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LOCQUELTAS

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La commune de Locqueltas (bzh.gif (80 octets) Lokeitaz) fait partie du canton de Grand-Champ. Locqueltas dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCQUELTAS 

Locqueltas vient du breton "loc" (lieu) et de "Gueltas" (saint Gildas).

Locqueltas est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plaudren. Jusqu'à la Révolution, Locqueltas est une trève de Plaudren. 

Locqueltas fait d'abord partie du canton de Saint-Avé (à partir de 1790), puis de Grand-Champ (à partir de 1801). Locqueltas est d'abord uni à la paroisse de Locmaria (en 1802) avant d'être érigé en paroisse le 23 juin 1842 et en commune le 17 février 1864.

Sous l'Ancien Régime, Locqueltas relève du comté de Largoët, dans la sénéchaussée de Vannes. En 1800, la bataille du Pont de Loch met fin aux troubles de la chouannerie. 

Un incendie ravage le bourg le 18 juillet 1887. La commune de Locqueltas est amputée en 1874-1876 d'une partie sud de son territoire pour permettre la création du camp militaire de Meucon.

Note 1 : Ancienne trève de Plaudren, Locqueltas tire son nom de saint Gildas, son patron. Ses limites sont : au nord Saint-Jean-Brévelay, à l'ouest Colpo et Locmaria, au sud Meucon et Saint-Avé, à l'est Monterblanc et Plaudren. En 1891, sa superficie est de 1946 hectares, et sa population de 713 habitants. Le bourg est à 6 kilomètres de Grand-Champ, et à 13 de Vannes. Près du bourg se voit un menhir de 5 mètres de hauteur, qu'on appelle le Fuseau de la femme de Gargantua (Mahé, 120). Une voie romaine, allant de Vannes à Corseul, sépare ce territoire de celui de Plaudren (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : En 1791, M. Le Lain refuse le serment et fait 76 baptêmes en 1793, durant la période révolutionnaire. A signaler aussi la bataille du Pont du Loch qui oppose les Royalistes et les Républicains, le 25 janvier 1800. Le 25 octobre 1835, des religieuses créent ce qui deviendra l'école Saint-Gildas. En 1892, est décidé la création d'une ligne de chemin de fer de La Roche-Bernard à Locminé par Vannes. 

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PATRIMOINE de LOCQUELTAS

l'église Saint-Gildas (1878), de style gothique et édifiée par l'architecte M. Martin en remplacement d'une ancienne église, en forme de croix latine, construite au XVIème siècle (à l'exception du porche qui datait de 1591). L'édifice actuel est construit à partir du 24 juin 1878 par M. Kergoustin, entrepreneur de Sainte-Anne-d'Auray. La chaire à prêcher date de la fin du XIXème siècle ;

Nota : L'église tréviale de Locqueltas avait la forme d'une croix latine, et mesurait 20 mètres sur 6 environ. Construite en grand et moyen appareil, elle avait des portes en anse de panier, des fenêtres en ogive, des crosses et des choux aux pignons des transepts. Le porche, au sud, datait de 1591 ; un clocheton en ardoises s'élevait au haut de la nef. Dans le cimetière contigu se voyait une croix chargée de personnages. Cet édifice a fait place en 1878 à une belle église de style ogival, et en forme de croix latine. Ses fenêtres sont ornées de vitraux peints, et au bas de la nef s'élève une tour carrée, surmontée d'une flèche en pierre. Ce travail fait honneur à M. Martin qui a dirigé les travaux, au clergé et à la population de l'endroit. Cette église est sous le patronage de saint Gildas, abbé de Rhuys ; les autels latéraux sont dédiés à la sainte Vierge et à saint Joseph. L'unique chapelle, de la paroisse est celle de saint Jacques et de Saint-Philippe, vers le nord, au lieu dit l'Ermitage. Il paraît qu'il y avait là primitivement un bénéfice régulier dépendant de Saint­-Gildas-des-Bois. Ce qui porte à le penser, c'est qu'il fut, au XVIème siècle et peut-être avant, annexé au prieuré bénédictin des Saints, en Grand-Champ. Le prieur fit réparer, en 1603, cette chapelle et ses maisons. Les dépendances furent vendues à la révolution, mais la chapelle est restée à la paroisse. Il y avait en outre une chapelle privée au manoir de Camzon, mentionnée en 1669. Il y avait ici, comme dans toutes les trèves, un curé chargé de faire les baptêmes, mariages et sépultures ; il était nommé et rétribué par le recteur. Locqueltas, comme Plaudren, était du territoire et de la sénéchaussée de Vannes. En 1790, il ne fut point érigé en commune, et fit partie du canton de Saint-Avé et du district de Vannes, comme Plaudren. Son curé, M. Le Lain, refusa le serment en 1791, et vit vendre, peu après, plusieurs tenues, appartenant aux Carmélites de Vannes, et situées à Kerguélo, à Kérisac, à Kergourio ... ; la tenue de l'Ermitage y passa également. Ce pays était au centre de la chouannerie, et le combat du Pont-du-Loc, en 1800, s'étendit jusqu'au moulin de Morbouleau. Locqueltas passa, en 1801, dans le canton de Grand-Champ, fut uni en 1802 à la paroisse de Locmaria, en fut séparé le 23 juin 1842, et érigé en commune le 17 février 1864. On y trouve une communauté considérable des Soeurs de Ker­maria, qui font l'école et visitent les malades. Le 18 juillet 1887, un violent incendie a dévoré treize maisons dans le bourg, et n'a guère épargné que l'église, le presbytère et la partie neuve du couvent (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Barthélemy (XVIème et XXème siècles), située à Cranhuac. Cette chapelle a été cédée par la municipalité de Grand-Champ à la fabrique de Meucon en 1892. Edifiée au XVIème siècle, elle a été modifiée au XIXème siècle, puis en 1957. On y voyait jadis à proximité une petite fontaine ;

