq ou trente carrosses à la fois ; les superbes orangeries, les gracieux balustres qui bordent les terrasses sur lesquelles s'ouvre une enfilade de sept beaux salons aux lambris de chêne sculptés et dorés ; les escaliers, les piliers et les socles de granit, autrefois ornés de statues, meublant les immenses jardins à la française, comme les dessinait Le Nôtre ; les étangs poissonneux, fontaines d'eaux vives et croix élevées au milieu des bois ; enfin le puits monumental, à la merveilleuse armature en fer forgé, chef-d'oeuvre de quelque maître serrurier du temps de Louis XIV tout, en un mot, contribue à faire de Trégarantec une demeure vraiment seigneuriale. On disait jadis : « Pour faire une demeure royale il faudrait réunir : la forêt de Lorges, le château de Coatanfao et les jardins de Trégarantec ». Le château de Trégarantec, tel qu'il existe encore aujourd'hui, remonte au XVIème et au XVIIème siècle. Mais il a dû succéder à une construction beaucoup plus ancienne, puisque la maison de ce nom existait déjà au XIIIème siècle, et que sa présence en la paroisse de Mellionnec est constatée, comme on va le voir, par les montres [Note : Les montres étaient les revues, ou le recensement des forces militaires de la province, c'est-à-dire des gens de guerre que les seigneurs devaient fournir à leur suzerain. Les reformations étaient des recherches ayant pour but de découvrir les usurpateurs de noblesse, qui s'affranchissaient, indûment, des fouages, tailles, subsides et autres levées de deniers, dont les nobles étaient exempts à cause de leur obligation de service militaire] de 1426 à 1536 " (J. Baudry). Le 17 juin 1795, 500 chouans pillèrent la poudrerie de Pont de Buis, et en regagnant le Morbihan, ils firent halte à Trégarantec le 19 juin. Le comte du Laz mourut à Trégarantec le 5 mars 1799.  La comtesse du Laz et ses enfants vendirent Trégarantec, Saint-Nouay et Kerjégu, par acte daté du 20 pluviôse An XIII pour la somme de 179.333 Frs. au Colonel Sévère Le Mintier, et son épouse, née de Forsanz de Kerandrol. La famille Jégou du Laz rentra à nouveau en possession de Trégarantec par contrat daté du 4 août 1817, puis Trégarantec et Kerjégu furent acheté par contrat du 12 novembre 1819 et pour la somme de 120.000 Frs., par Victor-Emmanuel Leguen (fils d'Yves Leguen, sieur de la Ville-Hervy, et de dame Marie-Thérèse Le Jehan du Cosquer) et Geneviève Le Pesant, son épouse. Les propriétaires actuels sont M. et Mme Paul Danion ;

Mellionnec (Bretagne) : château de Tregarantec.

Nota 2 : NOTICE SUR LES POSSESSEURS SUCCESSIFS DU CHATEAU DE TRÉGARANTEC, EN MELLIONNEC (ÉVÊCHÉ  DE VANNES AUTREFOIS).

ALAIN DE TRÉGARANTEC, seigneur de Trégarantec, figure dans une vente faite par Adelice de Hennebont à Geoffroi de Rohan, en août 1271. Les armes de cette famille étaient : d’azur à trois pals d’argent (sceau 1316).

ALAIN DE TRÉGARANTEC, son fils probablement, était sénéchal de Guémené-Guégant, en 1316.

Autre ALAIN DE TRÉGARANTEC figure le 1er mai 1379, dans une montre d'Olivier de Clisson.

