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MALESTROIT

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La commune de Malestroit (bzh.gif (80 octets) Malastred) est chef lieu de canton. Malestroit dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MALESTROIT

Malestroit vient, semble-t-il, du breton "Mael-Trech" (passage du seigneur) ou de "mala streta" (mauvais chemin).

Etape du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, le village castral de Malestroit est né en 987. Malestroit est un démembrement des paroisses de Pleucadeuc (la partie méridionale de Malestroit) et de Missiriac, ancien démembrement de Ruffiac (La Magdeleine, en 1129).

Ville de Malestroit (Bretagne).

En 1024, le prince Judhaël se réfugie dans une motte féodale, mais il est tué au cours d'un siège. En 1129, un prieuré consacré à la Madeleine s'implante sur la rive gauche de la rivière Oust, affluent de la Vilaine. En effet, vers 1129, Payen Ier de Malestroit donne la chapelle de la Madeleine à l'abbaye de Marmoutier de Tours, pour y fonder un prieuré, ce qui est confirmé par l'évêque de Vannes, suivant cette note : "Jacques, par la grâce de Dieu, évêque de Vannes, a concédé à Odon, vénérable abbé de Marmoutier, et à tout son couvent, à perpétuité, le don de l'aumône de Payen, seigneur de Malestroit, et des autres barons ou clercs, l'archidiacre Raoul y consentant pour sa part ; le dit don comprenant l'église de Sainte-Marie-Madeleine, située dans la paroisse de Missiriac, avec son cimetière et le casuel des paroissiens, sous le fief de Payen et de sa famille, sauf le droit de Saint-Gildas et celui du prêtre Moyse. Témoins : Moyse, prêtre, avec son frère Judicael, de Saint-Marcel, Bonel de Ploërmel, les barons Payen et son frère Geoffroy, Grignion fils de Nohoiat, Judicael, fils de Solun, et les bourgeois Judicael, fils d'Esaü, Rivallon le Vicaire, et beaucoup d'autres ..." (Vannes - Prieuré Mal.). Deux ans après, en 1131, le prêtre Guillaume, du monastère de Gourhel, donne à la Madeleine tous les revenus ecclésiastiques qu'il possède à Caro, et l'évêque Donoal d'Aleth confirme cette donation (Ibid).

Ville de Malestroit (Bretagne).

Au Xème siècle, un bourg féodal est constitué autour de la motte castrale près de l'îlot des Motteys (La Hataie) qui est un lieu stratégique permettant de contrôler le gué et la navigation fluviale. A la fin du XIIème siècle, un village se développe autour de l'église de Saint-Gilles. Le village est à cette époque le siège d'une importante seigneurie appartenant à la famille de Malestroit. Les seigneurs de Malestroit construisent un château en pierre sur l'île de la Saudraie, qui deviendra au XVIème siècle l'île Notre-Dame. En 1343, les troupes d'Edouard III et de Philippe VI de Valois y signent une trêve pour mettre fin à la guerre de Cent Ans. En 1463, Jean IV Raguenel, baron de Malestroit fait fortifier la cité, avec tours, pont-levis, redoutes et bastions : à la fin du XVIème siècle, cinq bastions sont construits. Les anglais tiennent garnison à Malestroit au XVIIème siècle et la cité subira de nombreux sièges durant La Ligue : elle est assiégée et prise trois fois par le duc de Mercoeur, qui chaque fois la démantèle (" les faubourgs sont ruinés, l'église incendiée et l'hôpital détruit "). Malestroit affirme sa vocation cléricale avec l'installation de deux communautés religieuses : le couvent des Augustins, détruit à la Révolution, sur l'île Notre-Dame, en lieu et place du château primitif en ruine au XVIIème siècle, et le couvent des Ursulines dans le Faubourg Saint-Michel, où Jean-Marie de La Mennais y établit un noviciat en 1828, avant d'être racheté en 1866 par les Augustines.

Ville de Malestroit (Bretagne).

De 1451 à 1789, Malestroit est une des neuf baronnies de Bretagne. Cette ancienne seigneurie passe successivement de la maison de Malestroit dans celle de Châteaugiron (XIVème siècle), de Raguenel (vers 1448), de Rieux (vers 1481), de Laval (vers 1486), d'Acigné (vers 1543), de Cossé-Brissac (vers 1598), de Lannion (vers 1682), de Montmorency (vers 1764), et des Sérent (vers 1770) : elle est érigée en baronnie par lettres du duc Pierre II, en 1451. A noter que la branche aînée des Malestroit disparaît vers 1350. Il existait, semble-t-il, autrefois deux paroisses à Malestroit : Saint-Gilles (pour la partie démembrée de Pleucadeuc) et la Magdeleine (pour la partie démembrée de Missiriac). C'est l'église Saint-Gilles qui est aujourd'hui celle de la paroisse.

Ville de Malestroit (Bretagne).

On rencontre les appellations suivantes : Maletroit (en 1464), Malestroict (en 1477), Malestroit (en 1481).

Ville de Malestroit (Bretagne).

