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LANDREVARZEC

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La commune de Landrévarzec (pucenoire.gif (870 octets) Landrevarzeg) fait partie du canton de Briec. Landrévarzec dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDREVARZEC

Landrévarzec vient du breton « lan » (ermitage), de « tref » (village) et de Harthoc ou Harthuc, personnage venu d'outremer.

Landrévarzec est un démembrement de la paroisse primitive de Briec. Un acte du Cartulaire de Landévennec, daté semble-t-il du IXème siècle, évoque l'achat, au roi Gradlon, de 22 « villae » (ou fermes) du territoire de Landrévarzec (ancien « quartier » de la paroisse de Briec), par le breton insulaire Harthuc ou Harthoc. En effet, les moines qui recueillirent les chartes qui composent le Cartulaire de Landévennec nous apprennent qu'un certain Harthuc, qui venait d'outre mer, acheta du roi Gradlon, pour 300 sous d'argent, une terre comprenant vingt-deux villages dans le plou dit Brithiac ; mais cet Harthuc, n'ayant pas d'héritiers, se donna lui et tous ses biens au roi Gradlon qui, ayant appelé cette terre Lantref Harthoc, du nom du donateur, en fit présent à saint Guénolé, pour reconnaître la grâce qui lui avait été faite d'être inhumé dans l'abbaye de Landévennec [Note : « Sub eodem tempore emit Harthuc transmarinus quamdam tribum XXII villas, in plebe quae vocatur Brithiac, per CCCtos solidos argenteos, in aeternam hereditatem a Gradlono rege Britonum. Et ille non habebat filios neque parentes nisi tantum seipsum solum et ideo se ipsum commendavit predicto regi atque omnia sua, Sed tamen dum ille defunctus esset, ego Gradlonus accepi ipsam terram quae vocata est tref Harthoc ; cum omnibus ei apendiciis, pratis, silvis aquis, cultis et incultis sancto Wingaloeo (Uningualeo)  in dicumbitione do et affirmo propter sepulturam meam atque pretium sepulchri mei » (Cartulaire Landévennec, p. 149)]. C'est ainsi que Landrévarzec doit être regardé comme le prix du tombeau du roi Gradlon à Landévennec. La paroisse, desservie pendant longtemps par des religieux, le fut dans la suite par des séculiers ; mais jusqu'à la Révolution, ce furent les Abbés qui en étaient présentateurs, l'Evêque n'en était que le collateur, jusqu'à ce que Mgr. de Saint-Luc eût réuni les deux qualités en sa personne, lorsqu'il obtint, en 1786, la réunion de l'abbaye à la mense épiscopale. Le Cartulaire fait également mention d'une donation, par Gradlon, de sept villages à Trefflez, aujourd'hui en Briec, mais ancienne trêve de Landrévarzec jusqu'à la Révolution (Archives de l'Evêché).

Un prieuré y est fondé et le lieu prend le nom de Landrévarzec. Faisant partie de la Seigneurie des Salles, et possession de l'abbaye de Landévennec déjà dans le cartulaire (XIII) "De Tribu Lan Trefharthoc", la paroisse était à la nomination de l'abbé de Landévennec.

Réunie à la paroisse de Briec à la Révolution (en 1792-1793), la paroisse de Landrévarzec, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, retrouve son ancien statut en 1843, amputée de la trève de Trolez (anciennement Treflez) et récupérant en contrepartie la trève de Quilinen. Landrévarzec est érigé en commune en 1893.

On rencontre les appellations suivantes : Tribus Lan Trefharthoc, Tref Harthoc (au XI-XIIème siècle), Landrevarzec (en 1426).

Note 1 : c'est sur le territoire de Landrévarzec qu'est assassiné par les Chouans, dans la nuit du 19 au 20 novembre 1800, l'évêque constitutionnel du Finistère, Yves-Marie Audrein. 

