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LANGOELAN |
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La commune de Langoëlan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGOELAN
Langoëlan vient du breton « lann » (lieu consacré) et de « Ouelan » ou « Uunan » ou « Goëlan », le nom dun saint obscur.
Langoëlan est semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploërdut. Au XIème siècle, la paroisse de Langoëlan fait partie du diocèse de Vannes et du doyenné de Guémené (ou Kemenet-Guégant). Elle avait comme trève Le Merzer, aujourd'hui unie à la paroisse de Langoëlan.
A la fin du XVème siècle, on trouve plusieurs seigneuries : celles de Coëtcodu, Kerservant et Tronscoff (ou Tronscorff) avaient droit de haute justice.
On rencontre les appellations suivantes : Langouelan (en 1448, en 1464, en 1477, en 1481), Langouellan (en 1513), Lanvoellan (1536) ;
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PATRIMOINE de LANGOELAN
l'église Saint-Barnabé (XVIème, XVIIIème et XIXème siècles), remaniée au XVIIIème siècle et au XIXème siècle. L'église comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Au carré du transept, des colonnes engagées semblent attendre des arcades qui ne furent jamais construites. Sur le pignon occidental s'élève un clocher en pierre, restauré en 1716, dont la flèche polygonale, à rampants décorés, est percée de baies à réseau flamboyant. Un escalier extérieur, au Sud, conduit à la cloche. Une large corniche sépare la tour de la chambre des cloches. Au Sud, un porche, ouvrant à l'extérieur par une arcade en tiers-point dont les moulures pénètrent dans la muraille, et communiquant avec la nef par une porte en anse de panier sous une accolade, est couvert d'une curieuse charpente à clefs pendantes et à sablières décorées d'animaux et de personnages bizarres. Les contreforts et les rampants du toit offrent la décoration flamboyante habituelle. L'église est couverte d'une charpente à entraits à têtes de crocodiles et à sablières nues. La charpente de la croisée porte la date de 1754. Une partie du choeur est restaurée au début du XIXème siècle. Le retable du bras sud du transept, provenant de l'église du Merzer (démolie en 1853), date du XVIIème siècle : un tableau de la Résurrection se trouve au milieu, et de part et d'autre de ce tableau, se trouvent les statues de saint Salomon (XVIIème siècle) et saint François d'Assise. La cathèdre, offerte en 1936 par M. Haïk, date du XVème siècle. La statue de Notre-Dame du Rosaire en bois polychrome, date du XVIIème siècle. A signaler qu'une confrérie du Rosaire est fondée en l'église de Guémené en 1612. On y trouve un ensemble de six panneaux en bois juxtaposés représentant les quinze mystères du Rosaire, le seizième illustrant la Donation du Rosaire. Un calvaire s'élève sur l'un des côtés : sa croix a été sculptée en 1948 par Le Bozec ; | |
la chapelle de Notre-Dame (XVIème et XVIIIème siècles), située au village de Locmaria et restaurée au XVIIIème siècle. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire du XVIème siècle, remanié au XVII-XVIIIème siècle. Son pignon est épaulé par deux contreforts. Le portail occidental, comprenant une porte à anse de panier sous une accolade encadrée dans un arc en plein cintre avec accolade, est remarquable. Sur le pignon occidental est un clocheton carré, percé de baies à linteau, sur consoles, et surmonté d'une flèche polygonale en pierre. La chapelle possède une fenêtre à meneaux. Un escalier extérieur au Nord conduit à la cloche ; | |
la chapelle Saint-Hervé ou Saint-Houarno (XVIème siècle), située à Saint-Houarno ; | |
l'ancienne chapelle Saint-André (XVIème siècle), édifiée dans un lieu isolé et aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire à décoration flamboyante, dont le pignon occidental était surmonté d'un clocheton carré. A l'intérieur, se trouvait une jolie piscine du XVIème siècle ; | |
l'ancienne chapelle de la Trinité (XVIème siècle), aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire, avec des retouches postérieures sur l'emplacement d'un édifice plus ancien dont on retrouvait des traces ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Servais (XVIème siècle), aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire, avec des portes intérieures sculptées ; | |
l'ossuaire de l'église Saint-Barnabé. Il est ouvert d'une baie possédant trois colonnes sculptées ; | |
le château (XXème siècle), situé en face de l'église paroissiale de Langoëlan ; | |
le château de l'Emir (vers 1920), édifié par Jacques Haïk, né à Tunis en 1885 et son épouse Marie-Louise Lenouveau, née à Langoëlan en 1889 ; | |
le manoir du Plessis ou Ganquis (XVème siècle). Propriété de la famille Coëtmeur (Typhaine de Coëtmeur, en 1448), et de la famille Baud (au XVIème siècle, Alice de Baud en 1575) ; |
Note : Le manoir du Plessix (ou Plessis) resta la propriété des seigneurs de Kermerien et du Cranno jusqu'en 1572 ; époque à laquelle il fut donné en juveigneurie aux Rouxel, sieurs de Ménézangal ; mais cette branche s'étant éteinte, Le Plessix retourna par héritage, à Adelice de Baud, dame de Kermérien. Le 21 juillet 1677, Hyacinthe de Cosnoal, sieur de Saint-Georges et de Kermerien, le vendit à messire Julien Le Goff, recteur de Langoëlan, et celui-ci étant mort en 1734, son neveu, Louis Le Goff, hérita de cette terre dont il fournit aveu la même année (M. L. Galles).