l'ancienne chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe (XVIème siècle), située au lieu-dit l'Ermitage et restaurée en 1603, mais en ruines dès 1939. Au lieu-dit l'Ermitage, s'élevait jadis une chapelle dépendant de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois. Au XVIème siècle, cette chapelle passe au prieuré des Saints, en Grand-Champ, dont le prieur la fait restaurer en 1603. La toiture s'effondre en 1939 et l'édifice tombe alors en ruine. Il s'agissait d'un petit édifice de style Renaissance ;

l'oratoire (XVIème siècle), situé à l'Ermitage. Les pierres de construction de l'oratoire sont des vestiges de l'ancienne chapelle Saint-Jacques et Saint-Philippe, aujourd'hui disparue ;

le calvaire du cimetière (XVIème siècle) ;

la croix de Coëtcandec (XVIIIème siècle), appelée encore croix de Camegan. Une plaque de marbre rappelle son érection au XVIIIème siècle et une première translation au début du XXème siècle ;

le calvaire de Morbauleau ou Morbouleau (1896). Ce calvaire est l'oeuvre de Y. Hernot, sculpteur à Lannion ;

le manoir de Bodalic ou Botdaly (XVème siècle), propriété de Jean Du Helen (en 1427 et 1464), de Jacques de Lohan (au XVIème siècle), de Kervasic (au XVIIème siècle), de la famille Lantivy. A la Révolution, Bodalic est saisi aux Lantivy ;

le manoir de Trédec (XVème siècle), propriété de Sylvestre du Tressay, époux de Jeanne Du Helen, fille du seigneur de Bodalic (en 1427), de Jean du Tressay (en 1448 et en 1477), de Charles de Kerméno, fils d'André Robien (en 1673), puis du frère de Mirabeau (durant la Révolution). Le manoir est reconstruit au XVIIème siècle et remanié au cours du XIXème siècle ; 

le manoir de Camezon (XVIIème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie appelée Canizon en 1420, et propriété de Louis de La Forêt. Les communs sont reconstruits au milieu du XVIIème siècle comme en témoigne une lucarne datée de 1647. Il passe ensuite et jusqu'à la Révolution entre les mains de la famille Robien qui édifie le pigeonnier et la chapelle privée (en 1699). Une lucarne indique la date de 1647 ;

le château de Camezon (1860), édifié par la famille Chevallier ; 

la fontaine de Goah-Glass (XVIIIème siècle), située non loin de l'église. Elle est surmontée d'une croix ;

la fontaine de l'Ermitage (XVIème siècle), située au village de Keruba et restaurée au XXème siècle ;

la maison située à Kérizac (XIXème siècle) ;

la maison située à Tremerian (1878). La date de la construction est inscrite au-dessus de la porte. On y trouvait jadis un puits aujourd'hui disparu ;

la maison religieuse (1835) des Filles de Jésus ;

A signaler aussi :

plusieurs ossaria (dont celui de Trémérian) et monuments funéraires (époque gallo-romaine) ;

la stèle (âge de fer) située sur le placître de la chapelle Saint-Barthélemy ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LOCQUELTAS

On trouve plusieurs seigneuries à Locqueltas : celle de Locqueltas (au bourg), Trédec, Bodalic ou Botdaly (au sud-est du bourg), Kerguélo (au sud-est), Camzon (au nord, qui appartenait avant la Révolution à la famille Robien).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Locqueltas. Locqueltas dépendait autrefois de Plaudren.

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