PIERRE DE TRÉGARANTEC, leur descendant, époux de Madeleine de Lanvaux, avait pour filles, Jeanne de Trégarantec, femme d’Olivier de Châteauthro, seigneur de la Villecado, et Marie, femme avant 1550, de Robert le Sénéchal de Kercado, vicomte de Châteauneuf, en Goëllo, et de Maugremieu, et, sauf erreur, il eut une fille mariée au seigneur de la Forest qui fut héritière de Trégarantec, Aliette de la Forest, dame du Boisgelin, qui, le 10 juin 1510, fait foi et hommage au seigneur de Glomel qui était Jean III, sire de Rosmadec, pour des rentes et seigneuries relevant de lui dans la seigneurie de Trégarantec. Un de ses procureurs pour cet hommage est Jehan, sire de Kerouartz (Archives de la seigneurie de Glomel) [Note : Vers 1400, Pierre de La Forest était seigneur de Trégarantec. Plusieurs générations lui succèdent ensuite, jusqu'à Louise de La Forest].

LOUISE DE LA FOREST, soeur et sans doute héritière de la précédente, et dernière de sa branche, apporta à Tanguy de Kermavan ou Carman, son mari, le château de la Forest, en Languidic, ainsi que la seigneurie de Trégarantec. Elle mourut en 1544 [Note : Leurs trois garçons étant décédés sans postérité, leur fille Françoise fut héritière de Coet-Seiz-Ploé, en Plounevez-Lochrist, de La Forest, en Languidic, et de Trégarantec].

FRANÇOISE DE KERMAVAN, fille des précédents, héritière de sa maison, épousa, vers 1530, JEAN DE PLUSQUELLEC, sieur de Bruillac [Note : Il était le fils de Maurice et de Vincente de Rohan]. Leurs descendants prirent le nom de Kermavan.

MAURICE DE PLUSQUELLEC, leur fils, qui prit le nom et les armes de KERMAVAN : d’or au lion d’azur, épousa, en 1541, JEANNE DE GOULAINE fille de Christophe, sire de Goulaine, de la Ruffelière, etc., et de Claude de Montejan, laquelle fille de Louis, sire de Montejan, de Sillé-le-Guillaume, de Cholet, de Bécon, et d'Anne du Chastel, vicomtesse de la Bellière. [Note : Maurice de Kermavan fit aveu pour la terre de Trégarantec en 1571. Il est alors qualifié de seigneur de Bruillac, Sei-Ploé (ou Coet-Seiz-Ploé, aujourd'hui appelé Maillé, en Plounévez-Lochrist), Lesquellen, Penanguenech, La Forest-Campson, Peillac, et Trégarantec]. Jeanne de Goulaine fit son testament à son château de la Forest (en Languidic, près d'Hennebont), le 30 juillet 1595 [Note : Le testament très curieux de Jeanne de Goulaine, dame douairière de Carman, du 30 juillet 1593 (ou 1595 ?), se trouve dans le fonds de l’abbaye de Bonne-Nouvelle, aux archives départementales de Rennes. Il a été publié dans la Revue de Bretagne et de Vendée, grâce à M. Parfouru, archiviste si estimé de l'Ille-et-Vilaine. Elle fait 25 livres tournois de fondation à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle où sont inhumés ses enfants provisoirement. « Ordonne son corps estre inhumé à costé de son deffunt mary, seigneur de Carman, en l’église et couvent des Carmes de Sainct-Pol-de-Léon, et que l’on ne fasse aucune pompe ni assemblée à son enterrement, ni grand service, sinon d’y appeler ses parents les plus près, et les gentilshommes d’auprès, et veut que le choeur et les autels ne soient tandus que de linges blancs avec deux cierges à chacun autel, et que l'on sonne les cloches afin d’assembler les prestres pour dire leurs messes. — Qu’il y ait cinquante pauvres accoutrés, chacun une torche allumée, et treize cierges alentour de sa tombe, et que le service soit honorablement fait. — Veut que ses deux fils inhumés à Bonne-Nouvelle soient portés à Saint-Pol près d’elle ». Ces deux jeunes seigneurs, dont l’un récemment marié à Diane de Luxembourg, en même temps, furent tués en duel à la fleur de l’âge, ce qui causa un grand émoi en Bretagne. C’est au château de la Forest, en Languidic, que Jeanne de Goulaine fit son testament, et que certainement elle mourut], et de trois fils, et trois filles, Claude de Carman resta principale héritière, et fut mariée à haut et puissant FRANÇOIS, marquis DE MAILLÉ [Note : Il était seigneur de Lislette, La Villeramain, Hormes et Le Plessix-Bouan. A noter que la famille de Maillé était originaire de Touraine], lui apportant entre autres biens, la seigneurie de Trégarantec. Leur, fils aîné, CHARLES DE MAILLÉ, marquis DE CARMAN, Comte de Maillé, baron de la Forest (époux de Charlotte d'Escoubleau), fit ériger la terre de Kerman en marquisat, par lettres d’août 1612 ; et celle de Sexploé en comté, depuis nommé Maillé, par autres lettres du 12 janvier 1626. Il mourut à son château de l'Islette, le 14 juin 1628, s’y étant fait porter du siège de La Rochelle, où il tomba malade. Il fut inhumé aux Cordeliers de Tours. Il avait vendu la seigneurie de Trégarantec, d’abord au sieur de Parthevaux de la Tour (Yves Parcevaux, sieur de La Tour, époux de Françoise Le Floch, de Morlaix), le 30 décembre 1620 (pour une somme de 18.700 livres), qui ne la posséda pas longtemps ; car, par retrait lignager, elle passa en 1623 à Pierre de Perrien et Hélène Urvoy (seigneur et dame de La Villechevalier) ainsi que le prouve le titre suivant. « - 22 mai 1623 -. Bannies en la paroisse de Glomel par un sergent de la baronnie de Rostrenen [Note : Archives de la baronnie de Rostrenen dont Trégarantec relevait pour une partie, et relevait pour la plus grande de la principauté de Guémené], à requête d’écuyer Pierre de Perrien et damoiselle Hélène Urvoy, seigneur et dame de la Ville-Chevalier, qui avaient exercé le retrait lignage sur honorable Yves Parthevaux, sr. de la Tour, et Françoise le Floch, sa femme, lesquels par contrat du 30 décembre 1620, au rapport de le Diouguel et Jacques Quintin, notaires de la juridiction de Morlaix et de Lanmeur, avaient acquis la terre de Trégarantec de messire Charles de Maillé, fils de messire François de Maillé et de dame Claude de Carman, dame de Seizploé, Trégarantec, etc. ».