le manoir de Koët Codu ou Coëtcodu (XVème siècle). La seigneurie, qui possédait un droit de haute justice, était la propriété successive de la duchesse d'Elbeuf, puis des familles Kerhoent et Rumain (en 1750). Cette seigneurie est unie en 1751 à celle de Coët-an-Fao en Séglien. Par alliance, Coëtcodu passe à la famille Polignac (en 1770). La chapelle privée a disparu et la chapellenie a été transférée à Coët-an-Fao en 1751. Au XVème siècle, la seigneurie porte le nom de Bremaner et on trouve le nom de Coëtcodu en 1513, date à laquelle elle appartient à la famille du Fresnay, avant de passer au XVIIème siècle par alliance entre les mains de la famille Perenno de Penvern. Le seigneur de Coëtcodu rend justice au village de Langoëlan ; | |
le manoir du Rest (XVIIIème siècle), propriété de la famille Du Chelas à la fin du XVIIIème siècle. Une insigne chouan, datée de 1789, est gravée à l'intérieur du manoir ; |
Note : Nous ne trouvons mention de ce manoir qu'en l'année 1738 où demoiselle Renée Guilloux veuve de Louis-Alexis de Brossard, mort l'année précédente, rend aveu comme tutrice de Jean-Jérôme, Louis, et Anne-Françoise de Brossard, enfants des deux mariages de Louis-Alexis de Brossard. Mais Louis étant mort en 1740 et Jean-Jérôme en 1744, Anne-Françoise resta seule héritière des biens paternels. Elle épousa messire Jacques-Bruno de Rémond du Chéla (ou Chelas), ancien capitaine au régiment lyonnais infanterie, et rendit aveu pour le manoir du Rest à Jules-Hercule de Rohan, prince de Guémené (M. L. Galles).
le manoir de Tronscorff (XIXème siècle). Cette seigneurie est la propriété de la famille Tronscorff, puis de la famille Du Houlle (en 1427, suite au mariage de Marguerite de Tronscorff avec Gilbert du Houlle). Citée comme maison noble en 1433, elle est la propriété de la famille Berthou (vers 1612 et en 1760). Ce manoir a été plusieurs fois restauré et le siège de la juridiction se trouvait au village du Merzer ; |
Note : Ce manoir appartenait, en 1427, à Gilbert du Houlle par son mariage avec Marguerite de Tronscorff. Gilbert mourut en 1433 et laissa sa succession à son fils Geoffroy qui épousa Clémence de la Villeneuve et qui vivait encore en 1490. Guillaume du Houlle, fils de Geoffroy, fait hommage au sire de Guémené le 15 décembre 1491 et mourut un ou deux ans après ; sa veuve, Isabeau de Saint-Noay, rendit aveu à Louis de Rohan au nom de son fils, Louis du Houlle, encore enfant, qui vécut jusqu'en 1528 ; Françoise de Quenechquivillic, veuve de Louis, rendit aveu, l'année suivante, à Marie de Rohan, mère et tutrice de Louis de Rohan, seigneur de Guémené, et leur fils, Jean du Houlle, épousa Guillemette Le Gal, et mourut avant 1571, laissant son fils Abel sous la tutelle de François de Baud, sieur de Ménézorval. Abel du Houlle eut trois enfants de sa femme, Louise Le Maranner. François, sieur de Tronscorff et de Kerropert, qui mourut sans héritiers, Jeanne et Catherine, qui était mariée, en 1616, à Philippe Bertho, sieur des Fontaines, et qui hérita de son, frère. « Le 10 mai 1613, Philippe Bertho, sieur des Fontaines, fit la foi et hommage à très haut et très puissant messire Pierre de Rohan, prince de Guémené, comte de Montauban, seigneur du Verger, Mortiercroulle, Marigny, La Motte-Glain, châtelain de Corlay, Le Poirier, Plouha et Plouézec, chevalier des ordres du Roi et conseiller en ses conseils d'Etat et privé, suivant la coutume, à cause de son lieu et manoir de Tronscorff, et, autres terres et héritages qu'il possède et tient ligement et noblement dudit seigneur, aux paroisses de Langoëlan, Ploërdut, Lescoët, Locmalo, Plouguernevel