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LANGAST

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La commune de Langast (pucenoire.gif (870 octets) Lanwal) fait partie du canton de Plouguenast. Langast dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGAST

Langast vient du breton « lann » (ermitage) et de Saint-Gal (ermite) ou de saint Gall (saint irlandais, compagnon de saint Colomban vers 590). La tradition rapporte qu'il passa par Kerien, village de la Prénessaye, près de Plémet. Saint Gall se retira plus tard près du lac de Constance où il bâtit quelques cellules qui furent les humbles commencements de la célèbre abbaye de Saint-Gall, érigée en principauté par Henri Ier. Il refusa l'évêché de Constance et le gouvernement de l'abbaye de Luxeuil et mourut le 16 octobre 646.

Langast est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plessala (et peut-être aussi de Plouguenast). On cite au XIIème siècle un certain G. Petro de Langaal priore, comme témoin d'une confirmation de donations faites à l'abbaye de Saint-Aubin. On pourrait donc penser qu'il y existait autrefois un prieuré. 

Langast (Langoal) est cité vers 1330 et a le titre de paroisse dès 1452 (lettres de Nicolas V). Cette paroisse appartenait jadis au diocèse de Dol et à la subdélégation de Moncontour, et ressortait au siège royal de Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative.

Le lieu-dit la Maladry et la chapelle dédiée à saint Jean semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que d'une ancienne léproserie. 

Des lettres patentes royales, datées de janvier 1680, signées Louis et contresignées Colbert, autorisèrent, à la demande de René de Quengo, l’établissement de foires, marchés et halles à Langast, « à cause de l’importance du commerce des bestiaux et des toiles qui s’y fait »

Durant la Révolution, la paroisse de Langast dépendait du doyenné de Plouguenast. La première municipalité de cette paroisse est élue au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Langaal (au XIIème siècle, vers 1330, à la fin du XIVème siècle), Langal (en 1426, en 1432). La forme actuelle Langast apparaît dès 1516 (Cartulaire de Redon).

 Bourg de Langast (Bretagne).

Note : la commune de Langast est formée des villages : le Vauglin, Bouchenay, les Madrètes, la Touche-Goupil, Pingast, le Montrel, la Ville-ès-Besnard, Quillemin, la Basse-Nautin, les Creudais, Troulan, les Yeux-d'Erées, Maison-des-Essarts, Guinergamp, le Four-Haut, la Basse-Nautin, le Breil, etc...

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PATRIMOINE de LANGAST

l'église Saint-Gal (IXème-XIVème-XVIème-XVIIIème siècle). La fondation de l'église initiale daterait du VIème siècle, époque de saint Gal (ou Gall). L'édifice primitif a connu de nombreuses modifications : reconstruction de la charpente de la nef, reprise de la façade occidentale et adjonction du clocher au XIV-XVème siècle, puis reconstruction des dernières travées du choeur, du chevet plat et des bas-côtés au début du XVIème siècle. Elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées et un choeur, clocher extérieur. Des contreforts ont été ajoutés aux bas-côtés au début du XVIIIème siècle. Une réfection totale du bas-côté nord, avec la restauration du clocher, a été faite au début du XXème siècle. Le vaisseau central de la nef semble remonter de la fin du IXème siècle ou du début du Xème siècle. La tour date de 1717. Le retable du maître-autel date du XVIIIème siècle. On y trouve une maîtresse-vitre, représentant le Jugement dernier, datée de 1508 et portant les armes de la famille du Rochay. Les autres vitraux du début du XVIème siècle représentent l'Annonciation et la vie de sainte Véronique. Les vitraux sont de Mickaël Messonnet. On y voit des fresques datables du XIIème siècle et des peintures du XVIème siècle. Les dalles des tombes conservent les armoiries de la famille Carmené (ou Kermené) des Essarts. Statues anciennes de saint Gal, sainte Vierge, saint Pierre (XVIIIème siècle), saint Paul (XVIIIème siècle), crucifix entre la sainte Vierge et saint Jean, sainte Suzanne, saint Germain entouré de rubans, comme à Plouguenast. Sous le porche latéral, l’on voyait autrefois des peintures disparues avec l’inscription : M. P. HENRY A DONÉ LES P(RÉSE)NTES YMAGES ET A FAICT LAMBRICER CE PORTAIL ET ESTOIT RECTEUR. (Recteur de 1614 à 1640) ;

