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La commune de Lantic ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANTIC
Lantic vient du breton « lann » (ermitage) et de la rivière Ic.
Lantic est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plourhan. Lannidic est cité en 1198 dans une charte de l'abbaye de Saint-Rion (ou Saint-Riom). La paroisse de Lantic (Lannitich) est mentionnée en 1233, à l'occasion de la donation par la famille Beledent de la terre de Bourgogne (Borgoigne en 1233 et villa dicitur Borguein en 1266) à l'abbaye de Beauport (Anc. év. III, 12, 97, 173). Certains lieux-dits tels que Le Cloître et La Fontaîne aux Moines semblent rappeler la présence des moines. C'est dans l'enceinte circulaire de La Vieille-Cour que se serait trouvé l'emplacement du premier sanctuaire, appelé Vieux-Notre-Dame, où les seigneurs rendent la justice au Moyen Age.
Par lettres-patentes de mai 1607, Henri IV réunit les terres de Buhen et Lantic, supprimant la seigneurie de Lantic et érigeant celle de Buhen en Châtellenie en faveur de Guillaume de Rosmadec, vicomte de Mayneuf.
L'ancienne paroisse de Lantic avait Saint-Brieuc pour évêché, pour subdélégation et pour ressort. La cure était à l'alternative. Lantic est érigée en commune en 1790 et accrue en 1951 au dépens de Plourhan des villages de la Ville-Nizan, la Ville-Gleyo et du Petit Saint-Maudez (arrêté préfectoral du 28 mars 1951).
On rencontre les appellations suivantes : Lannidic (en 1198), Par. de Lannitich (en 1233), Lannitic (en 1266), Lanitic (en 1369), Lannitic (en 1428, en 1437, en 1464), Lannetic (en 1477), Lannitic (en 1480, en 1513), Lanedic (en 1537), Lennitic (en 1543), Landic (en 1607), Lantic (en 1607, en 1669).
Note 1 : le château de Buhen est brûlé le 30 novembre 1590 et en 1594 pendant les guerres de la Ligue.
Note
2 : la commune de Lantic est formée des villages : Saint-Trémel, les
Bouillons, Saint-Pabin, Trevènes (ou Trévenais), la Ville-Meron, Sous-la-Ville,
Champ-du-Mur, Bel-Air, la Fontaine-aux-Moines, Bourgogne, les Landes, la
Rafoterie, Puits-Bahu, le Pontario, le Bosq, Saint-Laurent, la Ville-Goury, la
Ville-au-Fèvre, la Fontaine-de-Trémargat, la Croix-Beauzo, les Haliers.
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PATRIMOINE de LANTIC
l'église Saint-Oswald (1675). Saint Oswald ou Osuald est un ancien prince anglo-saxon du VIIème siècle. Les bas-côtés de l'édifice datent de 1808 (avec réemploi d'une porte datée du XVème siècle). La tour date de 1846. Dans le cimetière, on remarquait jadis les tombeaux en granit de plusieurs seigneurs de la maison de Rosmadec, à laquelle appartenait autrefois la châtellenie de Buhen-Lantic ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Cour (entre 1450 et 1460), construite grâces aux dons des ducs Pierre II, François Ier et François II (confirmés par les armes présentes dans les clefs de voûte et au sommet de la maîtresse-vitre). Elle était entourée autrefois de douves. Le choeur et la chapelle en aile au sud sont édifiés entre 1450 et 1460. La nef et le collatéral sud ne sont réalisés qu'au début du XVIème siècle. Le seigneur de Buhen-Lantic y rendait sa haute justice. La chapelle est reconstruite, en même temps que la tour, entre 1765 et 1771, sous la direction de Jacques Costard. Le clocher et le pignon Ouest sont reconstruits au XVIIIème siècle (entre 1774 et 1777). L'actuel clocher date de 1898. Le 19 février 1899 est inauguré le clocher neuf. Cette chapelle est collégiale en 1585-1616. Elle contient deux verrières du XVème siècle (vers 1464) ainsi que le tombeau ou gisant de Guillaume de Rosmadec (né vers 1540, ancien gouverneur de Vitré, décédé à Saint-Brieuc le 5 avril 1608 et inhumé le 7 avril 1608) attribué au sculpteur morlaisien Roland Doré. La maîtresse-vitre (vers 1463) est signée d'Olivier Le Coq et Jehan Le Lavenant (maîtres verriers de Tréguier) : elle évoque en dix-huit panneaux la vie de la Vierge Marie et renferme quatorze écussons armoriés. Le 30 avril 1874, un incendie se déclare à Notre-Dame de la Cour et détruit la nef de la chapelle (Arch. des Côtes d'Armor, V 1650). La chapelle abrite une Pietà (XVIème siècle) et une statue de saint Guillaume (XVIème siècle). On y trouve un ex-voto (huile sur toile) qui date du XIXème siècle : cet ex-voto représente la Vierge sauvant du naufrage un navire (il s'agit du "La Perle", pris dans une tempête le 27 mai 1836) ; | |
la chapelle Saint-Laurent de Bourgogne (XVIIIème siècle). Dans cette chapelle ont été enterrés M. et Mme de Geslin ; | |
