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LANTIC

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La commune de Lantic (pucenoire.gif (870 octets) Lannidig) fait partie du canton d' Etables-sur-Mer. Lantic dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANTIC

Lantic vient du breton « lann » (ermitage) et de la rivière Ic.

Lantic est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plourhan. Lannidic est cité en 1198 dans une charte de l'abbaye de Saint-Rion (ou Saint-Riom). La paroisse de Lantic (Lannitich) est mentionnée en 1233, à l'occasion de la donation par la famille Beledent de la terre de Bourgogne (Borgoigne en 1233 et villa dicitur Borguein en 1266) à l'abbaye de Beauport (Anc. év. III, 12, 97, 173). Certains lieux-dits tels que Le Cloître et La Fontaîne aux Moines semblent rappeler la présence des moines. C'est dans l'enceinte circulaire de La Vieille-Cour que se serait trouvé l'emplacement du premier sanctuaire, appelé Vieux-Notre-Dame, où les seigneurs rendent la justice au Moyen Age.

Par lettres-patentes de mai 1607, Henri IV réunit les terres de Buhen et Lantic, supprimant la seigneurie de Lantic et érigeant celle de Buhen en Châtellenie en faveur de Guillaume de Rosmadec, vicomte de Mayneuf.

L'ancienne paroisse de Lantic avait Saint-Brieuc pour évêché, pour subdélégation et pour ressort. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Lantic dépendait du doyenné d'Etables. Lantic est érigée en commune en 1790 et accrue en 1951 au dépens de Plourhan des villages de la Ville-Nizan, la Ville-Gleyo et du Petit Saint-Maudez (arrêté préfectoral du 28 mars 1951).

On rencontre les appellations suivantes : Lannidic (en 1198), Par. de Lannitich (en 1233), Lannitic (en 1266), Lanitic (en 1369), Lannitic (en 1428, en 1437, en 1464), Lannetic (en 1477), Lannitic (en 1480, en 1513), Lanedic (en 1537), Lennitic (en 1543), Landic (en 1607), Lantic (en 1607, en 1669).

Ville de Lantic (Bretagne).

Note 1 : le château de Buhen est brûlé le 30 novembre 1590 et en 1594 pendant les guerres de la Ligue. 

Note 2 : la commune de Lantic est formée des villages : Saint-Trémel, les Bouillons, Saint-Pabin, Trevènes (ou Trévenais), la Ville-Meron, Sous-la-Ville, Champ-du-Mur, Bel-Air, la Fontaine-aux-Moines, Bourgogne, les Landes, la Rafoterie, Puits-Bahu, le Pontario, le Bosq, Saint-Laurent, la Ville-Goury, la Ville-au-Fèvre, la Fontaine-de-Trémargat, la Croix-Beauzo, les Haliers.

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PATRIMOINE de LANTIC

l'église Saint-Oswald (1675). Saint Oswald ou Osuald est un ancien prince anglo-saxon du VIIème siècle. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur. L’édifice actuel date en majeure partie de 1675. En 1808, les bas côtés y furent ajoutés avec remploi d’une porte de la fin du XVème siècle ; enfin il fut complètement restauré en 1846, année en laquelle on construisit la tour. Ces derniers travaux furent exécutés par J. Tardivel qui en fut à la fois l’architecte et l’entrepreneur. La paroisse fut consacrée à la sainte Vierge le 31 décembre 1848. Sur le mur méridional de l'église litre des Boisgelin avec date de 1675 ; sur la porte ouest inscription : M. DENIS RECT. 1846 M. MAL Mre. Mobilier : Retable du maître-autel du XVIIème siècle avec toile représentant l'adoration des bergers ; sur l’un des retables latéraux, tableau représentant la Pentecôte signé Blévin et daté de 1767. A l’extérieur, statue de la sainte Vierge tenant une pomme dont l’enfant cherche à s’emparer, hermines dans la couronne de la sainte Vierge (XIVème) ; à l’intérieur, statues anciennes de saint Oswald (XVIIème), saint Pierre (XVIIème), sainte Anne, et moderne de saint Armel (R. Couffon). Les bas-côtés de l'édifice datent de 1808 (avec réemploi d'une porte datée du XVème siècle). La tour date de 1846. Dans le cimetière, on remarquait jadis les tombeaux en granit de plusieurs seigneurs de la maison de Rosmadec, à laquelle appartenait autrefois la châtellenie de Buhen-Lantic ;

