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LANGAST

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La commune de Langast (pucenoire.gif (870 octets) Lanwal) fait partie du canton de Plouguenast. Langast dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGAST

Langast vient du breton « lann » (ermitage) et de Saint-Gal (ermite) ou de saint Gall (saint irlandais, compagnon de saint Colomban vers 590). La tradition rapporte qu'il passa par Kerien, village de la Prénessaye, près de Plémet. Saint Gall se retira plus tard près du lac de Constance où il bâtit quelques cellules qui furent les humbles commencements de la célèbre abbaye de Saint-Gall, érigée en principauté par Henri Ier. Il refusa l'évêché de Constance et le gouvernement de l'abbaye de Luxeuil et mourut le 16 octobre 646.

Langast est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plessala (et peut-être aussi de Plouguenast). On cite au XIIème siècle un certain G. Petro de Langaal priore, comme témoin d'une confirmation de donations faites à l'abbaye de Saint-Aubin. On pourrait donc penser qu'il y existait autrefois un prieuré. 

Langast (Langoal) est cité vers 1330 et a le titre de paroisse dès 1452 (lettres de Nicolas V). Cette paroisse appartenait jadis au diocèse de Dol et à la subdélégation de Moncontour, et ressortait au siège royal de Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative. Le lieu-dit la Maladry et la chapelle dédiée à saint Jean semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ainsi que d'une ancienne léproserie. La première municipalité de cette paroisse est élue au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Langaal (au XIIème siècle, vers 1330, à la fin du XIVème siècle), Langal (en 1426, en 1432). La forme actuelle Langast apparaît dès 1516 (Cartulaire de Redon). 

Note : la commune de Langast est formée des villages : le Vauglin, Bouchenay, les Madrètes, la Touche-Goupil, Pingast, le Montrel, la Ville-ès-Besnard, Quillemin, la Basse-Nautin, les Creudais, Troulan, les Yeux-d'Erées, Maison-des-Essarts, Guinergamp, le Four-Haut, la Basse-Nautin, le Breil, etc...

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PATRIMOINE de LANGAST

l'église Saint-Gal (IXème-XIVème-XVIème-XVIIIème siècle). La fondation de l'église initiale daterait du VIème siècle, époque de saint Gal (ou Gall). L'édifice primitif a connu de nombreuses modifications : reconstruction de la charpente de la nef, reprise de la façade occidentale et adjonction du clocher au XIV-XVème siècle, puis reconstruction des dernières travées du choeur, du chevet plat et des bas-côtés au début du XVIème siècle. Des contreforts ont été ajoutés aux bas-côtés au début du XVIIIème siècle. Une réfection totale du bas-côté nord, avec la restauration du clocher, a été faite au début du XXème siècle. Le vaisseau central de la nef semble remonter de la fin du IXème siècle ou du début du Xème siècle. La tour date de 1717. On y trouve une maîtresse-vitre, représentant le Jugement dernier, datée de 1508 et portant les armes de la famille du Rochay. Les autres vitraux du début du XVIème siècle représentent l'Annonciation et la vie de sainte Véronique. Les vitraux sont de Mickaël Messonnet. On y voit des fresques datables du XIIème siècle et des peintures du XVIème siècle. Les dalles des tombes conservent les armoiries de la famille Carmené (ou Kermené) des Essarts ;

la chapelle Saint-Jean (XVIème siècle). La fondation de cette chapelle est attribuée aux Templiers ou aux Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. ;

une croix de l'ordre des Antonins ;

le château du Rochay ou Rocher (XVIIème siècle), propriété successive des familles Longuespée (en 1426), Le Provost, de Guengo ou Quengo (en 1480 et en 1513) et enfin de la famille Carré (au XIXème siècle). La terre appartenait en 1500 à Guyon de Quengo et en 1536 à Jean du Quengo ;