Messire PIERRE DE PERRIEN était fils de Charles de Perrien et de Louise de Bellisle, sa première femme, et il avait épousé Hélène Urvoy, fille de messire Charles Urvoy et de Plésou de Bouteville, seigneur et dame de Crenan, de Coëtcouraval, etc., laquelle Plésou de Bouteville était la seconde femme de Charles de Perrien.

PIERRE DE PERRIEN, chevalier, seigneur de Trégarantec, mourut en 1644. Il eut pour fils :

LOUIS DE PERRIEN, chevalier, seigneur de Trégarantec, qui épousa le 3 février 1660, dans la chapelle de Saint-Georges en Nostang, haute et puissante dame Nicole de Cosnoal, dame douairière de Kerservant et de Kersimon, laquelle était veuve de Nicolas II de Talhoët, seigneur de Kerservant, et était fille de Georges de Cosnoal, seigneur de Saint-Georges et de Marguerite des Portes. Louis de Perrien mourut en 1669.

JÉRÔME DE PERRIEN, leur fils, né en 1667, à Trégarantec, était en bas âge, et avait perdu son père, lorsque Nicole de Cosnoal, sa mère et tutrice, vendit la seigneurie de Trégarantec aux Saint-Noay (Gilles de Saint-Nouay, seigneur de Kerjégu et de Kergaurant), par un acte daté du 30 juin 1676 [Note : Jérôme de Perrien mourut en 1704 après avoir acheté la terre de Lannouan. Il avait épousé en 1688 Jeanne Eudo].