la chapelle Notre-Dame de la Cour (entre 1450 et 1460), construite grâces aux dons des ducs Pierre II, François Ier et François II (confirmés par les armes présentes dans les clefs de voûte et au sommet de la maîtresse-vitre). " L'église de Notre-Dame de la Cour, dans la paroisse de Lantic, près de Saint-Brieuc, a été autrefois une collégiale ; elle est encore remarquable par son architecture et ses beaux vitraux, dont plusieurs antiquaires ont parlé. Les caractères architectoniques rapportent cette chapelle au XVème siècle ; mais je ne crois pas que l'on ait donné jusqu'à présent de date plus précise, ni même de document qui puisse aider à en établir une. On pourra donc trouver quelque intérêt à l'extrait suivant, tiré du registre de la chancellerie de Bretagne de l'an 1464 (fol. 56 v°). Le mandement analysé dans cet extrait prouve que l'église de Notre-Dame de la Cour n'était point encore achevée cette année-là, quoique les travaux de reconstruction eussent été commencés du temps « des ducs precedens, » ce qui pourrait bien nous reporter jusqu'au règne du duc Jean V, d'autant que, comme on le verra ci-dessous, ce dernier prince était dévot à Notre-Dame de la Cour et y avait fondé un service. « Mandement impétré de la part des manans et habitans à la chapelle de Nostre-Dame de la Court en la paroesse de Lanhitic (sic) en l'evesché de St. Brieuc, par lequel le Duc franchist lesdiz manans et habitans jucques à seix ans prouchains venant des foaiges, tailles, et impostz des vins venduz audict lieu et en la maniere qu'ilz en ont jouy paravant ces heures en vertu des lettres des ducs precedens ; parce que ilz mectront et emploieront la moitié des deniers desdiz foaiges et impostz à parachever l'édifice et reparacion de ladicte chapelle, lequel n'est encores accomply. Et l'autre moitié tournera à leur prouffit durant ledict temps. Et touchant ung tonneau froment que autresfoiz le duc Jehan acquist pour faire le service d'une messe chascune sepmaine en ladicte chapelle à jamais, pour laquelle servir il avoit institué ung nommé dom Jehan Thomas, lequel est decédé, et ne y a à present aucun chapellain institué pour servir ladicte messe, le Duc a ordonné que les fabriqueurs de ladicte parroesse de Lannitic feront servir ladicte messe et ladite chapelle, et auront et prandront ledit tonneau de froment de ceulx qui le doivent, dont il paieront le chapellain servant ladite messe, et ce durant seix ans et jusques à ce que le Duc en ait autrement ordonné.... Et est ledit don et franchise fait, pourveu que les dis habitans porteront ce mandement à la Chambre des Comptes paravant en user, pour y estre enregistré, pour servir ce qui estre devra, et non autrement. Daté le XXVIIe d'avril (M. CCCC. LXIIII). (Signé) G. RICHART ». Scellé à Ancenis le 29 avril " (A. L. B.). Elle était entourée autrefois de douves. Le choeur et la chapelle en aile au sud sont édifiés entre 1450 et 1460. La nef et le collatéral sud ne sont réalisés qu'au début du XVIème siècle. Le seigneur de Buhen-Lantic y rendait sa haute justice. La chapelle est reconstruite, en même temps que la tour, entre 1765 et 1771, sous la direction de Jacques Costard. Le clocher et le pignon Ouest sont reconstruits au XVIIIème siècle (entre 1774 et 1777). L'actuel clocher date de 1898. Le 19 février 1899 est inauguré le clocher neuf. Cette chapelle est collégiale en 1585-1616. Elle contient deux verrières du XVème siècle (vers 1464) ainsi que le tombeau ou gisant de Guillaume de Rosmadec (né vers 1540, ancien gouverneur de Vitré, décédé à Saint-Brieuc le 5 avril 1608 et inhumé le 7 avril 1608) attribué au sculpteur morlaisien Roland Doré. La maîtresse-vitre (vers 1463) est signée d'Olivier Le Coq et Jehan Le Lavenant (maîtres verriers de Tréguier) : elle évoque en dix-huit panneaux la vie de la Vierge Marie et renferme quatorze écussons armoriés. Le 30 avril 1874, un incendie se déclare à Notre-Dame de la Cour et détruit la nef de la chapelle (Arch. des Côtes d'Armor, V 1650). La chapelle abrite une Pietà (XVIème siècle) et une statue de saint Guillaume (XVIème siècle). On y trouve un ex-voto (huile sur toile) qui date du XIXème siècle : cet ex-voto représente la Vierge sauvant du naufrage un navire (il s'agit du "La Perle", pris dans une tempête le 27 mai 1836) ;

Lantic (Bretagne) : chapelle Notre-Dame-de-la-Cour.

Nota 1 : Elle comprend une nef avec bas côté sud de trois travées, un choeur à chevet plat accosté au sud d’une chapelle dont il est séparé par deux arcades. Ancienne chapelle, dans laquelle les seigneurs de Buhen fondèrent une collégiale. L’édifice était en construction en 1463 et de cette époque datent encore le choeur et sa chapelle latérale dédiée à saint Sébastien. La nef, déjà reconstruite en partie en 1774, fut refaite au XIXème siècle après l’incendie du 31 décembre 1874. Enfin, le clocher, reconstruit en 1898 par M. Alexandre, entrepreneur, sur les plans de M. Morvan, fut inauguré le 19 février 1899. L’édifice a été classé le 16 septembre 1907. Mobilier : Tombeau élevé en Kersanton de Guillaume de Ros­madec portant l’inscription suivante : CI-GIST LE CORPS DE DEFUNCT MESSIRE GUILLAUME DE ROSMADEC, CHEVALIER DE L’ORDRE DU ROY, VICOMTE DE MAYNEUF, SAINT DIDIER, CHASTELAIN DE BUHEN. GOUVER­NEUR DE VITRE, SEIGNEUR SUPERIEUR ET FONDATEUR DE CESTE EGLISE DECEDE LE V AVRIL L AN M DCVIII. - Maîtresse vitre signée d'Olivier Le Coq et Jehan Le Levenan, vitriers de Lantreguer (entre 1462 et 1464), vitre de saint Nicolas et saint Bernardin de la même époque et due au même atelier. — Statues anciennes de la sainte Vierge (XIVème) (classée), Pieta (XVIème) (classée), saint Guillaume (XVIème) (classée), sainte Barbe, saint Antoine, ermite. L’ancien maître-autel, exécuté par Corlay en 1769, a remplacé en 1879 l’autel Saint-Sébastien commandé lui-même à Léart, menuisier de Châtelaudren. Le maître-autel actuel, ainsi que les stalles ont été faits par le sculpteur briochin Guibé. La chaire, datant de 1784 et également due à Léart, fut détruite dans l'incendie de 1874. Sur le placître, calvaire aux armes des du Parc-Locmaria (classé le 16 novembre 1907) (R. Couffon).

