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LANGUENAN

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La commune de Languenan (pucenoire.gif (870 octets) Langenan) fait partie du canton de Plancoët. Languenan dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGUENAN

Languenan vient du breton « lan » (monastère) et de saint Kenan, saint breton originaire d'Irlande qui fut élevé au rang d'évêque par saint Jaoua.

Languenan est un démembrement des paroisses primitives de Corseul (moitié sud) et de Ploubalay (moitié nord).

Ville de Languenan (Bretagne).

La dîme de Languenan est citée dès 1235 : " Marguerite, dame de Plancoët, confirme à Saint-Aubin les dîmes de Languenan, aumônées à l'abbaye par noble homme Alain Goyon, ainsi que les possessions que le monastère a dans son domaine. La charte était scellée par Marguerite et par Gervaise de Dinan, alors veuve de Richard, maréchal d'Angleterre. (Cab. Cornillet. — Cart. 250, d'après une copie donnée, le mercredi avant la Pentecôte 1280, par Pierre, évêque de Saint-Brieuc. — Autre copie de 1301, de l'évêque Geofroi , aux archives départementales. — Mélanges historiques et archives, cah., p. 135 " (Anciens Evêchés, III, 83).

La paroisse de Languenan est le chef-lieu d'une seigneurie : terram de Languennen en 1251 (Anciens Evêchés, III, 116), qui donne son nom à une famille, connue depuis Guerricus de Langananno (ou Jacques de Langananno) (Anciens Evêchés, IV, 334 ; Mor., Pr. I, 521) au XIIème siècle, jusqu'à Jacques de Languevan ou Jamet de Languenen en 1371 (Mor., Pr. I, 1640, 1651-1652). Le siège de cette seigneurie était, semble-t-il, situé autrefois au bourg (au lieu-dit " le Clos du cimetière "), où est signalée une motte féodale. Voici le testament d'Alain Goyon : " In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti, amen. Hoc est testamentum domini Alani Goion in ultima voluntate positi : ipse cepit ad debita sua persolvenda CCCC libras ; item ad satisfaciendum conquirentibus, et ad elemosinas suas erogandas, CCCC libras ; et ad hec omnia exequenda et ad disposicionem exequutorum suorum cepit totam terram suam de Pagaleto, et de Goloia, et de Languennen, excepto dotalicio uxoris sue ; et ad hoc exequendum constituit, venerabilem patrem suum episcopum Briocensem, religiosum virum abbatem Sancti Albini, vicecomitem Dinanni, dominum Lucam de Ronceria, uxorem suam, Johannem Legros clericum, Petrum de Medregniac ; preterea supplicavit humiliter amico suo domino Rollando de Dinanno quod predictis execucionibus cum domino Roberto de Medregniac velit fideliter consulere et adjuvare, et presentibus sigillum suum apponero. Insuper dominus Robertus de Merdreigniac concessit quod predictis exequutoribus ad hoc exequendum fideliter adjuvabit et sigillum suum presentibus apponet. Preterea voluit et concessit dictus Alanus quod si alicui super terris vel redditibus injuriaverit, ad consilium supradictorum emendetur ; insuper karitative supplicat supradictis executoribus quatinus hec omnia supradicta integre affetuosse et fideliter exequantur ; et hec omnia sigillo suo roboravit proprio, et predictos exequutores qui sigilla habent propria humilier deprecatur quatinus sigilla sua presentibus apponant in hujus rei testimonium et munimen. Actum mense augusti, anno Domini M° CC° quinquagesimo primo. (Cart. 47) ".

La paroisse de Langanan ( " parrochia de Langanan " ) existe dès 1278 (Anciens Evêchés, III, 159). En effet un acte de 1278 fait état d'un accord entre Alain Goyon, seigneur de Matignon, et l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois au sujet des dîmes données à l'abbaye dans la paroisse par ses ancêtres.

La paroisse de Languenan dépend, sous l'Ancien Régime, du diocèse de Dol. L'ancienne paroisse de Languenan dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Languenan dépendait du doyenné de Plancoët.

La haute justice de ce territoire s'exerçait au Plessix-Balisson. Languenan élit sa première municipalité au début de 1790. Par ordonnance du 16 mars 1820, Plessix-Balisson, qui avait été réunie pour le culte à la paroisse de Languenan, en est séparé pour former une succursale ou paroisse distincte.

