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MAEL-PESTIVIEN |
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La commune de Maël-Pestivien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de MAEL-PESTIVIEN
Maël-Pestivien vient de « Maël » (saint breton), de « penn » (bout) et de « stivien » (sources).
Maël-Pestivien est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mael. Son nom apparaît dans une charte de 1160 énumérant parmi les biens des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem "l'aumônerie de Mael".
Cette ancienne paroisse du diocèse de Quimper avait pour succursale Le Loch (chef-lieu de la commanderie de Maël et Louch, appartenant aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem). Ce prieuré des Templiers, dont héritèrent plus tard les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, dépendait de la commanderie du Paraclet ou de La Feuillée. Les Hospitaliers y possédaient plusieurs biens : 72 quevaises, l'église Saint-Laurent ainsi que les chapelles Saint-Pierre de Kerismaël (Kernillismael, en 1536) et Saint-Jean de Locmaria.
Certains lieux-dits tels que Minihi (parcelle située près de Kerismaël) semblent révéler la présence d'un ancien ermitage. Le 28 octobre 1832, Le Loch sera détaché de Maël-Pestivien et annexé à Peumerit-Quintin (par l'ordonnance du 28 octobre 1832).
Une compagnie de la garnison occupe au nom du roi le château de Kerauffret (ou Keroffret) le 3 mai 1596. Le même château est envahi par les Ligueurs le 26 juillet 1596 et le 20 août 1596, puis par les Espagnols le 22 août 1596. Le 20 janvier 1597, a lieu une nouvelle incursion des Royaux à Kerauffret.
Maël-Pestivien faisait jadis partie de l'évêché de Quimper et avait pour subdélégation Callac et pour ressort Carhaix. La cure était présentée par le commandeur du Paraclet qui possédait une haute justice.
On rencontre les appellations suivantes : Mael (en 1160), Mel (en 1433), Mael (en 1444, en 1535, en 1536), Maël-Pestivien (dès 1790).
Note : la commune de Maël-Pestivien est formée des villages : Kerbrat, Keredet, Kerouen, Keris-Maël, Crec'h-di-Dec'h, Kerbalain, Kerlan, etc...
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PATRIMOINE de MAEL-PESTIVIEN
l'église Saint-Laurent (vers 1520 et XVIIème siècle). Les seigneurs de Kerauffret (ou Keroffret) avaient des prééminences de fondateurs de l'église paroissiale. L'église avait été reconstruite vers 1520. Un cadran solaire date de 1688. La façade ouest et le clocher sont plus récents et datent de 1875. L'église, menaçant ruine, est interdite de culte le 24 juin 1785. L'église a été réparée à plusieurs reprises au XIXème siècle. Sa maîtresse vitre a été restaurée vers 1520 par Henri de Coatgoureden, seigneur de Kerauffret, décédé en 1522, époux d'Isabelle Lezududy : il y fit replacer les portraits du début du XVème siècle, d'Olivier de Coatgoureden et Mabille de la Chapelle-Pestivien (ses bisaïeux), ainsi que de Jean de Coatgoureden et Jouhanne du Vieux-Chastel, héritière de Kerauffret (ses trisaïeux). Un enfeu muré existe dans le choeur ; | |
la chapelle Saint-Gildas (XVI-XVIIème siècle), reconstruite en 1850 et déplacée de Kerguiviou à Coatmaël. Cette chapelle avait été interdite en 1844 pour son mauvais état. Une porte date du XVIème siècle. Cette chapelle contient un tronc doffrandes datant de 1672 ; | |
la chapelle Saint-Pierre de Kerilismaël ou Notre-Dame ou La Vieille Eglise (XVème siècle). Il s'agit de l'ancienne église de Maël. Cette chapelle, reconstruite récemment, dépendait autrefois de la commanderie de Maël et Louch. Dédiée à Notre-Dame au XVIIème siècle, elle prit le vocable de Saint-Pierre vers 1735. Elle a été en partie reconstruite en 1821 ; | |
la chapelle Saint-Isidore ou « An Ilis Ven » (XVIIIème siècle). Cette chapelle a été édifiée par Y. Auffret, lequel y fut inhumé en 1752. Cette chapelle a remplacé l'église paroissiale pendant son interdiction ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean-Locmaria, située près de Coëtmaël. Cette chapelle, aujourd'hui disparue, dépendait autrefois de la commanderie de Maël et Louch ; | |
la fontaine de Saint-Isidore (1731) ; | |
les croix de Kerven (1738), de Kerouzach (1761), de Kerred ou Kerered ; | |
le manoir de Kerauffret ou Keroffret (XVI-XVIIIème siècle). Ce fief est porté, à la fin du XIVème siècle, par Jehanne de Vieux-Chastel à un puîné de la famille Coatgoureden en Pestivien. Isabeau de Coatgoureden en devient héritière vers 1548. Epouse de Louis Huon, seigneur de Kergadou en Calanhel, elle décède en 1588 et le manoir passe ensuite entre les mains de son petit-fils Maurice Huon, seigneur de Kerauffret. Jeanne Huon, dame de Kerauffret, fille de Maurice Huon, se marie en 1647 à Claude de Rosmar, seigneur de Kerdaniel (famille qui se fondit par la suite dans les familles de Kerousy et Budes de Blanchelande). Ce manoir a été remanié au XVIIème siècle. Propriété de la famille Lostie de Kerhor, le fief passe ensuite entre les mains de la famille Delafargue au XIXème siècle ; | |
le manoir de Coatmaël ou Coëtmaël (XVIIème siècle), ancienne dépendance de la commanderie de Maël-et-Louch. Ce manoir est habité, au XIXème siècle, par la famille de Villiers de l'Isle-Adam ; | |
le manoir de Crech-an-Blay ou Crec'hanblay (XVIIème siècle). Propriété, du XVème au XVIIIème siècle, des familles de Coatgoureden et Bahezre ; | |
le manoir de Kerobou, propriété de la famille Villiers de lIsle-Adam ; | |
la maison de Kerscouarch (1717) ; | |
les moulins à eau de Crech-ar-Bley, du Blavet, Roud-ar-Harw, Kerouzach, Roscaradec, Kerhuon, Poulguidu, |
A signaler aussi :
le menhir de Coat-ar-Men-Sul ; | |
la tombe mégalithique de Roch-Toul ; | |
la stèle préhistorique de Roch-Toul (vers 200 ans avant Jésus-Christ) ; | |
le dolmen et lallée couverte de Kerrolland (âge de bronze) ; | |
la motte castrale de Coat-Hamon ; | |
la chaire des druides de Kerohou ; | |
les « pierres causantes » du Ménez-Lan. |
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ANCIENNE NOBLESSE de MAEL-PESTIVIEN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Maël-Pestivien.
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