le château du Pontgamp ou de la Ville-ès-Brets (XVIIème siècle), propriété, au XIXème siècle, de la famille Lorgevil. Cette terre a appartenu en 1513 et en 1536 à Marguerite Gaupichic (ou Gaupichier), femme de Guillaume Pilorget, homme roturier. Cette seigneurie avait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'étendait à Bréhand, Moncontour, Gausson, Hénon, Langast, Plouguenast et Quessoy, et sa juridiction se trouvait au Pontgamp-Gourmené ;

le château des Essarts (1773). Propriété de Gilles de Kergutenne (en 1500), de Gilles de Kermené en 1513 et en 1536. L'édifice actuel se trouve sur l'emplacement de l'ancien manoir daté du XVème siècle. Propriété des Carmené (ou Kermené) Coupé des Essarts (au XVIIIème siècle) et de la famille La Motte-Rouge (au XXème siècle). Il conserve d'anciennes grilles et un corps de bâtiment érigé en 1773 ;

les maisons du bourg (XVII-XVIIIème siècle), du village de Breil-Jolivet (XVIIIème siècle), de Buchon-Roussel (1791), de Fourgault (1711), de Hardiais (XVIIème siècle, propriété de Guyon de Quengo en 1513 et de Jehan de Quengo en 1536), de Lanotin ou La Nautin (XVIIème siècle, propriété de Guille du Gourvinec en 1513 et en 1536), de Métairie-Neuve (1707) et de Montrel (propriété de Guyon de Quengo en 1513 et de Jehan de Quengo en 1536) ;

3 moulins dont les moulins à eau du Bois, des Essarts (XVIIème siècle), de Langast (1614) ;

A signaler aussi :

la motte du Châtelet ou du Moulin-Rochard (Moyen Age) encore appelée "tumulus de la bosse du diable". On l'appelait aussi jadis "Fort des Romains " ou "Cimetière des Druides" en 1843 ;

le menhir du Sault-Thébault (époque néolithique). En raison de sa forme, ce menhir est encore surnommé Roche-Longue ou Tombeau ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGAST

A la Révolution, la seigneurie du Rochay possédait un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à M. de Cresnolle. La seigneurie de Guillemen a appartenu jadis à la famille Kerguisel. Les Essarts a appartenu en 1500 à Gilles de Kergutenne. Rancouet, qui possédait au moment de la Révolution un droit de moyenne et basse justice, appartenait à la Révolution à Laurent de Rochefort. Le manoir de Couetlézan appartenait à Sébastien de l'Hermitage. Le manoir de Crouézavis appartenait à Guillaume Le Chevalier.

Lors de la réformation du 11 novembre 1426, sont mentionnés à Langast les nobles suivants : Pierre de Kermene, Alain Gaupichier, Eonnet Longuespee, Guilleme Goupil, Thomas de Couesliran, Olivier Rouaust, Perret Goupil, Roland Quatrebars et Jehan de Quengou.

Lors de la réformation du 2 mars 1536, sont mentionnées à Langast les maisons nobles suivantes : La Roche, Le Vaurio, La Hardiais, La Fontaine-Orain et Le Montrel (à Jehan de Quengo), Les Essarts et La Ville-es-Besnard (aux héritiers de Gilles de Kermené), La Noe-Tains (à Guille du Gourvinec), Les Croisins (à Mathelin Le Chevalier), Les Yeux-des-Raies (au sieur du Vauclair en Plémy), Le Colisan et Le Valet (à Bastien de Lhermitage), Quilmin (au sieur de Kergomar), La Ville-es-Bretz (à Marguerite Gaupichier), La Touche-Goupil (au sieur du Fou, anciennement au sieur du Rochay), Busson (à René de Kermené, sieur de La Touche) et une maison (à Olivier Rouaud).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1480, on comptabilise la présence de 9 nobles de Langast :

Guillaume DE COUELIZAN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Alain DE KERMENE de Kermené (250 livres de revenu) : comparaît vêtu en homme d'armes ;

Roland DE QUENCO de le Rochay (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Guillemette DU CRAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Michel DU CRAN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GAUPICHIER : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Pierre GAUPICHIER (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jacques JOUNIN : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles LE BERRUYER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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