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LANOUEE

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La commune de Lanouée (bzh.gif (80 octets) Lannoez) fait partie du canton de Josselin. Lanouée dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANOUEE 

Lanouée vient de « lan » (ermitage) et de « noez » (nu) ou de "Noues", nom d'un ermite.

C'était autrefois une région forestière avec un ermitage. La paroisse est citée dès 820 dans le cartulaire de Redon : in plebe nuncupante Lanoes. En 1221, Geoffroi Ier de Rohan reçoit le droit de mettre cent porcs et cent boeufs dans la forêt.

Il semble que Lanouée, ancien siège du doyenné de Lanouée, est englobait primitivement les territoires actuels de Lanouée (avec Pommeleuc), des Forges, de La Grée-Saint-Laurent et de Josselin (en ce qui concerne les territoires de Saint-Martin et de Notre-Dame du Roncier).

A la Révolution, Pommeleuc, trève est absorbée par Lanouée. Les Forges est détaché de Lanouée en 1883.

L'histoire de Lanouée est liée à celle de la famille des Rohan. Lanouée est devenu le siège d'importantes forges en 1756. En 1790, Lanouée est chef-lieu de canton jusqu’en 1801, puis devient une simple commune rattachée au canton de Josselin.

Note : Le nom de cette paroisse se trouve écrit : Lanoès en 820, Lannois en 1082, Lannoez en 1239, etc., toujours en un seul mot ; c'est une fantaisie grammaticale d'écrire La Nouée en deux mots. Ce nom semble venir de Lan, territoire, et de Noez, nu, à moins qu'il ne s'agisse d'un nom propre. Lanouée est limitée naturellement de trois côtés par le Ninian, le ruisseau de Plumieux, le Lié et l'Oust. Son territoire est borné au nord par Plumieux, à l'ouest par Bréhan et Pleugriffet, au sud par Guégon, Josselin et la Croix, à l'est par La Grée-Saint-Laurent et Mohon. Sa superficie est de 9625 hectares, dont 3151 sont occupés par la forêt de Lanouée, le reste par des landes, des champs, des prairies, etc... Après Languidic, c'est la paroisse la plus étendue du diocèse ; le village du Bolay, près de la Trinité, est à onze kilomètres du bourg. En 1891, sa population est de 3357 habitants. Le bourg, au centre de la paroisse, est à 7 kilomètres de Josselin, à 19 de Ploërmel, et à 48 de Vannes. Les Celtes ont laissé sur ce territoire quelques traces de leur passage. Au sud-ouest du bourg, dans un bois voisin de Quelneuf, se trouve un tumulus assez élevé, qui a été fouillé, et dans lequel on a trouvé, dit-on, des fragments de vases de terre. La voie romaine de Vannes à Corseul traverse ce pays du sud au nord, en passant à Pont-Meleuc et au village du Pas-ès-Biches. — A peu de distance au sud de ce village, dans l'une des coupes de la forêt, se trouvent les vestiges d'un poste retranché, destiné sans doute à protéger la voie, et ayant une étendue d'environ 50 ares. — Un autre camp se voit sur les bords de la petite rivière du Lié, auprès du village de la Bodinaie : c'est une enceinte circulaire, qui a 107 mètres de diamètre. — On