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LOCMALO |
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La commune de Locmalo ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOCMALO
Locmalo vient du breton « loc » (lieu consacré) et de saint Malo.
Locmalo est semble-t-il un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plousquen, aujourd'hui disparue. Au Xème siècle, des bretons venus de la région d'Aleth, l'actuelle ville de Saint-Malo, sinstallent sur le territoire de Pourleth. Doù le nom de Locmalo.
Locmalo deviendra le centre religieux du doyenné de Kemenet-Guégant (ou Guémené). Son église est mentionnée dès 1401 dans le testament de Jeanne de Navarre, vicomtesse de Rohan. Locmalo est érigé en commune en 1801.
On rencontre les appellations suivantes : Locmoelou (en 1427), St Malou (en 1427), Locmalou (en 1448), Locmalo (à partir de 1477).
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PATRIMOINE de LOCMALO
l'église Saint-Malo (XII-XV-XVII-XVIIIème siècle). Cette église, mentionnée dès 1401, a été très modifiée au XVII-XVIIIème siècle. Elle comprend une nef sans bas-côtés qui est la partie la plus ancienne et deux chapelles formant croisillons ajoutées au XVIème siècle. La chapelle du Nord date de 1577 : elle ouvre à l'extérieur par une jolie porte en anse de panier et accolade et communique avec la nef par des arcades en plein cintre et un choeur à chevet plat. La tour carrée, amortie en flèche polygonale et flanquée au Sud d'une tourelle d'escalier, qui s'élève sur la façade occidentale, n'est pas antérieure au XVIIème siècle. L'édifice est couvert d'une charpente sculptée qui a été remplacée au début du XXème siècle par une voûte en torchis montée sur les anciens aisseliers courbes à clefs pendantes. Le Christ gisant, en bois, date du XVIème siècle. Le retable du maître-autel, en pierre et marbre, est attribué à Olivier Martinet : il date du XVIIème siècle (vers 1655). Sur la partie gauche du retable se trouve saint Malo, et saint Patern lui fait pendant. Ces deux statues entourent un tableau restauré qui représente la Transfiguration (Moïse et Elie entourent le Christ qui apparaît à Pierre, Jean et Jacques sur le mont Thabor). Le bénitier octogonal est à décoration Renaissance. Une cloche date de 1571. Au chevet de la tour-clocher s'élève une croix datant du XVIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Grâce (fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle), située au village de Kerlénat (ou Kernelat). L'édifice est en forme de croix latine avec choeur à chevet plat. A l'entrée du transept est un arc triomphal en tiers-point dont les retombées se perdent par pénétration dans les murs et qui était jadis fermé par une clôture ajourée. Le pignon occidental est surmonté d'un clocheton ajouré. Les fenêtres ont des réseaux flamboyants fleurdelisés, ce qui indique la fin du XVème siècle. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières grossièrement sculptées et datées du XVème siècle (dragons, singes, lions, démons, chiens, .....). La voûte date du XVème siècle. Le retable en bois date du XVIIème siècle et de part et d'autre du tabernacle, se trouvent une Vierge de Pitié et saint Jean. La chapelle abrite d'autres statues : Notre-Dame de Grâce, saint Jean Baptiste, la Vierge et l'ange de l'Annonciation ; | |
la chapelle Saint-Diboen (XVIème siècle). Il s'agit de deux chapelles voisines qui ont été fondues en une seule. Elles paraissent dater du XVIème siècle ; | |
la chapelle Sainte-Christine (XVème et XXème siècles), reconstruite au XXème siècle. Il s'agit à l'origine d'un édifice rectangulaire fondé en 1418, rebâti en 1527 et plus ou moins bien restauré depuis, qui se signale par sa façade où l'on voit, à côté d'éléments gothiques, des détails qui annoncent déjà la Renaissance : pilastres, entablement, bandeau à rinceaux et fronton triangulaire. Cette chapelle est démolie en 1966 et ses pierres servent à l'édification du château de Pontcallec. Il ne subsiste qu'un petit édifice composé d'un fronton triangulaire entouré de pinacle ; | |