On rencontre les appellations suivantes : De Langanano (au milieu du XIIème siècle), Languenan (en 1235), Languennen (en 1251), Par. de Langanan (en 1278), Languenam (vers 1330), Languenan (à la fin du XIVème siècle).

Ville de Languenan (Bretagne).

Note 1 : Renseignements administratifs et statistiques. « La paroisse de Languenan, lisons-nous dans le Ms Fr. 8265 de la Bibliothèque Nationale, située sur le chemin de Dinan au Plessis-Balisson, s'étend sur un pays plat. Elle possède une haute justice ressortissant de Matignon. Plusieurs autres fiefs de son territoire ont des juridictions qui s'exercent au Plessis-Balisson (Note : aujourd'hui Plessix-Balisson). Il s'y tient une assemblée le 2 mai ». Le territoire de Languenan, ajoute Ogée, renferme des terres bien cultivées et d'un bon rapport et quelques prairies et des landes. Superficie. — 1.594 hectares. Population. — En 1778 : 27 naissances, 14 décès, 7 mariages (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1790 : 1.010 habitants, dont 280 hommes sur lesquels 105 citoyens actifs, c'est-à-dire électeurs au premier degré, la journée de travail estimée de 9 à 10 sous ; 300 femmes et filles au-dessus de 18 ans et 430 personnes des deux sexes au-dessous de cet âge (Archives des Côtes-d'Armor, district de Dinan, papiers administratifs). — En 1795 : 18 naissances, 16 sépultures, 14 mariages pour 935 habitants. — En 1802-1803 : 694 habitants (Ce chiffre, quoique vérifié, nous semble erroné). — En 1838 : 1.118 habitants. — En 1851 : 1.115. — En 1870 : 1.106. — En 1880 : 1.136. — En 1890 : 1.131. — En 1913 : 1.100. — En 1922 : 1016. — Ainsi en un siècle, la population de Languenan n'a varié seulement que de quelques unités. Impôts : — En 1778 : 263 contribuables dont 132 paient moins de 3 livres. — Capitation en 1770 : 1.153 livres ; en 1790 : 1.224 livres 15 sols. — Vingtièmes en 1787 : 1.783 livres ; en 1790 : 1.729 livres. — Fouages en 1767 : 518 livres 14 sols ; en 1790 : 950 livres. — En 1802-1803, impôts fonciers : 3.940 frs ; impôts mobiliers : 465 frs. Administration. — Sous l'ancien régime, Languenan faisait partie de la sénéchaussée de Dinan, sa subdélégation et son ressort. En 1790 : cette paroisse fut rattachée au district du même nom et fut comprise dans le canton de Corseul. Nunc, arrondissement de Dinan, canton et doyenné de Plancoët (abbé Auguste Lemasson).

Note 2 : la commune de Languenan est occupée, le 31 mai 1795, par la division de chouans commandés par Rodolphe alias Malo Colas de La Baronnais. Noms des officiers chouans de cette paroisse relevés dans les Mémoires du Colonel Toussaint de Pontbriand, ainsi que dans le t. V de la Vendée Militaire, réédition Drochon. — Olivier Hamon, capitaine : entré au service dans la division du Clos-Poulet en 1794. Promu au grade de capitaine de chasseurs en 1795 et 1796, a servi sous les ordres de M. de Pontbriand en 1799 et 1800. Fort bien noté, deux blessures graves, cultivateur.

Note 3 : la commune de Languenan est formée des villages : la Ville-ès-Ray, la Haute et la Basse Villeneuve, la Chapelle-de-l'Iff, Carimel, Lepinet, Lesmen, la Trimonnerie, le Bas et le Haut Collouet, la Ville-Josse, la Ville-ès-Marchands, la Ville-Blanche, la Ville-ès-Moines, la Maladrerie, etc ....

Ville de Languenan (Bretagne).