a signalé aussi la présence de quelques briques romaines à Quelneuf. Lanouée faisait partie de la vaste région centrale et boisée appelée au IXème siècle le Pou-tré-coet, pagus trans sylvam, et plus tard le Porhoët. C'était déjà, et depuis longtemps, le siège d'une paroisse, dont l'antiquité se devine par l'étendue du territoire et le patronage de saint Pierre. Dès 820, on voit un certain Loiesbritou acheter la moitié d'une propriété, située dans la paroisse de Lanoès, et quinze ans plus tard, le fils de l'acquéreur donner à l'abbaye de Redon cette moitié de propriété avec un Evangile couvert d'or et d'argent. (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 127, 128). En 848, le diocèse d'Aleth ou de Saint-Malo ayant été définitivement séparé de celui de Dol, Lanouée lui resta attachée ; et quand on organisa les subdivisions diocésaines, Lanouée fut érigée en doyenné et comprit dans sa circonscription : Brignac, la Croix-Helléan, Guillac et Montertelot, Gomené, Guilliers, Josselin, Loyat et Gourhel, Ménéac et Evriguet, Merdrignac, Mohon et la Grée, Pont-Meleuc, Taupont, La Trinité. Lanouée faisait aussi partie de la grande seigneurie de Porhoet, dont le siège principal fut transporté à Josselin vers 1025. Une trentaine d'années plus tard, on voit le vicomte Josselin Ier donner aux moines de Redon une série de propriétés, situées dans diverses paroisses de son fief, et dans Lanouée en particulier les terres de Fossat et de Criat (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 242). « La paroisse de la Nouée, dit Ogée, I, 454, fut fondée, en l'an 1125, par Alain Ier du nom, vicomte de Rohan, qui donna une terre située dans son fief, pour y construire une église et un bourg ». Dans ces quelques lignes, il y a deux erreurs résultant d'une confusion : la paroisse de Lanouée n'a pas été fondée en 1125, puisqu'elle existait plusieurs siècles auparavant ; elle n'a pas été taillée dans le fief de Rohan, puisqu'elle faisait partie de celui de Porhoet, qui en était alors distinct ; mais tout s'explique quand on applique la phrase d'Ogée à Castel-Noec, aujourd'hui Castennec en Bieuzy. En 1132, Rosellus, fils de Giroard de Lanvaux, contesta aux moines de Saint-Martin de Josselin le don que son père et son oncle leur avaient fait de terres situées à Garniguel en Lanouée. Les religieux lui présentèrent l'acte de donation et des témoins encore survivants. Toutefois, comme ce n'était qu'un gage donné aux moines, Rosellus réussit à dégager cette propriété, et la transmit à ses descendants, qui eurent encore à la défendre en 1225. Les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem eurent aussi un établissement dans la paroisse de Lanouée ; il était situé sur les bords de l'Oust, en un lieu appelé Pont-Meleuc ou Pommeleuc. La charte du duc Conan IV, en 1160, n'en fait aucune mention, soit parce qu'il était peu important, soit parce qu'il n'existait pas encore (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de LANOUEE