Note 1 : Situé sur la rivière d'Oust et traversé par plusieurs routes, Malestroit se trouve à 18 kilomètres de Ploërmel et à 36 de Vannes. Son territoire est limité au nord et à l'est par Missiriac, au sud par Pleucadeuc, et à l'ouest par Saint-Marcel. Sa superficie est de 581 hectares, dont 240 sous labour, et le reste sous prairies, landes, etc... En 1891, sa population est de 1712 habitants. Près du Bois-Solon, s'élèvent deux menhirs, l'un de deux mètres, l'autre de trois ; l'un d'eux est en quartz. Avant l'exécution des travaux de canalisation de l'Oust, il y avait aux environs de Malestroit plusieurs autres monuments celtiques ; mais là, comme en beaucoup d'autres lieux, ils ont disparu sous le marteau des entrepreneurs. Vis-à-vis, au Bois-Solon d'en haut, au sommet de la côte qui domine le faubourg de Sainte-Anne, est un retranchement circulaire d'environ 100 pas de diamètre, entouré de parapets, qui ont encore à peu près deux mètres de hauteur. Malestroit a commencé par un château fort, construit au XIème siècle, sur un ilot de l'Oust, appelé la Saudraye. Autour de ce château s'est groupée la petite ville du même nom. Ce nom s'écrivait, en 1131, Malestret en français, et Malestrictum en latin. D'où venait-il ? — On ne le sait pas au juste. Quelques-uns le dérivent du vieux français Mal-estrel, mauvaise fortune, allusion à quelque malheur arrivé dans la localité ; d'autres le font venir du breton Mael-ystred, bourg lucratif, ce qui ne peut convenir au château, qui existait avant le bourg ; plusieurs le tirent du latin Male-stratum, mal pavé, mais ils oublient que ce lieu n'était point pavé du tout à l'origine. Quant au nom actuel de Malestroit, il ne peut fournir aucun renseignement nouveau (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Ville de Malestroit (Bretagne).

Note 2 : La bourgade de Malestroit, bâtie à l'ombre du château féodal, avait pris de rapides accroissements. Aussitôt l'érection de la baronnie en 1451, il fut question de lui faire une ceinture de murailles et de douves : travail considérable qu'on rapporte à l'an 1463, et qui a pu demander plus d'une année. Son instigateur fut le nouveau baron Jean Raguenel de Malestroit. Les murs, appuyés sur la rivière d'Oust, formaient une sorte de triangle, dont l'église paroissiale occupait le centre. Ces fortifications furent mises à l'épreuve un siècle après. En 1589, Malestroit. se déclara pour le roi, et quelques hommes de sa milice furent surpris et massacrés à la Madeleine par les Ligueurs. Le 10 février 1591, la ville subit deux attaques furieuses, mais elle réussit à éloigner l'ennemi. Au mois de novembre suivant, elle fut attaquée de nouveau par Saint-Laurent, qui fit une brèche à la muraille, mais qui fut forcé de lever le siège. En 1592, le 14 février, les ligueurs donnèrent l'alarme au faubourg de Saint-Michel, et provoquèrent une sortie de la garnison. Le 3 juillet suivant, la ville subit un troisième siège dirigé par le duc de Mercœur lui-même ; cette fois, elle dut capituler, mais deux mois après, les royalistes surprirent la place par escalade et en chassèrent les Ligueurs (Registre paroissial). Aussitôt on répara les murs, et on y ajouta des bastions, pour être mieux en état de résister à de nouvelles attaques. Au moyen de petites écluses dans la rivière de l'Oust, les fossés de la ville se remplissaient à volonté d'une eau courante, qui faisait de la place une île véritable ; on y entrait par quatre portes à pont-levis. Fière du rôle important qu'elle avait joué au temps de la Ligue, la milice bourgeoise, à côté des soldats de la garnison, conserva désormais une attitude martiale ; elle n'hésita point à prendre les armes, en 1746, lors de l'attaque des Anglais contre Lorient. Cependant les murs, en 1781, étaient dégradés et menaçaient ruine ; il était sérieusement question de les réparer. Les circonstances locales s'y opposèrent ; la révolution survint, et il fallut se résigner à les abattre. En 1891, il n'en reste que des vestiges à peine reconnaissables ; les fossés sont comblés et convertis en jardins et en prairies. Malestroit était compté parmi les cilles importantes du diocèse de Vannes. Il y avait, pour gérer ses intérêts, une communauté de ville, dont le chef portait le titre de syndic, et plus tard de maire. Elle avait ses armoiries, qui étaient celles des premiers seigneurs. Elle tenait ses séances dans l'auditoire on tribunal de la baronnie, et à partir de 1736 dans un hôtel de ville, lui appartenant. Elle avait le droit de députer aux Etats de la province, et y envoyait ordinairement son maire ou le sénéchal de la juridiction. Vers 1891, on voit encore à Malestroit « de nombreuses maisons du XVème et du XVIème siècle, en bois, à pignon et étages surplombants, avec ou sans sculptures. L'une d'elles, près de l'église Saint-Gilles, présente des scènes grotesques, une truie qui file, un chasseur qui sonne de la trompe, et à côté de lui, comme pour le narguer, un lièvre jouant du biniou, enfin un homme qui bat sa femme. Au coin d'une autre maison, non loin de la précédente, se voient trois personnages, dont un homme en costume du temps, et deux femmes ou plutôt deux sirènes, avec la date de 1588. Dans une ruelle, au nord de l'église, sur un linteau de porte, se trouvent gravées en creux trois inscriptions en trois langues différentes, hébreu, grec et latin : 1°...2° …… 3° Terra breve hospicium est... » (Rosen. Stat.).

