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LANNILIS

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La commune de Lannilis (bzh.gif (80 octets) Lanniliz) est chef lieu de canton. Lannilis dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANNILIS

Lannilis vient du breton « lann » (ermitage) et « iliz » (église).

Lannilis est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudiner. Le territoire de Lannilis est limité au sud par le cours d'eau de l'Aber-Benoit qui sépare le Haut-Léon du Bas-Léon; au nord par l'Aber-Vrac'h. C'est sur ce territoire que se serait installé  Tudogilus, père de saint Goueznou. Son ermitage se situait à Lothonou ou Lothuznou, lieu où l'abbaye de Saint-Mathieu possédait un prieuré.

La paroisse de Ploudiner (noté Plebs Denarii, en 1019 et Plebs Diner, en 1252) est démembrée vers 1300 (ou au XVème siècle) en trois entités : Lannilis, Landéda et Brouennou (aujourd'hui en Landéda). A la fin du XIVème siècle, le nom de Lannilis supplante celui de Ploudiner. La paroisse de Lannilis dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. La commune de Lannilis comportait avant la Révolution, une vingtaine de chapelles de quartiers dont la plus belle et la plus célèbre fut Notre-Dame de Trobérou (aujourd'hui disparue).

On rencontre les appellations suivantes : Lanna ecclesie (vers 1330), Lanna (en 1335), eccl. de Plebedenarii alias de Lanna ecclesie (en 1344), Ploudiner Lannilis (en 1371), Plebedyner hodie Lannilis (en 1374), parrochia de Ploudiner-Lannilis (en 1375), Lannylis (en 1467), Lannilys (en 1481).

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PATRIMOINE de LANNILIS

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1774-1876). L'église actuelle a été précédée d'au moins deux autres églises : la première est mentionnée le 25 mars 1516 (elle est restaurée en 1730, puis interdite dès 1767). C'est alors la chapelle Notre-Dame de Trobérou qui va servir d'église paroissiale. L'église actuelle est bénite le 15 octobre 1775. L'édifice comprend, précédée d'un clocher semi-encastré, une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept avec deux absidioles et un choeur avec déambulatoire sur lequel s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. A l'exception du clocher à deux galeries provenant de l'ancien édifice et daté de 1774, l'église a été reconstruite vers 1869 sur les plans de Bigot et agrandie de 1874 à 1876. Le clocher de 36 mètres de haut renferme 4 cloches. La chaire à prêcher, surmontée d'une statue de saint Michel, date du XVIIIème siècle. L'autel moderne est consacré le 5 février 1956. Le confessionnal date du XVIIème siècle. Les patrons de la paroisse sont saint Pierre et saint Paul, dont on retrouve les statues en bois devant le choeur (XVIIIème siècle). Les statues de saint Sébastien, de David et sainte Cécile datent du XVIIIème siècle. L'église abrite d'autres statues anciennes : celle de la Vierge-Mère en kersanton, une autre Vierge-Mère et saint Herbot. Les orgues datent de 1850-1851 et comprennent 19 jeux (2 202 tuyaux). Le reliquaire (contenant une relique de saint Eluminat ou Illuminat) date du XVème siècle. On y trouve une boîte aux saintes huiles en argent forgé de la fin du XVIIème siècle avec poinçon de l'orfèvre Jean Nicol, de Brest. Les vitraux non figuratifs sont récents (1984). Dans l'ancien cimetière qui entourait l'église, on voyait autrefois la pierre tombale de François du Coum ou du Com, écuyer, seigneur de Kerangarz, qui vivait au XVIème siècle (signalé lors de la montre de 1534) ;

la chapelle Notre-Dame de Consolation, dite du Roual. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés reconstruit en 1859. On y trouve une Vierge-Mère en pierre blanche ;

la chapelle Saint-Illuminat ou Eluminat (XVIIème siècle), encore appelée chapelle de Kerouartz. De plan rectangulaire, la chapelle, qui date du XVIIème siècle, est restaurée en 1951. Cette chapelle a été commencée par Claude de Kerouartz, époux de Françoise de Kerbic, et achevée par leur fils Jean, époux de Catherine du Lys et décédé en 1661. Une relique de saint Eluminat existe toujours dans l'église de Lannilis ;

la chapelle Sainte-Geneviève (XVI-XVIIème siècle), située à La Motte. Cette chapelle privée possède un clocheton du XVIIème siècle. Un pardon y a lieu le dimanche de la Trinité ;