Nota 1 : L'église de Langast est dédiée à saint Gal qui a supplanté l'éponyme saint Cast [Note : Saint Gal est également honoré dans la paroisse de la Prénessaye où il partage avec Notre-Dame l'oratoire de Ouerrien. Disciple de saint Columban, il était invoqué au Moyen Age comme protecteur des poules]. L'édifice actuel date en majeure partie de la fin du XVème siècle. Il conserve encore au chevet sa maîtresse vitre, et, dans deux fenêtres des collatéraux, des restes de verrières. La maîtresse vitre est importante pour l'histoire du vitrail en Bretagne. Bien que non signée, elle porte en effet la date de 1508 et joint à des éléments encore gothiques d'autres de style renaissance, c'est donc une verrière de transition. Il y là confirmation du fait que, dans tous les pays, les peintres verriers ont adopté très vite tous les éléments et toutes les fantaisies de l'ornementation italienne. Elle fut réparée à diverses reprises. Lorsque Geslin de Bourgogne la vit en 1868, elle était dans un état lamentable, complètement disloquée et prête à s'effondrer. Ce n'était plus, suivant la description donnée par cet auteur, qu'un kaléidoscope de verres de toutes couleurs, dont les trous étaient bouchés par des ardoises. Grâce à la Société d'Emulation et aux démarches de son président, elle fut restaurée à cette époque ; et Oheix, qui la vit en 1900-1901, ne mentionne alors que quelques permutations de tableaux. Dans la suite, elle fut assez mutilée par des jets de pierre ; mais, par un heureux hasard, aucun des morceaux essentiels ne fut atteint. Depuis, elle a été très habilement restaurée et remise en plomb, en 1919, par les soins de MM. Tournel. Le tympan est orné d'un jugement dernier. Au sommet, le Christ juge, étend les bras, drapé dans un manteau violet. Dans les mouchettes de côté, des anges, vêtus de blanc avec écharpes vertes et portant des ailes rouges, sonnent de la trompette et tiennent des phylactères avec inscriptions en lettres gothiques. Au dessous, deux panneaux : à gauche, la Vierge, vêtue d'une robe rouge et d'un manteau bleu, sa chevelure blonde surmontée d'une couronne, intercède les mains jointes (ce panneau date de 1919). A droite, saint Jean lui fait pendant, également à genoux et vêtu d'une robe jaune et d'un manteau rouge. Au troisième rang, trois panneaux : au centre, saint Michel en armure argent et or, à droite et à gauche, des personnages demis nus ressuscitent ; dans les mouchettes, des angelots. La verrière proprement dite comporte quatre lancettes de cinq panneaux chacune. Le panneau supérieur de chaque lancette est occupé par un motif architectural, les quatre autres par des scènes historiées représentant des scènes de la Crucifixion et des portraits de saints et de saintes honorés dans la paroisse.
En examinant la verrière de haut en bas et de gauche à droite, l'on trouve d'abord, ainsi que nous venons de le dire, quatre panneaux d'architecture dont les deux derniers ont été refaits en 1919 en copiant le premier. Celui-ci représente un riche dais, encore tout gothique, et l'on doit noter la présence, accoudés à l'une des balustrades, de petits personnages, comme l'on en trouve à cette époque sur les retables anversois, par exemple au Musée de Cluny sur le retable de Jean de Molder de 1513. Le second panneau représente la partie supérieure du Christ en croix. Il est surmonté d'un gable complètement renaissance aves perles et puttis. Passons maintenant aux panneaux historiés :
1°. A gauche de la croix, la Sainte Vierge, debout et les mains jointes, est vêtue d'une robe rouge violacée et d'un manteau bleu doublé de rose. Elle se détache sur un fond rouge. Ce panneau a été refait à une époque relativement moderne, sans doute en 1870.
2° Notre-Seigneur en croix Trois anges, aux ailes rouges, recoivent dans des calices d'or le sang qui coule de ses plaies. Au pied de la croix et l'embrassant, la Madeleine, vêtue d'une robe rouge et d'un manteau vert doublé de violet. Elle porte un nimbe rouge à rayons d'or.