Ville de Malestroit (Bretagne).

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PATRIMOINE de MALESTROIT

l'église Saint-Gilles(-Bœuf) (XIIème, XIIIème, XVIème et XVIIIème siècles), construite à l'emplacement d'une source sacrée. On édifie en 1144 une chapelle au dessus de la fontaine primitive (source sacrée). Une église romane est ensuite édifiée au XII-XIIIème siècle : il subsiste aujourd'hui le croisillon sud du transept (à fenêtres en plein cintre très ébrasées, contrebuté par de hauts contreforts plats, sur lequel s'ouvre une petite absidiole voûtée en cul-de-four), le choeur et le carré du transept (voûté d'ogives et limité par des piliers cruciformes à colonnes engagées dont les chapiteaux sont ornés de volutes et de feuillages). Les grandes arcades de ce carré du transept sont à cintre brisé et à double rouleau. L'édifice primitif comprenait certainement une nef, un transept et un choeur, probablement arrondi. Son originalité : deux nefs accolées (XVème et XVIème siècles), séparées par un petit beffroi. Le vaisseau sud semble daté du XVème siècle et le vaisseau nord semble daté du XVIème siècle. A la fin du XVIème siècle, on y accole en effet, au Nord, une autre église composée d'un seul vaisseau rectangulaire de cinq travées communiquant avec la première par de grandes arcades en tiers-point dont les moulures pénètrent dans des piliers polygonaux. En même temps, on a refait, semble-t-il, le choeur de l'église primitive pour la transformer en un choeur à chevet plat, aligné avec celui de la nouvelle construction. Les deux choeurs ont été restaurés, celui du Sud a été voûté, ainsi que le croisillon Sud. La façade occidentale se compose de deux pignons : celui du Sud rayonnant et celui du Nord flamboyant, entre lesquels s'élève une tourelle octogonale. Sur la façade méridionale s'ouvre un portail, du milieu du XVème siècle, orné de grotesques et des symboles en haut-relief de deux évangélistes, un lion et un boeuf, de plus on y voit des vantaux, en bois sculpté, du XVIème siècle. L'église, dans sa partie Nord, et la nef du Sud sont couvertes de charpentes très élevées à sablières et entraits sculptés. Les fenêtres, en tiers-point, ont des réseaux rayonnants ou flamboyants. Suite à un incendie qui ravagea le sanctuaire roman, l'église est remaniée et agrandie entre 1511 et 1531, puis à nouveau restaurée au XVIIIème siècle. Sur la croisée du transept de l'église primitive s'élève un clocher carré, amorti par une flèche en ardoises refaite au XIXème siècle. Le vitrail représentant l'arbre de Jessé date du XVème siècle : les bannières aux armes de Malestroit rappellent une donation par Jean de Laval (1487-1543), seigneur de Châteaubriand, de Malestroit et gouverneur de Bretagne. Le grand vitrail du chevet date de 1900 et représente la vie de Saint-Gilles (oeuvre du maître verrier Huchet). La verrière de saint Gilles du Gard et saint Nicolas de Myre, dans la nef nord, semble datée de 1400 environ ou seconde moitié du XVème siècle. Le groupe de la Crucifixion date de la première moitié du XVème et du XVIIème siècle : il provient de la chapelle de La Madeleine (de chaque côté, des statues monochromes du XVIIème siècle représentent la Vierge et saint Jean). Le groupe de la "Vierge de Pitié" date de 1500 environ. Le groupe de Saint-Georges, en bois polychrome, date du XVIIème ou XVIIIème siècle. La Chaire aux Sirènes date du XVIIème siècle : elle est achetée en 1791 par la commune de Malestroit lors de la vente du mobilier de la communauté des Augustins, située dans l'île de La Saudraie. On y trouve la main reliquaire (XVème siècle) de saint Gilles, en bronze argenté, provenant du couvent de Saint-Gilles, près de Nîmes, et restaurée en 1828. De part et d'autre du portail latéral, on peut voir, encastrées dans le mur, des sculptures qui proviennent de l'église du XIème siècle ou XIIème siècle (Samson au lion à gauche et taureau de Saint-Luc à droite). Au Sud de l'église se trouve un boeuf sculpté à grandes cornes (XVIIIème siècle), symbole de saint Luc ;

Eglise de Malestroit (Bretagne).

