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LANISCAT

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La commune de Laniscat (pucenoire.gif (870 octets) Lanniskad) fait partie du canton de Gouarec. Laniscat dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANISCAT

Laniscat vient du breton « lann » (ermitage) et du religieux Escat.

Laniscat est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plussulien. Laniscat est, semble-t-il, une paroisse dès 1217. C'est dans des actes (l'un de 1241 et l'autre de 1246) de l'abbaye de Bon-Repos (fondée jadis sur son territoire) que le nom de Laniscat est mentionné pour la première fois. L'église a un recteur en 1246 (Daniel, personna ecclesie de Lanuithgat) et en 1271 (dominus Alanus, rector ecclesie de Lanniscat). Laniscat (Lanesgat) est cité dans les bénéfices du diocèse de Quimper en 1368.

Le bourg de Laniscat (Bretagne).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Laniscat possède trois trèves : Rosquelfen, Saint-Gelven et Saint-Ygeaux. L'abbaye de Bon-Repos possédait aussi jadis des biens à Rosquefen (noté Rosquelfen en 1194, Rosqueleven en 1259 et Rosquelven en 1280). La paroisse succursale de Laniscat est diminuée du territoire de la succursale de Saint-Ygeaux par ordonnance du 11 janvier 1829.

Laniscat est le chef-lieu d'un canton de 1790 à l'an X. Les communes de Saint-Gelven et Saint-Ygeaux sont détachées de Laniscat en 1850 et les villages de Kerdahel, Saint-Delon, Kerboneleguy, Kerselaven, Kerdrebuil et Correc sont détachés en 1851, afin de créer et agrandir la commune de Saint-Gelven. 

L'ancienne paroisse de Laniscat dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et du siège royal de Ploërmel. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Laniscat dépendait du doyenné de Gouarec.

On rencontre les appellations suivantes : Lanuzchat (en 1241), Lanuithgat (en 1246), Lanniscat (en 1271), Laniscat (en 1280), Lanysgat (vers 1330), Lannizgat (en 1368), Lanniscat (en 1372), Lanizgat (en 1405), Lanizcat (en 1535).

Le bourg de Laniscat (Bretagne).

Note 1 : au mois d'août 1790, les habitants de Laniscat font la grève de l'impôt. L'intendant de Bretagne envoie alors sur place 120 hommes du régiment de Champagne.

Note 2 : la commune de Laniscat est formée des villages : Goas-Noat, Fichan, Kervellec, Kerigochen, Noméno, Kergrohen, Kersainte, Kersalliou, Languellec, Keriolet, Kerbellec, Saint-Delon, Kerestano, Kerivalan, Faveno, Restelan, Fontaine-Leur, Pohon, Goasmariou, Kervégan, Kermadec, Tregnanton, Kergreis, Canac'hléron, Rosquelven, Bistirou, Goasillion (une partie de ces villages appartiennent aujourd'hui aux communes de Saint-Ygeaux et Saint-Gelven).

