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MELGVEN

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La commune de Melgven (pucenoire.gif (870 octets) Melven) fait partie du canton de Bannalec. Melgven dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MELGVEN

Melgven vient du breton "mell" (colline arrondie) et du breton "gwenn" (blanc). On trouve sur le territoire de la commune de Melgven, une forêt dont le nom "Lusuen" (mystère, sortilège) montre, semble-t-il, l'antiquité de son origine. Cette forêt servait jadis de retraite aux Druides.

Melgven est une ancienne paroisse primitive dont le territoire englobait autrefois les territoires actuels de Melgven (avec Cadol), Nizon (aujourd'hui en Pont-Aven), Pont-Aven, Névez, Trégunc, Lanriec (aujourd'hui en Concarneau) et, semble-t-il, Beuzec-Conq (aujourd'hui en Concarneau) et Concarneau. 

La paroisse de Melgven avait pour trève Cadol, aujourd’hui simple village de la commune, et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Melgvan (vers 1330), Melguen (en 1368 et en 1426), Melleven (en 1382), Melguen (en 1426), Melgven (en 1535).

Nota 1 : RÔLE DES DÉCIMES EN 1774. Ce rôle nous permet d’apprécier l’importance des chapelles. - Le Mavic, recteur : 8 livres 8 sols 9 deniers. - La Fabrique : 7 livres 10 sols. – Trève de Cadol : 3 livres 5 sols. – La Trinité : 8 livres 15 sols. – Notre-Dame de Bonne-Nouvelle : 6 livres 17 sols 6 deniers. – Saint-Antoine : 1 livre 5 sols. – Saint-Laurent : 1 livre 5 sols. - Notre-Dame de Coatampodou : 1 livre 5 sols. 

Nota 2 : PARTICULARITÉS ET FAITS DIVERS. Dans la seconde moitié du XVIème siècle, les membres du clergé remplissent souvent le rôle de parrains. Messire Guénolé Derien, recteur de Melgven de 1587 à 1601, se plaît à donner son nom de Guénolé à ses filleuls. A signaler également en 1566 et années suivantes, l’usage de deux parrains et d’une marraine ou inversement pour le même enfant. En 1589, plusieurs baptêmes n’offrent que deux marraines pour le même enfant. Des religieux signent parfois à titre de parrain : en 1589, frère Jean Guéguen, en 1591 frère Bonaventure Le Goupil, en 1599, frère André L'Hoste de l'Ordre de saint François, et Jean Guéguen, prêtre, carme de Pont-l’Abbé. Voici quelques-uns des noms donnés aux enfants. Filles : Plezou, Eléonore, Fleurie, Claude, Appolonie, Adélice, Margilie, Péronnelle, Blanche, Cécile, Julienne. Garçons : Christophe, Guénolé, Jérôme, Geffroy. Ces noms ont d’ordinaire, pour origine, les noms portés par les dames, seigneurs ou ecclésiastiques qui sont souvent parrains et marraines. Parmi les familles les plus honorées par la noblesse et la bourgeoisie, les familles Changeon, Rica, Costiou et Le Staguer sont à signaler. De 1560 à 1620, on ne trouve au registre qu’un seul enfant bâtard, que l’on signale expressément avoir été baptisé le 29 Mars 1615 « sine consensu rectoris hujus parœciœ ». De 1620 à 1644, c’est une moyenne de 47 baptêmes par an. De 1644 à 1669, cette moyenne atteint 69. On ne compte que 5 enfants illégitimes en 49 ans. Du 13 Août au 27 Septembre 1663, la signature de S. Rondeau, peintre, apparaît plusieurs fois au registre. Ce peintre travaillait sans doute à l'église paroissiale. Le 19 Avril 1695 fut baptisé en l'église de Melgven un enfant trouvé dans le « porchet » quand on alla sonner l'Angelus du Matin. Tous ces détails ont trait à des baptêmes. En voici d’autres concernant les sépultures. Le 24 Mars 1697 furent inhumées au cimetière paroissial Renée Capitaine et sa fille Anne Bousson, âgée de 28 ans, trouvées toutes deux écrasées sous la ruine d’une muraille à Kerouzic, où elles étaient allées, la veille, ramasser des feuilles de lierre pour leur vache. Le 9 Mai de la même année, Nicolas Porhiel, âgé de 29 ans, pris d’une crise d’épilepsie, se noya entre les moulins de Keramenn et de Trémadur. En 1701, Charles Séhédic fut tué dans les allées de Kerouzic par la chute d’un arbre. En 1704, une enfant de neuf ans, Pétronille Le Guirriec, du village de Penquer, supposée morte, fut ensevelie ; mais comme on la transportait pour être enterrée, voici qu' « on l’entendit auprès de l’eau en deçà du Guermeur pousser une voix plaintive, ce qui fit qu’on la rapporta à la maison ». Elle mourut à Lanardé, le 20 Janvier 1770, veuve d'Alain Costiou, dont elle laissa une fille, du nom de Marie-Josèphe, épouse Le Roy. En 1705, décéda, au village de Cleuscam, Marie Gouiffez, mère de Michel et Alain Le Manchec, prêtres. Le 16 Avril 1711, Christophe Guiffant, du village de Kerven, est enterré dans la nef de l’église paroissiale « sur une présomption du droit de tombe que sa mère Jeanne le Pelleter espère de prouver, autrement promet de payer le droit d’inhumation suivant le règlement du diocèse » (Registre de Melgven). Dans la nuit du 1er au 2 Décembre 1790, la sacristie de Melgven fut pillée. Le coffre-fort fut forcé et vidé. On trouva le lendemain, dans un champ voisin du bourg, les beaux ornements dépouillés de leurs galons. M. Pennec, recteur, en référa aux administrateurs du Directoire, leur signalant que les auteurs de l’attentat avaient dû prendre la route de Rosporden (M. Peyron).

Nota 3 : CHARROIS DE BOIS. Au nombre des titres de la paroisse de Melgven est un inventaire du XVIIIème siècle contenant 14 pièces relatives à des charrois de bois. Quelques-uns de ces charrois sont faits « pour la construction des vaisseaux de Sa Majesté ». - Le 11 Avril 1670, Laramée, archer de la marine, enjoint aux paroissiens de Melgven de charroyer 25 charretées de bois, du Kergoat à Concarneau, sous peine de 150 livres d’amende à chaque contrevenant, suivant arrêté du Conseil d'Etat du Roi, en date du 15 Septembre 1667. De cette corvée, le procureur terrien est exempt. - Le 15 Août 1670, la paroisse a charroyé 39 charretées 3/4 pour 130 livres 18 sols. - Le 20 Juin 1692, un ordre émane du sieur Vaillant, archer de la prévôté de la marine, de charroyer « 40 chartées de bois renable qui sont travaillés en la forest de Goarlot et aux environs, jusqu’au havre de Concarneau ». Six jours plus tard, Pierre Morice et Guénolé Lancien, demeurant aux manoirs et métairies nobles de Keranével et Kerouzic, protestent devant le procureur terrien de la nullité de la nomination à eux faite pour les charrois, attendu que les dits manoirs sont nobles. - Le 31 Octobre 1692, c’est une ordonnance de l’intendant du Roi aux paroissiens de Melgven, de fournir deux charrettes par semaine pour transporter à Concarneau les bois qui sont à Kerminy, en Elliant. - Le 13 Mai 1694, le sieur Macé Villette, propriétaire de ces bois, écrit au recteur de Melgven, pour qu’il demande aux paroissiens de fournir 14 paires de boeufs avec leurs chaînes et cordages pour aider à charger ce bois. Le 17 Juillet, c’est une autre lettre de Villette au recteur, le sollicitant de faire conduire le jeudi suivant à Kerminy 10 charrettes attelées pour le charroi, et offrant de payer le service. - Le 20 Novembre 1695, l’intendant ordonne aux paroissiens de fournir à Villette, pour le charroi du bois de Goarlot à Concarneau, 10 charrettes par semaine, « à raison de 8 deniers par pied cube par chaque lieue, les charrettes chargées, et de 4 deniers par pieds cube les charrettes vides, du 1er Avril au 1er Novembre », et de 2 deniers de plus du 1er Novembre au 1er Avril. - En Novembre 1703, nouvel ordre de l’intendant aux paroissiens de Melgven. Il s’agit de fournir 8 charrettes par semaine pendant 3 semaines pour transporter à Concarneau 500 pieds cubes des bois de Kergoat et de Minuello. - De 1659 à 1698, ce sont des charrois pour le bois de chauffage de la garnison de Concarneau. - Le 20 Septembre 1694, l’intendant ordonne « aux fabriques, marguilliers et caporaux de Melven » de voiturer au camp de Châteaulin 220 rations de foin et de paille (M. Grignoux).