Nota 1 : Malestroit est partagé en deux par la rivière d'Oust ; la partie orientale a été prise sur Missiriac, qui dépendait du doyenné de Carentoir, et la partie occidentale sur Pleucadeuc, qui dépendait du territoire de Rieux. De là une situation mixte, qui l'a fait figurer tantôt dans une division, tantôt dans l'autre. On présume que Malestroit a été érigé en paroisse dans la seconde moitié du XIIème siècle, car un document de 1204 mentionne déjà ce lien comme un bourg. La liste des paroisses du diocèse, en 1387, cite Malestroit comme paroisse distincte dans le territoire de Rieux. En 1432, on trouve Malestroit et Missiriac unis sous un seul et même recteur : union qui se maintint jusqu'à la Révolution. Cet unique titulaire établit naturellement sa résidence au bourg de Malestroit, devenu une petite ville, et Missiriac tomba en apparence au rang de simple trêve. Toutefois, en souvenir de son origine, et pour rendre hommage à sa mère, Malestroit se rendait en procession, tous les ans, le lundi de Pâques, à l'église de Missiriac. L'église paroissiale de Malestroit est sous l'invocation de saint Gilles (S. Egidius), dont la fête arrive le 1er septembre. C'est un édifice composé de deux églises accolées et appartenant à deux styles différents. L'époque romane a laissé son empreinte dans le carré du transept, le choeur et le bras méridional. Le plan primitif était évidemment une croix latine. Dans le transept on voit une petite abside en cul-de-four et une fenêtre haute et étroite, à plein cintre. Les quatre gros piliers de l'intertransept, réunis par des arcades ogivales, supportent une tour carrée en pierre, amortie en ardoises. Le bas de cette nef et tout le côté nord de l'édifice ont été construits au XVIème siècle : on y travaillait en 1511 et 1531. Entre les deux pignons de l'ouest s'élève une tourelle polygonale en pierre. Les portes sont en anse de panier avec accolade, et les fenêtres ogivales à meneaux variés. On y voit des vitraux représentant : Jésus parmi les docteurs, le Baptême, la Passion, etc., et aussi quelques écussons, notamment ceux de Malestroit, de la Morlaye ... Cette église, brûlée le 10 septembre 1592, le jour même de l'expulsion des Ligueurs, fut réparée aussitôt. Elle mesure environ 30 mètres sur 16. Les autels ont porté différents noms ; aujourd'hui (en 1891), ceux du fond sont dédiés à saint Gilles et au Rosaire, ceux des côtés au Sacré-Coeur et à Notre-Dame de Pitié. Les chapelles publiques étaient les suivantes. — 1° Sainte-Madeleine, sur la route de Ploërmel, siège d'un prieuré fondé vers 1129, en faveur de Marmoutier, et doté d'une partie des dîmes de Missiriac. Le nom de Madeleine semble indiquer qu'il y avait là précédemment une léproserie. Les seigneurs de Malestroit lui firent plusieurs donations ; en 1204, Payen II donna aux religieux le droit de justice sur leurs hommes, et parla d'ajouter un troisième moine aux deux qui s'y trouvaient déjà. Plus tard ce prieuré fut abandonné par les moines et finit par tomber en commende. On prétend qu'au XVème siècle il y eut là une petite paroisse du doyenné de Carentoir ; elle n'existait plus certainement en 1579, au moment où commencent les registres de Malestroit. La chapelle est assez curieuse ; elle est rectangulaire et divisée en deux nefs par une colonnade à cintres brisés ; on y trouve des restes de construction romane au nord et à l'ouest ; ailleurs c'est le style ogival qui règne. On y voyait naguère de magnifiques vitraux du XVIème siècle, représentant la vie et les miracles de sainte Madeleine : ils ont été stupidement vendus par un maire à un étranger. On y conservait aussi le haut d'une croix de procession, du XIIIème siècle, en bois plaqué de cuivre, à branches ornées de feuillages et des symboles des évangélistes, et qui a été également vendue. En 1891, cette chapelle est abandonnée et tombe en ruine. — 2° Sainte-Anne, sur la route de Vannes, siège d'un hôpital, fondé au XIVème siècle par les seigneurs de Malestroit. La chapelle, rebâtie en 1600 et augmentée d'un transept en 1617, subsiste encore. Une confrérie de Sainte-Anne s'y réunissait périodiquement et y jouissait d'indulgences accordées par le pape Clément VIII. Le soin des pauvres malades, confié d'abord à