Note 2 : RELEVÉ DES REGISTRES PAROISSIAUX DE LANDRÉVARZEC : - 1685. — Décès de Marie Hamon, épouse d'écuyer Germain de Kerguélen, Sgr. de Keranroc'h. - 1685. — Mariage de Corentin de Kerguélen, Sr. de Keranroc’h, et d'Anne-Henriette-Françoise de Rougeart, qui eurent pour enfants : 1686, Corentin, mort la même année ; 1688, Suzanne-Renée, qui eut pour parrain Hervé de Kerguélen, recteur de Briec, docteur en théologie, et pour marraine Suzanne de Kerguélen, dame de Kerc'hoan­tenan ; 1692, Anne, dont la marraine fut Jeanne de Kerguélen, dame du Kergoat ; 1698, Guillaume-Marie. - En 1719, mourut leur père, qui fut inhumé dans une des tombes de Kerguélen, la prochaine des marchepieds de l'autel majeur de Landrévarzec. - 1695. — Mariage de Marie-Jeanne, fille de messire Tanguy de Kerguélen, Sgr. de Penanjeun et de dame Louise Huéluan, demeurant en la paroisse de La Chandeleur, Quimper, et de Pierre-Yves du Parc, chevalier Sgr. de Kerliezen-Kervers, fils de Claude-Bonaventure et de dame Anne-Renée de Tromelin, de la paroisse de Guerlesquin, évêché de Léon (sic). Le dit mariage célébré par N. et discret Messire Hervé de Kerguélen, recteur de Mélard, docteur en théologie, en présence de Messire Roger-Antoine de Bridien, archidiacre de Beauvais et docteur en Sorbonne, et Messire Vincent de Kerguélen, recteur de Trégourez. Ont signé : Jean Joubeset, recteur de Guerlesquin ; Guillaume Le Floc'h, recteur de Saint-Sauveur (Mesgloaguen) ; Philippe Guyomard, recteur de La Chandeleur (tour du Châtel) ; Pierre de Kerguélen, recteur de Quéménéven. - 1685. — Décès, au manoir de Kerberennes, de Françoise de Rospiec, douairière de Saint-Allouarn, inhumée à Guengat. - 1686. — Décès, à Kerberennes, de Marguerite Brigitte de Saint-Gueznou, épouse d'écuyer François Alléno, Sr. de Kersalit, inhumé en leur tombe, en l'église de Landrévarzec, avec son enfant, qui ne vécut que quatre jours après sa mère. - 1691. — Décès, à Kerberennes, d'écuyer Alléno, Sr. de Kersalit, inhumé sous le marchepied du maître-autel, côté de l'Evangile, en l'église de Landrévarzec. - 1708. — Baptême de Bernard-Marie de Kerguélen de Penanjeun, fils de François-Marie de Kerguélen, chevalier de Saint-Louis, commandant le ban et l'arrière-ban de l'Evêché de Quimper, et de dame Anne-Jacquette Danillo, dame de Penanjeun. - 1787, 4 Juin. — Baptême dune cloche, nommée Hervé-Gillette, pour Landrévarzec, par Yves Rolland, recteur ; parrain, Hervé de Kerguélen, Sr. de Kerlaouenan ; mar­raine, dame Gilette Abilan, dame douairière de Talhouet (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Note 3 : Etat des impositions des décimes de la paroisse de Landrévarzec, en 1764 : - M. Rolland, recteur payait : 9 livres 10 sols. - La fabrice : 5 livres 12 sols 6 deniers. - Le Rosaire : 1 livre 5 sols. - La trève de Trefflez : 3 livres 15 sols. - La Magdeleine : 1 livre 15 sols. - Total : 27 livres 7 sols 6 deniers. A la Révolution, Landrévarzec fût réunie à la paroisse de Briec, qui comprenait déjà les trèves de Quilinen, Landudal et Langolen. Mais lorsqu'en 1843, Landrévarzec redevint paroisse, Briec jugea bon de conserver les chapelles de Trefflez et la Madeleine, et, comme compensation, accorda à Landrévarzec la chapelle de l'ancienne trève de Quilinen, plus voisine de cette dernière paroisse (Archives du diocèse de Quimper et de Léon) ;