3° Faisant pendant à la Vierge, saint Jean, revêtu d'une robe rouge et d'un manteau bleu pâle, se détache sur un panneau de damas violet. De chaque côté, paysages en grisaille à fond bleu.
4° Le panneau suivant représente la Messe de saint Grégoire qui a été permuté en 1919 avec la Vierge de Pitié, nous ne savons pourquoi. Le Christ apparaît sur l'autel, à la prière de saint Grégoire, pour confondre la femme incrédule et se détache sur un fond rose violacé. Le saint, agenouillé devant l'autel, porte une chasuble blanche et or. Il est assisté de deux cardinaux en robes vertes et manteaux rouges ; l'un porte la tiare entre ses mains. Le rideau et l'antependium sont verts. Cette représentation eut au moyen âge, ainsi que l'a indiqué M. Male (Voir "L'Art religieux à la fin du Moyen Age"), une vogue considérable en raison des indulgences qui y étaient attachées. Dans les Côtes du Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), le retable primitif de la chapelle Saint–Michel de Planguenoual portait une telle représentation avec indication des indulgences qu'elle pouvait concéder [Note : l'ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd'hui disparue. De plan rectangulaire et datant du XVème siècle, elle fut vendue en 1903 pour achever l'église]. Le carton de la Messe de saint Cregoire de Langast était de beaucoup le plus usité en France, dans les Pays-Bas et en Allemagne ; et des gravures similaires se vendaient dans les foires. La fortune de la Messe de saint Grégoire cessa lorsque les protestants s'attaquèrent aux indulgences ; mais il subsiste cependant encore en France plusieurs vitraux la représentant. Dans le Morbihan, presqu'à la limite des Côtes–du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), la maîtresse vitre de Saint-Gonéry renferme une Messe de saint Grégoire exécutée suivant un autre type de gravure.
5° Saint Antoine Viennois. Le culte de Saint Antoine était très ancien dans la paroisse ; et, ainsi que l'a indiqué Gaultier du Mottay, c'était le second patron de l'église. Il est représenté sous les traits d'un ermite à longue barbe grise, vêtu d'une robe brune et d'un manteau violet. Il porte dans la main gauche un livre jaune et une clochette grise et dans la main droite une crosse d’or. Auprès de lui, deux cochons roses et un diable vert rappellent sa tentation. Comme décor, des boiseries renaissance et un carrelage bleu.
6° Martyre de saint Sébastien. L'on sait combien ce saint est populaire en Bretagne et invoqué contre les épidémies. Le saint, nu, est attaché à un poteau et se détache sur un fond rose violacé. Il porte un nimbe rouge, deux archers le criblent de flèches. Celui du premier plan, en costume Louis XII, est coiffé d'un chapeau rouge à bord relevé orné d'un motif circulaire blanc et de croisillons jaunes. Il est vêtu d’un pourpoint vert à manche rouges à petits traits jaunes, de chausses rayées blanches et rouges, et de bas rouges. Au second plan, un autre archer porte un chaperon bleu clair, un pourpoint bleu foncé, des chausses jaunes et des bas bleus très foncés.
Ecce Agnus Dei. Le bon pasteur, vêtu d'une peau de mouton jaune et d'un manteau rouge, tient sur ses genoux ua agneau qu'il montre du doigt. Il porte une croix de la main gauche. Au-dessus, sur une banderole, on lit : Ecce Agnus Dei qui tollit, peccata mundi, miserere nobis. A ses pieds, dans l'herbe, un petit lapin, comme l'on en voit au debut du XVIème siècle sur les verrières de l'école de Beauvais. Ce panneau nous paraît d'une facture plus récente que ceux que nous venons de décrire.
8° Vierge de Pitié. Au pied de la Croix, qui se détache en jaune sur un damas rouge, la Vierge, vêtue d'une robe rouge foncée et d'un manteau bleu, est assise les mains jointes. Devant elle, Notre–Seigneur est étendu à terre, le buste relevé et soutenu par saint Jean. Celui-ci est vêtu d'une robe rouge et d'un manteau vert. Auprès de la vierge, la Madeleine, à genoux, en coiffe blanche et robe rose violacée, et une sainte femme en manteau violet ; ciel bleu.