Nota 4 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE MELGVEN AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1336. Daniel de Lannuzel (Peyron, Actes du Saint-Siège... p. 46). - En 1472. Yves Bernard. - En 1473. Jacques Kerquelennec, clerc de Quimper (Peyron, Actes du Saint-Siège... p. 46). - En 1489. Yves Sergent (Peyron, Actes du Saint-Siège... p. 46). - 1489. Antoine des Portes (Peyron, Actes du Saint-Siège... p. 46). - En 1520. Geffroy des Portes. - En 1523-1537. François du Tertre. Il avait été aumônier de Claude de Rohan. - En 1537-1558. Jean Plesdran. - En 1558-1567. Jean Raigayer, recteur à l’âge de 23 ans, mourut en 1567. Il avait été prieur de Verthou, « Ordre de S. Benoît, au Païs nantais ». - En 1567-1587. Christophe de Carné, abbé commendataire du Relecq, diocèse de Léon, recteur en 1567, mourut en 1587 [Note : De 1561 à 1587, il n’est aux registres aucune mention ni signature expresse d’un recteur]. - En 1587-1602. Génolé Dérien, se plaît à donner son nom de Guénolé à ceux qu’il adopte pour filleuls. - En 1602-1613. Mathurin Rouillé, chanoine de Quimper en 1613. - En 1613-1616. Geffroy Jean. - En 1616-1618. Jean Guéguen, prêtre de la paroisse. - En 1618-1622. Nicolas de la Villéon, chanoine de Quimper, débouta le précédent et prit possession du bénéfice en 1618. - En 1622-1644. Alain Bittart, maître ès-art de l'Université de Paris. Il remplit très fréquemment les fonctions de parrain durant les 22 ans qu’il fut recteur, et fut assassiné dans son lit la nuit du 5 au 6 Janvier 1644 « par un sien compère et son paroissien nommé Jean Toullérastel accompagné de ses deux enfants qu’on appelait vulgairement " ar glaouerien " ». - En 1644-1665. Jean Pinsart, dominicain, natif de Saint-Brieuc, théologal de Quimper et bachelier de Sorbonne, fut pourvu du bénéfice en 1644. Il n’y résida jamais. - En 1665-1678. Guillaume Pinsart, de Saint-Brieuc, neveu du précédent, eut la paroisse par résignation de ce dernier en 1665. Le vulgaire le nommait « ar person gal ». Ayant fait bâtir le presbytère un ou deux ans avant la Révolte de 1675, « il s’attira l’inimitié de plusieurs qui, au temps de la dite Révolte, cherchèrent l’occasion de le maltraiter Pour éviter la persécution, il se sauva dans son Païs ; il retourna l’année suivante dans sa paroisse où il mourut en 1678 et y fut inhumé ». - En 1678-1689. René Changeon, maître ès-arts, natif de Rosporden, quitta le Bénéfice au grand regret de tous les paroissiens après y avoir servi 11 ans. - En 1689-1698. Claude Salaün. - En 1698-1710. Louis des Hayeux, natif de Melgven, recteur de Saint-Mathieu de Quimper et official du diocèse. - En 1710-1753. Yves Péan, docteur en théologie, natif de la paroisse de Plonévez, évêché de Léon, fut pourvu du Bénéfice en cours de Rome par voie de concours, en prit possession le 9 Novembre. 1710. Il posa la première pierre de la sacristie neuve de l'église paroissiale, le 10 Septembre 1715. Il mourut le 5 Janvier 1753. - En 1753-1786. Michel-Corentin Le Mavyc, natif de Quimperlé. « Le 10 Juillet 1786, à 2 heures aprè-midi, messire Le Mavyc, après avoir gouverné la paroisse l’espace de 33 ans 2 mois et 11 jours environ et lui avoir rendu ainsi qu’à tous les environs le bien qu’un pasteur peut rendre à ses brebis, passa de la vie à l’éternité au grand regret de toute la paroisse ». - En 1786-1792. René Pennec fut pourvu de Melgven par voie de concours tenu à Quimper le 25 Août 1786. Liste non exhaustive des CURÉS DE MELGVEN AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1537. Yves Rivoalen, prêtre fermier, sous-curé. - En 1560-1571. Yves Hervé. - En 1562-1569. Jean Gall. - En 1566-1568. Yves Calvez. - En 1589-1598. Pierre Ihouarn, déjà auxiliaire en 1564. - En 1599-1602. Hervé Le Garé, fut auxiliaire en 1588. - En 1612-1626. Pierre Staguer, sieur de Penanéac'h, d’une famille de notaires. - En 1626-1636. Guillaume Le Gouarrant, originaire de Melgven. - En 1636-1645. Etienne Le Maguet, prêtre en 1632. - En 1645-1660. François Le Guennec, mourut en 1660. - En 1661-1665.- Alain L'Or, auxiliaire de 1665 à 1680. - En 1665-1698. Eustache Fleury. - En 1699-1707. René Le Guyader, mourut le 1er Juillet 1707 et fut inhumé dans la chapelle du Rosaire. - En 1707-1708. François Le Roy. - En 1709-1710. Jean Le Corre. - En 1710-1720. François-Joseph Buisson, mourut le 16 Août 1720. - 1720-1730. Guillaume Le Breton, décédé à Kermez en Bourhis, le 1er Février 1730. - En 1730. Charles Rolland, décédé en sa maison de Villeneuve Roussica, le 2 Mai 1730. - En 1730-1744. Le Mingam. - En 1745-1763. Sébastien Le Moign. - En 1763-1767. Nicolas Belegou. - En 1764. En 1764. Guillaume Tanguy signe curé de Melven. - En 1767-1773. Alain Garrec. - En 1773-1787. Guillaume Hamon, décédé le 24 Décembre 1787, au bourg. - En 1787-1792. Louis Nicolas (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Nota 5 : Liste non exhaustive des CURÉS ET PRÊTRES DESSERVANTS DE CADOL : - En 1550-1598. Henri Gouiffais, curé. - En 1556-1580. Mathieu Berre, prêtre desservant. - En 1557-1567. Pierre Jaouen, prêtre desservant. - En 1557-1595. Jean Cavellat, prêtre desservant. - En 1582-1618. Jean Le Baccon, prêtre desservant. - En 1582-1587. Guénolé Dérien, prêtre desservant, devient recteur de Melgven en 1587. - En 1583-1627. Yves Le Bourhis, prêtre desservant, puis curé de 1598 à 1627. - En 1619-1643. Clément Le Guiffant, prêtre desservant. - En 1627-1638. Noël Penglaou, curé, décédé le 23 Octobre 1638. - En 1635-1657. Allain Salomon, prêtre desservant, curé en 1638, jusqu’au 16 Janvier 1657. - En 1646-1678. Alain Bourc'his, prêtre desservant. Curé en 1657 jusqu’au 20 Août 1678, jour de sa mort à 69 ans. - En 1657-1709. Olivier Le Guyader, du Bourgneuf, curé de Locmaria-N'hent, était en même temps desservant de cette trêve en 1657, et curé de 1678 au 4 Mars 1709, jour de sa mort à Kergleuziou. - En 1709-1710. Jean Le Corre, curé. - En 1710-1716. Guillaume Le Breton, curé. - En 1716-1750. Guillaume Bugélou, natif de Plonévez-Quintin, curé en 1716, mourut le 26 May 1750. - En 1750-1763. François-Félix Conanou, natif de Gadol, curé en 1750, mourut subitement le 23 Mai 1763, à 41 ans. - En 1763-1765. Jean Burlot, curé. - En 1765-1775. René Jacques Le Siner, curé. - En 1775-1777. Michel-Yves Le Moy, curé. - En 1777-1792. Le Moan, né à Goulien en 1734, curé. - En 1793. A partir du 8 Janvier 1793, Cadol est rattaché à Melgven. Tous les enterrements, mariages et baptêmes sont faits à Melgven par le sieur J. Conan, curé et officier public (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Nota 6 : Liste non exhaustive des PRÊTRES AUXILIAIRES OU CHAPELAINS ORIGINAIRES DE MELGVEN : - En 1560-1569. Paul David. - En 1561-1569. Yves Audren. - En 1562. Jean Crédou. - En 1562-1569. Yves Gres, devint curé de Bannalec en 1569. - En 1562-1569. Guillaume Le Thédec. - En 1565-1566. Maurice David. - En 1567. Guillaume Penglaou. - En 1569-1571. Paul Thiec. - En 1569. Jean Staguer. - En 1583. Yvo Bourhis, filius Silvestri natus 7 Martii 1557 fuit sacerdos anno 1583. - En 1587-1597. 0llivier Floc'h. - En 1587-1591. Yves Capiten. - En 1589-1592. Jean Gaign. - En 1590-1592. Jacques Portel. - En 1591. Henri Lijiour. - En 1592. Yvon Le Du. - En 1597-1623. Guillaume Chann. - En 1612-1617. Yves Costiou. - En 1612-1621. René Tessant. - En 1615. Jehan Guéguen devint recteur de Melgven en 1616. - En 1618-1632. Pierre Le Gall, fils de Pierre et de Claude du Bois, d’abord auxiliaire, puis curé de Melgven en 1631, et auxiliaire en 1632. - En 1622-1624. Bernard Capitaine. - En 1624-1636. Etienne Maguet, diacre en 1623, prêtre en 1624, auxiliaire jusqu’en 1636, curé jusqu’en 1645. - En 1624-1648. Jean Guéguen, ancien recteur de Melgven. - En 1624-1628. Yvon Malscoet, diacre en 1624, devint recteur de Mahalon en 1628. - En 1638-1639. Mathieu d'Hariette. - En 1638 -1639. M. Abgrall se dit curé de Melgven. - En 1645-1662. Michel Furic. - En 1646-1649. Charles Porhiel. - En 1646-1653. Yvon Le Baccon. - En 1656-1668. Jean Le Baccon. - En 1656-1661. Alain L’Or, baptisé le 8 Juillet 1629, fils de Michel et de Marie Crédou. Parrain : Allain Bittart, recteur ; marraine : Claude du Clou, dame de Keroussic-Minuellou. En 1661, il devint curé de Melven, puis auxiliaire en 1665. - En 1657-1662. Alain Le Doeuff, baptisé le 4 Février 1629. Parrain : Allain Bittard, recteur ; Marraine : Renée Le Staguer. - En 1660-1669. Julien Kerroc'h. - En 1662. Jean Le Beux. - En 1663-1669. Pierre Calvez. - En 1663-1666. Eustache Fleury, baptisé le 18 Avril 1639. Parrain : Eustache de la Chapelle, sieur de Godebill ; marraine : Anne de Kerpaen, dame du Plessis. Sous-diacre en 1662, prêtre en 1663, auxiliaire puis curé en 1666. - En 1663-1669. Noble Guy Gouin, résidant à Keranével. - En 1667-1669. Guillaume Le Baccon. - En 1667-1669. Etienne Falhier, baptisé le 17 Août 1643. Parrain : Etienne Muguet, curé. - En 1667-1713. Yves Hervé, baptisé le 30 Septembre 1641. Décédé à Kerangoarant le 12 Juin 1713, à 73 ans, inhumé en l’église paroissiale de Melgven. - En 1680. Robert Praden. - En 1698-1720. Yves Guillorec. - En 1698-1718. François Le Bihan, prêtre de la paroisse, décédé à Kerventezec ou Kerentiec, le 17 Mars 1718, à l’âge de 72 ans, inhumé en l’église paroissiale. - En 1698-1706. René Sesnec, signe presque tous les actes de baptêmes en 1699. - En 1696-1699. Noël Caret, prêtre de la paroisse. - En 1698. Pierre Le Barz, prêtre de la paroisse. - En 1703-1715. Jean-Marie Hervé, décédé le 8 Octobre 1715, inhumé en l’église paroissiale. - En 1704-1711. Guillaume Le Breton devint curé de Cadol en 1711. - En 1704. Robert-Alexis Praden. - En 1706-1712. Michel Le Manchec, de Cleuscam, décédé à Cleuscam, le 28 Juillet 1712. - En 1707. François Le Roy, prêtre le 26 Novembre 1707, curé en 1708. - En 1708-1715. Alain Le Manchec, prêtre de la paroisse de Melgven, âgé de 36 ans, décédé à Cleuscam, le 13 Décembre 1715. - En 1709-1720. François-Joseph Buisson, curé en 1710, décédé le 16 Août 1720. - En 1744-1745. François Le Métayer, prêtre de la paroisse, décédé à Questel, le 29 Novembre 1745. - En 1744-1759. Corentin Le Reste, prêtre de Melgven. - En 1745-1757. Louis Le Moign, devint curé de Melgven en 1746. - En 1747-1752. F.-J. Conanou, prêtre de la paroisse, devint curé de Cadol en 1752. - En 1763-1766. Alain Le Garrec, prêtre de la paroisse. - En 1767-1772. Guillaume Bourré. - En 1777. François Liziart. - En 1779-1785. Corentin-Hyacinthe Guillou, prêtre, âgé de 44 ans, décédé au presbytère. - En 1786. Michel Noblet (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Nota 7 : LA PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE.  Le clergé de Melgven resta fidèle à son devoir pendant la Révolution. Refusèrent le serment à la constitution civile du clergé : Pierre Pennec, recteur, et Louis-Marie Nicolas, vicaire, François Bondin, prêtre confesseur, et Noël Le Moan, curé de Cadol. M. Pennec quitta Melgven vers la fin de Juillet 1792 et se réfugia en Espagne (Manuscrit Boissière, p. 209). Il avait été dénoncé au département le 8 Juin précédent par le maire de Rosporden « comme celui qui, dans les environs, entretenait la coalition contre les ecclésiastiques insermentés ». « Nous venons d’apprendre, ajoutait-il, que dimanche dernier, sept prêtres réfractaires se sont assemblés dans la chapelle de la Trinité, en la paroisse de Melgven, et ont tenu assemblée et conseil. Il en résulte qu’ils excitent le peuple au soulèvement » [Note : D’après une note de M. Peyron, l'abbé Pennec mourut en Espagne]. Du 16 Juillet au 9 Septembre, les baptêmes et enterrements sont faits à Melgven par M. Le Moan, curé de Cadol. Du 9 Septembre au 8 Janvier 1793, c’est un nommé Furic, secrétaire, qui signe les actes de décès et de naissances. Pour les naissances il ajoute « Ondoyé à la maison par …. ». Dans la suite jusqu’au 16 Février 1795, les baptêmes, mariages et enterrements sont faits par M. Jean Conan, officier public, prêtre assermenté, vicaire de Saint-Turien, qui signe : « J. Conan, officier public, membre du Conseil général de la commune de Melgven ». Ce Conan avait été élu à la cure de Melgven le 5 Avril 1791 ; il déclara alors ne pas vouloir accepter une cure du vivant de l’ancien titulaire. A son défaut, on nomma à Melgven comme constitutionnel M. Cloarec, vicaire de Scaër, qui refusa également (Peyron). Les enfants qui sont présenté à l’église, au sieur Conan ont déjà été ondoyés à la maison ; aussi les baptise-t-il sous condition. Pour ce qui est des mariages civils, il y procède dans la maison commune, et son rapport ne mentionne pas de mariage religieux. Le vicaire, M. Nicolas, arrêté et conduit à la maison d’arrêt de Quimper, s’en évada et partit pour l'Espagne. Revenu au bout de cinq ans, il s’embarqua à nouveau pour le même pays le 2 Octobre 1797. Revenu en 1802, il fut nommé curé d'office de Melgven. M. Bondin, prêtre secondaire, né à Cléden-Poher, le 17 Septembre 1761, promu au sacerdoce à Noël 1787, serait resté à Melgven pendant toute la Révolution, se cachant tantôt au Rest, tantôt à Kéreven, tantôt dans un vaste champ d’ajoncs, qu’on appelle « le camp », dépendant de Kerléan. L’abbé Le Moan, curé de Cadol, est encore à Melgven le 9 Octobre 1792 et il y ondoie un enfant au village de Kerbiriou. Le 18 Novembre, il se rend volontairement à Quimper, et est interné à la maison d'arrêt, puis à Kerlot. De là, en Octobre ou Novembre 1793, on le transfère aux Capucins de Landerneau. Exempté de la déportation, il est condamné à la réclusion au chef-lieu du département (Peyron). C’est le 3 Février 1795 qu’il arrive à Quimper (Peyron). Mis en liberté, il est de nouveau poursuivi par ordre du district de Quimperlé (29 Juin 1795), sous prétexte qu’il refuse de faire les fonctions ecclésiastiques dans le temple indiqué par la commune et préfère des chapelles ou des maisons particulières. Arrêté le 25 Novembre, il est incarcéré au Collège de Quimper. En Mai 1798, on ne le retrouve plus en cette maison (Peyron). Une fois encore, le 8 Janvier 1799, il est mis en état d’arrestation. Voici le rapport que dressa à cet égard le sous-officier qui le saisit : « .. Moi, brigadier de Rosporden, me suis transporté à Keréven, en Melgven, chez Jézéquellou, lui ai demandé s’il avait chez lui l’ex-curé Moan, s’il y venait quelque fois, a dit que oui ; lui ai demandé l’ouverture de tous ses appartements, a répondu vous ne trouverez rien ; dans une chambre j’ai trouvé une selle en face de la cuisine. J’ai trouvé un grand coffre et un grand buffet avec savates à boucle au dit prêtre. J’ai demandé l’ouverture du buffet. Comme il disait, j’en ai perdu la clef, j’ai insisté, voyant le lit chaud, une paire de cartes et un pot de chambre ce qui est rare à la campagne. Sur menace d’aller au bourg chercher l’agent municipal pour ouvrir, Jézéquellou s’est décidé à le faire, et y avons trouvé un calice et des ornements. On entendit du bruit dans la cour, c’était la femme de Jézéquelou qui essayait de faire évader M. Le Moan qui se présenta aux gendarmes et les suivit jusqu’à Rosporden » (Du Chatellier, Le Finistère et la persécution religieuse après le 18 fructidor an V. p. 27-29). Liste non exhaustive des RECTEURS DE MELGVEN DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1803-1805. M. Nicolas, curé de Melgven du temps de M. Pennec, prit possession de la paroisse après son émigration en Espagne. En 1804, il fut obligé par son état maladif de céder le bénéfice à un nommé M. de La Chapelle. Il mourut le 22 Août 1806. - En 1805-1809. M. de La Chapelle eut à faire appel au Pouvoir civil pour aider la Fabrique à rentrer en possession de ses biens et fondations ; il dut se retirer au château de Keranével en la paroisse, d’après une lettre écrite par lui au Conseil de Fabrique pour réclamer ce que le dit Conseil était resté à lui devoir. - En 1809-1813. Yves Dréau, originaire de Goulien. - En 1814-1848. Jean-Marie-François Talgorn, originaire de Trégunc. Il fut aussi bon administrateur que prédicateur infatigable, fut nommé supérieur des Missions diocésaines, supérieur des retraites à Quimperlé, et chanoine honoraire de Quimper. Il fit agrandir la chapelle de N.-D. de Bonne Nouvelle, et bâtir la sacristie adossée au pignon Ouest de la dite chapelle, fit ajouter un étage à la sacristie de l'église paroissiale et rappeler à l’ordre les débiteurs récalcitrants de la Fabrique. - Nous avons de M. Talgorn : 1° Buez Hor Zalver Jezuz-Krist ; 2° Tenzor ar Gristenien (ouvrage de 670 pages). Il mourut le 5 Décembre 1848. - En 1849-1860. Clet Marchand a fait faire l’église actuelle. - En 1860-1892. François Riou, originaire de Saint-Pot de Léon, crée une école des Soeurs avec l’aide de la famille de Saint-Georges, installe définitivement un deuxième vicariat, 1er Juillet 1867, par lettre de Mgr. Sergent, fait reculer le maître-autel et mettre des dalles au choeur, 1869, restaurer les bâtiments de service, 1871, ainsi que la sacristie de l'église paroissiale et faire la tourelle des escaliers, 1872 (coût 2.848 francs). - En 1892-1895. Elie Pouchard commença la restauration des chapelles de Cadol et de la Trinité, dont il fit faire les toitures. - En 1895-1903. Sébastien-Noël-Marie Morvan fit bâtir le presbytère actuel (1901-1902). - En 1903-1924. Joseph-Marie Lécuyer. - En 1924. Guillaume Blouet. Du 28 Août au 24 Décembre 1924, restauration de la toiture de l'église paroissiale, pour laquelle la municipalité avait voté  45.000 francs. M. Moreau, de Quimperlé, a l’entreprise de la toiture, et M. Alain Le Gall, de Rosporden, l’entreprise du lambris. Les travaux commencés le 28 Août, sont achevés le 24 Décembre, ... Liste non exhaustive des VICAIRES DE MELGVEN DEPUIS LE CONCORDAT : - En 1811-1815. Le Meur, curé d'office au début de 1814. - En 1815-1819. Le Guédès. - En 1819-1821. Pierre Guiffant. - En 1822-1826. Jean Le Meur. - En 1826-1829. Pierre Le Bosec. - En 1829. Pierre Le Friand. - En 1829-1830. Jacques Calvez. - En 1830-1843. Amable Jamin. - En 1843-1848. Gouiven Le Jacq. - En 1848. Yves Kerjean. - En 1849-1854. Philippe Le Page. - En 1850-1852. Yves Pavec. - En 1853. Gabriel Morvan. - En 1854-1855. Henry Paillart. - En 1854-1857. Jérôme Chalm. - En 1855-1857. Grégoire Le Floc'h. - En 1857-1860. Mathurin Michel. - En 1857-1859. François Thomas. - En 1859. Yves Guédès. - En 1859-1860. Noël Arhan. - En 1860-1862. Henri Le Joncour. - En 1862-1863. Alain Parc. - En 1863-1874. Raymond Bourlé. - En 1865-1879. Jean Calvez. - En 1874-1880, Jean Le Bras. - En 1879-1880. Louis Treussier. - En 1880-1883. François Guéguen. - En 1880-1889. Isidore le Porz. - En 1883-1889. Yves Cloarec. - En 1889-1891. Guénolé le Beuz. - En 1889-1906. Guillaume Larvor. - En 1891-1908. Jean Guennec. - En 1906-1915. Jean Com. - En 1908-1928. Jean-Marie Grignoux. - En 1928-1931. Jean-Marie Laot. - En 1931. Michel L’Hénoret (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de MELGVEN