Note 3 : Paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille, depuis le Concordat, paroisse du diocèse de Saint-Brieuc. Sous le patronage de saint Gildas. Le présentateur était alternativement le Pape et l'Evêque. Elle comptait 900 communiants, sans parler de ses trèves. Parmi les Actes du Saint-Siège (Archives du Vatican) nous avons trouvé quelques pièces anciennes concernant cette paroisse (77), 29 Octobre 1371 : Commission est donnée par Grégoire XI de nommer à la paroisse de Lanniscat (Laniscat), Daniel de l'Isle, clerc de Quimper, si Guillaume de Kaer en est destitué, comme convaincu d'avoir attenté à la vie de Pierre de la Marche. Le même Pape ordonnait à l'Evêque de Léon, en 1372, d'informer contre Guillaume de Kaër sur ce crime. L'année suivante, 17 Novembre 1373, l'Evêque de Léon chargea de cette affaire Guillaume de Cheffontaines, archidiacre de Poucastel, mais le recteur Daniel de l'Isle, soupçonnant l'archidiacre d'être de connivence avec de Kaër, interjeta appel, et le Pape chargea le grand chantre d'Angers de régler ce différend et sans appel. Nous ne connaissons pas la conclusion donnée à cette affaire, mais, avant la fin du XVIème siècle, elle était possédée par Olivier Dérien, archidiacre de Quimper, qui la résigna en faveur de Monicot Kerdren. Les derniers Recteurs étaient : Guillaume Hervé, né en 1729 à Maël-Pestivien, prêtre en 1754. Recteur de Saint-Thurien, en 1761, de Rosnohen en 1782 et de Laniscat en 1770, il eut toutes ces paroisses au concours, nommé en 1781. Mgr. de Saint-Luc dit de lui : « S'est toujours, à tous égards, éminemment conduit, il est commissaire du Bureau diocésain et examinateur du concours, mon ami de confiance ». En 1781, il fut remplacé par Philippe Quélen, né à Crozon en 1737, prêtre en 1764, a été trois ans à Crozon, puis cinq ans et demi à Plouguernével, nommé à Laniscat, le 1er Mai 1781 « homme excellent, une des meilleures têtes du diocèse ». VICAIRES DE LANISCAT : - Yves Caëron, né à Lanrivain-Bothoa en 1748, prêtre en 1772, excellent sujet en tout genre, curé ici, en 1779, nommé recteur de Trégourez, en 1788. - Alexis Paul, né à Locmaria-Quimper en 1759, prêtre en 1783, placé de suite à Laniscat, a passé un an à Corlay et est revenu à Laniscat, en 1786 Octobre. - Toussaint Le Roy, né à Bothoa en 1752, prêtre en 1786. - Mathurin Denmat, né à Saint-Caradec en 1753, prêtre en 1777. « Excellent sujet, de la plus grande piété », envoyé curé à Plussulien, en 1781. - François Guinement, né à Bolazec en 1756, prêtre en 1782, « très bon sujet en tout genre », envoyé à Guiscriff. - Guillaume-Augustin-François Tanguy, né à Saint-Caradec en 1755, prêtre en 1780, directeur du Calvaire de Quimper en 1783.

Note 4 : SAINT-QUIJEAU ou SAINT-YGEAUX (TREVE) : Patron, saint Ignace, 700 communiants. Curé, M. Vincent Bronnec, né à Laniscat en 1730, prêtre en 1758, « bon sujet, capable ». - Jean Le Moël, né à Mur en 1752, prêtre en 1779, va à Lanrivain, puis à Querrien-Bothoa. - Jean Guillou, né à Laniscat en 1740, prêtre en 1784. - Yves Bozec, né à Lothey en 1759, prêtre en 1786. - Vincent-Louis Lenis, né à Laniscat en 1762, prêtre en 1788 « très bon sujet », en 1788 à Saint-Quijeau. ROSQUELVEN ou ROSQUELFEN (TREVE) : Patron, Notre-Dame, 260 communiants. Curé, Jean Pollotec, né à Laniscat en 1748, prêtre en 1773 « a de l'esprit », à Motreff, en 1782, à la Trinité-Langonnet. - André Le Pappe, né à Loctudy en 1755, prêtre en 1779, curé à Laniscat (Rosquelven) en 1783. SAINT-GELVIN ou SAINT-GELVEN (TREVE) : Patron, saint Guvenal, 800 communiants. Curé, Toussaint Guermeur, né à Laniscat en 1741, prêtre en 1767, nommé recteur de Lannédern en 1783. - 1783-1786. Guillaume-Augustin Tanguy, né à Saint-Caradec, directeur du Calvaire de Quimper en 1780. - 1786. M. Jean Le Guillou, né à Laniscat. De Saint-Quijeau devient curé de Gelvin.

Note 5 : ROLES DE DÉCIMES EN 1788 : Philippe Quélen, recteur : 94 livres. La fabrice : 18 livres 15 sols. Rosquelven, trève : 7 livres 12 sols 6 deniers. Saint-Quijeau, trève : 7 livres 12 sols 6 deniers. Saint-Gelvin : 7 livres 12 sols 6 deniers. Notre-Dame des Vertus : 1 livre 15 sols. Saint-Maudez : 1 livre 15 sols. Saint-Mathurin : 1 livre 15 sols. Total : 144 livres 17 sols 6 deniers.

