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LANISCAT |
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La commune de Laniscat ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANISCAT
Laniscat vient du breton « lann » (ermitage) et du religieux Escat.
Laniscat est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plussulien. Laniscat est, semble-t-il, une paroisse dès 1217. C'est dans des actes (l'un de 1241 et l'autre de 1246) de l'abbaye de Bon-Repos (fondée jadis sur son territoire) que le nom de Laniscat est mentionné pour la première fois. L'église a un recteur en 1246 (Daniel, personna ecclesie de Lanuithgat) et en 1271 (dominus Alanus, rector ecclesie de Lanniscat). Laniscat (Lanesgat) est cité dans les bénéfices du diocèse de Quimper en 1368.
Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Laniscat possède trois trèves : Rosquelfen, Saint-Gelven et Saint-Ygeaux. L'abbaye de Bon-Repos possédait aussi jadis des biens à Rosquefen (noté Rosquelfen en 1194, Rosqueleven en 1259 et Rosquelven en 1280). La paroisse succursale de Laniscat est diminuée du territoire de la succursale de Saint-Ygeaux par ordonnance du 11 janvier 1829.
Laniscat est le chef-lieu d'un canton de 1790 à l'an X. Les communes de Saint-Gelven et Saint-Ygeaux sont détachées de Laniscat en 1850 et les villages de Kerdahel, Saint-Delon, Kerboneleguy, Kerselaven, Kerdrebuil et Correc sont détachés en 1851, afin de créer et agrandir la commune de Saint-Gelven.
L'ancienne paroisse de Laniscat dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et du siège royal de Ploërmel. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Laniscat dépendait du doyenné de Gouarec.
On rencontre les appellations suivantes : Lanuzchat (en 1241), Lanuithgat (en 1246), Lanniscat (en 1271), Laniscat (en 1280), Lanysgat (vers 1330), Lannizgat (en 1368), Lanniscat (en 1372), Lanizgat (en 1405), Lanizcat (en 1535).
Note 1 : au mois d'août 1790, les habitants de Laniscat font la grève de l'impôt. L'intendant de Bretagne envoie alors sur place 120 hommes du régiment de Champagne.
Note 2 : la commune de Laniscat est formée des villages : Goas-Noat, Fichan, Kervellec, Kerigochen, Noméno, Kergrohen, Kersainte, Kersalliou, Languellec, Keriolet, Kerbellec, Saint-Delon, Kerestano, Kerivalan, Faveno, Restelan, Fontaine-Leur, Pohon, Goasmariou, Kervégan, Kermadec, Tregnanton, Kergreis, Canac'hléron, Rosquelven, Bistirou, Goasillion (une partie de ces villages appartiennent aujourd'hui aux communes de Saint-Ygeaux et Saint-Gelven).
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PATRIMOINE de LANISCAT
l'église Saint-Gildas (XVII-XVIIIème siècle). Le clocher-porche date de 1667, 1725 et 1751. Le retable du maître-autel, oeuvre d'Olivier Martinet, date de 1667-1668. Le tabernacle, en bois polychrome, provient de la chapelle Saint-Mathurin et date du XVIIIème siècle : il met en scène le sacrifice d'Abraham. Les bas-cotés et le porche datent de 1691. Une tribune et des sablières ornées de sculptures remontent au XVIème siècle, les autels latéraux et la chaire du XVIIème siècle. Les grandes arcades sont du XVIème siècle. La majeure partie de l'édifice date du XVIIème siècle. On y trouve un bas-relief qui date de 1725 et qui représente une femme aux seins nus. Un autre bas-relief, daté du XVIème siècle, retrace les scènes de la Passion de Jésus-Christ et provient, semble-t-il, de l'église primitive. Une série de panneaux peints en 1711, rappelant la vie de saint Gildas et la résurrection de sainte Tréphine, a malheureusement disparu. La roue à 5 carillons date du XVIème siècle. Le Crucifix en bois date du XVIIème siècle ; Note
: Du Ponthou — Cette
famille fut anoblie en 1462 en la personne de Philippe du Ponthou, paroissien de
Laniscat, époux de Guillemette de Penpoullou, d’une famille noble de
Saint-Gilles-Pligeaux. La
famille du Ponthou figure aux réformations et montres des paroisses de Laniscat,
Sainte-Tréphine et Plounévez-Quintin, de 1481 à 1562, et fut maintenue noble
en 1670. Ses armes se voient aux voûtes des églises de Laniscat et de
Sainte-Tréphine, paroisse où cette famille a possédé le manoir de
Kerauter. Blason :
d’azur à 3 croissants d’argent posés 2 et 1 (Frotier de la Messelière). | |
la chapelle (ou église tréviale) de Rosquelfen, ancienne église de Rosquelfen (XV-XVIème siècle) dédiée à la Vierge. Une partie a été reconstruite depuis 1829. La nef date du XVIème siècle. Le clocher date de 1668. Le Jubé, remonté dans le bras sud du transept, date du XVI-XVIIème siècle. Elle renferme des sablières, une crédences et des statues anciennes. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Bon Secours (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Mathurin de Trozulon ou Trausullon (XVIIIème siècle). Le clocher date de 1783. Cette chapelle avait été vendue pendant la Révolution à Toussaint Le Bourhis qui la revendra plus tard à la fabrique paroissiale de Laniscat ; | |