la chapelle de la Vraie-Croix (1774), située route de Guémené. Construite, à l'origine de l'autre côté de la route, elle a été déplacées pour cause d'inondations. L'édifice primitif, construit au XVème siècle, était dédiée à sainte Magdeleine. Ce qui fait dire à certains historiens que ce lieu aurait été jadis une dépendance des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (mentionnée dans une charte attribué à Conan IV, duc de Bretagne, en 1170). Il s'agit, aujourd'hui, d'une chapelle privée construite en 1773-1774 au bourg de Locmalo par M. le Gruyer de Kervanche. L'édifice actuel abrite une relique de la vraie Croix, d'où la dénomination actuelle. L'édifice est terminé par un choeur à cinq pans, avec un clocheton sur le pignon occidental. La chapelle abrite une statue de la Vierge à l'Enfant, en bois polychrome, datée du XIV-XVème siècle et placée sur le retable en bois peint qui orne le chevet, ainsi qu'une statue de sainte Hélène, en plâtre, placée dans une niche et portant une croix avec l'inscription "Signo Vinces". La chapelle renferme la pierre tombale (XVIIIème siècle) du recteur Joseph Le Gruyer de Kervaudeuc (1745-1793) qui est à l'origine de la reconstruction de la chapelle ; | |
la chapelle Saint-Eugène (1864), voisine de la chapelle Saint-Diboen et située dans la vallée de Saint-Eugène. Elle a été édifiée ou réédifiée en 1663 en forme de croix latine. Elle est ceinte d'une litre à l'extérieur. A noter que la présence d'un lieu de culte à cet endroit est ancienne, puisqu'une chapelle est mentionnée en 1549 sous le nom de Saint-Tujan ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Urlo, détruite à la fin du XIXème siècle. Ses pierres servent à la reconstruction du transept Sud de la chapelle Sainte-Eugène ; | |
la chapelle Saint-Symphorien (1876), reconstruite au XIXème siècle au village de Longueville. La chapelle abrite les statues de saint Roch et de saint Symphorien ; | |
le château de Ménoray (1620). Vers 1730, un deuxième logis est ajouté. La seigneurie de Ménoray ou Menauret ou Menauray est connue dès le XIVème siècle. Elle est la propriété successive des familles Caron (XIVème siècle), Le Gentil (en 1424), Trévonnenel (en 1480), Boiséon (en 1496), Cadillac (en 1542). L'édifice actuel est édifié par Jean de Cadillac, à lemplacement dun édifice plus ancien. Propriété successive des familles Volvire (en 1652), du marquis d'Assérac (en 1680), Le Gall du Cunfiou, sieurs de Palèvart en Ploërdut (en 1687), Kermarec, Chéreil de La Rivière (en 1851), Le Gallic de Kerizouët (en 1867). On y trouve une chapelle privée (XVIème siècle) dédiée à saint Joseph. On y trouve aussi un colombier ; |
Note : Le manoir de Ménoray ou Ménauray, anciennement Menangroèz, appartenait, à la fin du XIVème siècle, à Jehan Caron, qui mourut le 22 octobre 1393. Il était possédé, en 1424, par Jehan Le Gentil, puis par Jehan de Tevonnenel (ou Trévennonel), qui le laissa en douaire à sa veuve Jeanne de Rosmadec. Celle-ci se remaria à Jehan de Boiséon, et tous deux rendirent aveu pour Ménauray à Louis de Rohan, le 12 novembre 1496. Ce manoir appartenait, en 1542, à Bertrand de Cadillac, mari de Anne du Pou, puis à son fils Louis, qui épousa Marie de Quelen. Celle-ci, veuve en 1567, rend aveu au nom de ses enfants, Julien, Pierre et Louise de Cadillac, dont elle était tutrice. En 1575, un oncle de Julien, nommé Louis de Cadillac, continua cette tutelle et rendit au prince de Guémené de si importants services que nous ne croyons pouvoir mieux faire que de reproduire ici le mandement de ce seigneur : « Louis de Rohan, prince de Guémené, comte des comtés de Monbazon et de Rochefort, baron des baronnies de Marigny, de Lemelly et de La Haye en Touraine, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances de Sa Majesté, à vous tous présents et à venir savoir faisons que, pour les bons et remarquables services que nous a faits et espérons que nous, fera en l'avenir noble homme Louis de Cadillac, licentié en droit, alloué de la vicomté de Rohan, tant en son privé nom que comme curateur d'écuyer Julien de Cadillac, son neveu, sieur de Manaurès, à iceux leurs hoirs, successeurs et cause ayant ; pour ces causes et en rémunération d'iceux