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVI-XVIIIème siècle), restaurée et transformée en 1854 par Bigot. L'édifice comprend une nef de huit travées, dont la dernière travée est plus large et plus haute, avec faux transept à l'aplomb des cinquième et sixième travées. Le clocher date de 1990. Le choeur date de 1724-1727. L'abside date du XVIème siècle. Les contreforts sont refaits au XVIIIème siècle et portent l'inscription "A. Gouffes, XP. Le Goc Fab. 1725". La sacristie, dont la première pierre est posée le 10 septembre 1715, porte l'inscription "Deo Op (timo) Ma (ximo) 1716-F. Goarant Le Rest Fa.". L'église est remaniée par Joseph Bigot en 1852 comme indiqué : "la restauration a pour but de raccorder les portions de murs, de toitures et de lambris avec d'autres plus élevées en bon état, de reporter le clocher sur la façade principale, de construire une aile nord, de conserver les trois premières travées à partir de la porte d'entrée et la dernière donnant sur l'aile sud". Les vitraux semblent datés du XVIème siècle (vers 1520) : les vitraux du chevet renferment un écusson mi-parti France-Bretagne, les larrons d'une grande Crucifixion sur le dessin de Jost de Negker, le Christ entre la Vierge et saint Jean, saint Pierre, saint Paul, saint Sébastien, sainte Trinité et une Pietà. Au bas de l'église paroissiale de Melgven, sur un petit autel en pierre, on lit une inscription gothique datée de 1489. L'église abrite les statues anciennes de saint Pierre (XVIIIème siècle), saint Paul (XVIIIème siècle), saint Yves, saint Corentin, saint Louis, saint Jean-Baptiste, saint Sébastien, saint Eloi, sainte Marguerite, sainte Barbe, saint Nicodème et sainte Anne. On y voit l'enfeu des familles Le Scaff du Fresq et Gouarlot de Keranmoal ;