des mains séculières, fut donné en 1666 aux hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve, et, après le départ des religieuses, remis de nouveau, en 1724, à des personnes du monde, qui le gardèrent jusque vers la fin du siècle. Aujourd'hui cet hôpital est desservi par les Filles de la Sagesse. — 3° Saint-Michel, au nord-ouest, sur la route de Sérent, donna son nom au faubourg où elle se trouvait ; il y avait un petit cimetière. Chapelle et cimetière, tout a disparu depuis la Révolution. — 4° Saint-Michel (2ème) sur le champ de foire. Les Ursulines s'établirent en ce lieu en 1670, pour instruire les petites filles. Cette maison, avec ses dépendances, aliénée le 30 juin 1796, a été rachetée par M. de La Mennais en 1828, et par les Augustines de la Miséricorde de Jésus en 1866. — 5° Saint-Julien, au sud, sur la route de Pleucadeuc, donna également son nom au faubourg méridional ; il y avait aussi un petit cimetière, qui fut vendu nationalement avec la chapelle. — 6° Notre-Dame de Toute-Joie, dans l'îlot de ce nom, entre deux ponts, mentionnée en 1525, cédée en 1634 aux Augustins. Ceux-ci bâtirent à côté un couvent et s'y maintinrent jusqu'à la Révolution. On vendit alors la chapelle, le couvent et toutes les dépendances. Les frairies, en dehors de la ville étaient les quatre faubourgs de la Madeleine, de Sainte-Anne, de Saint-Michel, et de Saint-Julien. Il y avait aussi, à une époque reculée, un prieuré de Saint-Gildas, dépendant de l'abbaye de Rhuys, et jouissant de dîmes et de rentes à Malestroit et dans les paroisses voisines. La chapelle ayant été ruinée de bonne heure, il n'en était resté qu'un petit fief, qui fut vendu par l'abbaye, le 7 janvier 1578, moyennant 850 livres tournois. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Saint-Yves, fondée en 1360 par Jean de Châteaugiron, seigneur de Malestroit, taxée en 1516 à une contribution de cent sous, et desservie dans l'église de Saint-Gilles. — 2° Celle de Saint-André, mentionnée en 1516, taxée à une contribution de soixante sous, et desservie également dans l'église de Malestroit. — 3° Celle de Saint-Mathurin, appelée parfois mais improprement prieuré, dotée d'une maison, d'un cellier et d'un jardin, se desservait aussi à Saint-Gilles. — 4° Celle de Blanche Lorec, ainsi appelée du nom de sa fondatrice, dotée d'une maison, d'un jardin et d'une tannerie, se desservait à l'autel du Rosaire. — 5° Celle de Marie Guého, dotée d'une pièce de terre en Ruffiac, était chargée de vingt messes par an, à célébrer dans la chapelle de la Madeleine. Le recteur n'était pas seul à dîmer. En 1619, il percevait 120 livres de Malestroit et 162 de Missiriac. En 1756, son revenu net, pour les deux paroisses, était de 602 livres, et celui de la Madeleine de 400. Le recteur habitait un presbytère, construit en 1419, par les ordres et aux frais du seigneur de Malestroit, et avait pour auxiliaires des prêtres formant une communauté, dont l'établissement était antérieur à 1600. Les terres nobles de l'endroit étaient le Pont-Billy et Tirepenne. En 1790, Malestroit fut détaché de Missiriac et entra dans le district de Ploërmel, pendant que son annexe, par une singulière anomalie, entrait dans celui de Rochefort. En 1791, son recteur, M. Mabille, à la tête de son clergé, refusa le serment à la constitution civile, et mourut quelque temps après. Les schismatiques prétendirent lui donner un successeur dans la personne d'un moine défroqué, qui finit par apostasier. Bientôt on vendit nationalement les biens des Augustins, des Ursulines, de la Madeleine, des chapellenies et de la fabrique. Malestroit fut souvent occupé par des troupes républicaines, pour tenir en respect les campagnes voisines. Au remaniement des cantons, en 1801, cette ville fut maintenue comme chef-lieu de canton, et elle engloba dans sa circonscription : Caro, la Chapelle, Lizio, Monterrein, Réminiac, le Roc-Saint-André, Ruffiac, Saint-Abraham, Saint-Guyomard, Saint-Nicolas-du-Tertre et Sérent. En 1865, on lui a donné en outre Missiriac et Saint-Marcel, détachés des cantons de Rochefort et de Questembert. Grâce à cette addition, Malestroit, qui était jusqu'alors séparé de son canton, s'y trouva uni sans solution de continuité (Joseph-Marie Le Mené).