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PATRIMOINE de LANGUENAN

l'église Saint-Jacques-le-Mineur (1846), oeuvre de l'architecte Fossey. La première pierre de l'église est posée le 12 février 1846. L'église est bénie le 25 septembre 1847. L'église actuelle remplace un ancien sanctuaire daté du XVème siècle. Les seigneurs de Matignon étaient seigneurs supérieurs, patrons et fondateurs de l'église primitive de Languenan. Le clocher est consolidé en 1878. L'église abrite les statues en bois de sainte Anne (XVIIIème siècle) et de la Vierge (XVIIIème siècle). Le maître-autel avec baldaquin date du XVIIIème siècle. " En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur. Construite sur les plans de M. Fossey, datés du 26 août 1845, l’église eut sa première pierre bénite le 12 février 1846, année inscrite sur son pignon ouest. Elle fut bénite solennellement par Mgr. de Lesquen, le 25 septembre 1847. En 1877, M. Maignan, architecte, consulté, indiquait que le clocher et son beffroi avaient été exécutés contrairement aux règles de l’art et qu’il y avait lieu de les consolider, ce qui fut exécuté suivant devis du 16 mars 1878. Mobilier : Maître-autel, autels latéraux et chaire de la fin du XVIIème siècle ou des premières années du XVIIIème siècle. Statues anciennes de saint Jacques, sainte Vierge, sainte Anne, saint Joseph, saint Pierre, sainte Hélène. — Dans le cimetière, croix datée de 1539 " (R. Couffon) ;

Eglise de Languenan (Bretagne).