Note 4 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDRÉVARZEC AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1567. Décès d'Alain Pencoat, recteur de Landrévarzec et de Plomodiern (Déal). - En 1567. Yves Mat ou Marc succède. - En 1636-1643. Pierre Moysan. - En 1643-1660. Jean Donnars. - En 1666. Pierre Jégouic. - En 1668-1696. Yves Rolland. - En 1697. Annate de Landrévarzec vacant par le décès de Guillaume Doucin ; affermée à Guillaume Gauvaing 50 livres (r. G. 515). - En 1697-1701. Guillaume Gauvaing. - En 1703-1718. Vincent Le Chevallier. - En 1718-1728. Olivier-Jean Mavyc. - En 1732-1735. Jean Savina. - En 1743. Décès de Jean Olivier, recteur. - En 1743-1758. Caugant. - En 1761-1770. Jacques-Tugdual Rolland. - En 1772-1787. Noël Daulny, né à Quimper en 1732 ; prêtre en 1757, recteur en 1772. « A été professeur de Rhétorique au collège ; a de l'esprit et en dépense beaucoup ; il a plus de littérature que de théologie ; ne sait pas très bien le breton ; tient bien ses cahiers, mais ne veut pas suivre les formules ». Mort en Avril 1787 (Saint-Luc). - En 1787-1790. Pierre Corgat, vicaire à Ploaré. « Excellent sujet ». Il prit possession le 2 Mai, accompagné de M. Le Clerc, recteur de Ploaré. Liste non exhaustive des CURÉS OU VICAIRES DE LANDRÉVARZEC AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1632. Jean Botruon. - En 1634. Douguet. - En 1635. Jean Stephan. - En 1640-1643. Guillaume Jézéquel. - En 1643-1645. Guillaume Avan. - En 1645-1651. Guillaume Jézéquel. - En 1656-1665. Yves Le Bignat. - En 1669-1674. Guillaume Quistinit. - En 1674-1686. Pierre Pronost ; curé de Trefflez en 1676. - En 1689-1690. Allain Pennarun. - En 1690-1695. Hervé Thépaut. - En 1703-1706. Henry Le Douérin. - En 1708. Pierre Trellu. - En 1733. Yves Daniel. - En 1759. L. Le Gougay. - En 1767. Fr. Le Foll. - En 1772. M. Berto. - En 1783. J.-M. Biger ; né en 1768. -  En 1787. Jérôme Cariou : né à Cast en 1750 ; prêtre en 1777. « S'applique, étudie, annonce de grandes dispositions ; curé à Trefflez en 1784 ». - En 1789. P. Bourbigo. Lors de la prestation du serment, le recteur, M. Corgat, Bourbigo, son vicaire, et le curé de Quilinen, M. Guillaume L'Abbé, sont portés sur la liste des non assermentés, dressée au directoire du District de Quimper, le 23 Avril 1793. M. L'Abbé fut déporté en Espagne et dut y mourir ; il n'est plus question de lui au Concordat. M. Bourbigo, vicaire de Landrévarzec, était poursuivi le 25 Juillet 1791 (L. 45), sur la dénonciation du curé constitutionnel de Briec, Goraguer, par le directoire du Département qui, « considérant que la tranquillité publique a rendu nécessaire de prendre des mesures pour écarter du milieu de leurs concitoyens, les êtres turbulents et factieux accusés par la voix publique de vouloir exciter des troubles par leurs discours et menées ténébreuses ; Considérant que le dit Bourbigo a marié une fille qui n'habitait pas sa paroisse, sans certificat de publication de bans ; Considérant qu'il faut un exemple d'une justice rigoureuse pour convaincre les mauvais prêtres que les règles prescrites ne se violent pas impunément, arrête que la lettre du Curé de Briec sera remise à l'accusateur public à l'effet de poursuivre le Sr. Bourbigo ». M. Bourbigo dut se tenir caché, et mourir avant le Concordat ; nous n'en trouvons plus mention. Nous sommes plus au courant de ce que devint M. Corgat, Pierre-Hyacinthe, né à Plourach, le 22 Mars 1744. Il quitta la France pour l'Espagne (L. 382) ; nous le trouvons à la maison d'arrêt de Quimper, le 23 Nivôse an VII (12 Janvier 1799) ; déporté à l'île de Ré, il revint en France en 1801 ; en 1803, probablement par suite de la suppression de la paroisse de Landrévarzec, nous le voyons recteur de Telgruc en 1803, d'où, en 1805, il fut nommé curé de Beuzec-Conq, où il mourut le 23 Mai 1827, à l'âge de 83 ans. En 1803, la trêve de Quilinen fut encore desservie jusqu'en 1806 par M. Jacques Corvéoc, vicaire ; mais la paroisse de Landrévarzec fut, dès ce moment, absorbée par Briec. Ce n'est qu'en 1843 qu'on put obtenir l'érection en paroisse de cette ancienne église. Liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDRÉVARZEC DEPUIS 1843 : - En 1843. Louarn. - En 1871-1900. François-Marie Souben. - En 1905. Jean-Yves-Marie Goudédranche, de Cléden-Cap-Sizun, ... Liste non exhaustive des VICAIRES  DE LANDRÉVARZEC DEPUIS 1843 : - En 1886. Henri Le Gall. - En 1890. Louis Laouënan. - En 1903. Louis Prigeac, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LANDREVARZEC