le calvaire du placitre de Notre-Dame de la Cour (XVIème siècle). Ce calvaire a été restauré en 2003 par l'entreprise Le Floch, de la Chapelle-Caro. Le Christ a été entièrement restauré ainsi qu'une partie du fût. Sur l'avant du calvaire, se trouve le Christ avec en dessous, les armes de la famille de Rosmadec et sur l'arrière la Sainte-Vierge avec les armes de la famille du Boisgelin ; | |
le château de Bourgogne (XVIIIème siècle). Propriété de Jacques Le Roux en 1513, de François Le Roux en 1536 et en 1543, de la famille Geslin de Bourgogne du XVIème au XIXème siècle. Le 16 mars 1795, le château est pillé par plusieurs soldats républicains ; | |
la fontaine aux Moines. A noter qu'une ancienne léproserie est signalée au lieu-dit Les Maladries ; | |
le manoir de Buhen ; | |
la ferme de la Norain ; | |
3 moulins à eau : de Guernégan, de Doualan, de Culerette ; |
A signaler aussi :
le menhir de la Ville-Méron (ou chaise de Saint-Gilles) ; | |
le dolmen de Pontanio (époque néolithique) ; | |
les vestiges d'un camp gaulois, situé au lieu-dit Le Rocher-Collet ; | |
l'enceinte circulaire de la Vieille-Cour (époque romaine) ; | |
la chaise de Saint-Gilles (époque néolithique), située à La Ville-Méron ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANTIC
Guillaume de Rosmadec, Vicomte de Mayneuf ou Meneuf, né vers 1540, est seigneur de Buhen (par succession vers 1568) et de Lantic (par achat du 31 décembre 1584), et gouverneur de Vitré (en 1573). Il meurt à Saint-Brieuc le 5 avril 1608. La seigneurie de Buhen avait une haute justice qui s'exerçait à Notre-Dame de la Cour. En 1632, le château de Buhen, maison seigneuriale de Lantic, fut érigée en châtellenie en faveur de N. de Rosmadec, vicomte de Meneuf. Le château n'existe plus. C'était en 1590 une place fortifiée qui tenait pour le roi, et que brûlèrent à cette époque les troupes de Mercoeur. La terre était passée entre les mains du marquis de Cucé vers la fin du XVIIIème siècle.
Les terres nobles étaient, après la seigneurie de Buhen, Belair, qui, en 1440, appartenait à Hervé de Keranguen. Le manoir de Noescarre appartient, en 1500, à Alain de Kergouest, seigneur de la Houssaye.
Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés à Lantic les nobles suivants : Geffroy Gallais, Guillaume Gallais, Guillaume Le Veys, Guillaume Le Roux, Etienne Gelin, Guillot Gelin, Guillaume du Rufflay, Guillaume Pridou, Guillot Gallais, Jean Pridou, Alain du Rufflay et Jean du Rufflay.
Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées à Lantic les maisons nobles suivantes : Les Landes (à Jehan Rolland), Lanoret (à Olivier Conan et son épouse Catherine L'Evesque), Bourgogne (à François Le Roux), La Ville-aux-Fèves (à Jehan Gelin), Fontaines-Bouches ou Fontaines Bouches (à Morice Le Roux), autre Fontaine-Blanche ou Fontaine Bouche (à Olivier Le Roux), La Ville-Hello (à Jehan Gelin), Le Bosq (à Jehan de Rosmadec), Saint-Pabin et Les Génétais (à Etienne d'Avaugour, sieur du Bois-de-la-Salle).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 21 nobles de Lantic :
Thomas BOTEREL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan CONNEN (20 livres de revenu) : défaillant ; |
Jehan DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre DU RUFFLAY (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan ESPIVEN (6 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume GALAES (10 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Jehan GALAES (2 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Selvestre GALAES (6 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Jehan GELIN (100 livres de revenu) : défaillant ; | |
Louis GELIN (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre GELIN (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre GELIN (15 livres de revenu) : comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Alain KERGAUST (2 livres de revenu) ; | |
Jehan LE ROUX (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Aliette LE VEER (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehanne LE VEER (6 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehanne PHILIPPES (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jacques PRIDO (2 livres de revenu) ; | |
Estienne REGNAUST (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan REGNAUST (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jacques ROLLAND (60 livres de revenu) : défaillant ; |
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