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La commune de
Lécousse ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LECOUSSE
Lécousse vient, semble-t-il, du latin "Scottia" (écossais).
Du Vème au Xème siècle, la paroisse de Lécousse est appelée Saint-Martin-des-Champs. Au Xème et au XIème siècles, la paroisse de Lécousse appartient à un certain Morand, qui la donne à l'abbaye de Pontlevoy en Loir-et-Cher.
Le Pouillé
de Rennes prétend, en effet, qu'à la fin du XIème siècle,
à une date que l'on peut fixer avec toute certitude entre les années 1080 et 1090,
l'église
de Lécousse appartenait à un clerc nommé Morand, auquel la chronique donne le titre de doyen.
Celui-ci ayant résolu de
quitter le monde et d'embrasser la vie religieuse, disposa de cette église en faveur de
l'abbaye de Pontlevoy, qu'il choisit pour sa
retraite, et ajouta à ce don celui
des dîmes et de tout ce qu'il possédait dans la paroisse. «
Bien que ces dispositions eussent été faites avec l'assentiment
de Balducie, mère du donateur, et de Gaultier, son frère,
celui-ci ne se regarda pas comme lié à l'égard des religieux,
et prenant pour prétexte qu'ils ne lui avaient pas acquitté
les droits de cens qu'il prétendait lui être dus, il leur
enleva de vive force les biens qu'ils tenaient de la libéralité
de son frère et les transmit en mourant à un autre frère qu'il
laissait après lui et qui portait le nom de Godfroi »
En 1143, Lécousse est formé du bourg de l'Echange ("Eschange"). Le reste des terres est donné aux chanoines qui construisent l'abbaye de Rillé à Fougères. Au XIIème siècle, la paroisse Saint-Sulpice est détachée de Lécousse. A la Révolution, la paroisse de Lécousse, qui dépendait de l'ancien évêché de Rennes, est rattachée à celle de Fougères. La paroisse de Lécousse retrouve à nouveau son indépendance en 1834.
On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Excussa (au XIème siècle), Excussa (au XIIème siècle), L'Escousse (au XVème siècle).
Note :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Lécousse : Gilles Hoguerel
(en 1532). Pierre Pauton (décédé en 1574). Jean Jamet (décédé en 1579).
Jean Jammet (en 1593). Auguste Chevalier (décédé en 1611). Michel Guéman (il
succéda au précédent ; décédé en 1620). Jean Guéman (1620, décédé en 1663).
Julien Guéman (pourvu vers 1663, il rendit aveu au roi le 15 octobre 1676).
Jean Philippe (prêtre de Quimper, il prit part au synode de 1701 et rendit aveu
au roi en 1712 ; décédé en 1727). Pierre Guérin [prêtre du diocèse et précédemment
recteur de Saint-Mard-sur-Couasnon (Saint-Marc-sur Couesnon), il fut pourvu le
13 septembre 1727 ; il résigna l'année suivante]. Louis Le Francier (prêtre
du diocèse, il fut pourvu en 1728 ; décédé en 1768). Philibert Beaufils (prêtre
de Mende, il fut pourvu le 8 décembre 1768 ; décédé en 1784). Pierre-Vincent
Bouchet (pourvu le 22 avril 1784, il fut enfermé à Saint-Melaine en 1792 et
exilé à Jersey l'année suivante ; il fut réinstallé en 1803 ; décédé le
24 février 1824). René-Joseph Robinault (1824-1829). Julien Tigier (1829-1834).
François Dauvergne (1834, décédé en 1864). Auguste Feuillet (1864-1866).
François Lepannetier (1866, décédé en 1878). René-Marie Launay (1878-1880).
Joseph Caillel du Tertre (à partir de 1880), .....