Note 1 : A l’extérieur, le porche Sud a un écusson qui porte 9 billettes, 4, 3, et 2. Sur un pinacle sculpté du transept Midi une main désigne une banderole. Plus loin, la sacristie offre deux inscriptions : DEO OP : MA (Deo Optimo maximo) 1716. Puis : F GOARANT : LE REST : FA (Fabrique). Aux contreforts du chevet de l’église on lit : A GOVFFES XP LE GOC FAB : 1725. A l’intérieur, le monument mesure environ 35 mètres de long, 18 de large à la nef, et 26 au transept. Huit arcades de style gothique courent de chaque côté de la nef. Le pavé est fait de dalles de dimensions peu communes, venant des carrières de Trégunc. Les pierres de la balustrade du choeur mesurent de 3 à 4 mètres de longueur. Au centre du pavé une grande croix formée de ces longues tables de pierre porte une inscription latine qui mentionne la date de la construction de l’église restaurée : 1854 [Note : Une inscription peinte sur la paroi gauche du chœur nous donne la date exacte de la consécration : 20 Octobre 1854], ainsi que le nom du recteur de ce temps : Marchand, et ceux des fabriciens. Cette restauration fut entreprise dès 1854 sous la direction de M. Bigot, architecte. Voici comment il la caractérise : « La restauration projetée a pour objet de raccorder des portions de murs, de toitures et de lambris avec d’autres portions plus élevées et en bon état, ainsi que de reporter le clocher sur la façade principale, et de construire une aile Nord semblable à l’aile Sud et un porche Nord semblable au porche Sud. — A l’intérieur on conserve les trois premières arcades à partir de l’entrée et la dernière qui donne sur le choeur » (Archives paroissiales de Melgven). L’abside date du XVIème. siècle. — Dans le porche Sud qui est également ancien on voit sainte Barbe avec sa tour. Il y a à droite et à gauche de l’entrée du choeur, dans les deux chapelles latérales, deux enfeux et arcades gothiques ayant servi de lieux de sépulture. Celui de gauche est surmonté d’un écusson chargé d’une croix engreslée cantonnée d’une étoile, qui est Le Scaff du Fresq. Il contient une pierre tombale à demi-enfoncée dans la muraille, avec des écussons dont le premier porte une croix engreslée, et le deuxième est illisible ; sur le troisième on croit distinguer une bordure échiquetée. L’enfeu de droite est surmonté d’un ange tenant un écusson chargé d’un croissant, armes du seigneur de Kerannevel du nom de Gouarlot. Des deux côtés de l’arcade, ce sont des écus au même croissant, portant de part et d’autre une fleur de lys. A droite, sur un petit bénitier, on voit encore un écu au croissant. La pierre tombale contenue dans l’enfeu est ornée de 5 écussons dont 3 au croissant et 2 à la fleur de lys ; sur le devant, 4 autres écussons, dont 2 au croissant et 2 à la fleur de lys (Note de M. Guennec). VITRAUX. Maîtresse vitre. — Voici les armoiries qui figurent dans cette verrière : d’abord au haut du vitrail : 1° Mi-parti France et Bretagne. 2° D’azur à 3 étoiles d’or mi-parti d’azur au chevron d’or accompagné de 3 billettes de même. 3° D’argent au greslier de sable accompagné de 3 feuilles de houx de sinople, mi-parti d’azur à 3 pommes de pin d’or. Suivent 2 écussons modernes de la famille Harscoët de Saint-George. 4° D’azur au greslier d’argent accompagné de 3... de même. Au bas du vitrail : 5° D’argent au greslier de sable lié de gueules accompagné de 3 feuilles de houx de sinople, qui est Mahaut, sieur de Minuello (voir le n° 3). 6° Mi-parti de même et d’un échiqueté d’argent et de gueules, qui est Poulmic (?). 7° Mi-parti de même et d’argent à la hure de sanglier de sable. 8° Identique au n° 7, mais la tête de sanglier est d’un dessin différent. Les n°  5 et 8 sont supportés par deux petits génies ou personnages nus (Note de M. Le Guennec). Le vitrail renferme les scènes suivantes : — 1° Série du haut. - 1) La Sainte Vierge debout aux pieds de son fils crucifié. Vêtue d’un large manteau bleu, elle a les bras croisés sur la poitrine. - 2) Le Christ crucifié, couronné d’épines, auréolé de rouge avec trois rayons. La figure est expressive de souffrance, le corps est d’un violet tendre. On aperçoit le ciel bleu foncé, avec le temple au fond rouge de sang. - 3) Saint Jean, les mains tendues en prières vers la Croix. Il porte une robe vert foncé et un manteau gris, décoré d’une riche bordure. Le fond du tableau est écarlate, dominé par le bleu du ciel. - 4) Saint Sébastien percé de 14 flèches. — 2° Série du bas. - 1) Saint Pierre, habillé d’une robe rouge et d’un manteau vert, tient d’une main une clef gigantesque, de l’autre un livre. - 2) Le Père et le Fils. Le Père a en main le globe du monde. Tous deux ont la main posée sur un grand livre ouvert. - 3) Un prêtre donateur, agenouillé, vêtu d’une chape dorée, et portant sur sa poitrine ses armoiries : d’argent à 3 marteaux de gueules. Il est représenté par sa patronne, princesse vêtue d’une robe jaune et d’un manteau bleu. - 4) Saint Paul avec son glaive. Il porte une robe dorée et un manteau bleu [Note : Pour réparer la maîtresse vitre, des permissions furent accordées, le 26 Avril 1714, par le seigneur comte de Challain, seigneur de Coatcanton, dressant procès-verbal de ses armoiries et se disant premier prééminencier, le 6 Mai suivant, par le seigneur du Fresq se disant aussi premier prééminencier, le 19 Mai 1723, par M. du Coadic, seigneur de Kerouzic, prééminencier (Archives de Melgven)]. Fenêtres latérales du choeur. — Dans la fenêtre de gauche, du côté de l'Evangile, figure le mauvais larron, dont l’âme est saisie, sous la forme d’un petit corps nu, par un diable aux jambes rouges et aux ailes de chauve-souris, qui l’agrippe par derrière. Son buste n’existe plus. A droite, l’âme du bon larron est emportée par un ange qui le tient à deux mains et à bras tendus. Au bas les trois Marie et, derrière, le centurion avec sa lance. La vitre de droite contient une Piéta (Note de M. Le Guennec). ECUSSONS. Aux murs latéraux du choeur apparaissent des écussons : A gauche, du côté de l'Evangile, deux grandes pierres sculptées présentent deux écussons, soutenus par deux anges : le premier est écartelé d’une aigle éployée, qui est Kerloaguen de Rosampoul, et d’une quintefeuille ; le second est fruste. A droite, grand écusson incliné, timbré d’un heaume à volets en lambrequins, qui a pour cimier une tête de loup ou de chien ; cet écusson porte une aigle éployée, qui est Kerloaguen. Au-dessous, c’est une frise de trois écussons : le premier, soutenu de deux lions et timbré d’un heaume, porte de Kerloaguen plein ; le second, soutenu par un ange et une figure de femme ayant sur la tête une sorte de coiffe ou de voile, est lui-parti Kerloaguen, et d’un chef endanché, qui est Coatanscour ; le troisième soutenu par deux griffons, est mi-parti de Kerloaguen et d’un lion, qui est Beschet de Rybemont. Au-dessus d’une porte latérale, on voit les armoiries des du Perrier de Coatcanton (Note de M. Le Guennec). AUTELS ET STATUES. Sur le maître-autel en marbre, à l’arrière, on lit la date de 1790. Au bas de l’église, à droite, un petit retable de granit porte en caractères gothiques, l’inscription suivante : L AN mil   IIIIc IIIIxx IX (1489) dô : g : sle : Manchec : p : fist : faire : ceste. Sur le coffre de l’autel apparaissent deux anges dans deux encadrements gothiques, et, au-dessus d’eux, le nom du donateur est répété : d s g s Manchec s p s. L’un de ces anges tient un livre ouvert, où l’on lit, sur l’une des pages ihs (Jésus), sur l’autre Ma (Maria), L’autre ange tient un calice (Note de M. Le Guennec). Deux niches Renaissance, de chaque côté du maître-autel, renferment les statues de saint Pierre et de Saint Paul, titulaires de l’église. On aperçoit dans le transept Nord les statues de saint Jean-Baptiste avec son agneau, saint Louis, roi de France, et, au pan coupé du chœur, saint Sébastien. Au transept Sud figurent saint Joseph d'Arimathie, saint Eloy, sainte Marguerite, saint Yves et saint Corentin [Note : Dans le granit des fonts baptismaux deux personnages sont sculptés : saint Jean-Baptiste et Jésus dans le Jourdain]. Au transept Nord repose sur le sol, contre la paroi, un vieux tableau représentant saint Dominique recevant le Rosaire. CLOCHES. La tour renferme quatre cloches, bénites le 25 Avril 1920. Elles se nomment Béatrice, Marie, Françoise et Marie-Louise, et donnent les notes : do, ré mi, sol. TRÉSOR. Le trésor de l’église de Melgven contient : Un vieux plateau en argent doré et des burettes : deux calices : le premier, en argent, porte l’inscription suivante : « Donné à Cadol en Melgven par Guillaume Lancien du Bourgneuf en 1851 » ; le second, en argent doré, porte sur le pied les instruments de la Passion ; la patène porte au revers le motif sculpté de la Résurrection ; une croix processionnelle en argent avec cette inscription : « Croix pour l’église de la paroisse de Melgven faite du tems de M. Talgorn recteur » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