GILLES DE SAINT-NOAY, fils de messire François de Saint-Noay, seigneur de Kergorant (en Mellionnec), et de damoiselle Fiacre Guéguen, prit possession de la seigneurie de Trégarantec, le 30 juin 1676. Il mourut très peu de temps après, sans alliance, et son héritière fut sa soeur :

FRANÇOISE-AUGUSTINE DE SAINT-NOAY qui, depuis 1662, avait épousé messire RENÉ JÉG0U, seigneur de PAULE et de KERVILIO, qui fut conseiller au Parlement de Bretagne, second fils de Gilles Jégou de Kervillio et de Marie Budes du Tertrejouan. Ils firent aveu pour Trégarantec, le 6 octobre 1687, à haut et puissant Louis de Rohan-Guémené. René Jégou, seigneur de Paule et de Trégarantec, mourut à Vannes où siégeait le Parlement, le 21 octobre 1686, et après lui Trégarantec fut successivement possédé par ses descendants :

FRANÇOIS-RENÉ JÉGOU, seigneur de PAULE, de TRÉGARANTEC, du LAZ, 1686-1720 [Note : Il avait épousé en 1689 Marie-Thérèse de Garjan].

FRANÇOIS-BARTHÉLEMY JÉGOU, comte du LAZ, 1720-1745 [Note : Il avait épousé Marie-Thérèse de Kerloaguenet avait acquit, par acte du 21 février 1739 la seigneurie de Saint-Nouay, passée par héritage à Pierre de Launay, abbé de La Salle].

MICHEL-MARIE JÉGOU, comte du LAZ, 1745-1799 [Note : Il épousa d'abord Angélique Blesvin du Penhoet, puis Marie-Jeanne de Kersauson, veuve de Charles Villiers de L'Isle-Adam].

Avec ce dernier finit la liste des anciens possesseurs de Trégarantec, car cette terre fut vendue par ses enfants après sa mort (Comtesse du Laz).

Mellionnec (Bretagne) : château de Trégarantec.

la chapelle de Trégarantec (1755), dédiée à la Vierge et à saint Michel. Elle fut reconstruite en 1755 et en 1768  ;

la croix Croas-Hinchou (XVIIème siècle) ;

la maison de Kergouraut ou Kergourau (1616). Alliette Hervé, veuve de Guillaume de Saint-Noay, rendit aveu, en 1564, pour parvenir au rachat de ce manoir « sans préjudicier, ajoute l’aveu, au droit de douaire qui appartient à ladite Hervé esdites choses, par avoir mis le pied au lit de sondit feu mari, dont elle fait expresse réservation pour jouir d’un tiers desdites rentes ». Un autre Guillaume de Saint-Noay fournit aveu en la cour de Guémené le 10 août 1613, et nous le trouvons, en 1624, marié à Françoise de Mur. En 1633, vivaient François de Saint-Noay, sieur de Kergouraut, et sa femme, Fiacre Gouiquet, qui était veuve en 1680. Un de ses descendants, nommé aussi François, possédait Kergouraut au commencement du XVIIIème siècle et sa veuve, Françoise Guéguen, étant morte en 1747, Kergouraut passa, par héritage collatéral, à Anne de la Roche, veuve de Joseph-Hyacinthe de Tréouret, sieur de Launay. Son fils, Louis de Tréouret, mourut en 1760, et la veuve de celui-ci, Hyacinthe de Robien, rendit aveu, cette même année, au prince de Guémené  (M. L. Galles) ; 

les maisons de Cornec (1667), de Restemblayès (XVIIème siècle), de Rest-Houanet (XVIIème siècle) ;

5 moulins dont les moulins à eau de Kergourant, du Pont, de Duot, de Poul, ...