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PATRIMOINE de LECOUSSE
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l'église Saint-Martin (XV-1990-1991). Saint Martin, évêque de Tours, est le patron de cette église. « L'ancien vaisseau consistait dans deux constructions d'inégale hauteur se faisant suite, et formant l'une la nef, l'autre le choeur. La première n'était autre que l'église primitive, dont l'enveloppe murale existe encore en grande partie au Nord, et qui avait été restaurée au XVIème siècle. La seconde devait remonter au XIVème, à l'exception du mur du chevet, dont la grande fenêtre a été replacée dans le pignon actuel, et qui devait être de la même époque que la restauration de la nef ; il est à croire qu'elle avait remplacé une abside accolée à l'église primitive. Elle était accompagnée au Nord d'une sacristie qui n'était pas la partie la moins curieuse de l'édifice. Cet édicule était tout entier construit en pierres de grand appareil et surmonté intérieurement d'une voûte d'arêtes avec des nervures prismatiques. Il n'avait de communication avec l'intérieur de l'église qu'au moyen d'une ouverture pratiquée dans le mur, dont l'épaisseur n'était guère moindre d'un mètre. La porte qui en fermait l'entrée était formée de gros madriers et munie d'une forte serrure qui devait remonter au XVème siècle » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, 114). A l'intérieur de la sacristie on voyait un vieux chappier construit en bois de chêne, portant l'inscription suivante : L'an mil Vcc XXXII furent faictes à Foulgères au temps : R. N. Gi. Hoquerel ; D. R. Anger curé ; trésoriers G. Dupont, Y. Mebenard, P. R. (M. Maupillé). Cette sacristie n'existe plus ; en 1869 on l'a détruite pour reconstruire le choeur en style ogival et bâtir deux chapelles donnant à tout l'édifice la forme d'une croix. Mais le mur roman de la nef montre encore sa fenêtre en meurtrière, aujourd'hui bouchée, et au Sud de cette nef est un porche de style flamboyant surmonté d'une très jolie niche ; c'est sous ce porche que se trouve un vieux tronc en pierre, servant actuellement de bénitier, dont M. Maupillé a donné la curieuse description dans les Mélanges d'archéologie bretonne, I, 171. Dans le cimetière sont rejetés d'anciens fonts baptismaux décorés d'intéressantes sculptures du XVIème siècle ; à côté s'élève une croix en granit de la même époque. A la fin du XIème siècle, la paroisse de Lécousse dépendait de la seigneurie du Châtellier, mais les barons de Fougères en devinrent ensuite les seigneurs. Toutefois, aux derniers siècles, le seigneur de la Forest y jouissait de tous les droits de fondation et de prééminence, et il y avait son enfeu, son banc et ses armoiries ; les marguilliers déclarèrent même en 1679 qu'ils avaient toujours ouï dire les prières nominales pour lui (Pouillé de Rennes). En résumé, la nef de l'église actuelle a été reconstruite au XVIème siècle (à l'exception de la partie ouest de son mur nord). Le choeur était du XIVème siècle et son chevet avait été refait au XVIème siècle. Au nord du choeur se trouvait jadis une sacristie du XVème siècle. L'église a fait l'objet de nombreuses réparations en 1869 : la nef est conservée, le choeur est abattu, la sacristie est démolie et deux chapelles sont édifiées. On y voit plusieurs pierres tombales et les seigneurs de la Forêt avaient jadis un enfeu dans l'église. L'une des pierres tombales porte en majuscules romaines l'inscription : Cy gist escuier Iaque du Bois le Bon Seigneur de l'Eschange désédé le 15 mai 1713. Requiescat in pace. On a conservé dans le cimetière des fonts sculptés du XVIème siècle ; | |
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la croix (XVIème siècle) de l'église Saint-Martin. Sur le devant est représenté l'archange saint Michel terrassant le dragon, d'une main il tient une lance et de l'autre un bouclier ; au milieu du croisillon sont des médaillons renfermant d'un côté le Christ en croix et de l'autre la Sainte Vierge accostée d'une fleur de lys et d'une hermine ; le chanfrein formé par l'aplatissement des angles est relevé sur la face antérieure par deux branches de fleurs épanouies : une rose d'un côté, un lys de l'autre, et sur la face opposée par une fleur de lys et une hermine. Ces deux signes héraldiques donnent à penser que cette croix fut élevée vers l'époque de la réunion de la Bretagne à la France (1532) ; | |
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la
demeure de Garenne (1651). Il s'agit, à l'origine, d'une ancienne chapelle
construite par Germain Goret, seigneur de la Courtillière. La chapelle
Saint-Jacques de la Garenne se trouvait dans la cour du manoir de ce nom.