la chapelle de la Trinité (vers 1535), fondée par la famille Kergoat, et restaurée en 1756-1758 et en 1856. La date de son édification (vers 1535) semble confirmée par le portrait de Geffroy des Portes, recteur de Megven qui figurait jadis dans la maîtresse vitre. Il s'agit d'une oeuvre de l'atelier de Saint-Herbot. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, terminée par une abside à trois pans. Au sud, se trouve une chapelle en aile servant de sacristie. Le portail date de 1535. La maîtresse vitre est restaurée en 1756-1758 puis en 1856 et la flèche réparée par Le Naour en 1866. La maîtresse vitre renferme des fragments de vitraux de bonne facture : saint Pierre, sainte Trinité, saint Christophe, sainte Barbe et des écussons aux armes des familles Du Perrier de Coetcanton et Kerloaguen, pleines et avec alliances. La chapelle abrite les statues de la Sainte-Trinité, saint Pierre, saint Yves, saint Herbot, saint Cornely, saint Tugdual, saint Etienne, saint Jean et la sainte Vierge ;

la chapelle Saint-Grégoire (XVII-XVIIIème siècle), édifiée par les seigneurs du Minuellou. Il s'agit de l'ancienne église de Cadol réunie à Melgven après la Révolution. L'édifice comprend un clocher-mur, une nef avec bas-côtés de quatre travées plus une travée obscure renfermant l'ossuaire et les fonts baptismaux. Le clocher a été foudroyé en 1915 : il comportait jadis deux chambres de cloches. La tour du clocher date de 1630. Le portail des baptêmes, restauré en 1773, date de 1651. La sacristie date de 1670. Le retable date de 1650. La maîtresse vitre date de 1623. La chapelle abrite les statues de saint Corentin, saint Grégoire (XVIIIème siècle), sainte Barbe, la Vierge-Mère et une Pietà ;

Note 2 : ÉGLISE DE CADOL. Ce monument se trouve à 4 km. 500 au Nord-Ouest du bourg, non loin de la route de Rosporden à Concarneau. Il servait d’église, avant la Révolution, à la trève de Cadol [Note : Cadol est le même nom que Cado. Il s’agit de saint Cado ou Cadoc, le patron des guerriers]. C’est un édifice du XVIème siècle. Au bas de l’église, on voit une chambre qui devait être celle des fonts baptismaux. L’ancienne cuve baptismale, en granit, se trouve à l’extérieur, près de la porte principale. Le clocher a été foudroyé en 1915. Voici les statues en vénération : sainte Barbe, avec sa tour, saint Corentin, saint Grégoire, pape, la Vierge Mère, Notre Dame des Victoires, une petite « Pieta » en pierre blanche, une belle statue en granit représentant un pape, sans doute saint Grégoire. Sur le placitre on aperçoit un calvaire, puis deux vieilles dalles tumulaires, dont l’une porte la date 1785. Non loin de l'église, dans une agglomération apparaît une vieille maison assez importante, qui doit être l’ancien presbytère. Sur la trève de Cadol nous sommes renseignés par un registre assez curieux qui figure aux archives paroissiales de Melgven. Commencé en 1765 par le curé de cette trêve, qui s’appelait Le Siner, il a pour titre : Ordre alphabétique des ages, noces et sépultures des tréviens de Cadol annexe de Melgven [Note : M. Le Siner fut curé de Cadol de 1765 à 1775]. Ce cahier a été continué jusqu’en 1790, mais beaucoup moins soigneusement par les successeurs de M. Le Siner. Dans la suite, au XIXème siècle, un recteur de Melgven y a ajouté diverses réflexions sur la Révolution et d’autres événements. L’ordre alphabétique des ages n’est autre chose qu’un synchronisme des évêques de Quimper, des recteurs de Melgven, des curés de Cadol, et d’autres prêtres, ayant desservi la trêve depuis 1472. Cadol, en 1768, comprenait 36 villages. Le curé demeurait à Keranscoarnec au bourg. Il y avait un hameau du nom de Clus-Elliant ou Saint-Eloy, un autre qui s’appelait « L'Hôpital ». La maîtresse vitre de l’église et d’autres vitres peintes qui subsistaient encore en 1676 furent posées en 1623. La tour fut bâtie en 1630, et coûta 183 livres. Le prix du tabernacle et du retable fixés en 1650 s’élève à 68 livres. 154 livres furent versées pour la façon de la croix d’argent en 1654. Le portail du baptême fut bâti en 1651. On le restaurera en 1773. La sacristie, construite en 1670, coûta 52 livres, 5 sols. En 1767, M. Le Siner fait confectionner un soleil dont la seule façon revient à 42 livres, puis « une coupe de calice pour être placée sur la tige du dit soleil, avec sa patène », coût 47 livres. Curé en 1777, M. Le Moan fait refaire tout le lambris de l’église et la porte du « porchet », pour la somme de 339 livres. La même année il consacre 31 écus à la peinture des autels, des portes, de la chaire à prêcher et du confessionnal. Puis, avec les 180 livres que lui rapporte une quête dans la paroisse, il achète une horloge. Trois cloches avaient été bénites pour Cadol, l’une le 21 Septembre 1633, une autre le 18 Février 1685, la troisième le 8 Décembre 1720. La première fut nommée Claude par le « compère », 0llivier de Guernisac, sieur de Kerguiniou, Le Bourgne et le Stang, et la « commère », dame Claude du Clou, épouse de Jehan de Guermeur. La seconde reçut le nom de Marie-Anne. Parrain et marraine furent François de la Jumelaye du Kergoët et Marie-Anne de Muzillac, dame de Kerousic, demeurant en son manoir de Mine-Huellou. La troisième fut appelée Marie-Ollivier, par le parrain, écuyer Ollivier Robert du Couédic, seigneur de Kerousic, et la marraine, dame Marie-Guillemette de Kerlenguy, dame de la Jumelaye, Kergoat [Note : Le registre de Cadol signale une autre cloche bénite le 26 Octobre 1692 et nommée Pierre-Marie]. Le clocher de Cadol fut foudroyé en 1916, et la toiture endommagée. M. Lécuyer, recteur, la fit réparer. Le pardon de Cadol a lieu le dimanche avant l'Ascension. La chapelle a pour titulaire saint Grégoire, Pape. Jusqu’à 1915 on y disait une messe basse tous les dimanches. A Cadol naquit, le 17 Octobre 1657, Joseph Le Meur, promu docteur de Sorbonne en 1686, qui devint collège de Boileau, à Saint-Honoré de Paris, en 1714, et mourut comme chanoine dans cette ville, le 9 Avril 1727 (Etudes des PP. Jésuites, VIème série, tome 1er, p. 130) (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVI-XVIIème siècle - 1769), située à Créac'higuel et restaurée en 1829. L'édifice est en forme de croix latine avec chevet plat. Le choeur et le transept sont édifiés en 1769. La nef est réédifiée au XIXème siècle (de 1825 à 1829) : travaux exécutés par l'entreprise Le Blanc de Quimperlé et terminés en 1829. Le retable à six colonnes date de 1650 et porte les statues du Christ entre la sainte Vierge et saint Jean, de la Vierge-Mère, de sainte Barbe, de saint Mathurin, de saint Bieuzy. La chapelle abrite d'autres statues dont celles de saint Roch, saint Jacques, saint Sébastien et une Pietà ;