Lantic (Bretagne) : chapelle Notre-Dame-de-la-Cour.

Nota 2 : Les armoiries représentées sur les monuments étaient souvent de véritables dates ; leur étude pouvait être d'une grande utilité aux archéologues. Le blason seul, en effet, à défaut de textes, nous permettra de jeter quelque jour sur les origines d'une charmante chapelle du quinzième siècle. Il s'agit de Notre-Dame de La Cour, située dans la commune de Lantic (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor) ; d'après la nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée, elle aurait succédé à une autre chapelle, plus ancienne, qui s'élevait à trois kilomètres plus loin, au lieu dit La Vieille-Cour, dans un bois voisin de Buhen. Aucun document d'archives ne nous révèle la date de la construction de Notre-Dame de La Cour telle qu'elle est aujourd'hui ; mais de nombreux blasons peints sur la maîtresse vitre nous apprennent que cette magnifique page de verre, consacrée à l'histoire de la sainte Vierge fut exécutée au milieu du quinzième siècle. Examinons les écussons qui sont placés dans un ordre hiérarchique et dont nous donnons le dessin, grâce à l'obligeant concours que nous prête M. P. Chardin, notre ami et confrère [Note : Les vitraux de N.-D. de la Cour ont été décrits par M. Geslin de Bourgogne, dans le volume des Mémoires du Congrès scientifique de France, tenu à Rennes en 1849, t. II, p. 94. L'auteur de ce travail indique une date qui diffère de celle que je propose]. Au premier rang, et seul au haut du vitrail, on voit l'écu ducal de Bretagne, avec la devise A MA VIE qui était celle du Duc François Ier donnée à l'ordre de l'Hermine, fondé par lui en 1450 (n° 1). Au second rang deux écus partis : Le premier parti d'hermine et d'hermine qui est le blason de François de Bretagne et de Marguerite de Bretagne (n° 2) ; le second parti d'hermine et écartelé, palé d'or et de gueules de six pièces qui est AMBOISE, et d'or semé de fleurs de lis d'azur au franc canton de gueules qui est THOUARS (n° 3). Ce sont les armes de Pierre de Bretagne, fils du duc Jean V et frère de François Ier, qui épousa Françoise d'Amboise Thouars. — Remarquons que François et Pierre furent tous deux ducs de Bretagne mais qu'ici leurs blasons ne paraissent pas à ce titre ; en examinant avec soin les dates qui nous sont connues, nous arriverons à un résultat assez précis. François, comte d'Etampes, fils de Richard et de Marguerite d'Orléans, épousa Marguerite, fille du duc François Ier en 1455, il devint duc après Arthur III, en 1458 ; puisque dans la vitre que nous étudions il ne figure pas comme duc de Bretagne, ses armoiries ne peuvent y avoir été peintes qu'entre 1455 et 1458. Pierre de Bretagne, deuxième fils de Jean V, épousa Françoise d'Amboise, en 1431 ; il devint duc en 1450 après la mort de François Ier, son frère ; mais comme ici, le rang de ses armes indique qu'elles n'y représentent pas le blason du souverain, nous devons en conclure que nous avons celui de sa veuve Françoise d'Amboise [Note : Il ne faut pas oublier que Châtelaudren, Châteaulin-sur-Trieu et la Rochederrien (Roche-Derrien) étaient au nombre des terres sur lesquelles fut assis le douaire de la duchesse Françoise] ; Pierre mourut en 1457, par conséquent la date que nous cherchons vient se placer entre le 22 septembre 1457 et le 8 décembre 1458, pendant le règne d'Arthur III qui succéda à ses neveux et à qui appartient l'écusson placé à la place la plus élevée du vitrail comme duc de Bretagne et comme seigneur du Goëllo [Note : Le Goëllo, depuis 1420, resta annexé au domaine ducal ; il appartint au connétable Arthur de Richemond, et fut de nouveau incorporé au duché lors de l'avènement de ce prince, pour n'en être distrait qu'en 1480 en faveur de François, légitimé de Bretagne, comte de Vertus. Lantic, qui faisait partie du domaine direct de Goëllo, en fut distrait seulement en 1530 en faveur du seigneur de Pordic]. La paroisse de Lantic faisait en effet partie du Goëllo. Au troisième rang deux écussons portent : l'un les armes des Rosmadec Gouarlot (n° 4) qui furent seigneurs de Lantic, mais beaucoup plus tard ; l'autre celles des Geslin et des La Lande de Calan (n° 5). Ces écussons, de fabrique plus moderne que le reste du vitrail, ont été placés là postérieurement ; ils ont remplacé des armoiries que, plus loin, nous essaierons de deviner. Au quatrième rang on voit deux écus ; l'un écartelé d'argent à trois fasces de sable qui est KERIMEL COËTFREC, et d'argent à la fasce de gueules qui est PENHOËT (n° 6) ; l'autre écu parti des armes précédentes est de gueules à neuf annelets d'or posés trois, trois et trois, qui est COËTMEN (n° 7). Ce sont les armoiries de Guillaume de Penhoët, seigneur de Kerimel et de Coetfrec et de sa femme Béatrix de Coëtmen, fille de Rolland III, vicomte de Coëtmen et de Jehanne Gaudin. Au cinquième rang sont les armes des évêques de Saint-Brieuc et de Tréguier, des abbés de Bégar et de Beauport, savoir : d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois molettes de même, 2 et 1, qui est PRIGENT ou PRÉGENT (n° 10) ; Jean Prigent, chancelier de Bretagne, évêque de Léon en 1436, fut transféré à Saint-Brieuc en 1450 et inhumé dans sa cathédrale en 1472. Ces armes sont également peintes dans la chapelle de