Note 6 :  ABBAYE DE BON-REPOS. C'est sur le territoire de la trève de Saint-Gelvin que se trouvait l'abbaye de Bon-Repos ou de Bona requie. Elle fut fondée par Alain III, vicomte de Rohan et Constance de Bretagne, sa compagne, petite-fille d'Henri, roi d'Angleterre, qui appelèrent des religieux cisterciens de l'abbaye voisine de Boquen-Plénée-Jugon, du diocèse de Saint-Brieuc. En 1790, l'abbé de Bon-Repos jouissait encore d'un revenu de 10.000 fr. Voici la liste des abbés de cette abbaye, d'après Trevaux et Haureau : - Gautier, premier abbé. - Lucas. - Guillaume. - Richard, 1207. - Geoffroi, 1221. - Valtus, 1238.-  Guillelmus, 1246. - Rivallon, 1274-1288. - Alfred, 1323-1330. - Henri David, 1356-1362. - Guillaume de Quimper, 1362-1381. - Yves de Quimper, 1392-1410. - Yves Malescot, 1425-1443. - Henri Le Barbu, résigna en 1463. - Alain de Penguily, 1464, résigna en 1483 en faveur de Louis de Rohan, mais les religieux s'y opposèrent. - Henri du Boisberthelot, 1484-1502. - Guillaume Le Feuvre, 1502-1507. - Hervé de Lannion, 1524-1533. - Renaud Bochetel, grand archidiacre d'Angers, premier abbé commendataire. René vicomte de Rohan l'avait nommé abbé de Coetmalouen et de Bon-Repos, les religieux essayèrent, mais en vain, de s'y opposer. Renaud mourut en 1536 ; à sa mort les religieux tentèrent d'élire à sa place le frère Jean du Quélennec, mais ce fut un abbé commendataire qui l'emporta. - Guillaume Lateranus du Costé, aumônier du Roi, doyen d'Orléans, devint abbé le 3 Octobre 1537, et mourut en 1562 ; à sa mort René de Rohan prit possession de l'abbaye, mais il en fut dépossédé par le Roi, qui y nomma son aumônier. - Jean Rousselet, qui assista aux Etats de Vannes en Septembre 1567, et mourut en 1579. - François Le Ny, chanoine de Léon, 1579, se démit en 1606. - Antoine de Morri, sieur de la Sallière, fut pourvu en 1606, sur la résignation du précédent et la cession que lui fit Troïlus de Mesgouez, marquis de la Roche, qui s'était emparé de l'abbaye en 1583, sons prétexte de la défendre. - Guillaume de Peyrat, 1608-1612. - Michel Le Roy ne prit pas possession. - Frère Claude de Guillier ou de Guiller, cistercien prieur de Coetmalouen, fut élu abbé en 1613, assista aux Etats de Saint-Brieuc et de Nantes, résigna en 1628. - Frère-Claude de Guillier, neveu du précédent, devint son coadjuteur en 1625, et son successeur en 1634, assista aux Etats de Rennes en 1645. - Michel Mazarin (frère du Cardinal) religieux dominicain, devint archevêque d'Aix et cardinal de Sainte-Cécile, il obtint en commende l'abbaye de Bon-Repos en 1647, mourut à Rome le 1er Septembre 1698, à l'âge de 41 ans. - Olivier Euzenac ou Lusenac, assista aux Etats de Fougères, en 1653. - Olivier Le Barbu, 1656. - Henri-François de Rougé du Plessis-Bellier assista aux Etats de Dinan, en 1669, quitta la cléricature pour prendre la carrière des armes. - Son frère lui succéda comme abbé commendataire de Bon-Repos. - Philippe-Alexandre de Montault Navailles de Saint-Genest, en 1685, mourut en 1734. - Jacques-Marie de Menou, grand vicaire de Nantes, 1734-1760. - François Allain, né à Saint-Brieuc, précepteur du duc de Chartres, futur duc d'Orléans, en 1761-1776. - De la Biochaye, vicaire général de Dol, en 1776-1790 (MM. Peyron et Abgrall).

Les ruines de l'abbaye de Bon-Repos (Bretagne).