A signaler aussi :

le menhir de Cornec (époque néolithique) ;

le menhir de Hacadour ;

un pont romain de Hacadour ;

un puits du XVIIème siècle, situé route de Plouray 

l'ancien manoir du Poul. Marguerite de la Haye, veuve de Louis de Mur, rend hommage en 1546, comme tutrice de son fils, Jehan de Mur, qui mourut en 1552, époque à laquelle sa veuve, Catherine Loes, fournissait aveu au nom de son fils aîné, Henry. Celui-ci vivait encore en 1587, et un, de ses descendants, Pierre de Mur, laissa le Poul, en 1613, à sa soeur, Marguerite, femme de Thébaut Raoul, sieur de Kermapjégou. En 1628, dans un aveu rendu à la cour de Guémené, le sieur du Poul déclare qu’il a « un écusson dans l’église paroissiale de Mellionnec, dans la vitre du côté de l’évangile, au second soufflet, ayant de gueules à un demi-croissant et une rosette et demie d’argent, allié d’azur à une croix dentelée d’or, avec un canton de gueules à 4 macle d’or, qui sont les armes des prédécesseurs paternels dudit sieur du Poul, avec l’alliance de ladite demoiselle du Poul (Marguerite de Mur) et ses prédécesseurs paternels portant le surnom de de Mur. Il y a encore un autre écusson dans l’église paroissiale de Mellionnec, à la maîtresse vitre, au troisième soufflet, vers l’épître ; parti d’or à un frêne de sinople allié à une croix dentelée d’or qui sont les armes des anciens seigneurs de Restrouallan, qui portaient le surnom de du Fresne de laquelle maison le frère aîné dudit sieur du Poul est à présent seigneur ». Marguerite de Mur, veuve en 1642, rend aveu au nom de son fils, Louis Raoul dont la veuve, Marie Le Lart, fait hommage en 1663. En 1706 Jacques Raoul était maître du Poul, et cette propriété passa par héritage entre les mains de Charles-Pierre de Robien, seigneur de Pontlo. Il mourut en 1765, et un de ses parents, François-Gabriel de Robien, rend aveu la même année au nom de René de Robien, fils mineur de Charles-Pierre. Enfin, en 1771, René-Gabriel de Robien, sieur de Pontlo et du Poul, rend aveu à la cour de Guémené (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Resaubleies. Ce manoir appartenait à Nicolas Lemay et à Catherine de Lochrist, sa femme, qui le vendirent, en 1570, à Jean Gatechair. En 1646, il était la propriété du sieur de Villeneuve-Lochrist (M. L. Galles) ;

l'ancien manoir de Kerhelegouarh. Ce manoir, après avoir appartenu, en 1560, à Louis du Fossé, était, en 1742 , entre les mains de François de Lantivy dont la fille, Angélique-Marie-Anne, épousa Charles-François de Carné. Leur fils, Louis-Marie, comte de Carné, vicomte de Coëtquenan, seigneur du Pont Kerjar, du  Ster et de Kerhelegouarh, épousa Emmanuelle-Claude-Suzanne de Bullion, qui rendit aveu en 1783 au nom de ses deux fils : Louis-Charles et Ambroise-Marie de Carné (M. L. Galles) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de MELLIONNEC

Les seigneuries de Mellionnec étaient, par ordre alphabétique :

1° Kergorant, au nord-ouest du bourg, appartenant aux Saint-Noay, et passé en 1748 aux Tréouret.

2° Kerhélégouarh, propriété de Louis du Fossé en 1560, de François de Lentivy en 1742, puis des Carné.

KERLÉGOUARN, paroisse de Mellionnec, évêché de Saint-Brieuc ; appartenait en 1560 à Louis du Fossé ; à François de Lantivy en 1742 ; puis aux de Carné, par le mariage d'Angélique-Marie-Anne de Lantivy avec Charles-François de Carné (Théodore Courtaux, 1899).

3° Le Poul, au nord, appartenait en 1540 à Louis de Mur puis à ses descendants, en 1613 aux Raoul, et en 1750 aux Robien de Pontlo.

4° Resaubleies, appartenait en 1466 au Sr. de Villeneuve, vendu en 1750 par Nicolas Lemay à Jean Gâtechair.

