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LANOUEE |
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La commune de Lanouée ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANOUEE
Lanouée vient de « lan » (ermitage) et de « noez » (nu) ou de "Noues", nom d'un ermite.
C'était autrefois une région forestière avec un ermitage. La paroisse est citée dès 820 dans le cartulaire de Redon : in plebe nuncupante Lanoes. En 1221, Geoffroi Ier de Rohan reçoit le droit de mettre cent porcs et cent boeufs dans la forêt.
Il semble que Lanouée, ancien siège du doyenné de Lanouée, est englobait primitivement les territoires actuels de Lanouée (avec Pommeleuc), des Forges, de La Grée-Saint-Laurent et de Josselin (en ce qui concerne les territoires de Saint-Martin et de Notre-Dame du Roncier).
A la Révolution, Pommeleuc, trève est absorbée par Lanouée. Les Forges est détaché de Lanouée en 1883.
L'histoire de Lanouée est liée à celle de la famille des Rohan. Lanouée est devenu le siège d'importantes forges en 1756. En 1790, Lanouée est chef-lieu de canton jusquen 1801, puis devient une simple commune rattachée au canton de Josselin.
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PATRIMOINE de LANOUEE
l'église Saint-Pierre (XIIème et XVème siècles), dédiée à saint Pierre-ès-Liens et restaurée au XIXème siècle. Quelques vestiges d'un édifice primitif du XIIème siècle semblent subsistés dans le mur Sud de la nef à contreforts plats. Le clocher ajouré qui s'élève sur le porche occidental a été presque entièrement refait en 1720 ou 1757. Dans l'église, on trouve trois retables en bois du XVIIème siècle et une grille de choeur en fer forgé d'une belle facture (XVIIIème siècle) attribuée, semble-t-il, à Eustache Roussin (originaire de Josselin). Le retable du transept Sud (XVIIème siècle) représente des scènes de la Sainte Famille : on y trouve une Vierge à l'Enfant (Notre-Dame de Toute Aide), sainte Barbe et saint Joachim ; | |
la chapelle Saint-Mélec (XVIIème et XVIIIème siècles), située au village de Pomeleuc ou Pommeleuc (autrefois appelé Pont-Meleuc). Cette chapelle était jadis le siège d'une paroisse (jusqu'en 1791) dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés qui y délègue un religieux comme recteur. La chapelle a certainement été édifiée à l'emplacement d'un ancien établissement des Templiers ou Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les responsables successifs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont : Nicolas Seguin (en 1395), Nicolas Poitevin (en 1427), Jehan d'Eschelles (en 1497), André Desmier (en 1512), François de Pontville (en 1582), François de Lesmeleuc (de 1598 à 1604), François de Soulange (de 1766-1789). Les petites fenêtres en plein cintre et de hauts contreforts plats et peu saillants dénotent une construction romane. La chapelle, actuellement en forme de croix latine, a été restaurée en 1639 et profondément modifiée. La nef et le choeur ont été reconstruits au XVIIème siècle. La sacristie est datée 1664. Le transept date des années 1716-1718. Elle abrite des fonts baptismaux et de vieilles statues en bois, ainsi que trois tableaux du XVIIIème siècle. On y trouve un ossuaire. A signaler, une Vierge du Calvaire en provenance d'un groupe sculpté, et un bras reliquaire (abritant une relique de saint Mélec), en étain et bois, daté de la fin du XIVème siècle ou du début du XVème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Hubert (1756), située jadis au bourg de Lanouée et de forme rectangulaire ; | |
la croix du cimetière (XVI-XVIIème siècle). La scène représenté est celle de saint Grégoire qui rachète les âmes du purgatoire ; | |
le manoir des Aulnais (XVII-XVIIIème siècle). Siège d'une seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Keradreux (ou Kerardreux ou Caradreux), Lantivy, Le Mintier. Le manoir possédait jadis une chapelle privée, datée du XVIIème siècle et dédiée à Notre-Dame ; | |
le manoir de la Tertraie ou La Tertrée (XVIIème siècle). Siège de la seigneurie de la Tertraie qui possédait autrefois un droit de moyenne justice et qui appartient successivement aux familles Boteuc, Bot des Timbreux et La Landelle. On y trouve une chapelle privée ; | |
le manoir de Quelneuf ou Quelenneuc (XVème et XVIème siècles). Siège d'une seigneurie qui possédait autrefois un droit de moyenne et basse justice. Propriété successive des familles Guitté (en 1410), Tiercent (en 1780) et Pocard. Ce manoir a été brûlé pendant la Révolution, puis restauré au XIXème siècle ; | |
la maison de Coudray (1630). Il sagit certainement dun ancien presbytère ; | |
les moulins à vent des Fouillets, de Trénédo, de la Tertrée et les moulins à eau de Secouet, de Brelin, de Trénédo, de la Tertrée, Neuf, Cadoret,... |
A signaler aussi :
les vestiges de la voie romaine Vannes - Corseul ; | |
l'ancien château de la Nouée (XIème siècle). Ce château existait dès 1096 (voir "Histoire de Bretagne" de Dom Morice). Propriété successive d'Alain (arrière petit-fils de Guethenoc), troisième fils du vicomte Eudon Ier de Porhoët et d'Anne de Léon (vers 1110), puis d'Alain Ier de Rohan (en 1120), et de Raoul de Fougères (en 1231) suite à la mort d'Eudon III de Porhoët. Le château a aujourd'hui complètement disparu ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANOUEE
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Lanouée :
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Guillaume DE BOGAT de Trevan (60 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Allain de KARADREUX de Neuvilette (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
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Jehan DU BOESJAGU de Camper (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jehan GUILLOT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; |
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