droite et sculptées au pignon extérieur (n° 22). — D'argent au sautoir de gueules accompagné en flancs et en pointe de trois quintefeuilles, et en chef d'un annelet de même qui est Coëtquis (n° 9) ; Jean de Coëtquis, d'abord évêque de Rennes, fut transféré à Tréguier en 1453 ; il mourut en 1464 et fut également enterré dans sa cathédrale. — D'azur au cerf d'or qui est KERLEAU (n° 8) ; Vincent de Kerleau fut abbé de Bégar de 1443 à 1467, puis de Prières en 1467, chancelier de Bretagne puis enfin évêque de Léon de 1472 à 1476. — D'argent à deux bandes engrêlées de gueules et chargées de coquilles d'argent qui est HUET (n° 11) ; Pierre Huet fut abbé de Beauport de 1450 environ à 1472 ; ce fut lui qui, le premier, obtint le privilège de porter la mitre et la crosse et de donner la bénédiction pontificale dans toutes les églises relevant de l'abbaye. Dans les rangs inférieurs plusieurs écussons manquent ; parmi ceux qui sont conservés nous notons ceux-ci : d'argent à l'arbre arraché de simple, le fût chargé d'un greslier de sable lié de gueules (n° 12). Jusqu'ici on a attribué ce blason à. la famille Rougeart, de la paroisse de Plouhinec (Finistère), sans que rien ne justifiât la présence en Goëllo des armoiries d'une famille qui n'y était pas possessionnée ; d'autres personnes ont voulu y retrouver les Le Roux, seigneurs de Bourgogne et Fontaine-Bouché dans les paroisses de Lantic et de Plourhan, qui portaient d'argent au houx de sinople feuillé de trois pièces (n° 15) ; dans cette hypothèse il faudrait admettre que le greslier figure ici comme brisure, et que les armes primitives des Le Roux ont subi quelque modification. Je crois que le blason en question est celui de l'archidiacre de Goëllo dans la circonscription duquel se trouvait Lantic et qui ne pouvait manquer d'accompagner l'évêque de Saint-Brieuc. A la date où nous sommes, l'archidiaconé de Goëllo était tenu par Salomon MAHAULT, seigneur de Kerangouarc'h qui avait justement les armoiries ci-dessus décrites [Note : Anciens évêchés de Bretagne ; diocèse de Saint-Brieuc, t. I, p. 182]. Nous voyons encore de gueules à la croix d'or, vidée, dédiée et pommelée de même qui est BOTHEREL (n° 14) ; cette famille avait les fiefs de Perran, de Beauvoir et de la Fontaine-Saint-Père dans la paroisse de Plourhan. — D'or à six molettes de sable, trois, deux et un qui est GESLIN (n° 16). Les Geslin avaient plusieurs fiefs dans la paroisse de Lantic ; vers l'époque où fut exécutée la verrière de Notre-Dame de La Cour, Guillaume Geslin avait pour femme Marguerite Botherel [Note : Un écusson peint aux armes des Geslin se voit encore dans la vitre de l'église de Tréguidel. En 1645, le 1er mai, Jean du Boisgélin, conseiller au Parlement de Rennes, alors seigneur de Buhen, transigeait avec Jean Geslin, seigneur de l'Estoile, fils de François, seigneur de Trémargat. Ce dernier ayant été enseveli dans la chapelle Saint-Sébastien de Notre-Dame de La Cour, le seigneur de Buhen l'avait fait exhumer, et avait ordonné d'enlever quatre écus aux armes de Geslin avec alliances qui étaient dans la grande vitre. A la suite de la transaction il fut reconnu que les Geslin avaient le droit d'enfeu dans la chapelle Saint-Sébastien ; en outre qu'ils pouvaient y placer leurs armes ainsi que dans la grande vitre, mais au-dessous de celles de la maison de Buhen]. Aucun des blasons que nous venons d'examiner ne contredit la date de 1457-1458 que nous proposons. Il nous reste à chercher quelles étaient les armoiries qui, dans le principe, devaient figurer au troisième rang. Après le duc et la famille ducale ; avant les Coëtmen qui tenaient une place très-considérable dans cette partie du Goëllo à cause de la châtellenie de Landegonnet en Plourhan ; avant le clergé qui avait pris part à cette fondation, quel était le seigneur qui, en 1457, pouvait tenir cette place ? — Je ne vois que le sire de Pordic et le sire de La Roche-Suhart. Pordic, l'une des juveigneuries de Goëllo, passa par alliance, à la fin du XIIIème siècle, d'une branche cadette de la maison d'Avaugour aux La Jaille ; cette famille était représentée, en 1408, par Marguerite, fille de Yvon VII qui épousa Hardouin de La Porte, baron de Vézins, en Anjou. De cette union naquirent deux fils Jean et François et une fille Marie, épouse de François d'Aubigné. Jean de La Porte, seigneur de Pordic, laissa une fille unique de sa femme, Marie de Rieux, fille de Jean, seigneur de lieux et Rochefort, maréchal de France, et de Jeanne de Rochefort ; cette fille, nommée Béatrix, fut la première femme de Gilles Tournemine, seigneur de La Hunaudaye. Dans le sommaire des actes du Parlement de Bretagne de 1451, nous voyons à deux reprises le seigneur et la dame de La Hunaudaye plaider contre messire Hardi de La Porte [Note : Dom Morice, t. II, col. 1577 et 1580] ; il est probable que ce procès avait pris naissance au sujet de l'héritage du père de Béatrix. Gilles Tournemine conserva Pordic jusqu'à sa mort, en 1475 ; ce fut en 1477 seulement que François de La Porte, oncle de sa femme, présenta le minu de la terre de Pordic [Note : Lantic ne fut réuni à Pordic qu'en août 1580. A cette date le baron d'Avaugour, « tant pour la considération de ce que Jehan Le Porc de la Porte, seigneur et baron de Vézins, de