5° Trégarantec, à l'ouest, moyenne et basse justice, berceau de la famille de ce nom, transmis ensuite aux La Forest, aux Kermavan, aux Plusquellec et aux Maillé ; racheté en 1623 par Pierre de Perrien il passa en 1670 aux Saint-Noay et vers 1679 aux Jégou qui l'ont gardé jusqu'à 1801. Trégarantec, embelli par ses derniers possesseurs, était une demeure vraiment seigneuriale ; un proverbe, cité par Ogée, disait que pour avoir une habitation royale, il fallait le château de Coetanfao, les jardins de Trégarantec et la forêt de Lorges.

Nota : ORIGINE DE LA MAISON DE TRÉGARANTEC. « D'azur à trois pals d'argent ». Monsieur Régis de l'Estourbeillon, dans son Nobiliaire Breton, attribue à la maison de Trégarantec une origine commune avec celle des seigneurs de Tréganteuc (ancienne trêve de Guégon, près de Josselin) dont le nom s'écrivit, tour-à-tour, Trégranteur, Trégaranteur, Tréganteuc et Trégarantec. Les habitants du pays où est situé le château de Trégarantec l'appellent, eux aussi, Tréganteur et Trégaranteur, ce qui donnerait raison à ce généalogiste érudit, dont l'opinion, à ce sujet, s'appuie, en outre, sur des éléments des plus sérieux. Nous rapporterons donc ici ce qu’en dit cet auteur. I - La très ancienne famille de Trégaranteur ou Trégarantec est originaire de Tréganteuc ou Trégaranteur, près de Josselin. Les membres de cette maison occupaient de hautes situations en Bretagne, dès le début du XIIIème siècle. Monsieur de Courcy, qui semble ignorer l'antique origine de cette maison, ne cite les seigneurs de Trégarantec qu'à propos de la terre de ce nom, en Mellionnec (anciennement évêché de Vannes, aujourd'hui de Saint-Brieuc) qu'il indique, à tort, comme son berceau (P. de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne). Cette terre noble fut bien, en effet, possédée par elle ; mais on la trouve beaucoup plus anciennement à Tréganteuc, qui fut certainement son fief d'origine (Archives du château de Penhoët, prés de Josselin). Elle comparut aux réformations et montres, de 1420 à 1536, dans les paroisses de Guégon et de Mellionnec, mais ne vit pas la réformation de 1669, s'étant fondue, vers le milieu du XVIème siècle, dans la famille de Quélen du Broutay (Bibl. de la ville de Rennes, Mss. des Reformations). Remontant à Alain de Trégaranteur, sénéchal de Guémené-Guingamp en 1251 ; alloué du vicomte de Rohan, en 1261 : qui obtint, en 1264, d'Alain, vicomte de Rohan, des lettres patentes l'exemptant à perpétuité du droit de bail, ainsi que son frère Raoul et leurs hoirs ; que l'on voit, enfin, plaider à Vannes, en 1269, contre Alain et Geoffroy de Lanvaux, et qui vivait encore en 1271 (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 411, et Dom Morice, Preuves, T. I, col. 950, 982, 1024, Archives de Penhoët) ; elle compte encore parmi ses membres : Messire Raoul de Trégaranteur, frère d'Alain, témoin dans un contrat d'échange, passé entre Olivier, vicomte de Rohan, et Guillaume de Séré, le mercredi après la SaintThomas de l’an 1316 (Dom Morice, Preuves, T. I, col. 1266) ; Messire Alain de Trégaranteur, l'un des 220 escuyers de la montre de messire Bertrand du Guesclin, revue à Caen, le 1er décembre 1370 (Dom Morice, Preuves, T. I, col. 1645), l'un des escuyers de Pierre de Tournemine, sire de la Hunaudaye, en 1371 (Dom Morice, Preuves, T. I, col. 1371) ; que l'on voit prévôt féodé du duc, à la fin du XIVème siècle, et gratifié d'un don de 200 livres par Olivier de Clisson, dans son testament du 5 février 1406 (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 826). Il avait épousé demoiselle Jeanne du Clos, dame de la Hazaye et rendit hommage au vicomte de Rohan, à Pontivy, le 17 juillet 1396 (Dom Morice, Preuves, T. II, col. 670). Messire Jacques de Trégaranteur, exempté du service militaire, (Dom Morice, Preuves, T. II, col. 1513) par le duc François 1er, en 1449, et laissé au vicomte de Rohan, pour la garde des places de Josselin, La Chèze et Rohan, dont il était chargé, puis l'un des hommes d'armes à la grande paye de l'ordonnance du Duc, en 1464, avec Jacquemart d'Argentré son archer, (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 2366) et, enfin, l'un des hommes d'armes faisant partie de la montre de Thomas de Kerazret, en l'ordonnance du maréchal de Rieux, revue à Ancenis, le 23 juillet 1474 (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 1343). Messire Alain de Trégaranleur, l'un des archers du sire de la Hunaudaye dans la montre revue à Fougères, le 28 janvier 1465 (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 1368) ; l'un des hommes d'armes de la retenue de Bertrand du Parc, revue à Dinan, le 21 juillet 1474 (Dom Lobineau, Preuves, T. II, p. 1444) et l'un des hommes d'armes de la montre du vicomte de Rohan, revue à Dinan (Dom Morice, Preuves, T. III, col. 631), le 2 septembre 1489. Messire Jean de Trégaranteur, seigneur de Trégaranteur, la Chesnaye, et la Hazaye, fils de Jacques, ci-dessus cité, arrière petit-fils d'Alain et de Jeanne du Clos, résidant au manoir du Clos, en 1520. Messire Pierre de Trégaranteur, écuyer, seigneur du Clos et de Trégaranteur, fils de Jean de Trégaranteur ; décédé en 1548, et marié au château de Kernoisel, le 25 janvier 1525, à demoiselle Magdeleine de Lanvaux, fille de feu Olivier de Lanvaux, seigneur de Beaulieu, et de Perrine de Montauban ; dont il n'eut qu'une fille, demoiselle Jeanne de Trégaranteur, dernière du nom mariée, en 1544, à Pierre de Quélen, seigneur du Broutay, et que l'on voit plaider devant la Cour de Porhoët, en 1558 (Bibliothèque Nationale. Carrés de d'Hozier. Vol. 608, pp. 277-279 et Archives du château de Penhoët, près de Josselin). SEIGNEURIES. La maison de Trégaranteur a possédé les terres et seigneuries de : Trégaranteur en Guégon ; — Trégarantec en Mellionnec, du Clos, — de la Chesnaye — de la Hazaye. Elle s'est alliée aux familles suivantes : Du Clos au XVème siècle — de la Forest au XVème siècle ; de Lanvaux (25 janvier 1525) ; de Quélen du Broutay (1544), (Archives du château de Penhoët, prés de Josselin ; Titres originaux, V. notice de la famille de Trégaranteur), etc. (J. Baudry).

