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LANGOLEN

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La commune de Langolen (pucenoire.gif (870 octets) Langolen) fait partie du canton de Briec. Langolen dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGOLEN

Langolen vient du breton « lan » (ermitage) et de « Colen », un saint gallois.

Langolen est un démembrement de la paroisse primitive de Briec. Des noms de lieux-dits apparaissent pour la première fois dans un acte de donation de Gradlon, roi de Cornouaille. Langolen, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, est une ancienne trève de Briec, partagée entre trois seigneuries : La Motte, Trohanet et La Villeneuve. Langolen (Treff de Langolen) est érigée en paroisse succursale en 1804.

L'ancienne trève de Langolen comptait de six à sept cents communiants avant 1789. On y compte, vers 1920, 1.176 habitants, c'est dire que la population n'y a pas sensiblement augmenté. Son patron est bien saint Gunthiern, comme le porte actuellement l'Ordo, quoiqu'on ait voulu lui substituer saint Guillerm, puis saint Guillaume ; car, en 1844, le curé de Briec, M. Guillaume Floch, note, sur ses registres, que l'église de Langolen « a été bénite par lui, le 11 Avril, sous le vocable de Saint-Guillaume ». Pour excuser le Curé, disons que le registre manuscrit de Mgr. de Saint-Luc portait Saint-Gutiern, que l'on pouvait lire Saint-Guliern, que l'on a traduit par Saint-Guillerm, au commencement du XIXème siècle. Le patron est vraiment saint Gunthiern, ou Guthiern, le fondateur du premier monastère de Anaurot, ou Quimperlé, vers le VIème siècle (voir sa Vie au cartulaire de Sainte-Croix).

Une enquête, faite en 1492, établit dans quelle condition se faisait le service religieux à Langolen, à cette époque (Archives Départementales) : « Enqueste et information de la part et instance de nobles et partables gens habitans demourans au lieu nommé le treff de Langolen, en la paroisse de Briziac, en l'encontre de M. Jean Le Saux, recteur de la dite paroisse de Briziac. [Il est constant] que, au dit lieu, y a eu anciennement et par tant de temps que mémoire d'homme n'est du contraire, une belle et grande église treffviale ayant cimetière clos et campane, calices, chasubles, missaulx et aultres ornements d'église et choses requises pour celebrer la messe et faire les autres offices et services divins en icelle, et que le dit lieu et treff est distant et séparé de l'église paroissiale de Briziac d'une lieue et demi vulgars et plus, et que entre icelle église il y a aultres et parcelles enclavées ; par quoy, et la distance du chemin et les mauvais passages qui sont entre les deux et espécialement en temps d'hiver, ne pourraient les dits nommés fréquenter la dite église parochiale, et qu'à celles et aultres justes tiltres et causes roesonables, sont les dits nommés en bonne et paisible possession, dès le temps prédit, d'avoir la messe dominicale en la dite église et que le Recteur et Vicaire de présent et son soubz Vicaire en la dite paroisse, ses prédécesseurs avant lui, sont venus celebrer la messe le dimanche alternativement à second dimanche, l'aultre dimanche les treviens la font celebrer par tel chapelain que bon leur semblera. Sont en possession d'aller en procession ès églises et chapelles d'entour et environ, de faire bannir des fêtes solennelles et mariages, d'avoir leurs audiances, de faire beneguir l'eau et le pain, de faire purifier les femmes du dit treff emprès leur enfantement, de faire celebrer noces, recevoir les sacrements à Pâques et autres festes solennelles, d'avoir leurs tombes, enfeus et enterrements, ils font à part le rôle des touages pour le treff » (Archives du diocèse de Quimper et Léon).

Or, maintenant, l'on veut les obliger à aller entendre la messe, tous les seconds dimanches, à Briec, et à contribuer aux réparations de l'église paroissiale ; contre quoi ils protestent énergiquement. Et c'est probablement dès cette époque que les tréviens purent obtenir un vicaire à demeure pour le service paroissial, ce qui exonérait les prêtres de Briec de faire, tous les seconds dimanches, la route si pénible de Briec à Langolen.

En 1694, les tréviens de Langolen étaient bien en possession d'un vicaire pour le service paroissial ; mais restait la question des réparations à faire à l'église de Briec.

Les tréviens répètent qu'ils y ont eu toujours « un curé à Langolen, qu'ils font leur communion pascale, y ont des fonts pour baptiser, y font célébrer le service divin et administrer les sacrements », qu'ils ont toujours entretenu leur église tréviale sans aucun secours « de ceux de Briec », et que, dès lors, les dits tréviens veulent bien contribuer aux fouages et charges ordinaires de la paroisse de Briec, mais que, dans le cas présent, « les dits paroissiens de Briec n'ont voulu que satisfaire leur orgueil, en faisant édifier une superbe tour à leur église et non point faire oeuvre d'utilité communière ». Que, du reste, « ils disposaient de leurs affaires politiques sans aucune dépendance des paroissiens de Briec, lesquels font de même, sans y appeler les dits tréviens » (Archives de Langolen).