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PATRIMOINE de LANISCAT

l'église Saint-Gildas (XVII-XVIIIème siècle). Le clocher-porche date de 1667, 1725 et 1751. Le retable du maître-autel, oeuvre d'Olivier Martinet, date de 1667-1668. Le tabernacle, en bois polychrome, provient de la chapelle Saint-Mathurin et date du XVIIIème siècle : il met en scène le sacrifice d'Abraham. Les bas-cotés et le porche datent de 1691. Une tribune et des sablières ornées de sculptures remontent au XVIème siècle, les autels latéraux et la chaire du XVIIème siècle. Les grandes arcades sont du XVIème siècle. La majeure partie de l'édifice date du XVIIème siècle. On y trouve un bas-relief qui date de 1725 et qui représente une femme aux seins nus. Un autre bas-relief, daté du XVIème siècle, retrace les scènes de la Passion de Jésus-Christ et provient, semble-t-il, de l'église primitive. Une série de panneaux peints en 1711, rappelant la vie de saint Gildas et la résurrection de sainte Tréphine, a malheureusement disparu. La roue à 5 carillons date du XVIème siècle. Le Crucifix en bois date du XVIIème siècle. " Elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées et un choeur. A l’exception des grandes arcades des deux travées les plus rapprochées du choeur qui paraissent remonter aux premières années du XVIème siècle ainsi qu’une portion correspondante de la longère sud, et du clocher qui remonte au XVIIIème siècle, l’édifice date en majeure partie du XVIIème siècle. Il est irrégulier, les fenêtres de la nef ne sont pas axées et les travées sont dissemblables. Le chevet porte l’inscription suivante : D(OMINE) DILEXIT DECOUREM DOMUS TUAE D. MI(CHAEL) DURANDUS RECTOR 1667 ; deux portes du bas côté sud sont datées de 1691. La tour, extérieure et classée le 9 mai 1921, porte les deux dates de 1725 et de 1751, cette dernière au sommet de la tourelle d’escalier. Elle est décorée de cariatides curieuses. Mobilier : Retable du maître-autel en tuffeau et marbre, dû a l’architecte Olivier Martinet, dont l’aide, Dominique Macé, mourut pendant les travaux et fut inhumé à Laniscat, le 24 novembre 1667. Il porte l’inscription suivante au-dessus des colonnes RECTORE DNO D. MICHAELE DURAND 1668. Au bas de la nef, tribune Renaissance sur laquelle est représentée l'Annonciation, et où des grotesques supportent les emblèmes des évangélistes ; restes de sablières également du début du XVIème siècle ; chaire et autels latéraux du XVIIème, roue de fortune ; statues anciennes de la sainte Trinité, Ecce Homo, sainte Vierge, saint Gildas, saint Maudez, saint Guillaume, saint Yves, saint Mathurin, saint Jean-Baptiste, et deux statuettes d’apôtres ; reliquaire moderne de saint Gildas. Panneaux de retable du XVIème siècle représentant les scènes de la Passion et de la Vie du Christ : Lavement des pieds, Cène, Christ au Jardin des Oliviers, Baiser de Judas. Les peintures du lambris, représentant la Vie de saint Gildas et la résurrection de sainte Tréphine et datant de 1711, n’existent plus " (R. Couffon) ;

Note : Du Ponthou — Cette famille fut anoblie en 1462 en la personne de Philippe du Ponthou, paroissien de Laniscat, époux de Guillemette de Penpoullou, d’une famille noble de Saint-Gilles-Pligeaux. La famille du Ponthou figure aux réformations et montres des paroisses de Laniscat, Sainte-Tréphine et Plounévez-Quintin, de 1481 à 1562, et fut maintenue noble en 1670. Ses armes se voient aux voûtes des églises de Laniscat et de Sainte-Tréphine, paroisse où cette famille a possédé le manoir de Kerauter. Blason : d’azur à 3 croissants d’argent posés 2 et 1 (Frotier de la Messelière).

Note : Le pardon de Saint Gildas à Laniscat. L'église de Laniscat porte la date de 1691 et sa tour, construction remarquable et hardie, fut élevée en 1725 par les moines de l'abbaye de Bon-Repos. Cette abbaye, aujourd'hui en ruines, était située sur le bord du Blavet et fut fondée en 1184 par Alain III, vicomte de Rohan. Michel Mazarin, frère du cardinal, a été en 1647, abbé commendataire de cette abbaye de l'ordre de Citeaux. Le 29 janvier se célèbre à Laniscat, depuis des temps immémoriaux, le pardon de Saint-Gildas, où les pèlerins accourent, non seulement de Cornouailles, mais beaucoup du Morbihan. L'usage d'y amener des chiens pour les préserver de la rage n'est nullement tombé en désuétude, et en 1901 on en a amené se baigner aux fontaines de Saint-Gildas, de Caurel, de Mur, etc. Une autre coutume, attenant à ce pardon, c'est l'apport de lard salé donné au Saint comme offrande et dont la vente a lieu le lendemain sous le porche de l'église. Près de Laniscat subsiste encore le petit oratoire de Saint-Gildas, sur le monticule servant jadis au Saint de chaire à prêcher ; de plus on y désigne une grosse pierre rocheuse, qui, suivant la légende, lui aurait servi de lit (Bruk).