l'église Saint-Guénolé et Sainte-Trinité. L'édifice, en grande partie moderne, comprend une nef avec bas-côtés de trois travées, un transept avec chapelle polygonale au Sud, et un choeur. La façade ouest porte la date de 1762 et la chapelle Sud est du XVIIIème siècle. On y trouve le tombeau de la famille de Ploeuc. L'église abrite les statues anciennes de Notre-Dame, saint Guénolé (XVIème siècle, en pierre polychrome, H. 1,85 m, l'abbé est mitré avec une crosse dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche, avec inscription du fabricien du nom de Maellissien), saint Jean-Baptiste, saint Côme et saint Damien, saint Antoine et la sainte Trinité (au-dessus de l'autel). A noter aussi la statue en fonte (XIXème siècle) de saint Guénolé (H. 0,80 m) située sur la façade Ouest. Près de l'abside se trouve la fontaine Saint-Jean où les pèlerins venaient jadis pour la guérison des maladies des yeux. Sur la façade du presbytère se trouvait jadis une Vierge-Mère du XVIème siècle. A signaler une bannière de saint Yves et saint Guénolé. « L'Eglise paroissiale est d'une grande simplicité, et son style, de la fin de la période gothique, indique le XVIème siècle ; la façade Ouest doit être du XVIIème ou du XVIIIème siècle. Statues anciennes qui y sont vénérées : 1. Saint Guénolé, le patron, ayant le caractère des statues gothiques, en chape, mitre et crosse, avec livre ouvert, à la main droite ; 2. Saint Jean-Baptiste, deuxième patron, abrité dans une niche flamboyante en pierre, statue de grand style, haute de 2 mètres, le buste nu, le bas du corps couvert d'un manteau qui passe sur le bras gauche et des plis très amplement et très correctement drapés. Il lève la main droite, avec l'index dressé, et tient de la gauche la croix en usage au XVIIème siècle. Au-dessus de la porte de la sacristie est cette inscription : FAICT. FAIRE. PAR. MIRE. CAVGAN. RECTEVR. RENE. GESTIN. FABRIQVE. M. l'abbé Favé nous a laissé un relevé de prééminences qui se voyaient, en 1644, dans cette église. Au plus haut, soufflet de la grande vitre : armes du Roi, et au-dessous celles de la terre de Penanjeun-Launay, maintenant aux sieurs de Kerguélen de Keranroch, dont un ancêtre, Guillaume, épousa une demoiselle Blanche de Launay. Au cheur, ils ont un banc et accoudoire et tombe plate avec écusson de trois fasces surmontées de quatre hermines, tombe située devers l'arcade qui sépare le choeur d'avec la chapelle de Notre-Dame qui fait l'aile du côté de l'Evangile. Au Nord de la dite tombe, sont trois autres tombes s'entrejoignant : la première porte un écusson en bosse avec trois fasces, et quatre hermines qui sont de Kerguelen ; les deux autres armoriées de cinq écussons des mêmes armes. Dans la vitre de cette chapelle Notre-Dame est un écusson d'argent à 3 fasces de gueules surmontées de 4 hermines de sable, avec diverses alliances : d'azur à 3 quintefeuilles d'argent, armes de Quistinic, appartenant au Sr. du Vieux-Chastel des Aubrays ; d'azur à 3 mains d'argent accompagnées d'un fer d'épieux en abyme, de la Maison de Kervier ; d'azur au croissant d'or, qui est Penanjeun-Launay. En la même vitre, deux écussons : au premier, côté de l'Evangile, est un écartelé aux 1 et 4 d'argent à 3 fasces surmontées de 4 hermines de sable (Kerguélen), aux 2 et 3 trois quintefeuilles d'argent (Quistinic). Au second écusson : écartelé au premier armes des Kerguélen ; au second d'argent partie et coupé d'un filet de sable et cantonné de quatre loups passants de sable ; au troisième : d'azur à une fasce d'argent chargé de trois molettes de sable, la dite fasce accompagnée de 3 pommes de pin d'or ; au quatrième : d'azur au dragon ailé d'or, qui est de Coetninou et Pontlez. Toutes ces armoiries sont dépendantes de la maison de Keranroc'h. De plus, au corbeau qui supporte l'image de Notre-Dame au-dessus de l'autel, écusson des Kerguélen. En la vitre côté Nord, qui donne jour à l'autel de Saint-Cosme et Damien, écusson des Kerguélen, qui ont une lisière funèbre autour du haut du choeur et de la nef, semée d'écussons portant les mêmes armes des Kergué­len, Sgr. de Keranroc'h ; mêmes écussons dans les sablières et clef de voûte du lambris » (M. Abgrall) ;