On rencontre l’appellation Langolen dès 1426.

Note 1 : liste non exhaustive des CURÉS DE LANGOLEN AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1673. Yves Roux ; devint curé de Meylars. - En 1690-1694. Jean-Corentin Jac. - En 1694. François Le Guével. - En 1700-1711. J. Le Guillou. - En 1712. Daniel Le Lay. - En 1720-1748. Fr. Le Grand. - En 1748-1759. Jean Perron. Assez mal noté sur le registre de Mgr. de Saint-Luc (Evêché), qui donne ainsi son curiculum vitae : « Né à Edern en 1717, prêtre en Septembre 1741. A été à Lennon pendant 13 mois, un an à Edern, à Langolen 16 ans, 5 ans 3 mois à Duault, puis a eu la cure de Plevin, au concours en 1768 ; décédé le 21 Décembre 1781 ». - En 1759-1763. Joseph Lozach. - En 1763-1764. Alain Faucheur. - En 1767-1769. François Le Grand. - En 1769-1780. Jean Piriou, né à Quimper, paroisse Saint-Mathieu, en 1737 ; prêtre en 1761, curé de Langolen en 1769. Il avait avec lui son jeune frère, né en 1745, prêtre en 1769, François-Marie Piriou. Mgr. de Saint-Luc ne les a pas en grande estime, car ils font mal le catéchisme. En 1780, Jean fut envoyé à Lennon, et François-Marie à Scrignac. - En 1780. Yves Le Coz, né à Briec. Excellent sujet pour tout ; envoyé à Langolen en Septembre 1780, à Plouguernével en Avril 1781, au Séminaire de Quimper en Juin 1782. - En 1780-1789, Juillet. Joseph Pennec, né à Briec en 1746, prêtre en 1774, depuis à Briec. « Prêche très bien, joint les talents au zèle et à la plus grande piété ». Envoyé à Quillinen en 1779, puis à Langolen. (Etait recteur d'Edern en 1790, émigra en Espagne et mourut recteur d'Edern en 1828). - En 1790. Jérôme Cariou, né à Cast le 15 Décembre 1748, prêtre en 1777, recteur de Langolen en 1790. Refusa le serment, émigra en Espagne ; au retour, recteur de Langolen, y mourut en Décembre 1807, ... 

Note 2 : Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANGOLEN DEPUIS LA RÉVOLUTION : Au retour de son exil en Espagne, M. Cariou reprit son poste à Langolen, mais pas pour longtemps. Il fut remplacé, en 1805, par M. Michel Thalamot, né à Esquibien, prêtre au Saint, lors de la Révolution. Avait été interné, le 19 Mai 1779, à la citadelle de Saint-Martin de Ré, et libéré le 10 Mai 1800. Il était vicaire à Scaër, lorsqu'il fut nommé à Langolen, en Novembre 1805, qu'il quitta, en 1811, pour Cléden-Cap-Sizun. Il est mort le 17 Mai 1814, « ex-recteur de Treffiagat ». Après lui, la paroisse de Langolen demeura sans pasteur jusqu'en 1821, époque où ce poste fut confié à M. Yves Moëlo, d'Arzano, né le 27 Avril 1794, prêtre en 1820, et qui était depuis un an vicaire à Saint-Mathieu de Quimper. Il resta à Langolen jusqu'en 1824. - En 1824-1865. François-Louis Nédélec, de Berrien. - En 1865-1880. Philippe-François Rogé, de Plougonven. - En 1880-1884. Guillaume Iliou, de Plouzané. - En 1884-1895. Claude-Marie Moal, de Plouénan. - En 1895-1911. J. Le Gall. - En 1911. J. Bossennec, de Ploaré, .... Liste non exhaustive des VICAIRES DE LANGOLEN DEPUIS LA RÉVOLUTION : - En 1848. Julien Le Foll. - En 1869. Jean-François Culec. - En 1870. Jean-Joseph Le Bras. - En 1871. Jean-Yves Danzé. - En 1887. Joseph-Marie Prigent. - En 1890. Germain Le Seac'h. - En 1893. François-Marie Buors. - En 1898. Jean-Baptiste Piedoye. - En 1908. François-Marie Fourn, .... (Archives de l'Evêché).