la chapelle Saint-Gildas (XVIIIème siècle). Vendue nationalement, elle fut donnée à la fabrique en 1819 ; | |
le calvaire de Rosquelfen (XVIème siècle) ; | |
le manoirs de Liscuit
(XVIIème
siècle). Relevant de Corlay pour ses dépendances en Laniscat, Rosquelfen
et Saint-Gelven, de Quintin pour celles en Bothoa et Sainte-Tréphine, et de
Rostrenen en Plounevez-Quintin, ce fief avait haute, moyenne et basse
justice, fourches à 3 pots et prééminences dans les églises de Laniscat,
Rosquelfen et Saint-Gelven. Possédé au XVème siècle par les Guernapin et
du Juch, passé, au XVIème siècle, aux de Lézongar et du Mesgonez (ou
Mesgouez), il échut, au XVIIème siècle, aux de Lopriac, qui l'avaient
encore au XVIIIème siècle. Voici les différents propriétaires : —
DU
JUCH, seigneur
de Liscuit, en Laniscat. Hervé du Juch, mort avant 1515, avait épousé Marie de
Guernapin, dame de Liscuit,
remariée à Guillaume de Boisboissel. Blason :
d’azur au lion d’argent, armé et lampasse de gueules. | |
le manoir de Mellionec (1766) ; | |
la fontaine Saint-Gildas (XVIIIème siècle). La fontaine comporte trois bassins ; | |
les maisons de Porzo (1663), de Goaziou (1672, 1789), de Rosquelfen (1749), de Pohon (1765, 1788), de Landizes-Bihan (1777), de Fontaine-Leur (1792) ; | |
10 moulins dont les moulins à eau de Trozullon, de Goas-Noat, de Pont-ar-Fulic, Correc, de Lisenis, de Kerrault, de Kerbihan, |
A signaler aussi :
les 3 allées couvertes de Coat Liscuis ou de Canac'h-Laëron ; | |
une exploitation agricole gauloise (IIIème siècle avant Jésus-Christ). On y a découvert, en 2007, un trésor de 545 pièces de monnaies (en alliage d'or et d'argent) et datant de 75-50 avant notre ère. Ce trésor se compose de 58 statères et de 487 quarts de statères ; | |
l'ancien
domaine de Kerbihan, aujourd'hui disparu et propriété jadis des seigneurs
d'Avaugour (Blason :
d’argent au chef de gueules). Avec juridiction en Laniscat,
Sainte-Tréphine, Saint-Gelven et Saint-Igeaux, relevant de Quintin pour ses
terres en Sainte-Tréphine. Il appartint au XVème siècle aux Le Bourtin,
au XVIème siècle aux de Kerguézangor et de Boisboissel, au XVIIème
siècle aux d'Avaugour et de Keroignant, et passa aux de Kergariou au
XVIIIème siècle. Voici les différents propriétaires : — LE BOURTIN, seigneur de Kerbihan, en Laniscat, au XVème siècle. | |
l'ancien
domaine de Faveno,
aujourd'hui disparu. —
LE FLOHIC, sieurs
du Faveno en Laniscat, au XVIIIème siècle ; | |
l'ancien
domaine de Keriolet.
Il possédait jadis une chapelle de plan rectangulaire avec chevet à pans
coupés qui portait sur sa façade le blason sculpté des du Fresne qui ont
possédé Keriolet au XVIème siècle. Le manoir, à tourelle et cour, fut
transmis vers cette époque aux Gourdel, puis, au XVIIIème siècle, aux de
Bizien du Lézart. Acquis par la famille Le Falher, il passa aux Le Mercier
et fut revendu vers 1840 aux Laurent. Vers 1850, on y voyait deux écus
ovales timbrés d'une couronne de vicomte, portant à dextre de gueules à 7
mâcles posées : 3. 3. 1. qui doit être du Quellenec, et à senestre
d'azur à 3 mains d'argent, posées 2 et 1, les doigts en haut, chargé
d'une bande d'argent avec l'inscription NAMERI, qui peut-être de la famille
de la Touche-Porman. Voici les différents propriétaires : — Du FRESNE,
seigneurs de Keriolet en Laniscat au XVIème siècle. Blason :
d’or au fresne arraché de sinople. —
GOURDEL,
seigneurs de Keriolet en Laniscat. Guillaume Gourdel, vivant en 1480,
épousa Béatrix du Fresne, dame de Keriolet, dont : Guillaume
II, époux d’Isabeau Le Picart, dont : Louis,
seigneur de Keriolet, époux de Jeanne du Mur, veuve en 1527,
dont : Jean, seigneur de Keriolet, époux de Marguerite de
Kergrec’h, dont :
Jérôme, seigneur de Keriolet, époux de Catherine Suasse, dont : Jérôme II, seigneur de
Keriolet, époux de Françoise Guiller, dont : Tanguy Gourdel, seigneur de
Keriolet, maintenu noble le 10 novembre
1670, marié : 1° à Suzanne du Fou, de la maison de Bezidel, en
Cléguérec ; 2° à Marie-Catherine Le Marant. Yves-Louis Gourdel, seigneur de
Keriolet, épousa, en 1733, à Réguiny,
Rose-Alexise de la Touche de Porman. Lors de la
construction de la chapelle actuelle de Keriolet ses seigneurs y placèrent
les armes des du Fresne, leurs ancêtres du XVème siècle par les femmes. Blason des Gourdel :
de gueules au
croissant d’argent accompagné de 3 roses
de même, 2 en chef et 1 en pointe. |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANISCAT
Le manoir de Keriolet était terre noble sans juridiction. Correc, autre maison noble, avait un droit de haute justice et appartenait en 1787 à la famille de Correc ou Corret.
Les autres principales terres de la paroisse de Laniscat étaient Goasilio, Kerault, Pohon et Le Porzo.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Laniscat :
Guillaume DU TERTRE (60 livres de revenu) : comparaît en robe ; | |
Jehan JEGOU (40 livres de revenu) : défaillant. |
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