la chapelle Notre-Dame de Quilinen (XVème siècle). L'édifice comprend une nef avec bas-côté nord de trois travées, séparée par un arc diaphragme d'un choeur à chevet plat avec chapelle en aile au nord séparée transversalement par deux arcades. La chapelle, avec choeur voûté, date de la fin du XVème siècle, à l'exception du clocher qui date de 1868. La chapelle est cédée à Landrévarzec en 1843. Il s’agit de l’ancienne église tréviale de Briec. On y remarque les statues de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, de Notre-Dame de Pitié et un beau groupe de saint Yves entre les plaideurs (XVIème siècle). La "Descente de Croix", en bois polychrome, date du XVIème siècle. La chapelle abrite d'autres anciennes statues : saint Corentin, saint Roch (XVIème siècle), saint Cado en pierre (XVIème siècle), sainte Anne, la Vierge-Mère (XVIème siècle), saint Sébastien (XVIème siècle), l'Ascension et, au porche l'Annonciation. A mentionner un vitrail moderne, à quatre lancettes, dont une de saint Guénolé ;

Nota 1 : Cette chapelle, située à 1.500 mètres du bourg, se trouve au bord de la route de Quimper à Châteaulin, près du 11ème kilomètre. Elle présente extérieurement une ornementation très riche du côté de l'abside et sur la façade Midi, et est accompagnée d'un calvaire remarquable dont sera fait une description détaillée. Le mur Est, formant l'abside droite et une branche de transept Nord, est percé de trois belles fenêtres et appuyé par quatre contreforts surmontés de pinacles aigus, hérissés de crossettes. Sur la façade Sud on trouve trois autres jolies fenêtres, une petite porte élégante et deux contreforts, dont l'un très massif, renferme un escalier qui desservait autrefois un jubé intérieur ou une tribune, et qui, sur sa face extérieure, contient une niche renfermant une statue de saint Pierre, en pierre blanche, maintenant dégradée, mais offrant toujours, dans les bordures de ses vêtements, des broderies d'une extrême finesse rappelant le genre et le style des draperies des personnages composant l'ancien Sépulcre de Sainte-Croix de Quimperlé. Presque au bas de ce côté de la nef, est un porche ou une grande arcade encadrant une porte géminée et dans le tympan une gracieuse statue de la Vierge agenouillée, ayant à sa droite l'ange Gabriel portant sur une banderole l'inscription gothique : AVE . GRATIA . PLENA. — A sa gauche un autre ange, aussi à genoux, tient l'inscription : NOTRE . DAME . DE . BONNES . NOUVELLES. C'est en effet sous le vocable de Itroun Varia Kelou Mad, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, que les Bretons invoquent la Sainte Vierge dans le mystère de l'Annonciation. Le cul-de-lampe qui soutient la Vierge est formé d'un aigle tenant un écusson ; ceux qui portent les anges sont formés de deux lions tenant aussi des écussons sur lesquels on a peint des blasons de fantaisie. Au-dessus de la grande arcade, sont trois ou quatre autres écussons, dont un timbré d'un casque. Ce joli porche de Quilinen est absolument analogue, comme forme et comme dimensions, à celui de Notre-Dame des Fontaines, en Gouézec. A l'intérieur, on est