Nota 1 : Renseignements ecclésiastiques. Languenan, cure de l'ancien évêché de Dol, enclavée dans celui de Saint-Malo, dépendait de l'archidiaconé de Dol et du doyenné de Bobital au siège de Saint-Carné. La présentation de sa cure appartenait au pape et à l'évêque, chacun en leurs mois. « Le nom de Saint-Ke ou Kenan, surnommé Collédoc, écrit M. J. Loth de l'Institut, dans son beau volume Les noms des Saints Bretons, in-8°, Paris, 1910, page 21, apparaît dans Languenan, " paroisse du diocèse actuel de Saint-Brieuc, Lan-Kenan, église de Saint-Kenan "». « On trouve encore ce nom, ajoute feu M. l'abbé Duine, dont la fin prématurée est une perte irréparable pour la science historique en Bretagne, dans Languenan, nom d'une ferme de Baguer-Pican, ancien diocèse de Dol, près de laquelle existait autrefois, d'après la tradition, une chapelle dédiée à sainte Anne » (Cf. F. Duine : Les Saints de Domnonée, in-12, Rennes, 1911, p. 4 et Memento des Sources Hagiographiques de l'Histoire de Bretagne, in-8°, Rennes, 1918, n° 77, ouvrage fondamental sur ces questions). Albert Le Grand in Vie des Saints de la Bretagne-Armorique, 3ème édit., in-4°, Quimper, 1901, consacre à Saint-Colledoc ou Kenan les pages 561-593, dans lesquelles la légende l'emporte malheureusement sur l'histoire. Saint-Jacques, écrit G. du Mottay, était anciennement le patron de cette paroisse ; aujourd'hui , c'est la sainte Vierge. Nous ne savons si cet auteur avait tort ou raison lorsqu'il écrivit ces lignes. Toujours est-il que Languenan est présentement sous le patronage de saint Jacques Le Mineur. Depuis le haut moyen-âge, la famille Goyon de la Roche-Goyon (le fort La Latte actuel), possédait à Languenan les droits de seigneurs fondateurs et prééminenciers dans l'église. Elle les conserva jusqu'en 1789. Le plus ancien acte connu où nous relevons le nom de Languenan, est le testament d'Alain Goyon, en date du mois d'août 1251. Dans cette pièce, ce chevalier dispose de certains legs pieux à lever entre autres sur ses terres de Languenan (Dictionnaire de Moreri, éd. de Paris, 1732). Les auteurs des Anciens Evêchés de Bretagne, III, p. 116, reproduisent le texte de ce testament, mais orthographient Languennen le nom de la paroisse qui nous occupe. Faute d'avoir vu l'original conservé aux Archives des Côtes-d'Armor sous le n° 47 dans le cartulaire de Saint-Aubin-des-Bois, nous ne savons laquelle de ces lectures est la meilleure. L'an 1278, le nom de Languenan, cette fois orthographié Langanan apparaît dans un accord passé entre Alain Goyon II et les religieux de Saint-Aubin à propos des dîmes de Languenan (Moreri, op. cit.), dont son aïeul leur avait fait don. Ces moines échangèrent dans la circonstance les dîmes de Pléboulle contre celles de Languenan, lesquelles demeurèrent entre les mains d'Alain Goyon (Anciens Evêchés de Bretagne, III, p. 159-160). Des dîmes de Languenan, Etienne Goyon, III et Pierre, son frère, qui était prêtre, disposèrent d'une partie le jeudi avant la Saint-André 1342 en faveur d'une chapellenie dédiée à Saint-Etienne dans l'église N.-D. à Matignon, à laquelle Pierre Goyon attribua à perpétuité sa dîme de Languenan valant 9 livres (Archives des Côtes-d'Armor, titres des Matignon, non côtés en 1926). Rien d'étonnant après cela, si le recteur de Languenan déclarait le 16 mars 1791 : « La cure de cette paroisse a été de tous temps à portion congrue, payable par les décimateurs cy-après, tant pour le recteur que pour le vicaire, savoir : Les dames de Pontual : à 492 livres 15 sols ; M. et Mme de Boisgelin, à cause du Boisjean : 125 livres ; le recteur du Plessis-Balisson comme chapelain du Boisjean : 203 livres 19 sols ; M. Lecuyer, chanoine de Matignon : 46 livres 14 sols ; M. Chrétien de Brebœuf, chanoine : 19 livres 13 sols ; le seigneur de Goyon du Vaurouault : 45 livres 2 sols ; le seigneur de Begasson du Ros : 17 livres 2 sols ; la seigneurie de Matignon : 7 livres 8 sols ; un dimereau cédé au recteur par accord passé pour 30 ans, estimé 90 livres ». La série G aux Archives des Côtes-d'Armor ne contient concernant Languenan aucun compte des trésoriers, ni registre du général de la paroisse. Les archives de cette commune ne renferment non plus aucune pièce un peu ancienne à l'exception des registres d'Etat Civil qui sont en partie, à moitié pourris par l'humidité. Ils ne commencent d'une façon suivie qu'à 1629, à l'exception de quelques actes de 1599. L'église actuelle de Languenan qui date de 1846, remplace un édifice ancien dont l'entretien et la reconstruction firent l'objet de nombreux débats tout le long du XVIIIème et dès auparavant. Ainsi, la liasse B 762 aux Archives des Côtes-d'Armor renferme un marché passé le 4 juillet 1696 entre la fabrique de Languenan et les frères Davy pour réédifier la nef de l'église « faire une chapelle en ectogone » (sic), le choeur de la dite église et une sacristie. Il est vraisemblable que les clauses de ce contrat ne furent point exécutées, car dans la liasse B 764 des Archives des Côtes-d'Armor, nous voyons rapporter une sentence du présidial de Rennes qui condamne le général de la paroisse de Languenan à mettre au plus tôt son église en « deubs estat de reparations ». Ce à quoi les paroissiens promirent d'obtempérer et décidèrent « de parachever sans retardement la construction tant de la nef que du cœur de leur église ». Mais il faut croire qu'à cette époque, si les paroissiens de Languenan étaient prodigues en promesses, ils étaient aussi fertiles en expédients pour les éluder. Toujours est-il que le 20 mai 1763, l'église de Languenan paraissait « hors d'état de servir au culte », tant et si bien que le Parlement de Bretagne prenait arrêt ordonnant d'y faire d'urgence les réparations indispensables. L'église actuelle de Languenan est convenable. De l'édifice ancien, on ne conserve dans le nouveau que les statues en bois de Notre-Seigneur, de saint Jean-Baptiste, de saint Roch, de sainte Hélène. L'on y remarque aussi une petite statue de sainte Anne, très ancienne et très vénérée, renfermée jadis dans La chapelle du Bois-Jehan, aujourd'hui désaffectée. Les Languenanais (aujourd'hui Languinanais) n'avaient du reste autrefois pas de chance et il paraît bien que naguère, leur presbytère ne valait pas mieux que leur église. Les 9 et 10 juin 1786, on estimait en effet que des réparations étaient indispensables à la maison curiale, laquelle mesurait alors 42 pieds de longueur, sur 24 de large et 16 pieds de hauteur en côtale et comprenait une habitation principale avec cellier, fournil, hangar, étable, petite écurie, un grand jardin de 50 cordes et un autre de 6 cordes. L'ensemble occupait alors l'emplacement du presbytère actuel. Aucune autre chapelle n'existe actuellement à Languenan que celle du Boisjean que, lors de sa reconstruction au milieu du XIXème siècle son propriétaire a placée en Languenan, mais un village de cette paroisse porte encore le nom de Chapelle de l'If, ce qui paraît indiquer qu'une chapelle a naguère existé en ce lieu, et peut-être même un cimetière, les ifs ornant presque toujours autrefois tes lieux de sépulture. La Révolution supprima Languenan comme paroisse au, départ de son clergé pour l'exil et partagea son territoire par moitié entre Corseul et le Plessix-Balisson. Les vases sacrés de cette église furent emportés à Corseul et c'est ce qui explique la faible quantité d'argenterie qui fut livrée pour la Monnaie par les municipaux de Languenan en 1793 et 1794. Le 22 mai 1794, la vente du mobilier de l'église de Lauguenan ne produisit en effet que 107 livres 3 sols et le 6 juillet suivant, les chapes, chasubles et lingerie de ce sanctuaire ne rapportèrent que 23 livres seulement. Enfin, pour toute argenterie, le 24 août de cette même année, on inventoria à Dinan avant de l'expédier à la Monnaie une croix d'argent doré pesant 9 marcs, 2 onces, 4 gros et 7 onces et 5 gros et demi de galon d'argent provenant des ornements de l'église. Un état du 4 octobre 1796 note l'église de Languenan comme mesurant 76 pieds de long, en mauvais état et ne servant à rien. Le presbytère de Languenan avait été loué par Jeanne Le Moinne de Trigavou, épouse Le Court de la Villethassetz, et parente du recteur, ainsi que nous le verrons à la biographie de ce dernier. La municipalité s'y était seulement réservée une chambre pour tenir ses séances. Toutes ces précautions ne le préservèrent pas du pillage, ainsi qu'en témoigne le procès-verbal ci-dessous : « Nous, maire et officiers municipaux de la commune de Languenan, sur la réquisition du citoyen Le Court demeurant à la Rougerais, commune de Trigavou, sommes transportés dans la maison servant ci-devant de presbytère, dont la citoyenne Jeanne Lemoine, actuellement son épouse, est adjudicataire ; où étant arrivés environ les huit heures du matin de ce jour, il nous a déclaré que le jour d'hier dans l'après-midi, le détachement accompagnant le juge de paix du canton (Goupil de Corseul), a fait fracture, brisant et pillant dans la dite maison ; qu'il a levé plusieurs serrures de portes et d'armoires, sans épargner les effets qui y existaient, quoique de grande valeur, qu'il a bu et gâté environ deux barriques de cidre et deux tonneaux, dont l'un lui appartenait et l'autre à l'infortunée veuve de François Lemoine, assassiné » Signé : LE COURT. « Et sur ce, après avoir procédé à la vérification de la dite déclaration, nous l'avons reconnue véritable. La plus grande preuve que nous en pouvons donner, c'est que l'on n'a pas même épargné la chambre municipale où tout a été bouleversé ». A Languenan, le 1er prairial an III. Signé : Jaillard, maire. La Pie, agent municipal (abbé Auguste Lemasson).

