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LANGOURLA

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La commune de Langourla (pucenoire.gif (870 octets) Langourlae) fait partie du canton de Collinée. Langourla dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGOURLA

Langourla vient du breton « lann » (ermitage) et de saint Gourlais, ou Gurloes, un saint breton.

Langourla est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mérillac. La terre de Langourla existe dès 1241 (Anc. év. III, 231).

La paroisse de "Langourla et Saint-Vran" existe en 1273 et 1294 (parrochia de Langorla et de Sancto Veranno) (Anc. év. III, 275, 290). Le recteur de Saint-Vran est nommément cité en 1265. Saint-Vran relevait jadis de la châtellenie de Langourla. Le château primitif de Langourla est situé sur le territoire de Saint-Vran. L'existence de deux paroisses distinctes semble plausible (l'une et l'autre étant taxées séparément dans un compte de 1330). 

Il est également fait mention de la seigneurie de Langourla en 1239, à la suite d’une donation (avant le départ pour Jérusalem) de Robert de Langourla à l’abbaye de Boquen (Anc. év. III, 238). Outre les moines de Boquen, ceux de Saint-Aubin-des-Bois étaient aussi jadis possessionnés à Langourla, où leur appartenait le manoir de Blanc-Mouton. 

Certains lieux-dits tels que l'Hôpital, Ville-Dée ou Villedieu semblent révéler la présence jadis des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Au Moyen Age, la paroisse de Langourla appartient au diocèse de Saint-Brieuc. Elle avait pour subdélégation Lamballe et pour ressort Jugon. La cure était à l'ordinaire. Langourla élit sa première municipalité au début de 1790. La commune devient chef-lieu d'un canton depuis cette date jusqu'en l'an X.

Au XIXème siècle, la vie sociale et politique de Langourla est dominée par les familles nobles de la commune, Lanascol puis La Guibourgère et Harel de La Perrière.

On rencontre les appellations suivantes : Langourla (en 1211, en 1239, en 1262), Par. de Langourla (en 1273, en 1294), Langourlay (vers 1330), Langourla (en 1346).

Note 1 : la seigneurie de Langourla relevait, à titre d'obéissance, du comté de Porhoët, comme ancien apanage des rois de Bretagne Armorique, dont les comtes de Porhoët descendaient. Sa haute, moyenne et basse justice se manifestaient aux yeux par quatre poteaux patibulaires qui s'élevaient au lieu de sa juridiction  (à Saint-Joseph, ancien bourg paroissial), à laquelle étaient attachés un sénéchal, un alloué, un lieutenant et un sergent-bannier. Un seigneur de la maison de Langourla, dit Ogée, était fort attaché au duc Alain Fergent et au duc Conan III, dit le Gros. Il porta le cercle ducal au couronnement d'un de ces princes (au commencement du XIIème siècle). En 1211, Pierre, évêque de Saint-Brieuc, fut choisi pour arbitre entre le seigneur de Langourla et l'abbé de Boquen. En 1457, Arthur III, dit le Justicier, mort empoisonné, croit-on, pour avoir refusé l'hommage-lige au roi de France, eut pour grand-chambellan un seigneur de Langourla.

Note 2 : la commune de Langourla est formée des villages : la Ville-Gilles, la Dauphinaie, Saint-Joseph, la Ville-Blanche, la Noë-Ménard, la Ville-ès-Roties, Brandesec, la Ville-ès-Aloyers, la Plançonnaie, Launay, la Rochette, la Beaulraie, la Ville-Dée, le Tertre, la Huchardaie, la Ville-Râtel, la Ville-Gueguen, le Cleneuf, le Cran, la Barre, le Tacon, Coëdalan, etc ...