et ailleurs en ladite principauté, échues à Catherine du Houlle, sa compagne, par le décès de défunt écuyer Abel du Houlle, vivant sieur dudit lieu de Tronscorff ; lesquelles choses il tient à devoir de foi, hommage et rachat..... ». Philippe Bertho (ou Berthou) eut un fils et deux filles, dont l'une, Renée, épousa Pierre Guiller, sieur de Kervéno, et l'autre fut mariée, en premières noces, à François de Langourla, sieur de l'Espinay, et en deuxièmes noces, à Christophe Gouyon, sieur de La Villepierre. De son premier mariage, elle eut une fille, Françoise de Langourla, qui épousa d'abord François du Boisgelin, sieur de Keriolly, puis, en 1713, Julien-François Le Clavier, sieur de la Pagottière, dont elle n'eut pas d'enfants. Après sa mort, le manoir de Tronscorff retourna à son cousin René-François Berthou qui avait épousé Catherine Meusnier, dame de Kergrom, et qui mourut vers 1738 ; son fils, Jean-Jacques de Berthou, qui décéda en 1776 et son petit-fils, Juste-Albert-Irenée de Berthou, capitaine au régiment de Bourgogne infanterie, en 1779, furent les derniers possesseurs de ce manoir (M. L. Galles) ;
le moulin de Tronscorff (1776), du Paradis (XVème siècle), Nicol. Le moulin du Paradis appartient à la famille Le Gargasson à partir de 1911. Le moulin de Tronscorff appartient à la famille Le Goff à partir de 1963 ; |
A signaler aussi :
le dolmen de La Villeneuve (époque néolithique). Ce mégalithe se compose de trois pierres surmontées d'une dalle. Ce nom porte aussi le nom de Ti er Korriganed ; | |
le menhir de La Croix-Saint-Denis (époque néolithique) ; | |
le menhir et le dolmen de Kergoët (époque néolithique) ; | |
le camp gallo-romain de Tablouët ; | |
l'ancien manoir de Kerprigent. Le manoir dé Kerprigent, qui appartenait à Pierre de Kerprigent et à Jehanne de Pestivien, son épouse, passa, en 1504, à leur fils Pierre de Kerprigent, et ne laisse plus traces (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Goësfourmant. Nous ne connaissons ce manoir que, par deux aveux : l'un de 1431 fait par Jehan Le Vestle, et l'autre de 1463 rendu par le fils de celui-ci, nommé aussi Jehan, et par sa femme Jehanne du Bot (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Barazoez ou de Paradis. Guillaume de Keruhellic (ou Kuhellic) possédait ce manoir en 1464, et il le légua à sa fille Catherine de Keruhellic (ou Kuhellic), épouse de Guillaume Bilzic, qui le tint jusqu'à sa mort, en 1480, et le laissa à son fils Vincent. Depuis cette époque, nous ne possédons aucune donnée certaine sur les propriétaires de ce manoir ; nous sommes cependant porté à croire qu'il appartenait aux seigneurs de Crénihuel (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Breman (appelé plus tard Coetcodu) était en 1414 à Jehan de Coetuhan, puis par alliance à la famille Penhouet (ou Penhoët), sieurs de Penfrec, et à la famille de Fresnay (vers 1440) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANGOELAN
Le manoir de la seigneurie de Coëtcodu était appelé anciennement Breman, nom qui fut changé, dans le XVIème siècle, pour celui de Coëtcodu. En 1414, mourait Jehan de Coëtuhan, sieur de Breman, en laissant une fille qui fut mariée à Alain de Penhoët, sieur de Penfrec. Guillaume de Penhoët, leur fils, garda pour lui la terre de Penfrec, et donna le manoir de Breman en partage à sa soeur, Beatrix de Penhoët. Celle-ci épousa Guillaume du Fresnay, dont le fils, François, était seigneur de Breman en 1474. Alain du Fresnay, fils de François, épousa Jeanne d'Avaugour, dame de Meslan, et mourut avant l'année 1518. Son fils Louis