la chapelle Saint-Sébastien (1641-1644). Cette chapelle est édifiée suite à l'épidémie de peste de 1640 et à l'emplacement où furent inhumés les nombreux pestiférés. L'emplacement est offert par le seigneur de Kerbabu, Ollivier de Bellingant, et sa femme, Suzanne de Kerneac'h. Il s'agit d'un édifice rectangulaire. La chapelle est restaurée en 1785, puis à nouveau en 1819-1822, avec les ruines provenant de la chapelle Notre-Dame de Trobérou. La chapelle est propriété communale depuis 1905. et abrite les statues de saint Isidore et saint Sébastien en kersanton (à l'extérieur) ;

l'ancienne chapelle de l'Hospice civil, édifiée en 1957 ;

l'ancienne chapelle de la Maternité Saint-Alphonse, édifiée en 1958 ;

plusieurs anciennes chapelles, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Sainte-Apolline (chapelle privée du manoir de Kerdrel), la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (située jadis près du château de Kerdrel), la chapelle Saint-Yves ou du Moguer (chapelle privée du manoir de Bergot), la chapelle Saint-Julien (disparue à la fin du XVIIème siècle), la chapelle Saint-Guénolé de Kerengar dite aussi Sainte-Marguerite (disparue avant la Révolution, la fontaine subsiste), la chapelle Saint-Tugdual (ancienne chapelle privée), la chapelle Saint-Fiacre (située jadis à Kerbabu), la chapelle Saint-Antoine (appartenant à l'école des Frères), la chapelle Sainte Catherine (située jadis à Trefflan et détruite au XIXème siècle), la chapelle Notre-Dame de Trobérou (détruite en 1819, elle était entourée d'un cimetière), la chapelle de Mescaradec (détruite au XIXème siècle), la chapelle Saint-Michel (il s'agit de l'ancien oratoire du cimetière béni le 7 août 1644 et bâti par l'architecte Yves Roudaut et dont la première pierre a été posée le 8 février 1641), l'ancienne chapelle Notre-Dame des Neiges dite aussi de Poulfozou (détruite au XIXème siècle), la chapelle du Coum dite aussi de Tavaic (brûlée pendant la Révolution), la chapelle Notre-Dame de Kerguiskin (en mauvais état en 1643 et en ruines au XVIIème siècle), la chapelle Saint-Tudon (ancienne chapelle de Lothuznou ou Lothonou, prieuré de l'abbaye de Saint-Mathieu), la chapelle de Langaer, la chapelle du Styvel ; 

la croix pattée de Pont-Krac’h (Haut Moyen Age). Cette croix est attestée par la Vie de saint Pol-Aurélien ;

le calvaire de Kerosven ou de l’Image (vers 1630), édifié par l'atelier de Roland Doré. Erigé primitivement sur la route de Tréglonou, il a été transporté sur la route de Lesneven ;

le calvaire de Kroaziou an Tri Persoun (1861), situé au cimetière de Lannilis ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Bergot (Haut Moyen Age), la croix située à l'entrée de la chapelle Saint-Sébastien (XVIème siècle), la croix de la chapelle Saint-Sébastien (1819), la croix de Coum (Moyen Age), la croix de Coum ou Croas-ar-Valy (XVIème siècle), la croix de Kerazan (Haut Moyen Age), la croix de Kergarrec ou Croach-an-Drep (Haut Moyen Age), la croix de Kergarrec (Haut Moyen Age), les trois croix de Kerhuzal (Haut Moyen Age), la croix de Kerléas ou Croaz-Crenn (1827), la croix de Kergroas (Haut Moyen Age), la croix de Lannilis (XXème siècle), la croix de Nodé (Moyen Age), la croix de Pouldu ou Croas-Kreisker (XVIème siècle), la croix de Prat-ar-Coum (Haut Moyen Age), la croix de Troubirou ou Trobérou (XVIIème siècle) ;  

le château de Kerouartz (1580-1602), édifié, sur les vestiges d'un manoir du XV-XVIème siècle, par Claude de Kerouartz (fils d'Alain et d'Isabeau du Chastel), époux de Françoise de Kerbic, et chevalier de l’ordre du Roi (ou de l'ordre de Saint-Michel). Le château sera achevé par Jean Kerouartz (fils aîné), époux de Catherine de Lys, et décédé en 1661. L'édifice principal est du début du XVIIème siècle. La chapelle privative (du XVIIème siècle, semble-t-il), située à l'ouest et restaurée en 1951, ne paraît pas de construction ancienne, quoique bâtie avec d'anciens matériaux d'édifices tombés en ruine : elle aurait été pillée à la Révolution et le corps de saint Eluminat (martyr), déposé dans une châsse sous l'autel, aurait été enlevé ;

le manoir de la Motte (XVIème siècle), demeure de la famille de Campir au XVIème siècle. La chapelle dédiée à sainte Geneviève faisait autrefois partie du manoir ;