Voir Langolen "Langolen sous la Révolution

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PATRIMOINE de LANGOLEN

l'église Saint-Gunthiern (XVI-XVIIIème siècle), reconstruite au XIXème siècle et bénie le 11 avril 1844. Gunthiern est le fils d’un roi breton de Cambrie. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur. La façade ouest, le porche latéral et le clocher semblent datés du XVIème siècle. Le clocher ne comprend qu'une chambre de cloche et qu'une galerie. L'église abrite les statues de saint Gunthiern, saint Magloire et une Pietà. L'ancienne maîtresse vitre, du XVIème siècle, représentant la Crucifixion, a été cédée au Musée départemental ;

Nota : La confrérie du Rosaire était établie à Langolen avant 1660, car nous voyons M. de Bodillo lui faire, à cette époque, une fondation de 30 livres (G. 204). La trève comptait, avant la Révolution, deux chapelles, l'une de Saint-Magloire, l'autre de Notre-Dame de Pitié, dite aussi de Saint-Huel, Duel ou Tugdual. En 1673 (G. 204), Marie Penancoet, vicomtesse de la Gabilière, propriétaire de Trohanet, « dame foncière de la chapelle de N.-D. de Pitié, dite de Saint-Huel, en Langolen, tref de Briziac », expose à l'Evêque de Quimper « qu'un temps a été, il y tombait des offrandes considérables par le concours du peuple qui s'y rendait en dévotion ; maintenant, il y tombe très peu, dont trafiquent les fabriques de la dite chapelle ». Elle demande, en conséquence, que Monseigneur soit saisi des comptes et en fasse une vérification rigoureuse. En 1704, bénédiction d'une cloche, pour Saint-Duel, par le Recteur de Briec. Il y avait, en outre, une chapelle domestique au château de Trohanet, dont le chapelain, Claude Le Maguet, mourut en 1692. Le 26 Février 1759, M. Pezron, curé de Langolen, célébra le mariage d'un sieur Julien Meunier, originaire de Rennes, qui devait être intendant des biens des sieurs de Kerstrat, car nous voyons l'acte signé de Mme de Kerstrat, messire Jacques-Guillaume de Court de Presle, Mlle Marie-Jeanne Le Borgne de Kermorvan et Mlle Céleste-Thérèse de Tréouret. En 1828, on y suppléait les cérémonies du baptême à Marie-Célestine Tréouret de Kerstrat, fille de Joseph et de Marie-Adélaide Riquet de Mirabeau (M. Montfort). M. l'abbé Montfort a également relevé, dans les registres paroissiaux : - En 1699, l'ondoiement d'une fille à messire Joseph-Hyacinthe de Tréouret et d'Anne de la Roche, sr. et dame de Kerstrat, et le baptême d'une autre fille des mêmes, nommée Marie, dont furent parrain et marraine deux « ménages » de la paroisse, Guthiern Donnard et Marie Le Clec'h. Le baptême fut conféré par « missire Jean », précepteur du fils aîné des Kerstrat, résidant à Trohanet, dont il était, sans doute, le chapelain. - En 1754, enterrement d'écuyer Joseph-Louis de Tréouret, sgr. de Kerstrat, décédé le 2 Mai. Assistait au convoi, Jean-François de la Marche, diacre, qui fut, plus tard, évêque de Léon (Archives de l'Evêché). 

l'ancienne chapelle Saint-Magloire, édifiée en 1640  et aujourd'hui disparue ;

la croix de Poulparcou (1640), restaurée au XIXème siècle ;

le calvaire de mission (1935) ;

le calvaire de l’enclos paroissial (XVème siècle), restauré en 1880. Il comporte des panneaux représentant la Flagellation, le Couronnement d'épines et Notre-Seigneur portant sa croix ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerrun, la croix du cimetière de Langolen, Croix-Rouge (1867, 1903), la croix sur le porche de l'église de Langolen, Saint-Huel (XVIème siècle) ; 

le château de Trohanet (XVII-XVIIIème siècle). On y trouvait autrefois un colombier et une chapelle privée. Le premier seigneur connu de ce lieu est Guillaume de Lisiart (en 1446). Puis propriété de Mauricette de Kersaudy (en 1625) et de Penancoet de Keroual. A la Révolution, ce château est la propriété du comte Tréourret de Kerstrat, et en 1851, la propriété de Pierre de La Grandière. Il est restauré en 1880. Le parc est aménagé par les frères Bülher en 1870-1875 ;

le manoir de Coat-Guen (XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle. Propriété, au XVIIIème siècle, de la famille de Tinténiac ;

les vestiges d’un colombier de l’ancien manoir La Villeneuve. Propriété des Quelennec (au XVIème siècle) et des Disquay (du XVIIème au XVIIIème siècle) ;

A signaler aussi :

le menhir de Stang-Lévénez (époque néolithique) ;

la pierre tombale de l’amiral de la Grandière (1876) dans le cimetière ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGOLEN

MAISONS NOBLES

- Tréouret, sr. de Tréouret (Cast), sr. de Coetglaz et de Trohanet (Langolen), sr. de Kerstrat (Châteaulin) : d'argent au sanglier de sable en furie, ayant la lumière et les défenses d'argent ; devise : Saevit, furit et ardet.

- Liziart ou du Lézard, sr. de Trohanet : écartelé au 1er et 4 d'or à 3 croissants de gueules, aux 2 et 3 d'azur à la quintefeuille d'argent. 

- Du Quelennec, sr. de la Villeneuve, en Langolen : d'argent au houx de sinople fruité d'or.

(à compléter)

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