Nota 2 : Clergé. — PIERRE-MARIE BOURGEAUX, recteur, était né à La Landec du mariage de Julien et de François Guillo. Il fut tonsuré le 20 mars 1743 et reçut la prêtrise le 26 mars 1746 (Archives d'Ille-et-Vilaine, série G. Registres insinuations diocèse de Dol). Nous trouvons cet ecclésiastique signant pour la première fois vicaire de Lanvallay le 27 juillet 1748. Peu après, Alexandre Le Gallais, recteur de cette paroisse depuis le 11 juillet 1745 (Archives Ille-et-Vilaine, C 158), ayant dû être interné à Pontorson, sur demande de son évêque, à cause de son intempérance, l'abbé Bourgeaux remplit les fonctions de curé d'office de Lanvallay du 23 mars 1754 jusqu'à la fin de 1767 à la satisfaction générale. Aussi lorsque la paroisse de Languenan fut devenue vacante par la mort de M. Jean Pestel inhumé le 8 avril 1768, M. Bourgeaux fut nommé à son lieu et place le 16 avril suivant et prit possession de sa cure le 23 de ce même mois. Lorsqu'arriva l'époque de la Constitution Civile du Clergé, le recteur de Languenan n'obéit à la loi qu'en ajoutant à son serment des restrictions qui le rendaient orthodoxe, mais aussi sans valeur aux yeux des hommes de la Révolution (Archives Nationales, D XIX, carton 21). Néanmoins M. Bourgeaux, qui n'avait pas été remplacé à Languenan, toucha encore son traitement le 20 mars 1792. Mais quand survint la loi du 26 août de cette année, il préféra malgré ses 70 ans révolus, demander asile, à la terre étrangère plutôt que de se faire interner à la maison de réunion créée aux Filles de la Croix à Saint-Brieuc. Après avoir signé une dernière fois le 18 septembre 1792 sur les registres de catholicité de Languenan, M. Bourgeaux s'embarqua pour Jersey, d'où il passa ensuite en Angleterre, et Levot, d'après des indications fournies par Lecourt de la Villethassetz, qui connaissait spécialement le recteur de Languenan, écrit dans sa Biographie Bretonne, à l'article Alain, que « ce prêtre servait d'intermédiaire pour les sommes d'argent que l'on voulait faire passer aux ecclésiastiques déportés en Grande-Bretagne ». Quoi qu'il en soit, d'après des renseignements puisés aux Laily's Directory de Westminster et que nous a aimablement communiqués Mgr Daly, chancelier de cet archevêché et ancien élève du Séminaire de Saint-Brieuc, l'abbé Bourgeaux décéda à Londres, dans sa quatre-vingt troisième année, entre le mois de novembre 1801 et celui de septembre 1804. Pas plus vis-à-vis de M. Bourgeaux que des autres membres du clergé insermenté, les terroriste, n'oublièrent d'appliquer leur règle de la confiscation des biens. La vente du mobilier du recteur de Languenan opérée les 11, 12, 13, 19 et 27 avril 1794, produisit 1.143 livres au profit de la République. La Convention, revenue à des opinions plus modérées, ayant modifié, le 8 septembre 1795 la loi portant confiscation des biens des prêtres déportés, Jeanne Lemoine, de Trigavou, veuve de Louis Forot de Villeneuve, au nom des enfants nés de ce mariage, se porta comme héritière de l'abbé Bourgeaux, frappé comme insermenté de mort civile et dès lors regardé comme légalement incapable de posséder. Elle obtint en conséquence main-levée à leur profit des biens de cet ecclésiastique, et le 27 mai 1797 un arrêté du département des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) autorisait cette dame à rentrer en possession « des effets de linges, et des objets en cuivre, appartenant à M. Bourgeaux qui avaient été déposés dans les magasins nationaux de Dinan pour les besoins de l'armée républicaine ». GEORGES-JULIEN-PLACIDE TEZÉ, vicaire, natif du village de Viveret, commune du Mont-Dol, était fils de Georges et de Julienne Le Charpentier. Ordonné prêtre le 22 mars 1788, nous trouvons la première signature de cet ecclésiastique comme vicaire de Languenan dès le 18 octobre suivant en remplacement de M. l'abbé Dupré. M. Tezé modela sa conduite sur celle de son recteur et toucha pour la dernière fois son traitement comme vicaire de Languenan à la fin du premier trimestre de 1792. Nous avons relevé sa dernière signature sur les actes d'Etat Civil de cette paroisse le 14 juillet de cette année et le registre de M. Lefebvre d'Anneville, curé de Sotteville (Manche), signale cet ecclésiastique comme ayant séjourné dans l'île de Jersey après l'application de la loi du 26 août 1792. Du reste, le 8 octobre qui suivit ce décret, le prêtre assermenté Menard de Corseul, faisant un baptême à Languenan, mentionnait à cette occasion « l'absence du curé et du vicaire ». Cependant M. Tezé était revenu à Languenan où il baptisait le 1er juillet 1797 et nous le trouvons dès lors depuis cette époque, faisant au prix des plus grands périls, la majeure partie du ministère dans cette paroisse jusqu'à la fin de la Révolution française. Les bons « patriotes » de cette localité, lisez les jacobins de l'endroit, ne supportaient pas sa présence et fournirent à Boullé les plus mauvais renseignements sur son compte, si bien que ce fonctionnaire écrivait en 1802 concernant M. Tezé : « la commune où il séjourna a été des plus insurgées et il paraît y avoir participé ; à ne pas placer, mais à renvoyer dans son diocèse ». Aussi, lorsque le 10 juillet 