Pordic et de La Jaille est venu et descendu de la maison d'Avaugour et pour autres causes à ce mouvant, baille en fief conventionnel audit Vezins les droits de seigneurie et autres à lui appartenant ès terre et paroisse de Lanitic et des bois et forêts de Buhen et de Lanvollon » (Annales des Côtes-du-Nord de 1866, article de M. S. Ropartz)] tombée en rachat au profit du duc de Bretagne. — En 1457-1458 les armes des seigneur et dame de Pordic étaient donc : écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE, et de gueules au croissant d'hermine, qui est LA PORTE. La Roche-Suhart était également une juveigneurie de Goëllo, s'étendant, sous le nom de comté de Plourhan, de Montafillant de Goëllo et de Chasteaubriand de Goëllo, sur un grand nombre de paroisses de ce grand fief ; depuis le XIIIème siècle il était, par suite d'alliance, dans la maison de Dinan. Bertrand de Dinan seigneur de la Roche-Suhart mourut le 20 mai 1444 ; n'ayant pas laissé de postérité, ses biens revenaient à sa nièce Françoise de Dinan, fille de son frère Jacques, grand bouteiller de France, décédé lui-même quelques semaines auparavant, le 30 avril. Tous deux étaient issus de Charles de Dinan et de Jeanne de Beaumanoir. — Françoise était fille de Bertrand et de Catherine de Rohan [Note : Elle était fille de Alain IX, vicomte de Rohan, et de Marguerite de Bretagne] qui épousa plus tard Jean d'Albret vicomte de Tartas, fils de Charles, comte de Dreux et d'Anne d'Armagnac. La Roche-Suhart étant restée à titre de douaire à Catherine de Rohan, ses armes placées dans la verrière auraient été de gueules à quatre fusées d'hermines en fasce accompagnées de six tourteaux de même, qui est DINAN, et parti de Dinan et de gueules à neuf macles d'or, trois, trois et trois qui est ROHAN. Je suis porté à penser que c'est plutôt la Roche-Suhart que Pordic qui figurait dans la verrière de Notre-Dame de la Cour, à cause de l'importance féodale du premier de ces fiefs. Ces deux écus, comme nous l'avons dit, ont été remplacés par deux autres blasons : l'un, d'or à trois jumelles de gueules qui est ROSMADEC GOUARLOT (n° 4) ; l'autre présente sous une couronne de marquis, deux écus accolés ; l'un de GESLIN, l'autre d'azur au léopard d'argent, armé et couronné d'or, accompagné de sept macles d'argent, qui est LA LANDE DE CALAN (n° 5). Les armes de Rosmadec furent substituées à celles de La Roche-Suhart, lorsque cette famille, au commencement du XVIIème siècle, eut à son tour la seigneurie de Lantic. Les armes de Geslin furent placées dans la verrière de Notre-Dame de La Cour dans le commencement du XIXème siècle. Dans la paroisse de Plourhan, sous la seigneurie de La Roche-Suhart, existait un lieu noble appelé Buhen ; c'était un fief singulièrement déchu et diminué ; la tradition voulait que Buhen ait été un partage de la maison d'Avaugour, et je ne serais pas éloigné de croire que les premiers seigneurs de Goëllo y aient eu un château. En effet, une charte donnée, en 1211, par Alain, fils du comte, en faveur de l'abbaye de Boquen, est ainsi datée : datum publice apud nemus de Buhen [Note : Anciens évêchés de Bretagne, t. III, p. 231]. A la fin du XIIIème siècle, Henri, seigneur de Goëllo et de Mayenne, donnant sa fille Jeanne en mariage à Geoffroi II, de Dinan, seigneur de Montafillant, lui constitua sa dot sur les paroisses de Plourhan et d'Etables qui furent plus tard désignées sous le nom de comté de Plourhan. C'est ainsi, très-probablement, que Buhen fut considéré longtemps après comme partage d'Avaugour. Buhen, vers 1427, est indiqué dans les Réformations comme appartenant à Jacques du Fou, en 1441 à Marie de Rufflay ; en 1513 nous y trouvons établi Christophe de Rosmadec Gouarlot ; il était d'une famille originaire de Cornouaille qu'il ne faut pas confondre avec les Rosmadec Molac. De 1513 à, la fin du XVIème siècle on vit se succéder à Buhen : Jean de Rosmadec, Yvon, son frère qui avait aussi la seigneurie de la Villetanno, Jean de Rosmadec et Jeanne Maillart, sa femme, Etienne, sénéchal de Ploërmel, conseiller aux Grands-Jours puis au Parlement sédentaire de Bretagne en 1554, mort en 1567 : de Jeanne du Hallay il laissa plusieurs enfants parmi lesquels Guillaume de Rosmadec dont nous parlerons bientôt ; Radégonde qui épousa, en 1582, Thibault de Boisgelin, seigneur de Pontrivilly. Citons encore Marguerite de Rosmadec qui, dans un aveu de la terre de Pordic et Lantic de 1551 avait une maison et un demi-journal de terre dans la clôture de la chapelle Notre-Dame de La Cour. Guillaume de Rosmadec employa la fortune considérable qui lui était advenue à devenir un grand propriétaire ; en 1584 il acheta la terre de Lantic à Marthe de La Porte, baronne de Vézins, veuve de Jean Le Porc, baron de Pordic et de Lantic, et devint ainsi fondateur et premier prééminencier de la chapelle dont nous nous occupons ; jusque-là le fief de Buhen avait relevé de Lantic. Pendant les guerres de la Ligue, Guillaume de Rosmadec tint le parti des politiques tout en faisant le possible pour ne pas être trop pillé par les Ligueurs. La paix faite, nous le retrouvons, en 1607, obtenant d'Henri IV l'érection en châtellenie de ses terres de Buhen et de Lantic, avec suppression de cette dernière dénomination. A ce moment il est