Cette chapelle avait été construite par Germain Goret, sieur de la
Courtaille (ou Courtillière), fondée par lui, le 8 mai 1651, d'une messe
tous les mercredis et dotée de 40 livres de rente. Pierre Goret, sieur de
la Garenne, prêtre, | |
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l'ancienne chapelle Saint-Mathurin. Saint-Mathurin, située dans le faubourg de Savigné, n'existe plus (nota : les faubourgs de l'Echange et de Savigné, jadis en Lécousse, font aujourd'hui partie de la ville de Fougères). Au commencement du XIIème siècle, une dame nommée la Pélérine, fille de Geoffroy et petite-fille de Regnaud de la Forest, et son cousin Robert Le Voyer, firent aux religieux de Savigné une donation de terre qui fut l'origine d'un faubourg de Fougères appelé Savigné, du nom de l'abbaye qui le posséda jusqu'à la Révolution (Pouillé de Rennes) ; | |
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l'ancienne
chapelle du bourg. La chapelle du Bourg est mentionnée sous ce simple titre
dans le Pouillé ms. de Rennes (1713-1723). Nous ne savons s'il
s'agit de la chapelle précédente ou d'un autre sanctuaire construit dans
le bourg même de Lécousse et disparu maintenant ; | |
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les vestiges du manoir de La Grange (XVIIème siècle) ; | |
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7 moulins dont le moulin de Pont-aux-Anes ,… |
A signaler aussi :
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la découverte d'armes et d'objets préhistoriques (2500 – 2000 avant Jésus-Christ) ; | |
des vestiges de villas gallo-romaines au lieu-dit Marvaize ; | |
l'ancien manoir de l'Echange, situé route de Fougères au Ferré. Propriété de la famille le Bon seigneurs de la Denoistrerie, dit de Bois-le-Bon en 1663 et en 1748 ; | |
le
manoir de Montaubert, situé route de Fougères au Ferré. Il possédait
jadis une chapelle privée. La chapelle Saint-Joseph de Montaubert fut fondée
en 1630, dit M. Maupillé. L'abbaye de Rillé possédait le fief de
Montaubert et d'autres biens considérables en Lécousse, tels que l'étang
et les moulins du Gué-Landry, la terre de Folleville, une grande partie du
faubourg de l'Echange, etc. (Pouillé de Rennes). | |
l'ancien manoir de la Villeherbue, situé route de Fougères au Ferré. Propriété successive des familles Chaumont seigneurs du Beschet (en 1430), Botherel seigneurs du Pont (en 1513), le Gaingneur, le Maloeuvre (vers 1540), Botherel seigneurs du Pont (en 1559), de Beaucé seigneurs de la Forêt (en 1664 et en 1680), Baston seigneurs de la Forêt en 1775 ; | |
l'ancien manoir de la Forêt (Forest) ou de Lécousse, situé près du Pont-aux-Anes, route de Fougères au Ferré. Il possédait jadis une chapelle privée édifiée en 1598. La chapelle de la Forest s'élevait dans la cour de ce manoir ; elle fut fondée par acte de 1627, renouvelé en 1672, d'une messe tous les lundis et dotée de 22 livres 4 sols 3 deniers de rente. A la requête du propriétaire de la Forest, Auguste Baston, sieur de Morière, cette chapelle fut visitée en 1689 par René Pannier, recteur de Saint-Sulpice de Fougères, qui la trouva en parfait état (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 10 G, 4). Dans la déclaration que fit en 1680 Joachim de Beaucé, seigneur de Chambellé et de la Forest, aumônier du roi et chanoine de Rennes, on lit les détails suivants sur un curieux usage des paroissiens de Lécousse se rapportant en partie à cette chapelle : « Le lundy de la Pentecoste est baillé par ledit seigneur de la Forest un chapeau de muguet à la croix processionnelle lorsque se fait la procession autour de la