Note 3 : CRÉAC'HIGUEL OU NOTRE-DAME DE BONNE-NOUVELLE. Cette chapelle se trouve en bordure de la route de Melgven à Rosporden, à 6 kms du bourg de Melgven, à 3 de Rosporden. Entièrement construite en pierres de taille, elle a une trentaine de mètres de longueur et compte 8 mètres de largeur à la nef, 16 mètres au transept. A l’intérieur, la paroi du fond de la nef est décorée d’un retable à six colonnes, qui encadrent des statues. Au milieu, entre deux colonnes torses, ornées de grappes de raisin, figure la statue de Notre Dame de Bonne-Nouvelle, revêtue d’une robe dorée et d’un manteau d’azur, strié d’or. La Vierge porte l’enfant Jésus, qui tient en main la tresse de la chevelure de sa mère. Elle est encadrée de deux angelots et surmontée d’une étoile. A côté d’elle on voit deux petits personnages. De part et d’autre s’alignent dans le retable deux abbés, puis saint Mathurin revêtu d’une chasuble rouge et un troisième abbé. Dans la hauteur, au milieu du retable, on aperçoit un Christ, accosté de saint Jean et de sainte Barbe avec sa tour, et, aux extrémités, saint Jacques avec son bourdon, puis saint Roch costumé en paysan, coiffé d’un large chapeau et revêtu d’un manteau bleu, dont les plis laissent voir une jambe à nu. De chaque côté du choeur on voit les statues de Notre Seigneur et de la Vierge-Mère. Aux pans coupés de l’abside se trouvent deux statues de granit : du côté de l'Evangile une « Pieta », du côté de l'Epitre un abbé tenant le livre et le bâton traditionnel. La date de 1749 apparaît à l’extérieur de la cha­pelle, au-dessus de la fenêtre du transept Nord. En 1741, il fut question de réédifier le sanctuaire de Bonne-Nouvelle. A cette occasion les délégués du corps politique de Melgven se transportèrent à la chapelle. Ils constatent que les murs sont sur le point de s’ébouler et que la toiture est toute affaissée. Etant devant le portail, ils remarquent sur le « pignon qui forme la tour un écusson en bosse armoirié de dix billettes » qui sont « les armes de la seigneurie de Coetcanton et sont les seules qui soient au dit pignon ». A l’intérieur de la chapelle, ils observent « dans la principale vitre du maître-autel un écusson à fond d’azur au dix billettes d’or, une en pointe, surmontées de deux, trois et quatre billettes d’or qui sont celles de la seigneurie de Coetcanton, sans qu’il y en ait d’aucun autre seigneur, ni même aucun banc ». Les travaux durent être terminés en 1769. En 1825, Creac'higuel avait encore besoin de réparations. Un devis dressé le 31 Août de cette année par L. Martet Préville, ingénieur au corps royal des Ponts-et-Chaussées de l’arrondissement du Sud, prévoit la restauration d’une partie de la chapelle et du clocher. La partie haute de l’édifice vient, à cette époque, d’être refaite à neuf, de sorte que la partie basse et la façade ne lui correspondent plus. Il faut donc démolir celle-ci. La nef sera allongée de 4 mètres, on y mettra une porte de plus grandes dimensions. Le clocher sera entièrement fait en pierres de taille, composé de huit piliers portant entablement et le tout sera couronné par une flèche de sept mètres de hauteur. Le chiffre du devis était de 8.481 francs et l’entrepreneur chargé du travail fut le sieur Le Blanc, entrepreneur à Quimperlé. Tout était terminé en 1829. La sacristie date de cette époque : c’est une œuvre de fort mauvais goût [Note : les matériaux de construction furent pris à une tourelle en pierre de taille du manoir Kerrilan, en Lanriec]. Les archives de Melgven relatent quatre bénédictions de cloches destinées à notre chapelle. La première en date fut bénite le 26 février 1696, dans la chapelle Saint-Laurent. Elle reçut le nom de Marie de ses parrain et marraine : écuyer 0llivier Robert du Couédic seigneur de Menehuellou, et Jeanne de Pégasse, dame de Kervuily et de Coat-Aven. La seconde bénite, le 3 novembre 1718, en la chapelle de Bonne-Nouvelle, fut nommée Louise-Françoise par messire Charles Féideau, chevalier, seigneur du Plessis, et demoiselle Françoise-Anne de Logeac, dame de Kernus, représentant Bernardin Foucquet, chevalier, seigneur et comte de Chalain Coat-Canton, conseiller au Parlement de Bretagne et Jeanne Denoë, dame de Chalain, sa compagne. Les troisième et quatrième cloches furent bénites pour notre chapelle, en 1841, dans l’église paroissiale de Melgven. La plus grande reçut le nom de Marie de ses parrain et marraine, Jean-Baptiste Fougeyron et Alixe de Kerguelen-Kerbiquet. L’autre fut nommée Anne par ses parrain et marraine M. de Kerguelen et Marie Dagorne. Le pardon de Bonne-Nouvelle a lieu le troisième dimanche d’Août. Les fidèles se plaisent, ce jour-là, à contourner trois fois le maître-autel, et avant de s’éloigner, la statue de la Vierge étant trop haut placée, ils baisent pieusement la partie du montant de bois qui se trouve au dessous d’elle. Des offrandes de blé étaient faites au jour du pardon. La chapelle fut érigée en chapelle de secours par Napoléon III, le 6 août 1855. D’après une note de M. le chanoine Peyron, une chapellenie fut fondée en 1516 dans la chapelle de Bonne-Nouvelle par Antoine du Perrier, seigneur de Coatcanton. La fontaine de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle se trouve au Nord-Est de la chapelle, vers l'Aven, au bas du vallon en face de Kerambrunou, en Kernével (M. Pérennès).

la chapelle Saint-Antoine ou chapelle Saint-Congar (fin du XVIème siècle). Cette chapelle a été restaurée en 1689 (date inscrite sur le pignon ouest). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet polygonal. La chapelle abrite les statues de saint Antoine ermite, saint Fiacre, d'un saint évêque et de la Vierge-Mère tenant le bout du pied de l'enfant ;

Note 4 : La chapelle de Saint-Antoine se trouve à 1.500 mètres au Sud du bourg. Sauf la façade Nord, elle est bâtie en pierres de taille. Remontant à la fin du XVIème siècle, elle a été restaurée en 1689, date qui figure au fronton Ouest. L’abside, refaite à cette époque, contient une fenêtre du XVIème siècle. « Le chevet, note M. Le Guennec, est à trois pans avec deux petites fenêtres dans les pans latéraux et deux oeils-de-boeuf dans l’angle qui joint ces pans aux deux longères ». Dans le choeur, on remarque un grand crucifix, puis la statue de saint Antoine, en moine, avec bâton, livre, cloche et petit cochon, ainsi que celle de saint Fiacre avec sa bêche et un livre. Au transept Nord, c’est la Vierge-Mère, au transept Sud, saint Augustin. Le 4 Mai 1760, Joseph Favé, fabrique de Cadol fut chargé de faire réparer « la maison de saint Antoine » et le sanctuaire de Cadol. Le 21 Septembre 1841, fut bénite, pour Saint-Antoine, une cloche qui reçut le nom de Louise. La chapelle dépendait du seigneur du Fresq, dont le château se trouve à quelque distance, au Sud. Voici ce que nous lisons au sujet de Saint-Antoine, dans un procès-verbal dressé en Janvier 1698 : « Chapelle de Saint Antoine, située au village de Lanourgar. Dans la maîtresse vitre, au haut, un trèfle dont chaque lobe renferme un écusson. Celui du côté de l'évangile porte de sable à la croix pleine endanchée d’argent, cantonnée d’une étoile de même ; celui du côté de l'épître porte d’azur à un pin d’or chargé de fruits ; l'écusson supérieur porte d’or au lion rampant d’azur. Au bas de l’autel, dédié à l'honneur de la Sainte Vierge, il y a un banc et accoudoir portant un écusson en relief chargé d’une croix endanchée cantonnée d’une étoile. Ces armoiries sont celles de la maison du Fresq et de ses anciens propriétaires, la dite chapelle dépendant prohibitivement de la dite seigneurie » (Archives paroissiales de Melgven). Le pardon a lieu le premier dimanche de Septembre. Au Midi de la chapelle on voit un vieux calvaire : c’est un fût de 2 mètres de hauteur supportant un Christ très fruste. Un peu plus loin est la fontaine en pierres de taille. A une cinquantaine de mètres, au Sud-Ouest de la chapelle, sur la route de Melgven à Trégunc, se dresse, fixé dans un talus, un monolithe taillé en tronc de cône, qui mesure de 3 à 4 mètres de hauteur (MM. Pérennès et Grignoux).