qualifié vicomte de Mesneuf et de Saint-Didier, chambellan du roi et chevalier de l'ordre ; il était devenu un grand seigneur terrien, et dans les actes il ajoutait encore les qualifications de seigneur de la Villesollon [Note : La seigneurie de la Villesollon, relevant de Penthièvre, dans la paroisse de Plérin était, suivant les aveux, un partage de la Hunaudaye ; elle avait les dîmes de Roselier, des Bouexières, de la Ville-au-Fief ; le moulin des Bouexières dit du Maréchal de Bretagne ; la maison noble de la Ville-Gohel qui avait appartenu au comte de Montgommery. Il était dû à la seigneurie de la Villesollon des redevances en chapeaux de roses récentes et vermeilles à Noël, et en paires de gants à la Saint-Jean ; son propriétaire avait des prééminences dans l'église de Plérin, et à la collégiale de Saint-Guillaume à Saint-Brieuc, avec vitre et sépulture dans le choeur, du côté de l'Évangile, tombeau avec statue. — N'oublions pas que le recteur de Lantic devait au seigneur de Buhen, sans doute à cause de la seigneurie de Lantic, le jour de Saint-Étienne, une tourte de froment, qui se convertit en une soulle ; le seigneur la jetait au peuple à l'issue de la messe paroissiale pour être distribuée aux pauvres] et de de la Villetanou, et « commis du roi pour le service de Sa Majesté au pays armoricq de Gouello ». Une fenêtre placée du côté de l'épître, à Notre-Dame de La Cour, portent trois écussons qui se rattachent aux Rosmadec ; je suis convaincu qu'ils ont été placés là avant que l'acquisition de Lantic ait conféré à cette famille le rang de fondateur. Nous n'avons pu reconstituer la généalogie des ancêtres de Guillaume [Note : Les armes de Guillaume de Rosmadec, en bannière, sont sculptées sur son tombeau, avec le collier de Saint-Michel, et une couronne à l'antique (n° 16). L'inscription porte : Cy gist le corps de défunct messire Guillaume de Rosmadec, chevallier de l'ordre du roy, vicomte de Maineufs, Saint-Didier, chastelain terrien, gouverneur de Vitré, seigneur supérieur et fondateur de ceste église : décédé le V avril MDCVIII], ni par conséquent déterminer leurs alliances. Je ne puis donc que donner la description héraldique des blasons qui ont été récemment détruits par un incendie. 1. Rosmadec plein, en bannière (27) : nous constatons ici les prétentions des seigneurs de Buhen qui, avant les lettres d'Henri IV, se gratifiaient déjà de châtelains. — 2. Parti de Rosmadec et fascé nébulé d'or et d'argent au chef de gueules qui est peut-être PINARD (n° 19). — 3. Écartelé de Rosmadec et fascé d'azur et d'argent de six pièces (n° 21). — 4. Écartelé au 1er et 4ème fascé d'azur et d'argent de six pièces, et de gueules à la croix d'or (n° 24). Un autre vitrail a été offert par un personnage assez difficile à déterminer ; il représente un chevalier, jeune, à genoux, portant une cote armoriée d'or à la croix engreslée d'azur ; derrière lui son patron, armé, le casque en tête : le tout est encadré par une banderole enroulée portant la devise : PARLEZ POVEZ (n° 7 bis). Il semble que l'on doive reconnaître ici un La Feillée ; or, comme dans cette maison plusieurs membres portèrent le nom d'Olivier, il est permis de penser que le patron n'est autre que saint Olivier représenté en costume militaire sur plusieurs monuments ; c'est aussi l'opinion de mon savant, ami M. Pol de Courcy [Note : Le saint porte sur sa poitrine un écu d'argent à la croix de gueules qui fait penser à saint Georges : mais nous ne connaissons aucun La Feillée qui ait porté ce prénom. Un écu à la croix engreslée, avec alliance, est sculpté à Lanvollon sur un chapiteau de la maison dite hôtel de Kératry (n° 23)]. Ne quittons pas la nef sans noter un écu en cartouche, penché et écartelé de gueules à trois fleurs de lis d'or, et d'argent à l'aigle éployée de sable (n° 25). Les derniers quartiers sont aux armes des HENRY, seigneurs de La Villeguesseau, La Motte et La Grandville en Plourhan. — Deux clefs de voûte sculptées portent l'une parti de Bretagne et d'argent au chef de gueules qui est AVAUGOUR (n° 27) ; l'autre parti de France et de Bretagne (n° 26). Enfin une croix dressée sur le placître qui est devant la chapelle porte les écussons des deux derniers seigneurs de Buhen. Le premier, de Rosmadec plein (n° 18) ; le second, parti de Rosmadec, et écartelé au 1er et 4ème de gueules à la molette d'argent, au 2ème et 3ème d'azur plein, qui est BOISGELIN (n° 20). En résumé, le blason nous apprend que la chapelle Notre-Dame de La Cour a été édifiée dans les années 1457-1458, sous le duc Arthur III, avec le concours des prélats et des principaux seigneurs du Goëllo ; nous pouvons, compléter ainsi en partie l'inscription placée au bas de la grande verrière et qui, jadis, nous avait révélé les noms des artistes verriers auxquels on doit cette oeuvre remarquable : .... p. Olivier Lecoq et Jehn Le Levenan vitriers de Lantreguer et fut ladicte vitre faite de l'oblation et aumones …… — Attendons qu'un document d'archive nous fasse connaître le fait même qui motiva cette fondation [Note : A la fin du XVIème siècle et au commencement du XVIIème, Notre-Dame de La Cour était une collégiale composée d'un doyen et de six chanoines dont un chantre, un diacre et un sacriste] (Anatole de Barthelemy, 1878).