Voir aussi   Ville de Malestroit (Bretagne) "L'histoire des paroisses de Malestroit et Missiriac et les recteurs"

Eglise de Malestroit (Bretagne).

la chapelle Sainte-Madeleine ou La Madeleine (XII-XVème siècle). Il s'agit primitivement d'une ancienne léproserie, devenue un prieuré de l'abbaye de Marmoutier en 1129. C'est en ces lieux que le 19 janvier 1343 les plénipotentiaires de Philippe VI de Valois et d'Edouard III d'Angleterre signent la célèbre trêve de Malestroit en présence de deux légats de Clément VI. La chapelle est désaffectée en 1870. Il en reste une façade romane, surmontée d'un clocher-mur du XVIIème siècle, et un mur datant du XVème siècle. Le mur qui prolonge la façade vers le Sud est percé de deux fenêtres en tiers-point dont la plus méridionale a conservé des fragments de réseau rayonnant. Son clocher mur fortifié à deux baies est le plus ancien du département. Les vitraux relatant la légende de sainte Madeleine ont été achetés par Emile Zola, puis vendus à un musée américain ;

Chapelle de Malestroit (Bretagne).

Nota 2 : Un aveu du 24 juin 1506, fourni par Jehan Brunet, abbé de Saint-Mathieu et prieur commendataire de la Madeleine de Malestroit, au roi et à la reine Anne, mentionne la maison du prieuré, le colombier et le jardin, situés entre la chapelle, le cimetière et la rivière d'Oust, et contenant environ 2 journaux ; un petit pré de l'autre côté de la rivière ; une pièce de terre de 12 journaux, affermée à la 4e gerbe ; un pré moyen de 2 hommées ; les deux tiers de la chaussée des moulins neufs ; un four à ban à la Madeleine ; une rente de 104 boisseaux, dont un tiers en froment et deux tiers en seigle, à recevoir d'un des moulins de Malestroit ; un trait de dîme en Missiriac, valant environ 8 mines de seigle ; de nombreuses petites rentes en sous et deniers ; et enfin la juridiction féodale sur les hommes dépendant du prieuré (Nantes - B.823). Au XVIème siècle, le prieuré de la Madeleine de Malestroit, abandonné par les moines, tombe en commende, et se voit annexer le prieuré de la Madeleine de Rochefort. Peu après, il faut aliéner une partie des biens pour payer les taxes écrasantes de l'époque : ainsi, le 20 octobre 1563, deux pièces de terre de Malestroit sont adjugées à Gilles de Gaincru pour 235 livres ; de même, le 13 mars 1570, un pré est vendu à Julien Cado, pour 251 livres ; le 8 mars 1577, deux pièces de terre situées en Missiriac sont cédées à Olivier Roussel pour 365 livres. Voici les noms de quelques-uns des prieurs : Guéhenoc (prieur de Malestroit, cité en 1164), Thomas (mentionné en 1185), Guillaume (mentionné en 1220), Fr. Guillaume Rouxel (auteur de l'aveu de 1430), Jean Brunet, abbé de Saint-Mathieu (de 1487 à 1515), François de Castelan (pourvu en 15.. , démissionnaire en 1573), Jean Guymar, de Caro (pourvu en 1573, démissionnaire en 1588), François du Boisguéheneuc (pourvu en 1588), ..., Charles Chertemps (pourvu en 16.., démissionnaire en 1718), Olivier Hipp. de la Bourdonnaye (en 1718, mort en 1742), Max. Jean Baptiste Carrière (pourvu en 1742, démissionnaire en 1744), Noël Davy, recteur (pourvu en 1744, mort en 1765), Jean Marie Chauveaux (pourvu en 1765, dépouillé en 1791). Il semble que le moulin et le four du prieuré soient en ruines, car la Révolution ne vend ici, le 25 juin 1791, que deux pièces de terre, à F. Courtel, pour 805 livres. La chapelle, ouverte après le Concordat et négligée plus tard, tombe en ruines au XIXème siècle (J. M. Le Mené) ;

Chapelle de Malestroit (Bretagne).

Voir  Malestroit Notice sur le Prieuré de la Magdelaine de Malestroit, membre de l'abbaye de Marmoutiers.

la chapelle des Augustines (XVIIème siècle), transformée en 1931. En 1828, les frères Le Mennais achètent l'ancien couvent des Ursulines où ils établissent un noviciat de la congrégation de Saint-Pierre. La chapelle communautaire est transformée en 1931. Elle abrite deux chapelles latérales ;

Ville de Malestroit (Bretagne).

la chapelle Sainte-Anne (1839), située au faubourg Sainte-Anne. Au XIVème siècle, un hôpital est fondé par les seigneurs de Malestroit. On y construit une chapelle vers 1590 (entre 1600 à 1617, pour certains historiens) dans le style de la Renaissance pseudo-classique, en forme de croix latine. Sous la Ligue, les troupes de Mercoeur détruisent l'établissement hospitalier. En 1380, des indulgences sont accordées par le Saint-Siège : " Universis Christi fidelibus … Cupientes igitur ut capella Sancte Anne, sita in hospitali pauperum Sancte Anne de Malestricto, Venetensis diocesis, congruis honoribus frequentetur ac pauperes in ipso hospitali degentes congrue sustententur … Datum Avenione, V kalendas martii, anno secundo (26 février 1380) " (Archives du Vatican). L'Hôpital est reconstruit en 1741 et la chapelle en 1839. Elle a appartenu aux filles de la Sagesse ;

la chapelle Saint-Michel (XVIIème siècle). Il s'agit de l'ancienne chapelle des Ursulines, construite après l'établissement de ces religieuses à Malestroit, en 1670. Elle a appartenu à des religieuses sécularisée ;

le couvent des Augustins (1637), fondé par les Augustins de Paris. A l'origine, le couvent est érigé près d'une chapelle castrale fondée sous Jean IV de Malestroit entre 1471 et 1512. Il ne reste qu'une tour carrée à trois étages. En 1790 les moines sont expulsés et leurs biens vendus

Voir aussi   Ville de Malestroit (Bretagne) " Le couvent des Augustins de Malestroit "

le couvent des Ursulines (1670), fondé par les Ursulines de Ploërmel. En 1792, les Ursulines sont expulsées et leurs biens vendus. Ce couvent est la propriété des frères La Mennais de 1828 à 1866. Il est racheté, en 1867, par l'ordre de Saint-Augustin et sert de pensionnat puis de lieu d'accueil pour les réfugiés et les blessés durant la première guerre mondiale ;