1803, le maire, l'adjoint et quelques autres habitants de Languenan apprirent que Mgr Caffarelli allait leur donner l'abbé Tezé comme recteur, ces excellentes gens s'empressèrent-ils de pétitionner dans le but d'éviter cette nomination et le sous-préfet Gagon, toujours prêt à soutenir les ennemis des bons prêtres, s'empressa de renchérir encore et de qualifier M. Tezé de « fanatique de première ligne ». Cette démarche et d'autres combinaisons qui se présentèrent, empêchèrent la nomination de M. Tezé d'aboutir. Du reste, déjà la mort guettait ce confesseur de la Foi ; elle le coucha dans la tombe le 2 mars 1804 à l'âge de 40 ans seulement. M. de l'Estourbeillon, suivi par M. G. de Corson, a confondu dans Les Familles Françaises à Jersey, in-8°, Nantes, 1886, p. 469, M. Georges Tezé avec son homonyme Pierre Thezé, prêtre de Dol et dernier prieur de la Roche-Montbourcher. Si l'administration municipale de Languenan ne voulait point de M. Tezé, comme ayant, prétendait-elle, trempé dans la chouannerie ; elle fut servie à souhait dans la personne de M. CHARLES BETTAUX, de Ploubalay, qui fut nommé à son lieu et place recteur de cette paroisse le 16 janvier 1804, mais qui n'en prit possession que quelques mois plus tard ; car ce prêtre avait été l'un des plus intrépides organisateurs de la chouannerie dans le pays de Dinan. Aussi, regrettons-nous fort que cet ecclésiastique ne nous ait pas laissé des Mémoires, car vraisemblablement ils n'eussent pas manqué d'intérêt. A défaut de Mémoires de M. Béttaux, voici son épitaphe telle que nous l'avons relevée sur son tombeau, encore conservé en 1924, dans le cimetière de Languenan : CI-GIT MESSIRE — CHARLES BÉTTAUX. — RECTEUR DE — CETTE PAROISSE — DÉCÉDÉ LE 6 FÉVRIER — 1827, AGÉ DE 74 ANS — ZÉLÉ RESTAURATEUR — DE LA RELIGION — ET DE LA MONARCHIE, — CONSOLATEUR — DES AFFLIGÉS, — PASTEUR ACCOMPLI, — A JAMAIS REGRETTÉ, — SOUVENEZ-VOUS — DE SES AVIS — ET PRIEZ DIEU — POUR LUI ! Etaient originaires de Languenan lors de la Révolution, JEAN HUBERT, recteur de Saint-Méloir-sous-Bourseul, MICHEL FRÈRE, recteur de Trégon ; tous les deux étaient insermentés. Enfin le capucin JULIEN BRIAND qui passa toute la Révolution affilié aux Constitutionnels et curé assermenté de Vildé-Guingalan. Deux jeunes prêtres Michel Briand, décédé vicaire de Plesder, âgé de 28 ans le 30 mars 1783 et Gilles Costuas, décédé vicaire de Pleugueneuc, âgé de 37 ans le 22 août 1784, étaient l'un et l'autre natifs de Languenan. D'après le relevé des naissances de Languenan de 1793 à 1800, dressé par M. Tezé et conservé au presbytère de cette paroisse, dont nous devons l'aimable communication à M. l'abbé Guillard, recteur actuel, firent du ministère à Languenan au cours de la Révolution : M. Ménard, prêtre assermenté de Corseul le 25 avril, le 9 mai, le 9 juin, le 3 juillet 1793, les 2 et 15 février 1794. — Huet, curé constitutionnel du Plessix-Balisson, les 24 juin, 10 juillet, 16 juillet, 7 août, 21 août, 18 octobre, 1er, 4, 11, 20 et 24 novembre 1793, le 7 et 12 janvier 1794. M. Lecuyer, prêtre insermenté, baptisa à Languenan le 5 août 1793. L'abbé Lesage, vicaire insermenté de Corseul, baptisa à Languenan le 3 octobre 1793 et les 26 avril et 23 juin 1794. Il y administra aussi sept baptêmes en 1795, cinq en 1796 et un en 1798. L'abbé de la Villegirouard, vicaire insermenté de Ploubalay, fit un baptême à Languenan le 20 septembre 1793, un autre le 14 février 1794 et deux autres en 1796. L'abbé Gicquel, prêtre insermenté de Pleslin, baptisa à Languenan les 13 octobre 1793, 10 avril et 26 septembre 1794 et 9 mars 1795. Il y fit aussi deux baptêmes en 1797. M. Robichon, vicaire insermenté de Saint-Servan, dont nous avons parlé à l'article Trigavou, baptisa des enfants nés à Languenan les 30 mai 1793, 18 janvier, 27 mars, 2 avril, 14 avril, 10 et 15 novembre et 20 décembre 1794. Il y fit aussi quatre baptêmes en 1795, vingt-trois en 1796, quatre en 1797, cinq en 1798 et deux en 1799. M. Margely, vicaire insermenté de Pleslin, baptisa trois enfants a Languenan en 1796, un en 1798 et un en 1799. M. Le Moinne, vicaire insermenté de Plouer, baptisa un enfant né à la Ville-aux-Moines en Languenan le 12 mars 1794. M. Le Borgne, recteur insermenté de Ploubalay, baptisa un enfant né à la Ville-Goneu en Languenan le 14 juin 1794. M. Raffray, prêtre insermenté de Languedias, baptise des enfants nés à Languenan les 8 mai 1794 et 10 janvier 1795. M. Capprel, jeune prêtre de Saint-Lunaire, fait en 1795 huit baptêmes d'enfants nés à Languenan en 1794 et neuf autres nés en 1795. M. Briand, prêtre insermenté de Saint-Sauveur de Dinan, baptise un enfant né à la Mare-du-Chesnais le 23 mai 1794. M. Hubert, recteur de Saint-Méloir-sous-Bourseul, baptise deux enfants nés à Languenan l'un né le 1er mai et l'autre le 7 juin 1797. M. Cattenos, recteur de Taden, fait deux baptêmes d'enfants de Languenan en 1798. M. Frère, recteur de Trégon, fait un baptême le 1er octobre 1797 et l'autre le 11 mars 1798. M. Tezé, vicaire de Languenan, fait un premier baptême le 11 juillet 1797 et baptise ensuite le reste de cette même année. En 1798, il fait vingt-quatre baptêmes et treize en 1799 (abbé Auguste Lemasson).