L'église de Laniscat (Bretagne).

la chapelle (ou église tréviale) de Rosquelfen, ancienne église de Rosquelfen (XV-XVIème siècle) dédiée à la Vierge. Une partie a été reconstruite depuis 1829. La nef date du XVIème siècle. Le clocher date de 1668. Le Jubé, remonté dans le bras sud du transept, date du XVI-XVIIème siècle. Elle renferme des sablières, une crédences et des statues anciennes. La chapelle abrite une statue de Notre-Dame de Bon Secours (XVII-XVIIIème siècle). " Ancienne église tréviale de Laniscat comportant une nef du début du XVIème siècle avec chapelle latérale au sud. Le clocher est daté de 1668, la sacristie de 1829, la longère nord a été refaite au XIXème siècle. Le porche de la nef présente une grande ressemblance avec la porte de l’escalier de la tour de l’église de Corlay. Mobilier : Restes de sablières, grande crédence et piscine statues anciennes : à l’extérieur, de la sainte Vierge et de sainte Guen ; à l’intérieur, de Dieu le Père couronné d’une tiare et un pied sur le globe, sainte Vierge, couverte de scapulaires, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Jean évêque, sainte Marguerite " (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Mathurin de Trozulon ou Trausullon (XVIIIème siècle). Le clocher date de 1783. Cette chapelle avait été vendue pendant la Révolution à Toussaint Le Bourhis qui la revendra plus tard à la fabrique paroissiale de Laniscat. " Edifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, dont le clocher porte la date de 1783. Dépendante de la seigneurie de Liscouet, elle est mentionnée fort anciennement. Vendue nationalement, elle fut donnée à la fabrique le 18 juin 1822, par Marie-Augustine Fraval, veuve de Toussaint Le Bourhis, et érigée en chapelle de secours le 1er décembre 1824. Mobilier : Autel du XVIIIème siècle avec, sur le tabernacle, le Christ, le sacrifice d'Abraham et un évêque tenant une cruche ; parmi les statues modernes : saint Cado " (R. Couffon) ;

la chapelle Saint-Gildas (XVIIIème siècle). Edifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XVIIIème siècle. Vendu nationalement, il fut donné à la fabrique le 30 juillet 1819. Statue de saint Gildas ;

Laniscat (Bretagne) : la chapelle de Saint-Gildas.

l'ancienne chapelle domestique de Keriolet, signalée en ruines en 1937-1939. Edifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés du XVIIème siècle. On y a encastré un écu aux armes des du Fresne (R. Couffon) ;

le calvaire de Rosquelfen (XVIème siècle) ;