l'ancienne chapelle de Coatampodou ou Coatanpollou ou Coat an Poudou ou Coatanpodou (XVIème siècle), dédiée à saint Cado. Elle relevait jusqu'au Concordat de 1801 de la paroisse de Cadol. Saint Cado est le fils d'un prince gallois et naquit au VIème siècle. Il fonda le monastère de Landcarvan. Il s'agit d'un édifice avec une nef de cinq travées avec bas-côtés et un chevet plat. La chapelle abritait jadis les statues de saint Cado, saint Urlo et la Vierge-Mère. Le calvaire voisin porte un écusson aux armes de la famille Du Perrier de Coetcanton ;  

Note 5 : NOTRE-DAME DE COATANPODOU OU SAINT-CADO. Cette belle chapelle en pierres de taille, dédiée à saint Cado, est située au hameau de Coatanpodou [Note : Le peuple prononce Coatampoullou], à 2 km. 500 du bourg de Melgven, sur la route de Cadol, non loin du manoir de Minuello, qui la domine au Nord-Est. Elle a environ 15 mètres de long sur 7 de large ; ses murs, d’une épaisseur de près d’un mètre, atteignent une hauteur voisine de 2 mètres. Le chevet est percé de trois fenêtres garnies de meneaux, dont les tympans ont des redents trilobés dans le genre XVème siècle. Sur la longère Sud, on voit deux fenêtres à pignons dentelés et meneaux, ainsi que deux portes. Un clocheton gothique couronne le pignon Ouest. Le monument comprend une nef et deux collatéraux. De chaque côté de la nef courent cinq arcades gothiques ; celles qui avoisinent le chevet de la chapelle sont plus élevées que les autres. On voit à l’intérieur quatre autels de granit, et au fond de la chapelle une vieille petite tribune. La toiture, dont le mauvais état détermina, il y a quelques années, la cessation des offices religieux, laisse entrer le jour en plusieurs endroits. Les vieilles ardoises, sous l’action des intempéries, se sont déchiquetées, et bon nombre d’entre elles ont glissé au bas du mur, laissant à nu la charpente par endroits [Note : Le 20 Mai 1759, Yves Lautrec, fabrique de Coatanpodou, avait demandé que l’on fit des réparations à cette chapelle « très défectueuse ». Le conseil de fabrique vota 178 livres pour les travaux et pria M. de Kerbiquet d’y veiller]. A l’intérieur, il ne reste plus comme statues qu’une Vierge-Mère de granit. M. le Recteur de Melgven a recueilli dans son presbytère les vieux saints, dont saint Cado, titulaire de la chapelle. Un périodique local écrivait naguère : « ... Ainsi chaque jour amène la fin de ce pieux monument si l’on ne se décide pas à faire le sacrifice nécessaire pour l’arracher à l’abandon et à la destruction. Que ceux qui ont la responsabilité de cet état de chose se fassent un devoir en procédant aux réparations nécessaires du monument ». M. le Recteur de Melgven a demandé au Conseil municipal de vouloir bien s’intéresser au sort de l’édifice, mais hélas, il s’est heurté à un refus. Près de la chapelle, on aperçoit un vieux fût de croix bosselé, portant deux écussons, l’un chargé des billettes des Du Perrier de Coatcanton, l’autre d’un fascé. Le pardon de Saint-Cado avait lieu le dernier dimanche de Septembre. Les offrandes consistaient en poules blanches et petits sacs de blé. D’après Ogée, la chapelle de Coatanpodou dépendait de Cadol. Cette chapelle, la plus belle de la paroisse, se trouve à 2 kilomètres Est du bourg, sur la route de Rosporden à Pont-Aven, au bord de la voie romaine, fréquentée par les pèlerins des Sept-Saints de Bretagne. Elle mesure environ 25 mètres de long sur 14 de large, et date du début du XVIème siècle. « Son abside à pans coupés est percée de fenêtres flamboyantes et rehaussée de contreforts à pinacles, de rampants hérissés de crossettes, et est contournée par une corniche feuillagée. Les deux costières Nord et Midi ont chacune deux fenêtres à pignons aigus et une porte encadrée d’une moulure et d’une accolade saillante. Deux de ces fenêtres ont des tympans fleurdelisés. La porte Midi a sur son linteau un écusson portant l’aigle impériale éployée... Mais c’est à la façade Ouest que l’on trouve la plus grande richesse. A mi-hauteur sur la muraille et sur les contreforts court une frise de feuillage, et entre ces deux contreforts s’épanouit un portail d’une étonnante ornementation. Deux pilastres, une accolade et un gable à crossettes végétales, trois rangs de moutures prismatiques et autant de guirlandes de feuilles de vigne et de chardon encadrent deux portes géminées qui, à leur tour, sont serties des mêmes moulures et des mêmes sculptures et sont séparées par une colonnette en spirale servant de support au groupe de la Trinité qui orne le tympan et qu’accompagnent deux anges tenant des banderoles. Plus haut encore on retrouve le même écusson de l’aigle impériale éployée et au-dessus de tout s’élève le clocher accompagné de sa petite tourelle d’escalier » (M. Abgrall). A l’intérieur, c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées, que séparent de hautes colonnes octogonales supportant des arcades à fines nervures. La frise de la chapelle, qui s’étend jusqu’au milieu de la nef, est remarquable. En commençant par le bas à gauche, on y observe : un cavalier sonnant de la trompe, — un chien rampant, — un animal, loup ou chien, assis et jouant du biniou, — le nom de Marc, écrit en gothique, — des feuillages et pampres de vigne au milieu desquels se jouent des dragons, avec des masques humains de la bouche desquels sortent les rameaux,  — des anges déployant une banderole où l’on lit le 1er verset du Te Deum : Te Deum laudamus..., — un personnage tenant d’une main un bâton fourchu et de l’autre un long objet cylindrique qui pourrait être le cou d’un serpent, — un petit personnage portant la main à la bouche, — des pampres de vigne et des grappes de raisin, — deux anges formant corbel et portant, l’un, la croix, l’autre, la couronne d’épines, — des pampres de vigne avec de petits personnages s'y jouant, — des anges portant des banderoles où on lit le 5ème verset du Te Deum qui se réfère à la Trinité : Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus Sabaoth, — des moulures en pampres de vigne avec des masques humains, — deux chimères affrontées (Notes de M. Le Guennec). Dans la maîtresse vitre, on trouve au lobe le plus élevé : d’azur à 10 billettes d’or, qui est du Perrier de Coatcanton. Au-dessous, d’azur à la fasce. d'hermines accompagnée de 3 soleils d’or, et de sable à l’aigle éployée d’argent, qui est Kerloaguen de Coatcanton. Au-dessous encore : 1) Mi-parti de la fasce accompagnée de 3 soleils et d’argent à 3 têtes de sangliers arrachées de sable ; 2) Mi-parti de Kerloaguen et d’azur au lion d’argent ; 3) Identique au précédent (le lion est galbé dans la note gothique) (Notes de M. Le Guennec). Parmi les débris de vitraux qui subsistent, on remarque une Trinité et un saint Pierre, en manteau rouge, armé d’une gigantesque clef, lisant dans un livre qu’il tient de la main droite, — le buste d’un saint Christophe avec Jésus sur son épaule et un bâton à la main, — le buste de Sainte Barbe avec sa tour. Geoffroy des Portes, recteur de Melgven en 1520, était jadis figuré dans la maîtresse vitre (Registre de Cadol). Devant le choeur est une pierre tombale encastrée dans le dallage et portant deux écussons chargés de l’aile éployée des Kerloaguen (Notes de M. Le Guennec). Le maître-autel, oeuvre de M. le chanoine Abgrall, est moderne. A l’angle du bas-côté droit, près de la sacristie, repose sur le sol un personnage coiffé d’une toque rouge, tenant un livre en main. C’est la seule vieille statue de la chapelle. Le mercredi 9 Septembre 1818 fut bénite à l'église paroissiale, pour la chapelle de la Trinité, une cloche qui reçut les noms de Marie-Louise-Joséphine. Parrain et marraine furent : Josèphe Le Nerzic et Louise-Henriette de Kerguélen. Le 9 Août 1707 une ordonnance épiscopale porte qu’il se célébrera une messe basse à la Trinité, à 6 heures, en été, à 7 heures en hiver. Les fabriques devront payer 12 livres par an pour la rétribution du desservant qui sera aussi tenu de faire le catéchisme dans cette chapelle (Archives paroissiales de Melgven). En 1756-1758, on répare la chapelle de la Trinité « trouvée indécente pour y sacrifier ». Le 5 Avril 1853, la chapelle fut foudroyée, la flèche démolie et la toiture endommagée. L’édifice fut restauré en 1856. Dix ans plus tard, M. Naour, entrepreneur à Quimper, refit la flèche au prix de 5.200 francs. On décida également de remplacer la statue du Père Eternel qui ornait le fronton Ouest de la chapelle ; elle était en pierre tendre et toute délabrée. M. Le Naour se chargea de la remplacer par une autre de même style. La restauration de la toiture fut l'oeuvre de M. Pouchart, recteur, vers 1892-1893. M. Morvan (1895-1903) fit refaire le lambris. La chapelle a été classée monument historique le 11 Janvier 1915. Le pardon a lieu le dimanche de la Trinité. Les principales offrandes étaient jadis du beurre et des licous. La fontaine qui se trouve dans le voisinage, au Sud-Est, a un grand bassin maçonné, mais pas d’édicule ; au fond il y a une console à statue (M. Grignoux).