le manoir de Kerbabu, construction de type Louis XIII, converti en ferme. On peut déceler trois périodes de construction : un premier logis de la seconde moitié du XVème siècle, un nouveau logis bâti vers 1609 pour Jacques de Bellingant et Jeanne de Lescoat, l'aile des communs du début du XVIIIème siècle. Derrière le corps de logis, s'élève une tourelle carrée couverte en dôme. On y trouve, à proximité, un colombier à 1200 alvéoles (chacune correspondant à 1/4 d'hectare de terre)

le manoir du Bergot (XVIème siècle) ou "Maner Bras ar Bergot", propriété, jusqu'au XVIIème siècle, de la famille Kerouartz. Cette famille d'origine anglaise est connue en Bretagne depuis Macé de Kerouartz, croisé en 1248 ;

le manoir de Kerosven (XVIème siècle), propriété successive des familles Kerosven, Du Bois, Le Forestier ;

le manoir de Kerdrel (XVIIIème siècle), propriété de la famille Kerdrel ;

la fontaine de Trobérou (XVIème siècle), située non loin de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Trobérou ;

l'ancienne fontaine de Saint-Sébastien, située non loin de la chapelle Saint-Sébastien ;

A signaler aussi :

les 4 cairns (environ 12 tombes) de l’île Guénioc ;

la borne de corvée (XVIIIème siècle) ;

le parc à huîtres (XIXème siècle) ;

le phare de la Palue et Saint-Antoine (1847) ;

une stèle funéraire ;

le port de Paluden (XVIIème siècle) ;

le pont Crac'h ou Krac'h (surnommé encore le Pont du Diable) édifié, d'après une légende, par le diable en personne. Il est certainement le plus ancien du Finistère, voire de Bretagne. Sa réalisation remonterait en effet à l'âge de fer (500 à 50 avant J.C.). Il est constitué d'un amoncellement de blocs de pierre

le pont de Paluden (1848). Ce pont est restauré en 1891 et en 1906. Sa longueur est de 92m50, sa largeur de 4m20, la hauteur des piles en maçonnerie atteint 8m85 ;

l'ancien prieuré de Lothunou (ou Lanthunou, ou Loctudon, ou Loctudou), dépendant jadis de l'abbaye de Saint-Mathieu. Ce prieuré est attesté (Lotuznou) par un acte du 12 juillet 1442 (le prieur étant alors Dom Phelippe Symon) passé en cour de Saint-Renan (BN 22 337, F114 à 117 ; en appendice des Actes, p. 336). En 1742, son revenu était de 650 livres. Dès 1745, ce prieuré échappait à Saint-Mathieu ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANNILIS

Macé, sieur de Kerouartz, et Raoul Audren, sieur de Kerdrel, se croisèrent en 1248 et accompagnèrent saint Louis et le duc Pierre de Dreux lors de la septième croisade sous les murs de Damiette (voir la page Croisades et les Croisés bretons).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 37 nobles de Lannilis :

le sire de TREFFILY (35 livres de revenu), remplacé par Jehan Lagardic : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon AUDREN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon AUTREN (10 livres de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ; 

Michel BELIGANT (48 livres de revenu), impotent, remplacé par Jehan Goindrou : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Bernard BIHAN (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Odierne BODIC (100 sols de revenu), remplacée par Ollivier Mignon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan BOUDIC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Odierne BUZIC (10 livres de revenu), remplacée par Paul Keruhel : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon CAMPIR (30 livres de revenu), remplacé par son fils Ollivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Prigent CAMPIR (10 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan du Ros : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Tanguy du CARN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Catherine DIGOURIS (15 livres de revenu), remplacée par Yvon Bazoulleuc : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Gueguen AN DIGORDEN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Olivier DOILLOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume EDY (100 sols de revenu), remplacé par son fils Deryen : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GOURIO (40 livres de revenu), remplacé par son fils Christophe : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Marguerite GLEANCUFF (40 livres de revenu), remplacée par Jehan Moal : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan, fils Hervé GUEGUEN (13 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KERALDANET (75 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon KERASQUER (40 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Allain KERJEHAN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Allain KEROUARZ (72 livres et 10 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Allain KERANRAES (55 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé KEROZVEN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon KEROZVEN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Ollivier KEROUARTZ (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon KERUZNOU (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Marguerite LANNILYS (30 livres de revenu), remplacée par Tanguy Lannilys : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE HEZOU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé LE HEZOU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon du MESCAN (40 livres de revenu), malade, remplacé par Guillaume Selvestre : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan du MESCAN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon de LA MOTTE (100 sols de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; 

Jucquel ROUYANT (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan SEVESTRE (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Paoul SELVESTRE (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Estienne de LA SIPINERE (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

(à compléter)

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