le manoirs de Liscuit (XVIIème siècle). Relevant de Corlay pour ses dépendances en Laniscat, Rosquelfen et Saint-Gelven, de Quintin pour celles en Bothoa et Sainte-Tréphine, et de Rostrenen en Plounevez-Quintin, ce fief avait haute, moyenne et basse justice, fourches à 3 pots et prééminences dans les églises de Laniscat, Rosquelfen et Saint-Gelven. Possédé au XVème siècle par les Guernapin et du Juch, passé, au XVIème siècle, aux de Lézongar et du Mesgonez (ou Mesgouez), il échut, au XVIIème siècle, aux de Lopriac, qui l'avaient encore au XVIIIème siècle. Voici les différents propriétaires :  — DU JUCH, seigneur de Liscuit, en Laniscat. Hervé du Juch, mort avant 1515, avait épousé Marie de Guernapin, dame de Liscuit, remariée à Guillaume de Boisboissel. Blason : d’azur au lion d’argent, armé et lampasse de gueules. GUERNAPIN, seigneurs de Liscuit, en Laniscat. Morice Guernapin, seigneur de Liscuit, eut pour héritière sa fille Marie, dame du Liscuit, mariée : 1° à Hervé du Juch, mort dès 1515 ; 2° à Guillaume de Boisboissel. Blason : d’argent à 3 chevrons de gueules. DE BOISBOISSEL, Guillaume de Boisboissel épousa vers 1515 Marie de Guernapin, dame de Liscuit en Laniscat, veuve d'Hervé du Juch. Blason : d’hermines au chef de gueules chargé de 3 macles d’or. — DE LEZONGAR, seigneurs de Liscuit en Laniscat au XVIème siècle. Roland de Lézongar épousa Claude du Juch, dame de Liscuit, remariée, avant 1566, à Troïlus de Mesgonez, marquis de la Roche. Blason : d’azur à la croix d’or. DU MESGOUEZ, seigneurs de Liscuit au XVIème siècle. Troïlus du Mesgouez, marquis de la Roche, en Saint-Thoy, comte de Kermoallec, en Saint-Thomas de Landerneau, et de la Joyeuse-Garde, en la Forest, page et favori de la reine Catherine de Médicis en 1550, gouverneur de Morlaix en 1568, chevalier de Saint Michel en 1569, président de la Noblesse des Etats de Bretagne en 1574, vice-roi de Terre-Neuve en 1578, gouverneur de Saint-Lô et de Carentan en 1597, épousa : 1° avant 1566, Claude de Juch, dame de Liscuit, veuve de Roland de Lezongar ; 2° Marguerite Tournemine, veuve de François Massuel, seigneur de la Bouteillerie, et mourut sans postérité. Blason : d’or au chevron d’azur accompagné de 3 trèfles de gueules, 2 en chef et 1 en pointe. Troïlus de Mesgouez portait ce blason sur un écartelé : aux 1 et 4 d’azur au dextrochère ganté d’argent, soutenant un épervier de même, longé et grilleté d’or, qui est de la Roche ; aux 2 et 3 d’azur à 2 épées d’argent garnies d’or, posées en sautoir, les pointes en bas, qui est de Coëtarmoal. DE LOPRIAC, seigneurs de Liscuit, en Laniscat, aux XVIIème et XVIIIème siècles. Leurs armes sont sculptées sur le portail de l’église de Laniscat. Blason : de sable au chef d’argent chargé de 3 coquilles de gueules (Frotier de la Messelière) ;

le manoir de Mellionec (1766) ;

la fontaine Saint-Gildas (XVIIIème siècle). La fontaine comporte trois bassins ;

les maisons de Porzo (1663), de Goaziou (1672, 1789), de Rosquelfen (1749), de Pohon (1765, 1788), de Landizes-Bihan (1777), de Fontaine-Leur (1792) ;

10 moulins dont les moulins à eau de Trozullon (ou Trézulon), de Goas-Noat, de Pont-ar-Fulic, Correc, de Lisenis, de Kerrault, de Kerbihan,…

Laniscat (Bretagne) : le moulin de Trézulon.

A signaler aussi :

les 3 allées couvertes de Coat Liscuis ou de Canac'h-Laëron ;

une exploitation agricole gauloise (IIIème siècle avant Jésus-Christ). On y a découvert, en 2007, un trésor de 545 pièces de monnaies (en alliage d'or et d'argent) et datant de 75-50 avant notre ère. Ce trésor se compose de 58 statères et de 487 quarts de statères ;

l'ancien domaine de Kerbihan, aujourd'hui disparu et propriété jadis des seigneurs d'Avaugour (Blason : d’argent au chef de gueules). Avec juridiction en Laniscat, Sainte-Tréphine, Saint-Gelven et Saint-Igeaux, relevant de Quintin pour ses terres en Sainte-Tréphine. Il appartint au XVème siècle aux Le Bourtin, au XVIème siècle aux de Kerguézangor et de Boisboissel, au XVIIème siècle aux d'Avaugour et de Keroignant, et passa aux de Kergariou au XVIIIème siècle. Voici les différents propriétaires : — LE BOURTIN, seigneur de Kerbihan, en Laniscat, au XVème siècle. DE KERGUEZANGOR, seigneurs de Kerbihan, en Laniscat, au XVIème siècle. Blason : de gueules à la croix pattée et alésée d’argent. DE KERROIGNANT, seigneur de Kerbihan, en Laniscat, au XVIIème siècle. Blason : d’azur au gant de fauconnier d’argent posé en pal, les doigts vers le chef. DE KERGARIOU, seigneurs de Kerbihan, en Laniscat, au XVIIIème siècle. Blason : D’argent fretté de gueules, au franc-canton de pourpre chargé d’une tour ou d’un château d’argent (Frotier de la Messelière) ;

l'ancien domaine de Faveno, aujourd'hui disparu. — LE FLOHIC, sieurs du Faveno en Laniscat, au XVIIIème siècle ;