Mellionec relevait en 1296 de Hervé de Léon ; ce territoire passa plus tard dans la seigneurie de Guémené, et y resta jusqu'à la Révolution (Joseph-Marie Le Mené).

Seigneurie de Trégarantec. Louise de la Forêt, dame de Kermanant, rend aveu en 1539 pour la terre de Trégarantec, et meurt en 1551, laissant ses propriétés à son petit-fils Maurice, sieur de Kermanant, Bruillard, Saint-Plue, Lesquellen, Penanguenech, La Forest, Campson et Trégarantec. Charles de Maillé, propriétaire de Trégarantec, en 1620, vend ce domaine à Yves, sieur de la Tour, qui le cède, en 1622, à Pierre de Perrien et à Hélène Urvoy, sa femme, sieur et dame de la Ville-Chevalier. Louis de Perrien, fils de Pierre, possédait Trégarantec en 1663, et, en 1680, ce manoir était entre les mains de René Jégou. Son fils, François-Réné Jégou, sieur de Paule et de Trégarantec, mourut en 1721, laissant ses terres à son héritier, François-Barthélemy Jégou, sieur du Laz, époux de Marie-Thérèse de Kerloaguen. Il devint acquéreur de Saint-Noay en 1744, et mourut l’année suivante ; son fils, Michel-Marie Jégou, rendit aveu le 15 juillet 1751 (M. L. Galles). 