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PATRIMOINE de LANGOURLA

l'église Saint-Pierre (1869). L'église abrite une statue de saint Gilles, oeuvre du sculpteur Caro et qui date de 1786, ainsi qu'une statue en bois de saint Eutrope. La bannière de procession date de 1895 ;

l'ancienne chapelle Saint-Eutrope (XVIème siècle), située autrefois à l’emplacement de l’actuelle mairie ;

la chapelle Saint-Joseph (XVIIème siècle-1818-1906), située à Saint-Joseph. Elle est en forme de croix latine et possède quelques éléments du XVIIème siècle. Elle est restaurée en 1818 par la famille de Livoudray, puis reconstruite en 1905-1906 ;

la chapelle Saint-Georges (XVIIIème siècle), située à Blanc-Mouton et restaurée en 1844 par la famille La Bulnaye ;

la chapelle Saint-Gilles-des-Prés (1911). Cette chapelle est édifiée en mémoire de Gilles de Bretagne, décédé en 1450 ;

la croix du bois de Coëlan ;

le château de Coëlan (1870), édifié par la famille Quemper de Lanascol, puis propriété de la famille Camus de La Guibourgère. Les communs datent du XIXème siècle. Le domaine appartient à Jean Vaucoulour en 1514 et à Briend de Romelin en 1536 ;

le manoir de Saint-Joseph (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Coëcard (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Blanc-Mouton (XVIIème siècle). Propriété de Louis de Quimet et de son épouse Françoise de Broon (en 1514), de Françoise de Bronc ou Broon (en 1536), de la famille Turmel (au XVIIème siècle), des familles La Reboursière et du Temple (au XVIIIème siècle), des familles La Bulnaye et La Guibourgère (au XIXème siècle) ;

la maison de la Huchardais (XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Plançonnais (XVIIème siècle), propriété de la famille Onfray du Plessix (aux XVIIIème et XIXème siècles) ;

plusieurs maisons du XVIIème siècle, situées à La Plançonnais ;

le presbytère (1699), édifié par l'abbé Le Mintier de La Motte-Basse ;

3 moulins à eau : des Noës, d’Ahaut, de Cadeuc ;

A signaler aussi :

le menhir de la Coudre (époque néolithique) ;

l'enceinte de la Rouvraie (Moyen Age) ;

le tumulus de la Cocantine ;

les vestiges du chemin de l'Estrat (voie romaine Vannes à Corseul) ;

la tour Saint-Eutrope (XVIème siècle), vestige de l’ancienne église de Langourla détruite vers 1869. Des piliers portent les armes de la famille de Langourla ;

les quatre camps romains.

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGOURLA

Indépendamment de la châtellenie de Langourla, la paroisse renfermait les maisons nobles suivantes : la Vigne, qui appartenait, en 1390, à la maison de Langourla. Le Blanc-Mouton qui appartenait à l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois, à la même époque. Coaillan ou Coëlan qui appartenait à Eon Doaillars.  

En 1514, les maisons nobles de Langourla étaient : la Vigne (à Guillaume de Langourla), le Blanc-Mouton (à Louis de Quymeur et Françoise de Broon, son épouse), Coëlan (à Jean Vaucoulour), deux maisons du bourg appartenant à François de Langourla (l'une acquise de Guillaume de Pleumaugat et l'autre d'Amaury de Langourla), la Ville-Helle (à François de Langourla et acquise de Jean Martin et Guille Rouxel), une maison (à Yvon de Langourla et Jean Horlet, anciennement à Guillet Langourla). Une pièce de terre contenant 100 journaux appartenait à Jean, sieur du Parc.

Lors de la réformation du 27 mai 1536, sont mentionnées à Langourla les maisons nobles suivantes : Coëlan (à Briend de Romelin, époux de Madeleine de Vaucouleur, et à son fils Mathurin de Romelin), La Ville-Helle et La Maison-Blanche (à Gilles de Langourla), le Hault-Bourg (à Christophe de Langourla), La Vigne (à Jehan de Langourla), Blanc-Mouton (à demoiselle François de Bronc ou Broon), la métairie du bourg (à la famille de Romelin).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Langourla :

Olivier DE PLUMAUGAT (50 livres de revenu), par Guillaume, son fils : porteur d'une brigandine ;

Amaury DE LANGOURLA (12 livres de revenu) : défaillant ; 

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