l'ancien domaine de Keriolet. Il possédait jadis une chapelle de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés qui portait sur sa façade le blason sculpté des du Fresne qui ont possédé Keriolet au XVIème siècle. Le manoir, à tourelle et cour, fut transmis vers cette époque aux Gourdel, puis, au XVIIIème siècle, aux de Bizien du Lézart. Acquis par la famille Le Falher, il passa aux Le Mercier et fut revendu vers 1840 aux Laurent. Vers 1850, on y voyait deux écus ovales timbrés d'une couronne de vicomte, portant à dextre de gueules à 7 mâcles posées : 3. 3. 1. qui doit être du Quellenec, et à senestre d'azur à 3 mains d'argent, posées 2 et 1, les doigts en haut, chargé d'une bande d'argent avec l'inscription NAMERI, qui peut-être de la famille de la Touche-Porman. Voici les différents propriétaires : — Du FRESNE, seigneurs de Keriolet en Laniscat au XVIème siècle. Blason : d’or au fresne arraché de sinople. — GOURDEL, seigneurs de Keriolet en Laniscat. Guillaume Gourdel, vivant en 1480, épousa Béatrix du Fresne, dame de Keriolet, dont : Guillaume II, époux d’Isabeau Le Picart, dont : Louis, seigneur de Keriolet, époux de Jeanne du Mur, veuve en 1527, dont : Jean, seigneur de Keriolet, époux de Marguerite de Kergrec’h, dont : Jérôme, seigneur de Keriolet, époux de Catherine Suasse, dont : Jérôme II, seigneur de Keriolet, époux de Françoise Guiller, dont  : Tanguy Gourdel, seigneur de Keriolet, maintenu noble le 10 novembre 1670, marié : 1° à Suzanne du Fou, de la maison de Bezidel, en Cléguérec ; 2° à Marie-Catherine Le Marant. Yves-Louis Gourdel, seigneur de Keriolet, épousa, en 1733, à Réguiny, Rose-Alexise de la Touche de Porman. Lors de la construction de la chapelle actuelle de Keriolet ses seigneurs y placèrent les armes des du Fresne, leurs ancêtres du XVème siècle par les femmes. Blason des Gourdel : de gueules au croissant d’argent accompagné de 3 roses de même, 2 en chef et 1 en pointe. DE BIZIEN, seigneurs de Keriolet, en Laniscat, et du Quelennec, Saint-Gilles-du-Vieux-Marché. Cette famille céda le Quelennec à la famille Le Métayer de Coëtdiquel et vendit Keriolet à la famille Le Falher. Blason : d’argent à la fasce de sable accompagnée en chef d’une étoile et en pointe d’un croissant, le tout de gueules. — LE FALHER, famille propriétaire de Keriolet en Laniscat au XIXème siècle, avait acquis cette terre des de Bizien et la revendit aux Le Mercier. LE MERCIER, propriétaires de Keriolet, en, Laniscat, avant 1840.LAURENT, propriétaires de Keriolet en Laniscat au XIXème siècle (Frotier de la Messelière) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANISCAT

Le manoir de Keriolet était terre noble sans juridiction. Correc, autre maison noble, avait un droit de haute justice et appartenait en 1787 à la famille de Correc ou Corret.

Les autres principales terres de la paroisse de Laniscat étaient Goasilio, Kerault, Pohon et Le Porzo. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Laniscat :

Guillaume DU TERTRE (60 livres de revenu) : comparaît en robe ;

Jehan JEGOU (40 livres de revenu) : défaillant.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Laniscat étaient présents (Voir le Chevalier de Fréminville, " Antiquités du Finistère ") :

Jehan de Correc, comparu en robe et o luy Guillaume le Double, aussi en robe. Injonction de tout habillement pour archers et pour default de comparoir dûement, est sa terre saisie et prise en la main du Duc ;  

Guillaume le Fresne de Keryolet, en brigandine ;  

Guillaume de Lannion, en brigandine et vouge ;  

Christophe du Pont.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Laniscat apparaissent (Voir le Chevalier de Fréminville, " Antiquités du Finistère ") :

Hervé de Correc, default ;  

Hervé Hamon, idem ;  

Morice du Ponthou, idem ;  

Louis Gourdel, sieur de Keryolet, mineur, présent par Jehan Gourdel, dict estre sous l'edict

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