Voir aussi   Ville deMalestroit (Bretagne) " L'histoire des Ursulines de Malestroit "

l'oratoire Notre-Dame-de-Pontmain (1891), situé Faubourg Saint-Julien. Cet oratoire est offert par Joseph Noël à la commune de Malestroit en 1998. Il serait dû à Louise Marie Guéhenneuc qui l'aurait érigé en 1891 à la suite d'un voeu ;

la croix (XVème siècle), située faubourg Saint-Michel ;

Chapelle de Malestroit (Bretagne).

le presbytère fondé en 1419 par le chancelier de Bretagne, Jean de Malestroit, évêque de Nantes sous le duc Jean V ;

l'ancien château de Malestroit qui existait dès le XIème siècle et dont il subsistait encore quelques vestiges en 1847. L'îlot de la Saudraye ne pouvait manquer d'attirer l'attention des guerriers du moyen âge, par son isolement au milieu d'une rivière, et la facilité de sa défense. C'est là que s'établirent, au XIème siècle, les premiers seigneurs de Malestroit. En 1891, il ne reste malheureusement rien du château primitif, ni des constructions postérieures. Juhael de Malestroit était contemporain de la première croisade, en 1096, et assista à Redon aux funérailles du duc Alain Fergent en 1119. Payen I, son fils, fut présent, en 1127, à la réconciliation de l'église de Redon, et fonda, vers 1129, le prieuré de la Madeleine de Malestroit. Judicael fut témoin, en 1153, de la fondation de l'abbaye de Lantenac, et en 1164 de la concession d'un droit de bouteillage à Saint-Martin de Josselin. Payen II, son fils, confirma et augmenta, en 1204, les dons faits par ses prédécesseurs à la Madeleine et prit part à la fondation de Saint-Aubin du Cormier en 1225. Eudon lui succéda en 1229, et recueillit probablement la grande seigneurie d'Elven ou de Largoet, et put contribuer, en 1260, à la fondation des Cordeliers de Vannes. Payen III, son fils, prit part, en 1275, au changement du bail en rachat, et reconnut, en 1294, devoir au Duc quatre chevaliers pour Largoet et un pour Malestroit. Géoffroy, mentionné dès 1309, défendit Auray pour Charles de Blois en 1341, se rallia à Jean de Montfort, et fut odieusement, décapité à Paris en 1343. Payen IV, son fils, recueillit l'héritage sanglant de sa famille, et périt en 1347 au siège de la Roche-Derrien, sans laisser de postérité. Jeanne, sa sœur, porta son nom et ses biens à Jean de Châteaugiron, seigneur d'Oudon, qui mourut en 1374. Ainsi finit la branche aînée des Malestroit. Mais déjà s'étaient formées quelques branches cadettes sous le nom d'Ermar, de Kervasy et de Portzmoguer, qui ont conservé jusqu'à nos jours les armes de la famille, à peu près intactes. Les armes de la branche aînée étaient : de gueules à plusieurs besants d'or. Le nombre et l'arrangement des besants ont beaucoup varié ; ces pièces ont été placées tantôt 3, 3, 3, tantôt 3, 3, 2, 1, souvent 4, 3, 2, 1, quelquefois 3, 2, 1, et même 2, 1, 2. Cette variété semble particulière à la maison de Malestroit ; de là sans doute la fameuse devise à double sens : Quœ numerat nummos non malestricta domus : la maison qui compte ses besants n'est pas de Malestroit ; ou bien : la maison qui compte ses écus n'est pas si mal à l'étroit. Les seigneurs de Malestroit furent ensuite : - 1374. Jean de Châteaugiron-Malestroit, contemporain de Clisson et de Jean IV, mort en 1394. - 1394. Jeanne de Châteaugiron-Malestroit, femme de Jean Raguenel, et en 1419 de Philippe de Vierville. - 14xx. Jean Raguenel de Malestroit, maréchal de Bretagne en 1448 et baron de Malestroit en 1451. - 1470. Françoise Raguenel de Malestroit, femme de Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne. - 1481. Françoise de Rieux, leur fille, mariée en 1486 à François de Laval de Châteaubriant. - 1532. Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant de Malestroit, gouverneur de Bretagne, mort sans postérité. - 1543. Jean VIII d'Acigné, vicomte de Loyat, baron de Malestroit, seigneur de Fontenay, etc. - 1573. Judith d'Acigné, sa fille unique, mariée à Charles II de Cossé, comte de Brissac. - 1598. François de Cossé, duc de Brissac en 1621, lieutenant au gouvernement de Bretagne. - 1651. Louis de Cossé, duc de Brissac, pair de France, mort en 1661 à l'âge de 35 ans. - 1661. Henri-Albert de Cossé, duc de Brissac, pair de France, son fils, abandonna ses biens à ses créanciers en 1675. - 1682. Claude II de Lannion, gouverneur de Vannes et d'Auray, seigneur de Quinipily, acheta la baronnie en 1682 et la céda à son fils. - 1695. Pierre II, comte de Lannion, lieutenant général en 1702, gouverneur de Saint-Malo en 1710, mort en 1717. - 1717. Anne-Bretagne, comte de Lannion, baron de Malestroit, gouverneur de Vannes et d'Auray. - 1735. Hyacinthe-Gaétan, comte de Lannion, baron de Malestroit, gouverneur de Vannes et d'Auray. - 1764. Anne-Léon de Montmorency, prince de Luxembourg, baron de Malestroit, par acquisition. - 1770. Armand-Louis de Sérent, son gendre, marquis de Kerfily, baron de Malestroit, mort en 1822. La seigneurie de Malestroit, ancienne bannière, érigée en baronnie le 22 mai 1451, avait haute, moyenne et basse justice, et relevait directement de la sénéchaussée de Ploërmel. Son érection en baronnie lui donna le droit d'enclore la ville de murs, ce qui fut exécuté en 1463, comme on le verra plus loin. Sa juridiction, d'après un aveu de 1663, s'étendait dans les paroisses de Bohal, Saint-Marcel, Saint-Abraham, Missiriac, Caro, Réminiac, Augan, Tréal, Carentoir, Saint-Congard, Saint-Laurent, Pleucadeuc, Ruffiac et Sérent. Les officiers de la juridiction comprenaient un sénéchal, un lieutenant, un alloué, un procureur fiscal, un greffier... sans compter les avocats et les notaires. « Le 18ème jour de septembre 1631, N. et N. furent conduits par le bourreau de Rennes, des prisons de Malestroit jusques au lieu patibulaire de la baronnie, pour être attachés à la potence érigée tout exprès pour eux, où ils finirent la vie, en présence d'un nombre infini de peuple » (Joseph-Marie Le Mené) ;