9° Saint Gall. Le saint, dont la tête porte un nimbe rouge à rayons d'or, est en surplis et chasuble d'or à ramages, doublée de vert. Il tient dans la main droite une crosse et dans la main gauche un livre fermé. Une tenture rouge damassée forme le fond ; le sol est revêtu d'un carrelage bleu. On lit au-dessus, en caractères gothiques : Sainct Gall.
10° Martyre de sainte Appoline. Cette sainte est très honorée en Bretagne et invoquée contre les maux de dents. Le panneau, dont toute la partie inférieure a été refaite, la représente entre ses bourreaux, revêtue d'une robe brun rosé. A sa gauche, l'un des bourreaux, casqué, porte un pourpoint rouge et une robe violette des chausses vertes avec genouillères gris-armure, et des chaussons rouges. L'autre bourreau, nu tête, porte un pourpoint vert, des chausses rouges et des chaussures brunes. Le fond de la scène est fait d'un damas bleu, le sol revêtu d'un carrelage jaune et blanc.
11° Le panneau suivant représente une abbesse, sans doute sainte Opportune, se détachant sur un fond rouge. Elle est revêtue d'un manteau violet ; son nimbe, sa crosse et son livre sont blancs et or. La partie inférieure de sa jupe et l'angle supérieur droit du décor ont été refaits.
12° Saint Fiacre, vêtu d'un froc blanc avec scapulaire et capuchon violets se détache sur une tenture rouge violacée frangée d'or, à gauche et à droite de laquelle on aperçoit un paysage en grisaille sur fond bleu. Le sol est revêtu d'un carrelage jaune et noir. Le saint tient sa pelle gris bleue à manche jaune et un livre à tranches jaunes. Les fabriques et le carrelage sont modernes.
13° Ce panneau, provenant d'une autre verrière, représente un épisode de la légende de sainte Ursule. D'une facture plus grossière, il est postérieur aux précédents, les personnages y portant le costume de 1550 environ. A gauche, un homme, en toque rouge, tient un cheval bridé d'or. Au milieu, la sainte, en costume flamand : robe rouge brun avec casaque rouge à manches vertes. Le haut de celle-ci comporte un empiècement d'argent brodé d'or. A droite, une figure beaucoup plus grande, blanche comme un spectre. Dans le fond gris bleu, un bateau et des fabriques ; et, dans le ciel, un ange blanc et or dans une gloire.
14° Armes. Sur une draperie rouge, un écu, surmonté d'une couronne de marquis et supporté par deux angelots blancs et or aux ailes vertes, porte d'or au lion de sable armé et couronné de gueules, armes des du Quengo. Au-dessus, se trouve l'inscription suivante, dont le dernier chiffre manque aujourd'hui, mais qui fut déchiffrée par Geslin de Bourgogne, Gaultier Du Mottay et Oheix : « Ceste vitre fut faicte l'an mil V cz et VIII. ». Sur l'architecture, formant le cadre du panneau, on lit l'inscription moderne suivante : « François du Quengo, Sr. du Rochay en Langast, chevalier de Saint-Michel, a fait placer en 1579 ses armes au bas de cette verrière donnée par son ayeul en 1513 ». Il y a là plusieurs erreurs, et l'on ne saurait assez s'élever contre de telles innovations. Tout d'abord, ainsi que nous venons de l'indiquer, la vitre fut faite en 1508 et non en 1513. D'autre part, c'est en 1573-1574 et non en 1579 que François du Quengo, sieur du Rochay, fils de Jean et de Françoise de Linières, fit mettre ses armes, tant en pierre qu'en vitres, dans l'église de Langast et dans la chapelle Saint-Jean de cette paroisse, ainsi qu'il résulte d'une déposition du 24 janvier 1575 de Michel Rouillé, tailleur de Pierre à Plexalla (Voir Archives des Côtes d'Armor, F. 701). Le 2 septembre 1579, au contraire, il promit à Mme de Martigues, dame de Moncontour, « de faire abattre les écussons en vitre et pierre qu'il a en l'église de Langast parce qu'il n'avait pas la permission de la dite dame de les y mettre ; et, quant aux armoiries mises par ses prédéceseurs, et anciennement mises, il suppliait la dite dame de les y laisser jusqu'à ce qu'il soit décidé entre eux » (Voir Archives des Côtes d'Armor, F. 701). François du Rochay exhiba un brevet de Jean de Bretagne, daté du 11 décembre 1555, en faveur de Jean du