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Laurent (située jadis au villa de la Motte où subsiste la fontaine), la chapelle Saint-Thudal, la chapelle Sainte-Appoline, la chapelle Notre-Dame du Folgoët (ou Folgoat), la chapelle Notre-Dame des Victoires ;

Note 6 : - SAINT-LAURENT : La chapelle Saint-Laurent, dont seules subsistent quelques pierres de taille, s’élevait non loin de la Trinité, près du village de La Motte. La statue de saint Laurent qui s’y trouvait se voit actuellement en la chapelle de la Trinité. Le 26 Février 1696 furent bénites, en la chapelle de Saint-Laurent, deux cloches, l’une pour Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, l’autre pour Saint-Laurent. Celle-ci pesait 233 livres, et eut pour parrain Guillaume de la Jumelaye, seigneur de Kergoat, et pour marraine demoiselle Josèphe-Marie Duboysguehesneuc. Elle fut nommée Renée-Josèphe. La fontaine de Saint-Laurent subsiste toujours au hameau de La Motte. - SAINT-THUDAL : « La chapelle de Saint-Thudal, écrit M. Le Siner, dont nous avons l’image en l’église tréviale (de Cadol 1770) était autrefois au bord du chemin qui, au Nord du bourg, conduit à celui de Rosporden, on n’en voit plus aucune trace » (Registre de Cadol). - SAINTE-APOLLINE : « Il y a eu une autre chapelle, ajoute le même curé, proche de Lanardé, qu’on croit avoir été celle de sainte Appoline »  (Registre de Cadol). On en voyait encore quelques restes vers 1850. - NOTRE-DAME DES VICTOIRES : L’existence de cette ancienne chapelle nous est également attestée par M. Siner : « Ayant défait, écrit-il, une vieille pale de calice en 1769, j’y ai trouvé parmi les papiers collés que la chapelle de N.-D. des Victoires, proche de Kernihouarn en cette trève (de Cadol) subsistait en 1479, et que le jour du pardon la fabrique avait reçu en offrande 24.220 sols. Mais nous ignorons le temps de la dite chapelle dont nous avons la dite image jusqu’à cette année 1769. Elle était si vermoulue que nous l’avons rechangée. — On y voit encore les traces de la chapelle et le contour du cimetière. Le pardon était au mois d'Août et il y venait des processions de toutes les paroisses et trèves de 2 lieues à la ronde ». - NOTRE-DAME DU FOLGOAT : Cette chapelle, dont on voit encore quelques pans de murs, appartenait au manoir de Kergoat, dont elle était toute proche (M. Grignoux).

le calvaire du placitre de la chapelle Notre-Dame (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de mission de le Budou (1897), la croix de Cadol (XVème siècle), Croas-Vert ou croix des Cinq-Chemins (XVIème siècle), Croas-Kerfrancès (XIIIème siècle), la croix de Coatanpoullou (XVIème siècle), la croix de Kerampéoc'h ou Croaz-Kerdaïc (XVIème siècle), la croix de Keranével (1898), la croix de Kerléan (XVIème siècle), la croix de Kermanchec, la croix de Lanardé (XVIème siècle), les deux croix de l'église de Melgven (dont l'une est datée de 1875), la Croix-du-Quinquis ou la croix de le Plessis, la croix du cimetière de Melgven (XIXème siècle), la croix de Saint-Antoine, la croix de la Trinité (XIXème siècle). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : Croaz-Toul et Penher ; 

Note 7 : CALVAIRES. - A 200 mètres, Ouest du bourg de Melgven, sur la route de la Boissière, un calvaire appelé Croaz-Men porte la date de 1897. — 200 mètres plus loin c’est le village de Croaz-Toull (ancien calvaire). — A 1500 mètres du bourg, Croaz-Kerampeoc'h. - A deux kilomètres Sud-Ouest du bourg, sur la route de Concarneau, Croaz-Kermanchec. - A 1.800 mètres Sud-Ouest du bourg, route de Trégunc, près de la chapelle Saint-Antoine : Croaz Sant-Anton. - A 2 kilomètres du bourg, route de Névez, au carrefour de Kerfrans, le calvaire mutilé de Kerfrans. 1 kilomètre plus loin, une croix palmée. - A 1 kilomètre Nord-Ouest du bourg, route de la Trinité, Croaz Kerlean. - Au bourg de la Trinité, Croaz an Drindet, 1897. - A 2 kilomètres, Nord du bourg, route de Cadol, Croaz an Guinquis (la croix du Plessis). 500 mètres plus loin, près de la chapelle de Coatanpodou, Croaz Coatanpodou. - Le calvaire de Cadol. - A l’entrée de la propriété de Coataven, calvaire moderne (M. Grignoux).

le manoir de Kerforn (XVème siècle) ;

les vestiges du manoir fortifié du Fresq (XVème siècle) ;

le manoir du Miguellou ou Minuello (XVème siècle), remanié au XVIIIème siècle ;

la fontaine-lavoir de la Trinité (XVIIIème siècle). Aux fontaines déjà signalées il faut ajouter celle du manoir de Coatcanton, qui comporte un édicule. Elle se trouvait jadis au Nord du manoir, parmi les ruines ;

le manoir de Kergoat (1871), édifié sur les ruines d'une ancienne demeure. Propriété de la famille de Kerguelen de Kerbiquet depuis le XVIIIème siècle ;  

2 moulins à papier ;

A signaler aussi :

des mottes féodales, notamment à Kergoat ;

l'allée couverte de Coat-Ménez-Gwenn (époque néolithique) ;

le monolithe de Saint-Antoine (époque néolithique) ;

Note 8 : ANTIQUITÉS. - Menhir et allée couverte à Saint-Antoine... L’allée couverte, longue de 20 mètres, a encore 5 tables et 9 supports, hauts de 2 mètres hors de terre. - Dolmen, dont la table fortement inclinée, longue de 4 mètres et large de 3, est supportée par 4 piliers, près Kerbrunou... - Près du bourg de Cadol, au delà de Coat-Canton, allée couverte mutilée... - Près de Kerroc'h, dominant l'Aven, allée couverte très mutilée, longue de 17 mètres... - Deux dolmens à Kernèze. - Allée couverte de 14 m. 75 de long, vis-à-vis le moulin du Goël, à 2 kilomètres au Nord-Est du bourg.. Elle était recouverte par trois grandes dalles, l’une de 6 m. 10 de long, la deuxième de 4 m. 90, et la troisième, vers le Nord, de 3 m. 75 sur environ 3 mètres de largeur. La plus grande table est recouverte de 50 cupules, la seconde en porte 30. - Dolmen et tumulus à 900 mètres l’un de l’autre, au-dessus du Pontoret, près le bois de M. de la Villemarqué. - A Keranpicart, en Septembre 1883, des cultivateurs faisant un défrichement, rencontrèrent à 30 centimètres environ sous la surface du sol, une pierre plate qu’ils s’empressèrent d’enlever. Elle recouvrait un coffre formé de 4 dalles posées de champ en terre, mesurant intérieurement 1 m. 20 de long sur 70 centimètres de large. Il contenait des ossements et un vase en terre grossièrement façonné à la main. - Tumulus de 6 mètres de diamètre et 1 m. 50 de haut, à Kernoué, à 3 kilomètres 1/2 au Nord-Est du bourg. Ce tumulus a été fouillé ; il est dans un champ dit Ménez-Lanbley. - Tumulus à 1 kilomètre à l'Est de Locmaria, à 6 kilomètres au Nord-Ouest du bourg. - Cachette de fondeur composée d’une vingtaine de haches à douilles, trouvée en 1858 entre Melgven et Rosporden (Larnaudien). - Des fragments de tuiles et des monnaies romaines ont été recueillis à Parc-ar-Broc'h. - On trouve encore des tuiles à la Trinité et dans l’enceinte fortifiée qu’on remarque près du manoir de Kergoat. - Mottes à Kerouzic, au-dessus de la rivière, à 4 kilomètres à l'Ouest du bourg ; à la Motte, entre la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et la Trinité, à 3 kilomètres au Nord-Est du bourg. - Autre motte, dit Château-Rouge, dans le bois de Coat-Autrou, au-dessus de la rivière de l'Aven, à 5 kilomètres au Nord du bourg et à 1 kilomètre au Sud de Rosporden (Du Chatellier, Les Epoques préhistoriques dans le Finistère, P. 345-346). - Au Nord de l’église paroissiale un lec'h renversé.

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ANCIENNE NOBLESSE de MELGVEN

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Melgven et Cadol étaient présents :

Henry Hemery, archer en brigandine.

Jehan Hemery, archer en brigandine.

Yves Gouhan, représenté par Jehan Pencanvern, archer en brigandine.

Guillaume Coat Huon, représenté par son fils Raoul, archer en brigandine et vouge.

Alain Maholt, archer en brigandine.

Alain Droniou, archer en brigandine.

Yvon le Moël, représenté par Thomas Rouxel, en brigandine et javeline.

Jehan le Hemery, pour Alain Le Peltier, archer en brigandine. Et au regard de Pierre Hemery, ne s'est aulcunement présenté pour empêcher sa défaite et servir à son excuse ; et a dict le dict Yvon de Tréanna qu'il estoit allé de son commandement pour enregistrer la monstre des francs-archers de l'evesché de Vennes (Vannes) - Archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Melgven (des jurisdictions de Concq-Fouesnant et de Rosporden, et premier, Melven ou Melguen) apparaissent :

le sieur de Coat-Canton, capitaine de Brest, default.

Le sieur du Fresne, présent, dict faire arquebusier à cheval.

M. Jehan Gauvain, dict faire pique sèche.

Guillaume Dronyou, sieur de Kergoat, auquel il est ordonné faire vingt archers, ce qu'il a promis de faire.

Louis Mahault, sieur de Menès-Rechellou, nouvellement décédé, et est son bien en rachapt par attestation des officiers de Concq.

Jehan Le Stanger, sieur du Cozquer, présent, dict estre sous l'esdict.

Charles de Liscoët, default.

Yves Kermesan, default.

Voir aussi : Melgven "Les anciens manoirs de Melgven

(à compléter)

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