l'église Saint-Pierre (XIIème et XVème siècles), dédiée à saint Pierre-ès-Liens et restaurée au XIXème siècle. Quelques vestiges d'un édifice primitif du XIIème siècle semblent subsistés dans le mur Sud de la nef à contreforts plats. Le clocher ajouré qui s'élève sur le porche occidental a été presque entièrement refait en 1720 ou 1757. Dans l'église, on trouve trois retables en bois du XVIIème siècle et une grille de choeur en fer forgé d'une belle facture (XVIIIème siècle) attribuée, semble-t-il, à Eustache Roussin (originaire de Josselin). Le retable du transept Sud (XVIIème siècle) représente des scènes de la Sainte Famille : on y trouve une Vierge à l'Enfant (Notre-Dame de Toute Aide), sainte Barbe et saint Joachim ;

Nota : L'église paroissiale de Lanouée était nécessairement, à l'origine, de style roman. Elle dut subir, pendant la période ogivale, un renouvellement total ou partiel , dont il ne reste plus de traces. L'édifice actuel, dédié à Saint-Pierre-ès-Liens, n'offre rien d'intéressant. Mais depuis un an on y a fait de sérieuses réparations ; toute la nef du côté du nord a été remise à neuf, et bientôt le badigeonnage aura disparu du reste de l'édifice. L'église possède des reliques insignes : le chef de saint Célestin, et celui de saint Gaudence, martyrs, avec les authentiques et l'approbation de Mgr de Bausset du 6 juin 1811. Les chapelles publiques sont : — 1. Saint-Hubert, au bourg ; cette chapelle fut bénite le 10 avril 1756, en même temps que la cloche qui lui était destinée. — 2. Saint-Meleuc, à Pommeleuc, siège d'une trève puis d'une petite paroisse, qui a subsisté jusqu'en 1791. L'abbé de Saint-Jean-des-Prés en était le patron, et il présentait à l'évêque de Saint-Malo, pour la desservir, un de ses religieux, qui prenait, suivant l'usage, le titre de prieur recteur. La chapelle est en forme de croix latine, et en appareil irrégulier ; on y remarque, malgré plusieurs retouches modernes, quelques fenêtres romanes à plein cintre. On y conserve le Saint-Sacrement en souvenir du passé, comme dans l'église paroissiale. — 3. Notre-Dame-Auxiliatrice, au village des Forges, à l'extrémité occidentale de la paroisse. Cette chapelle a été bâtie vers 1750, peu après l'établissement des forges, dues à Louis-Marie de Rohan-Chabot. Elle subsiste encore en 1891, et elle sert alors de centre religieux à tout le quartier environnant, qui a été érigé, non en paroisse, mais en commune par une loi de 1883. Le village de Saint-Léno semble garder dans son nom le souvenir d'une ancienne chapelle, qui m'existe plus. Il y avait des chapelles privées aux Aulnais, au Camper, à la Tertrée. En 1730, le doyen de Lanouée avait un revenu net de 737 livres, et le recteur de Pommeleuc un de 319 livres. En 1790, Lanouée fut érigée en commune et même en chef-lieu de canton, du district de Josselin et du département du Morbihan. Pommeleuc lui fut uni ; La Grée, Helléan et la Croix formèrent sa circonscription cantonale. En 1791, le doyen, M. Denoual, ses deux vicaires et le recteur de Pommeleuc, M. Nouvel, refusèrent de prêter le serment schismatique, et durent bientôt se cacher et émigrer en Angleterre. M. Launay, vicaire, mourut dans la forêt, en revenant d'administrer un malade, et une croix a longtemps marqué la place de sa tombe. M. Pierre Le Verger, chapelain des Forges, arrêté par les bleus, fut conduit à Vannes et guillotiné le 22 mars 1796. Pendant la révolution, on y vendit une prairie et deux champs appartenant à la cure, le moulin à eau de Rouvray, dépendant du prieuré de Saint-Martin, et trois métairies appartenant au Mont-Cassin, aux Carmes et aux Ursulines de Josselin. En 1800, à la suppression des districts, Lanouée passa dans l'arrondissement de Ploërmel, et en 1801, au remaniement des cantons, son titre fut supprimé et Josselin devint son chef-lieu. En même temps, en vertu du Concordat, ce territoire fut canoniquement annexé au nouveau diocèse de Vannes, et érigé de nouveau en paroisse en 1802 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Mélec (XVIIème et XVIIIème siècles), située au village de Pomeleuc ou Pommeleuc (autrefois appelé Pont-Meleuc). Cette chapelle était jadis le siège d'une paroisse (jusqu'en 1791) dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés qui y délègue un religieux comme recteur. La chapelle a certainement été édifiée à l'emplacement d'un ancien établissement des Templiers ou Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les responsables successifs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont : Nicolas Seguin (en 1395), Nicolas Poitevin (en 1427), Jehan d'Eschelles (en 1497), André Desmier (en 1512), François de Pontville (en 1582), François de Lesmeleuc (de 1598 à 1604), François de Soulange (de 1766-1789). Les petites fenêtres en plein cintre et de hauts contreforts plats et peu saillants dénotent une construction romane. La chapelle, actuellement en forme de croix latine, a été restaurée en 1639 et profondément modifiée. La nef et le choeur ont été reconstruits au XVIIème siècle. La sacristie est datée 1664. Le transept date des années 1716-1718. Elle abrite des fonts baptismaux et de vieilles statues en bois, ainsi que trois tableaux du XVIIIème siècle. On y trouve un ossuaire. A signaler, une Vierge du Calvaire en provenance d'un groupe sculpté, et un bras reliquaire (abritant une relique de saint Mélec), en étain et bois, daté de la fin du XIVème siècle ou du début du XVème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Hubert (1756), située jadis au bourg de Lanouée et de forme rectangulaire ;