Quengo et un aveu de ce dernier du 31 juillet 1556 montrant que dans l'église de Langast, à cause de sa terre du Rochay, il a « enfeux, escabeaux, accoudoirs, armes et armoiries, le tout du chanceau hors mises deux tombes, et même droit d'avoir lizières armoyées des armes du dit sieur du Rochay et de ses alliances, comme ses prédécesseurs l'ont eu » (Voir Archives des Côtes d'Armor, F. 871). Dans la suite, il y eut entre les seigneurs de Moncontour et du Rochay plusieurs procès de prééminences. Par lettre du 31 août 1710, Louis–Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse et duc de Penthièvre, permettait à Joseph du Quengo sieur du Rochay de qualifier à l'avenir sa maison du Rochay de « chasteau » et d'y faire tous travaux qu'il desirerait. Il le maintenait dans ses prééminences en l'église de Langast telles que décrites dans l'aveu de 1556, mais le sieur du Rochay devait faire mettre en supériorité, tant dans la verrière de l'église que dans les chapelles Saint-Jean, Saint-Fiacre et Saint-Gall, les armes du comte de Toulouse en supériorité comme marques de seigneurie et fondation. Enfin, par lettre du 13 avril 1762 à Joseph du Quengo, comte de Crenoles, Louis–Jean–Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, reconnaissait que l'église de Langast était bâtie sur le fief du Rochay et renonçait au bénéfice et à la réserve du titre de fondateur, tant en l'église de Langast que dans les chapelles de Notre-Dame, Saint-Jean, Saint-Gal et Saint-Fiacre.
15° Panneau entièrement refait en 1919. Entourés d'une couronne de feuillages, deux écussons : celui de gauche, surmonté d'une couronne de marquis, aux armes du Quengo, l'autre, surmonté d'une couronne de vicomte, aux armes mi-parti Bretagne et fretté d'or et de sable avec l'inscription suivante : « Les armes des insignes bienfaiteurs de l'église de Langast, Monsieur le Marquis des Crissolles et les familles des Essarts et de la Motte Rouge, ont été placées ici en 1919 à la demande des fidèles de la paroisse ».
16° Panneau provenant d'une autre verrière. Sur un trône, un roi, en armure, reçoit deux personnages couronnés. Le premier porte sur une robe violette une tunique d'or, à perlages et à manche vertes, le second une tunique rouge. Dans le coin inférieur droit, sous le trône, débris de la verrière, entre autres une tête assez fine et des portions d'un écussons vairé. Autrefois, le roi en armure portait un écu des armes de Bretagne ce qui vient expliquer, croyons-nous, le sujet : Les ambassadeurs anglais viennent demander au roi de Bretagne la main de sa fille Ursule. Il est assez difficile, étant donné les importantes restaurations dont elle a été l'objet à plusieurs reprises, de déterminer l'origine du carton primitif de cette verrière. Les figures rondes des personnages féminins du panneau de la Vierge de Pitié, l'un des mieux conservés, la figure barbue de saint Antoine, les ornements de feuillages et de branches d'arbres encadrant la Vierge de pitié, saint Fiacre et sainte Opportune, semble indiquer une influence rhénane, peut-être même suisse, certains détails faisant penser aux saints de Jacques Boden.
Autres verrières :
La même église possède encore dans la fenêtre du collatéral sud une sainte Véronique de bonne facture. La figure du Christ est nimbée de quatre rayons fleurdelysés comme sur la gravure du maître E. S. Dans la fenêtre qui lui fait face, dans le collatéral nord, est une Annonciation de facture toute semblable à celle des panneaux de la chapelle Saint–Tugdual en Saint-Guen, dessin au trait, sans le moindre modelé, et peu de couleurs. Dans la mouchette supérieur, Dieu le Père, avec sur la tête une couronne de roi, vêtu d'un manteau écarlate et tenant un globe d'une main. De sa bouche part le Saint-Esprit sous forme d'une colombe. Au-dessous, dans deux mouchettes, l'ange Gabriel, en manteau rouge, tenant le phylactère de la salutation angélique et la Vierge en manteau bleu (Contribution à l'étude des anciennes verrières - Société d'Emulation des Côtes-d'Armor, 1935).