Les châtelains de Trégarantec, Michel-Marie Jégou, comte du Laz et Marie-Jeanne de Kersauson : Michel-Marie Jégou, comte du Laz, naquit à Morlaix, le 5 août 1726, et mourut à Trégarantec en 1799. Il épousa, en premières noces, Angélique-Thérèse-Augustine Blesvin de Penhoët, d'où il lui restait, en 1782, trois enfants : 1) Alexandre-François, vicomte du Laz, né à Vannes au château de Limoges, le 5 mai 1755, marié en 1783, à sa cousine germaine, demoiselle de Kermainguy de Saint-Laurent, d'où une seule fille, Reine, morte sans alliance. 2) Marie-Anne-Françoise-Charlotte-Julie. Elle naquit au château de Limoges près de Vannes, en 1767, et épousa, en 1812, le vicomte de Roquefeuille. 3) Ange-Yves-Paterne, mort sans alliance. Le 14 mai 1782, Michel-Marie Jégou, comte du Laz, épousa, en deuxièmes noces, à Morlaix, par contrat au rapport de maître Le Bricquir, notaire en cette ville, daté de ce jour, Marie Jeanne de Kersauson, veuve de messire Charles-François de Villiers de Lisle-Adam. Ce contrat reconnaissait à la jeune femme « un troussel de trois mille francs et un douaire préfix de deux mille quatre cents francs donnant au principal au denier dix la somme de vingt quatre mille francs, soit au total vingt-sept-mille francs ». La fortune du comte de Laz était beaucoup plus considérable, mais assez fortement grevée de dettes très importantes, comme en témoigne un inventaire, que nous avons eu sous les yeux, dressé après la mort du comte du Laz pour établir la part revenant à Alexandre-François, alors émigré. Marie-Jeanne de Kersauson était née au Vijac, près de Guipavas, le 17 avril 1747, de Jean-François de Kersauson et de Françoise-Suzanne Mol de Kerjean. Elle avait épousé, en premier mariage, en 1768, à Trébabu, près le Conquet, Charles-François de Villiers de Lisle-Adam. Celui-ci mourut, en 1769, lui laissant un fils, de deux mois à peine. Madame du Laz, femme de peu de fortune, mais de beaucoup de tête avait mis de l'ordre dans son nouveau ménage et, dès le début, coupé court à tous les abus et gaspillages qui s'étaient introduits au château pendant les longues années de veuvage du comte de Laz. Le train de maison, à cette époque, ne paraît pas considérable, mais on y continuait cependant des réceptions de parents et d'amis, réceptions larges et cordiales, comme nous le verrons par les éloges et les remerciements dont elles étaient l'objet de la part des hôtes passagers de Trégarantec. Le comte Michel-Marie du Laz était âgé, en 1782, de cinquante-six ans, c'est-à-dire, vingt-et-un ans de plus que sa seconde femme. C'était un homme remarquable et distingué, dont la bonté et là générosité sont restées légendaires dans le pays (J. Baudry).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Mellionnec.

 

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Mellionnec : Guillaume de Kermaen (Kerhelgoumarch) et Pierre de la Forest (Trégarantec).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Mellionnec :

Guillaume GRIGNON (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;  

Pierre ROSTRENEN, pour son père Eon (30 livres de revenu) ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Mellionnec :

Guillaume GRIGNON (20 livres de revenu), remplacé par Jehan Kergul : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan de RESTRENEN, héritier d'Yvon de Restrenen (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

 

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs de Mellionnec :

Treguerentez (Trégarantec), au sieur de Kermavan ;

Le Poul (le Poul), à Loys Le Mur ;

Kergoumarch, au sieur de Kermenezic ;

Restanbloieyes (Restanblayessse), à René Fraval ;

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