et pour autres bonnes considérations à ce nous mouvant et désirant les gratifier en tout notre pouvoir comme nos bons vassaux et loyaux sujets, sous notre principauté de Guémené, avons donné, octroyé et concédé et par la teneur des présentes donnons, octroyons et con cédons licence et permission de mettre, apposer et emplacer un banc et escabeau en forme d'accoudoir en notre église paroissiale de Locmallou, située au diocèse de Vennes, au duché de Bretaigne, pour en icelle ouir la célébration du service divin, pour ledit escabeau y être et demeurer en perpétuité, et sera mis et apposé joignant un grand pilier de pierre qui est entre la nef ancienne de ladite église et la chapelle neuve d'icelle du côté de l'évangile qui se dit sur le maître et grand autel, et contiendra ledit escabeau 12 empans de longueur et 6 empans de largeur et non autrement, et sous celui escabeau permettons audit de Cadillac et leurs hoirs avoir des enfeus et mettre des tombes de pierre de taille à fleur et rés de terre pour leur servir et à leur postérité de perpétuelles sépultures prohibitives à tous autres. Aussi leur permettons mettre leurs écussons et armoiries au-dessous des nôtres en la vitre et verrine de ladite chapelle neuve et une ceinture et lisière par le dedans de ladite chapelle seulement lors et fois que les sieurs propriétaires ou d'armes dudit lieu de Manaurès décéderont et y seront inhumés et enterrés. Et si mandons et enjoignons très expressément à tous nos sujets les habitants en ladite paroisse et en notre ville de Guémené, pareillement à nos officiers de la justice audit lieu, chacun en droit soi de souffrir ledit de Cadillac et leurs hoirs jouir entièrement et paisiblement desdites prééminences sans que sur ce leur soit fait et donné aucun trouble ni empêchement directement ou indirectement en aucune manière que ce soit. Car ainsi nous plaît, et voulons être fait, promettant si promettons en foi et parole de prince, tant pour nous que pour nos hoirs et successeurs, ne venir jamais au contraire, à la charge toutefois audit de Cadillac et leurs hoirs de tenir et relever de nous lesdites prééminences et supériorité comme de seigneur féodal. Donné au château du Vergier sous le cachet duquel usons pour notre propre nom et seing et scel de nos armes avec les seings de notre très chère épouse Léonor de Rohan et du comte de Monbazon notre fis ainé et notre secrétaire, le 15ème jour du mois de janvier l'an 1577 ». La femme de Julien de Cadillac, Renée Fleuriot, était veuve avant 1613 et épousa en secondes noces Guillaume de Pluny. Celui-ci et sa compagne, tuteurs des enfants de Cadillac, rendent aveu, le 10 décembre 1613, et déclarent dans cet aveu qu'au nom de leurs mineurs ils ont « droit de tombes, escabeaux, prohibitifs à tous autres, en l'église paroissiale de Locmalo, y peuvent mettre leurs armes au dedans et au dehors de la neuve chapelle où lesdits banc et enfeus sont situés lorsque le décès advient au seigneur de ladite maison de Ménauray, avec un écusson desdites armes en la vitre de ladite chapelle neuve au-dessous des armes de mondit seigneur prince, outre ont lesdits seigneur et dame, audit nom, l'emplacement de deux ou trois tombes pour enterrement et enfeu desdits sieurs de Ménauray en l'église collégiale Notre-Dame de la Fosse audit Guémené, près et cotoyant la muraille de la chapelle de monsieur saint Antoine, jusques à l'endroit de la chaire faite et enlevée au corps de ladite muraille, auquel lieu et emplacement fut enterrée demoiselle Anne du Pou, femme et épouse de défunt écuyer Bertrand de Cadillac, vivant sieur dudit lieu de Ménauray ». Vers le milieu du XVIIème siècle, Ménauray appartenait à Jean de Cadillac, et, en 1696, il était la propriété de Louis Le Gall du Cunfiou, sieur du Pallevar. Son fils, Guillaume Le Gall, possédait Ménauray, Crenarz et Le Pallevar en 1729 et en 1750 ; enfin, en 1767, messire Louis-Marie-Joseph Le Gall du Cunfiou rendait aveu à Jules-Hercule de Rohan, prince de Rohan et de Guémené, comme seigneur de Ménauray, Crenarz, Le Pallevar, Keriec, Praternel, Ménerbeç, Kerguelavan, Saint-Trichaux et autres lieux (M. L. Galles).