la croix du cimetière (XVI-XVIIème siècle). La scène représenté est celle de saint Grégoire qui rachète les âmes du purgatoire ;

le manoir des Aulnais (XVII-XVIIIème siècle). Siège d'une seigneurie ayant appartenu successivement aux familles Keradreux (ou Kerardreux ou Caradreux), Lantivy, Le Mintier. Le manoir possédait jadis une chapelle privée, datée du XVIIème siècle et dédiée à Notre-Dame ;

le manoir de la Tertraie ou La Tertrée (XVIIème siècle). Siège de la seigneurie de la Tertraie qui possédait autrefois un droit de moyenne justice et qui appartient successivement aux familles Boteuc, Bot des Timbreux et La Landelle. On y trouve une chapelle privée ;

le manoir de Quelneuf ou Quelenneuc (XVème et XVIème siècles). Siège d'une seigneurie qui possédait autrefois un droit de moyenne et basse justice. Propriété successive des familles Guitté (en 1410), Tiercent (en 1780) et Pocard. Ce manoir a été brûlé pendant la Révolution, puis restauré au XIXème siècle ;

la maison de Coudray (1630). Il s’agit certainement d’un ancien presbytère ;

les moulins à vent des Fouillets, de Trénédo, de la Tertrée et les moulins à eau de Secouet, de Brelin, de Trénédo, de la Tertrée, Neuf, Cadoret,... 

A signaler aussi :

les vestiges de la voie romaine Vannes - Corseul ;

l'ancien château de la Nouée (XIème siècle). Ce château existait dès 1096 (voir "Histoire de Bretagne" de Dom Morice). Propriété successive d'Alain (arrière petit-fils de Guethenoc), troisième fils du vicomte Eudon Ier de Porhoët et d'Anne de Léon (vers 1110), puis d'Alain Ier de Rohan (en 1120), et de Raoul de Fougères (en 1231) suite à la mort d'Eudon III de Porhoët. Le château a aujourd'hui complètement disparu ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANOUEE

Au point de vue féodal, Lanouée appartenait, comme on l'a vu, à la seigneurie de Porhoët, qui passa en 1407 à la famille de Rohan. Les seigneuries particulières étaient :

1°  Les Aulnais, vers l'est, aux Penguily, aux Caradreux (ou Keradreux), aux Lentivy (ou Lantivy), et aux Le Mintier.

LES AULNAYS. Seigneurie en la paroisse de Lanouée, évêché de Vannes, d'abord aux Penguily, puis aux Keradreux. Venue aux Lantivy par le mariage de Louis-François de Lantivy avec Florimonde de Keradreux, le 6 avril 1655, elle a passé aux de Rougé par le mariage de Florimonde-Renée de Lantivy avec Jean-Gilles de Rougé, le 23 février 1705, et a ensuite appartenu aux Le Mintier. 

2°  Bocneuf-la-rivière, sur l'Oust.

3°  Bodinais, à l'ouest.

4°  Bogat, près du bourg, aux Guénec.

5°  Brantry, au sud, aux Coeteven en 1410.

6°  Camper, aux Rymo, puis aux Nourquer.

7°  Couessoux, au sud-ouest.

8°  Garniguel, auprès du bourg, aux Lanvaux, aux Moro, aux Lys.

9°  Le Pas-aux-biches, au delà de la forêt.

10° Quelneuf, au sud-ouest, manoir ogival, à Jean Guitté en 1410, à M. de Tiercent en 1780, moyenne et basse justice.

11° Quéloy, au nord.

12° La Salle, à l'ouest.

13° La Tertrée, au sud-ouest, moyenne et basse justice, aux Boteuc, aux du Bot des Timbrieux, aux La Landelle.

14° Tréveran, au sud, aux Guénec.

15°  La Ville-Caro, au sud également.

(de Joseph-Marie Le Mené).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Lanouée :

Guillaume DE BOGAT de Trevan (60 livres de revenu) : défaillant ;

Allain de KARADREUX de Neuvilette (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan DU BOESJAGU de Camper (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan GUILLOT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

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