était marié à Louise de Talhoët qui était veuve en 1539, époque à laquelle elle rendait aveu pour ses trois fils : Claude, Guyon et François. Claude épousa Louise de Baud dont il n'eut pas d'enfants, puisque la terre de Coëtcodu passa à son frère François, mari d'Allannette Olivier. François et Allannette moururent, et laissèrent leur fils, Louis, sous la tutelle de sa grand-mère Louise de Talhoët qui, en 1571, fournit aveu au nom de son douazrein Louis du Fresnay, sieur de Coëtcodu, Kerlen, Le Plessix, Roscallet, Kerfloch, etc. Louis du Fresnay épousa Adelice de Baud, dame du Cranno, et mourut sans enfants, en 1583. La terre de Coëtcodu fut saisie, cette même année, par le sénéchal de Guémené, au nom du prince, «ayant été remontré, dit le procès-verbal, que Louis du Fresnay, sieur de Coëtcodu, est mort et décédé sans hoirs procréés de son corps ». Cependant, l'année suivante, apparaît Vincent du Fresnay, sieur du Kerfloch et de Coëtcodu, puis, en 1600 et 1606, François du Fresnay, en 1636, René du Fresnay. Ce René du Fresnay avait peut-être une fille qui épousa Gilles du Pérenno, sieur de Kerduel, car celui-ci possédait la terre de Coëtcodu en 1658, et la transmit à Louis du Pérenno, son fils. Celui-ci et sa femme, Jeanne de Guymarho, fondèrent, à la chapelle du manoir de Coëtcodu, trois messes par semaine. Louis du Pérenno laissa, en mourant, ses biens à sa soeur Jeanne qui les porta en dot à Pierre Le Vicomte, sieur du Rumain, et son fils, Charles-Yves Le Vicomte, par son mariage avec Julienne de Kerhoënt, ajouta à ses domaines la seigneurie de Coëtanfao et celle de Crénihuel. Un aveu de ce seigneur nous fait connaître les prérogatives féodales que lui conféraient les biens dont il était possesseur. Voici un extrait de cet aveu : « ..... La chapelle de Saint-Efflam ...., dans laquelle sont les écussons et armoiries de ladite seigneurie de Coëtcodu et du seigneur déclarant, droit de banc et autres prééminences. La chapelle et église tréviale de Lescharlin, située au bourg de Saint-Germain, avec armes et écussons qui sont vairé et contrevairé, qui est des anciens seigneurs de Coëtcodu, à mi-partie avec d'Avaugour. De plus, ledit seigneur du Rumain a droit et est en possession d'un banc à queue dans l'église et chapelle de Saint-Joseph proche l'hôpital, au haut de la rue Neuve de Guémené, dans les vitres de laquelle chapelle sont les armes de ses prédécesseurs, par les soins desquels ledit hôpital a été bâti et lui ont donné le premier fonds, et pour mémoire de leurs soins, avances et bienfaits, le procureur ou administrateur dudit hôpital est tenu et obligé de payer annuellement un prêtre qui doit être nommé par ledit sieur du Rumain, pour dire une messe tous les mardis de la semaine en ladite église et chapelle de Saint-Joseph à l'intention du seigneur du Rumain et de ses auteurs, et ainsi successivement, suivant la fondation qui a été faite ». Charles-Yves Le Vicomte eut un fils qui était marié, en 1744, à Marguerite-Reine Buttaut de Marzan, et de cette union naquit une fille nommée Reine-Sébastienne Le Vicomte (M. L. Galles).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Langoëlan :
Jehan ESMES de Kersevan (100 livres de revenu) : défaillant ; | |
Geffroy du HOULLE de Tronscorff (40 livres de revenu), remplacé par Ollivier Esmes : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Langoëlan :
Geffroy du HOULLE (800 livres de revenu) ; | |
François du FRESNAY, remplacé par Guymarch de la Roche : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Jehan COETMEUR ; |
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