Lantic (Bretagne) : chapelle Notre-Dame-de-la-Cour.

 

Lantic (Bretagne) : porche de la chapelle Notre-Dame-de-la-Cour. Lantic (Bretagne) : grande verrière de la chapelle Notre-Dame-de-la-Cour.
     

Voir   Lantic (Bretagne) " Histoire de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Cour en Lantic ".

Voir   Lantic (Bretagne) " Les vitraux ou verrières de la chapelle de Notre-Dame de la Cour en Lantic ".

la chapelle Saint-Laurent de Bourgogne (XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire de la fin du XVIIIème siècle. Fermé pendant la Révolution, l’évêque en demandait la réouverture le 20 brumaire an XIII. Dans cette chapelle ont été enterrés M. et Mme de Geslin ;

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Michel. Elle avait été réédifiée en 1860 ; - la chapelle de la Trinité. Encore mentionnée en 1810 ; - la chapelle Saint-Ermel. Existante au XVIIIème siècle et dite alors Saint-Ermé. Son emplacement est actuellement dit Saint-Trémel ; - la chapelle Saint-Pabu. Le hameau porte le nom de Saint-Pabin ; - la chapelle Saint-Fiacre. Les aveux de Buhen mentionnent le couvent Saint-Fiacre des religieux ermites du tiers-ordre de Saint-François avec petite chapelle, il n’en reste plus traces (R. Couffon) ;

le calvaire du placitre de Notre-Dame de la Cour (XVIème siècle). Ce calvaire a été restauré en 2003 par l'entreprise Le Floch, de la Chapelle-Caro. Le Christ a été entièrement restauré ainsi qu'une partie du fût. Sur l'avant du calvaire, se trouve le Christ avec en dessous, les armes de la famille de Rosmadec et sur l'arrière la Sainte-Vierge avec les armes de la famille du Boisgelin ;

le château de Bourgogne (XVIIIème siècle). Propriété de Jacques Le Roux en 1513, de François Le Roux en 1536 et en 1543, de la famille Geslin de Bourgogne du XVIème au XIXème siècle. Le 16 mars 1795, le château est pillé par plusieurs soldats républicains ;

Lantic (Bretagne) : château de Bourgogne. 

la fontaine aux Moines. A noter qu'une ancienne léproserie est signalée au lieu-dit Les Maladries ;

le manoir de Buhen ;

la ferme de la Norain ;

3 moulins à eau : de Guernégan, de Doualan, de Culerette ;

A signaler aussi :

le menhir de la Ville-Méron (ou chaise de Saint-Gilles) ;

le dolmen de Pontanio (époque néolithique) ;

les vestiges d'un camp gaulois, situé au lieu-dit Le Rocher-Collet ;

l'enceinte circulaire de la Vieille-Cour (époque romaine) ;

la chaise de Saint-Gilles (époque néolithique), située à La Ville-Méron ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANTIC

La seigneurie de Lantic, haute justice avec piliers patibulaires à quatre poteaux, s'étendait dans les paroisses de Lantic, Plourhan, Pléguien, Lanvollon, Tréguidel, Plélo et Tressigneau. Outre de nombreuses rentes en froment et en monnaie elle avait la dîme de Richemond qu'elle partageait avec le prieur de Lehon et le recteur de Plourhan. Le fief du Valnéant lui devait à chaque Pentecôte une paire de gants blancs, à cause de Pontlo. Dans un aveu de 1580 de Marthe de La Porte, nous lisons : « Et le surplus des terres et domaine de ladite seigneurie de Lantic s'étend universellement en toute la paroisse de Lantic et en grande partie dans les paroisses de Plourhan et Tréguidel, y compris les maisons nobles du Pontlo, de Buhen, de Saint-Maudez, de Bourgogne, de la Ville-Gleyou, lesquelles sont tenues prochement de ladite seigneurie de Lantic à foi, hommage, obéissance de fief … Item est du domaine ancien de ladite seigneurie de Lantic un cours de dixme appelé la dixme de Buhen dans la paroisse de Plourhan et ès environs, joignant d'une part aux bois de Buhen, d'autre aux ruisseaux de la Motte, .. » etc. (Archives des Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor).

La seigneurie de Buhen s'étendait dans les paroisses de Plourhan, Lantic, Etables, Pordic, Trégomeur, Plouvara, Lanvollon et Plouha ; les fiefs de La Bassecourt, la Ville-Hellou et Tourguigné en relevaient. Outre le château construit par Guillaume de Rosmadec, et ruiné pendant les guerres de la Ligue, la seigneurie de Buhen avait les moulins à eau de l'Étang-Jouan, Rolland, du Ponthou, de Saint-Gilles et le moulin à vent de Plourhan ; elle avait aussi le patronage des religieux ermites du tiers-ordre de Saint-François du couvent de Saint-Fiacre dans la forêt de Buhen ; plus celui de la chapelle Saint-Maudez-des-Bois où se tenait une foire annuelle à la Pentecôte. Buhen, primitivement n'avait pas la haute justice, mais seulement « certain particulier et ancien pouvoir de punir les mallefaiteurs sans toutesfois l'extermination de vye que vulgairement on appelloit la grüe qui estoit un angin de fer en forme de pilory ». — La justice patibulaire de la seigneurie de Lantic, qui devint la justice de Buhen, était au lieu de Mal-Abri en vue du chemin de Saint-Brieuc à Guingamp, du chemin de Tréguier et des navigateurs.

Guillaume de Rosmadec, Vicomte de Mayneuf ou Meneuf, né vers 1540, est seigneur de Buhen (par succession vers 1568) et de Lantic (par achat du 31 décembre 1584), et gouverneur de Vitré (en 1573). Il meurt à Saint-Brieuc le 5 avril 1608. La seigneurie de Buhen avait une haute justice qui s'exerçait à Notre-Dame de la Cour. En 1632, le château de Buhen, maison seigneuriale de Lantic, fut érigée en châtellenie en faveur de N. de Rosmadec, vicomte de Meneuf. Le château n'existe plus. C'était en 1590 une place fortifiée qui tenait pour le roi, et que brûlèrent à cette époque les troupes de Mercoeur. La terre était passée entre les mains du marquis de Cucé vers la fin du XVIIIème siècle.

Les terres nobles étaient, après la seigneurie de Buhen, Belair, qui, en 1440, appartenait à Hervé de Keranguen. Le manoir de Noescarre appartient, en 1500, à Alain de Kergouest, seigneur de la Houssaye.

Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés à Lantic les nobles suivants : Geffroy Gallais, Guillaume Gallais, Guillaume Le Veys, Guillaume Le Roux, Etienne Gelin, Guillot Gelin, Guillaume du Rufflay, Guillaume Pridou, Guillot Gallais, Jean Pridou, Alain du Rufflay et Jean du Rufflay.

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées à Lantic les maisons nobles suivantes : Les Landes (à Jehan Rolland), Lanoret (à Olivier Conan et son épouse Catherine L'Evesque), Bourgogne (à François Le Roux), La Ville-aux-Fèves (à Jehan Gelin), Fontaines-Bouches ou Fontaines Bouches (à Morice Le Roux), autre Fontaine-Blanche ou Fontaine Bouche (à Olivier Le Roux), La Ville-Hello (à Jehan Gelin), Le Bosq (à Jehan de Rosmadec), Saint-Pabin et Les Génétais (à Etienne d'Avaugour, sieur du Bois-de-la-Salle).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 21 nobles de Lantic :

Thomas BOTEREL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan CONNEN (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan ESPIVEN (6 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume GALAES (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan GALAES (2 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ;

Selvestre GALAES (6 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan GELIN (100 livres de revenu) : défaillant ;

Louis GELIN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre GELIN (3 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre GELIN (15 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ;

Alain KERGAUST (2 livres de revenu) ;

Jehan LE ROUX (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Aliette LE VEER (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehanne LE VEER (6 livres de revenu) : défaillant ;

Jehanne PHILIPPES (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques PRIDO (2 livres de revenu) ;

Estienne REGNAUST (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan REGNAUST (2 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques ROLLAND (60 livres de revenu) : défaillant ;

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