paroisse ». A l'origine, « quand ladite procession estoit arrivée à ladite chapelle du manoir de la Forest, ledit seigneur mettoit ledit chapeau de muguet à ladite croix, et il y demeuroit le reste de la procession ; et au retour de ladite procession au bourg de Lescousse le recteur faisoit baiser la croix audit seigneur après les vespres, et prenoit ledit seigneur ledit chapeau de muguet et le donnoit à une des filles de la paroisse telle qu'il lui plaisoit, au pastis dudit bourg où se fait ledit jour assemblée de personnes pour danser autour avec la fille qui a ledit chapeau ; miais attendu que ladite procession ne se fait plus autour de la paroisse, ledit chapeau de muguet est porté à l'église par ledit seigneur ou son représentant et mis à un des bras de la croix paroissiale, et après les vespres dudit lundy de la Pentecoste est faite la cérémonie cy-devant dicte » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). La chapelle de la Forest, aujourd'hui disparue, avait été rendue au culte à la fin du XIXème siècle (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de la Forêt (vers 1150), de Meulant (à la fin du XIIème siècle), du Gué (en 1435 et en 1513), de Beaucé seigneurs de Montframmery (en 1574 et en 1681), Baston seigneurs de la Gesmeraye (en 1686 et en 1730), du Feu (en 1775) ; | |
l'ancien manoir de la Bourdonnaye, situé route de Fougères au Ferré. Propriété successive des familles le Serf (en 1478), de Bourgon (en 1503), de Beaucé (au XVIIème siècle) ; | |
l'ancien manoir du Pont, situé route de Romagné à Javerné. Propriété successive des familles de Lignières (en 1433), Botherel (XVème siècle et en 1559), puis des Ursulines de Fougères (en 1703) ; | |
l'ancien manoir de la Vigne, situé route de Fougères à Vendel. Propriété de la famille Baston seigneurs de la Morière en 1676 ; | |
l'ancien manoir de la Gaulteraye. Propriété de la famille Hoyte, puis de l'Abbaye de Marmoutiers en 1277 et des familles du Boisbéranger (en 1480), Gillet seigneurs de la Renardière (en 1540), Liart (en 1587), Tranchant seigneurs du Tret (en 1657 et en 1710) ; | |
l'ancien manoir de Bliche, situé route de Fougères à Rennes. Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle Saint-René de Bliche, dépendant du manoir de ce nom, fut fondée de messes le 22 mars 1700, et l'ordinaire approuva cette fondation le 26 juillet 1701. En 1725, Joseph-Augustin Boursoul, présenté par Joseph Avenel, seigneur de la Marche et de Bliche, fut pourvu de ce bénéfice ; Etienne Favrais l'y remplaça en 1746 ; à la mort de ce dernier, Louis Le Beau reçut en 1780 comme titre clérical cette chapellenie, valant alors 55 livres de rente (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille Avenel seigneurs de la Marche en 1725, puis de la famille de Mésanger seigneurs du Harlay en 1746 ; | |
l'ancien manoir de la Pilais, situé route de Fougères à Tremblay. Propriété successive des familles Estourbeillon (en 1485), de Servaude (en 1627), Bérel seigneurs du Breil (en 1643 et en 1658), de Coullanges (en 1670), Guérin (en 1682), du Boisbaudry ; | |
l'ancien manoir de la Mésengère, situé route de Fougères à Saint-Etienne-en-Coglès. Il est accosté d'une petite tour. Propriété successive des familles Baylet (en 1411 et au début du XVIIème siècle), le Bret seigneurs des Portes (en 1637), le Gouz (avant 1659), Goret sieurs de la Garenne (en 1659 et en 1789) ; | |
l'ancien manoir de la Martinais, situé route de Fougères à Saint-Etienne-en-Coglès ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LECOUSSE
(à compléter)
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