l'ancienne chapelle du Boisjean, reconstruite au milieu du XIXème siècle et désaffectée en 1937-1939 ;

la croix du nouveau cimetière (1539). Il s'agit d'une croix déplacée depuis l'ancien cimetière. Son socle porte le nom des donateurs ;

la croix de Lesmen, située au lieu-dit le Clos-du-Cimetière ;

le moulin à vent de la Tourelle ;

A signaler aussi :

la motte castrale du Champ du Bois (moyen âge) ;

l'enclos funéraire, découvert en 1976, près de la chapelle de l'If (âge de fer) ;

le dépôt de haches de bronze de Carimel.

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGUENAN

Au Moyen Age, les Goyon de la Roche-Goyon sont les fondateurs de l'église et seigneurs de la paroisse de Languenan. Ils sont mentionnés dès le XIIIème siècle. Par la suite, les familles de Rohan et de La Moussaye apparaissent dans la commune.

L'ancien château de Languenan a appartenu aussi à la famille Marie. Guillaume Marie était de la montre de Gonsalve de Soto, en 1380, à Saint-Aubin-des-Bois. Gilles Marie figura à la montre de Jean de Landovi, à Nantes, le 5 septembre 1386. Olivier Marie fit hommage au vicomte de Rohan, à Pontivy, le 17 juillet 1396. Geoffroi Marie fut reçu, le 27 mai 1422, à Beaugency, à la tête de quatorze écuyers et de cinq archers de sa chambre, pour servir sous Tanguy du Châtel. Thomas Marie était archer dans l'armée du maréchal de Rieux, à Saint-Quentin, le 1er janvier 1505. René Marie était dans la compagnie du maréchal de Gié.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Languenan :

Jehan DE BROON (40 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier LA CHOUE (80 livres de revenu) : défaillant ;

 

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513, sont mentionnées à Languenan les personnes et maisons nobles suivantes :

Damoiselle Ester de Rohan possède le manoir du Bouais-Jouan ;

Olivier Bouan, sgr. de la Boullaye ;

Olivier de Broon, possède le lieu de la Villeneufve ;

François de la Moussaye, sr. dudit lieu ;

Olivier Allain, qui dit être noble ;

Nicolas L'Abbé, noble homme.

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