la chapelle privative (XVIème siècle) du château de Ménoray. Cette chapelle, aujourd'hui désaffectée, est dotée d'un chevet à trois pans ; | |
la fontaine de Longueville. Elle se trouve dans un enclos de pierre ; | |
la fontaine Saint-Eugène (fin du XIXème siècle). Au dessus des niches se trouve l'inscription "Sant Diboen Pedeit aveit domp exhorte les fidèles à la prière". Son eau est réputée guérir les maux de ventre ; |
A signaler aussi :
des vestiges de retranchement gallo-romain ; | |
l'ancien château de Coz-Len ; | |
l'ancien
manoir de Penhaër. Ce manoir a appartenu aux seigneurs de Guémené
jusqu'au 8 mars 1567, jour où Louis et Léonor de Rohan le vendirent à
Denys du Fossé ; celui-ci le transmit, en 1613, à son fils nommé aussi
Denys qui en rendit aveu le 7 décembre de cette année. Les deux du Fossé
étaient conseillers du Roi au Présidial de Vannes. Quelques années après,
Denys du Fossé vendit Penhaër à Bertrand Guesdon et à Anne Varz, sa
femme, et en 1632, Louis Le Luhandre, sieur de Kerbreff, tuteur de Josias,
René et Louise Guesdon, rendit aveu en leur nom à Louis de Rohan. Josias
Guesdon possédait Penhaër en 1646 et le transmit à sa fille Marie Guesdon,
femme de Gilles de Kerpezdron ; à la mort de ceux-ci, Amaury Le Ler et Renée
Le Corre, sa compagne, sieur et dame de La Marre, tuteurs des enfants de
Gilles Kerpezdron, rendirent aveu au prince de Guémené. Le manoir de Penhaër
appartenait, au milieu du XVIIIème siècle, à François-Joseph Manceaux,
avocat à la cour, qui mourut en 1751 et dont la veuve, Marie-Vincente
Hardy, rendit aveu au nom et comme tutrice de ses enfants devant les
notaires de la cour de Guémené (M. L. Galles) | |
l'ancien manoir manoir de Coatenic. Le manoir de Coatenic ne nous est connu que par un aveu que rendit, en 1646, Pierre Barizy (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Sainte-Christine. Ce manoir appartenait aux seigneurs de Guémené dont l'un, Louis de Rohan, y fit bâtir une chapelle (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Toulbodo. Ce manoir appartenait, au commencement du XVème siècle à Jehan de Toulbodo, dont la veuve, Jeanne de Saint-Noay, rendait aveu en 1414 au nom et comme tutrice de son fils, Olivier de Toulbodo. Guillaume de Toulbodo, un des successeurs d'Olivier, mourut en 1498 , et le manoir passa entre les mains de Jehan, son frère puîné, qui mourut en 1509. Son fils Perrot ou Pierre rendit aveu le 25 février suivant, puis la terre de Toulbodo passa entre les mains de Jean Le Berre, dont la fille Marguerite était mariée, en 1573, à René Botcozel. Plus tard, en 1646, nous voyons la famille de Toulbodo rentrer en possession de son manoir patrimonial dans la personne de René de Toulbodo, sieur de Guidfos, et il est probable que les seigneurs de Guidfos possédèrent dans la suite ce domaine (M. L. Galles) ; | |
l'ancien château de Quenven (XVIIIème siècle), édifié par la famille Modille de Villeneuve. Il s'agit de l'ancienne propriété de Monseigneur de Villeneuve ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LOCMALO
La seigneurie
de Locmaria-Longueville
était possédée par la famille du Parc, représentée par Jacques du Parc, en
1543, et par demoiselle Gabrielle du Parc, en 1620. Les sires de Guémené
acquirent cette terre en 1651, et depuis elle fit partie de leur principauté
(M. L. Galles).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'aucun noble de Locmalo.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 21 avril 1477, on comptabilise la présence d'aucun noble de Locmalo : les héritiers d'Ollivier Gueguen, de Perrin Guillouso et Guillaume Nouel étant tous défaillants.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Locmalo.
les héritiers d'Ollivier GUEGUEN, en la personne d'Henry Gueguen (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Perrin GUILLOUZOU décédé, remplacé par Guillaume Guillouzou : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume MOREL de la maison du sire de Guémené ; | |
Henry LE TILLY dit Gueguen : excusé ; |
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