Voir aussi baronnie de Malestroit " La baronnie de Malestroit".

le château de Tirpen (XXème siècle) ;

Château de Malestroit (Bretagne).

le puits (XIVème siècle) de l'église Saint-Gilles ;

la porte Saint-Michel (XVème siècle), située rue Saint-Michel ;

la maison du corps de Garde (XVème et XVIème siècles), située au n° 4, rue du Général de Gaulle ;

la maison "Le pélican" (XVème et XVIème siècles), située au n° 5, rue du Bouffay ;

la maison (XV-XVIème siècle), située au n° 7, rue du Général de Gaulle ;

une demeure renaissance (XVIème siècle), située au n° 21, rue du Général de Gaulle ;

la rue des Anglais (XVIème siècle). Cette rue est bordée de petites maisons à pans de bois ;

Chateau de Malestroit (Bretagne).

la maison des songes (XVIème siècle), située place Bouffay. Ces hauts-reliefs ont pour sujets des personnages de fabliaux médiévaux ;

l'auditoire (1640), situé place Bouffay et siège du tribunal de la communauté de ville. A l'origine cet édifice sert de tribunal à la seigneurie de La Chapelle-Quintin qui possède une haute, moyenne et basse justice ;

Ville de Malestroit (Bretagne).

l'hôtel de Saint-Malo (XVIIème siècle), situé rue Saulnerie. Le pignon oriental est orné de fines sculptures ;

le canal (vers 1830) ;

la minoterie, située sur l'île Notre-Dame ;

Manoir de Malestroit (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de MALESTROIT

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 13 nobles de Malestroit :

Simon de GAINCRU (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan de GAINCRU (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Ollivier de GAINCRU (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Ollivier SALMON (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Eon de LESHARNAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jacques RAVILY (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Pierre VIVIEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume JUCHET (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan PERRODIC (40 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) ;

Jehan LUCAS (10 livres de revenu), fils de Guillaume Lucas : porteur d'un paltoc ;

le fils Jehan PAINDAVOINNE : excusé ;

Allain de BREMEL ou BRESSEL (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Jubert ;

Jehan QUILY (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles de Malestroit :

Guillaume PHARAULT (10 livres de revenu) ;

Ollivier de GAINCRU (70 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Guillaume DROLLET (20 livres de revenu) ;

la veuve de Jehan KERRIEC (60 livres de revenu), remplacée par Guillaume Nocoye : porteur d'une brigandine ;

Ollivier SALMON (30 livres de revenu), décédé ;

Christophe de GAINCRU (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Eonnet de LEZERNANT (40 livres de revenu) ;

Eonnet BOCZO : comparaît armé d'une vouge ;

Jacques de RAVILY (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Pierre VIVIEN (40 livres de revenu), remplacé par Jehan Vivien : comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume RIO (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan BOURDIN (20 livres de revenu), remplacé par son frère Thomas : comparaît en archer ;

Gilles JUCHET (10 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier PAINDAVOINNE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Guillaume LE JEUNE (20 livres de revenu) : comparaît en arbalétrier ;

Jehan QUILLY (20 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan de GAINCRU (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Gilles PAINDAVOINNE (100 livres de revenu) ;

Jamet HASTELOU (10 livres de revenu) ;

Gilles PAINDAVOINNE, fils de Jehan : a vendu ses héritages ;

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