Voir   Ville de Langast " L'église Saint-Gal de Langast (verrières) ".

 Eglise de Langast (Bretagne).

la chapelle Saint-Jean (XVIème siècle). La fondation de cette chapelle est attribuée aux Templiers ou aux Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Vendue sous la Révolution, la chapelle est donnée à la fabrique le 16 janvier 1826 et érigée en chapelle de secours le 13 août 1826. " De plan rectangulaire, sans doute la nef était-elle accostée au nord du choeur d’une chapelle privative dont on voit la trace. Edifice du début du XVIème siècle, classé le 22 juillet 1913, en raison de sa très belle charpente apparente, l’une des rares anciennes subsistant dans le département. Il y a lieu de remarquer le rapprochement des chevrons étrésillonnés par des croix de Saint-André. Mobilier : Retable du XVIIème siècle (classé) ; statues anciennes de saint Jean, saint Paul et saint Joseph " (R. Couffon) ;

Nota 2 : [Note : On y va en pèlerinage pour demander la guérison des porcs malades]. — Cette chapelle, du XVIème siècle, est située dans le nouveau cimetière de Langast. Outre un assez joli rétable de la Renaissance, avec statuettes, on y voit encore dans deux de ses fenêtres des fragments de vitraux peints. I). Le réseau de la maîtresse-vitre contient des fragments de grisailles qui sont tellement sales qu’on n’y distingue plus que des banderoles tenues par des anges avec des inscriptions gothiques illisibles. M. Gaultier du Mottay (Voir Répertoire, page 535) prétend qu’on y lit : M. V. CC. XVIII, ce qui voudrait dire 1518). II). Dans une autre fenêtre on remarque dans les lobes du réseau trois fragments de 10 centimètres carrés chacun et assez curieux. Les dessins sont seulement faits au trait, pour ainsi dire, et nullement colorés : ce sont donc des grisailles. 1° Le crucifiement. — Notre-Seigneur est sur la croix ; de chaque côté les deux larrons se tordent sur leurs croix. 2° A droite, saint Jean, auréolé, avec une robe et par dessus un manteau. Il tient dans la main droite un livre fermé. 3° Ce morceau est brisé dans le bas. On ne voit plus que le haut d’un personnage qui doit être la sainte Vierge. On ne distingue pas très bien le costume de cette dernière, parce que le verre est assez sale, cependant elle semble avoir sur la tête une de ces grandes coiffes, comme en portaient les dames du XVème et du XVIème siècles. Ces trois morceaux, moins artistiques peut-être que les autres, sont cependant très curieux et doivent être plus anciens (André Oheix, 1901).

l'ancienne chapelle Saint-Gall, détruite. Elle est encore mentionnée existante en 1808 ;

une croix de l'ordre des Antonins ;

le château du Rochay ou Rocher (XVIIème siècle), propriété successive des familles Longuespée (en 1426), Le Provost, de Guengo ou Quengo (en 1480 et en 1513) et enfin de la famille Carré (au XIXème siècle). La terre appartenait en 1500 à Guyon de Quengo et en 1536 à Jean du Quengo. On y voyait jadis une chapelle privative, aujourd'hui détruite ;

Langast (Bretagne) château du Rochay.

le château du Pontgamp ou de la Ville-ès-Brets (XVIIème siècle), propriété, au XIXème siècle, de la famille Lorgevil. Cette terre a appartenu en 1513 et en 1536 à Marguerite Gaupichic (ou Gaupichier), femme de Guillaume Pilorget, homme roturier. Cette seigneurie avait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'étendait à Bréhand, Moncontour, Gausson, Hénon, Langast, Plouguenast et Quessoy, et sa juridiction se trouvait au Pontgamp-Gourmené ;

le château des Essarts (1773). Propriété de Gilles de Kergutenne (en 1500), de Gilles de Kermené en 1513 et en 1536. L'édifice actuel se trouve sur l'emplacement de l'ancien manoir daté du XVème siècle. Propriété des Carmené (ou Kermené) Coupé des Essarts (au XVIIIème siècle) et de la famille La Motte-Rouge (au XXème siècle). Il conserve d'anciennes grilles et un corps de bâtiment érigé en 1773. On y voyait jadis une chapelle privative, située au nord du manoir ;

les maisons du bourg (XVII-XVIIIème siècle), du village de Breil-Jolivet (XVIIIème siècle), de Buchon-Roussel (1791), de Fourgault (1711), de Hardiais (XVIIème siècle, propriété de Guyon de Quengo en 1513 et de Jehan de Quengo en 1536), de Lanotin ou La Nautin (XVIIème siècle, propriété de Guille du Gourvinec en 1513 et en 1536), de Métairie-Neuve (1707) et de Montrel (propriété de Guyon de Quengo en 1513 et de Jehan de Quengo en 1536) ;

3 moulins dont les moulins à eau du Bois, des Essarts (XVIIème siècle), de Langast (1614) ;

 Langast (Bretagne) : moulin des Essarts.

A signaler aussi :

la motte du Châtelet ou du Moulin-Rochard (Moyen Age) encore appelée "tumulus de la bosse du diable". On l'appelait aussi jadis "Fort des Romains " ou "Cimetière des Druides" en 1843 ;

le menhir du Sault-Thébault (époque néolithique). En raison de sa forme, ce menhir est encore surnommé Roche-Longue ou Tombeau ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGAST

A la Révolution, la seigneurie du Rochay possédait un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à M. de Cresnolle. La seigneurie de Guillemen a appartenu jadis à la famille Kerguisel. Les Essarts a appartenu en 1500 à Gilles de Kergutenne. Rancouet, qui possédait au moment de la Révolution un droit de moyenne et basse justice, appartenait à la Révolution à Laurent de Rochefort. Le manoir de Couetlézan appartenait à Sébastien de l'Hermitage. Le manoir de Crouézavis appartenait à Guillaume Le Chevalier.

Lors de la réformation du 11 novembre 1426, sont mentionnés à Langast les nobles suivants : Pierre de Kermene, Alain Gaupichier, Eonnet Longuespee, Guilleme Goupil, Thomas de Couesliran, Olivier Rouaust, Perret Goupil, Roland Quatrebars et Jehan de Quengou.

Lors de la réformation du 2 mars 1536, sont mentionnées à Langast les maisons nobles suivantes : La Roche, Le Vaurio, La Hardiais, La Fontaine-Orain et Le Montrel (à Jehan de Quengo), Les Essarts et La Ville-es-Besnard (aux héritiers de Gilles de Kermené), La Noe-Tains (à Guille du Gourvinec), Les Croisins (à Mathelin Le Chevalier), Les Yeux-des-Raies (au sieur du Vauclair en Plémy), Le Colisan et Le Valet (à Bastien de Lhermitage), Quilmin (au sieur de Kergomar), La Ville-es-Bretz (à Marguerite Gaupichier), La Touche-Goupil (au sieur du Fou, anciennement au sieur du Rochay), Busson (à René de Kermené, sieur de La Touche) et une maison (à Olivier Rouaud).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1480, on comptabilise la présence de 9 nobles de Langast :

Guillaume DE COUELIZAN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Alain DE KERMENE de Kermené (250 livres de revenu) : comparaît vêtu en homme d'armes ;

Roland DE QUENCO de le Rochay (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillemette DU CRAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Michel DU CRAN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GAUPICHIER : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre GAUPICHIER (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jacques JOUNIN : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles LE BERRUYER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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