agréablement surpris de trouver une architecture riche et savante dans la partie absidale, c'est-à-dire dans une travée de la nef, le choeur et la branche de croix qui forme l'unique bras de transept au Nord. Des piliers revêtus de colonnettes soutiennent des arcades et des voûtes élégantes, recoupées de nervures moulurées. Quatre écussons forment les clefs à l'entre­croisement de ces nervures : l'un, dans le choeur, est chargé d'hermines sans nombre, Bretagne, — deux, dans la nef et le transept, portent les 7 macles des Rohan, — le quatrième est blasonné d'une tiare et une clef ? Les statues en vénération sont : -1° Saint Corentin, en chape, mitre et crosse ; -2° Saint Yves entre le riche et le pauvre. Saint Yves est vêtu du surplis ou de la cotte, du camail, et coiffé de la barrette. Le riche, vêtu magnifiquement, tient dans sa main des pièces d'or qu'il a tirées de son aumônière ou escarcelle ; le pauvre a une attitude humble et suppliante ; il est vêtu de haillons et son costume rappelle les autres statues du même, dans les églises de Pleyben, Gouézec et Plonéis. Dans cette dernière, surtout, la représentation du pauvre Lazare est la personnification la plus parfaite du mendiant breton affamé et déguenillé ; -3° Saint Cadoc, en chape et mitre, avec crosse en main. Sur la base est l'inscription : S. CADOCUS : ABBAS. Cette statue est en pierre ; -4° Saint Roch, accompagné d'un petit ange, sans chien ; -5° Résurrection. Notre Seigneur sortant du tombeau ; -6° Sainte Anne sans la petite sainte Vierge ; -7° Descente de croix. Près de l'autel principal, dans une large niche accrochée à un pilier, est un groupe remarquable dont le style se rapproche singulièrement des sculptures et des peintures flamandes, si bien qu'on serait tenté de l'attribuer à un des ateliers de ce pays. Il faut dire cependant qu'une sculpture à peu près semblable et de même caractère, dans l'église de Pencran, est de fabrication bretonne ou française, du moins elle porte une inscription française. Dans le groupe de Quilinen, la Sainte Vierge est assise, tenant sur ses genoux le corps inanimé du Sauveur. Elle a les mains jointes et regarde la tête ensanglantée de son Fils. Derrière elle, saint Jean qui la soutient, et Marie-Madeleine pleurant et s'essuyant les yeux avec un mouchoir ou un voile. La Madeleine a les manches serrées sur les poignets et formant bouffantes sur les épaules, la tête coiffée d'une sorte de turban retenu par une bande d'étoffe formant mentonnière. Cette particularité se retrouve dans un des personnages du retable de Kerdévot, dans la mise au tombeau de Rosporden, dans la sainte Barbe de Guengat et les Piéta du Pénity de la chapelle de Bonne-Nouvelle de Locronan. Joseph d'Arimathie, qui se tient près de la tête de Notre Seigneur, est costumé très richement ; toutes les pièces de son vêtement sont décorées de franges et de bordures ; les extrémités de ses manches retombent en pointes ainsi que les coins du camail qui lui couvre les épaules et du capuce très original qui lui sert de coiffure. Mêmes particularités à Locronan. En face de lui, près des pieds du Sauveur, est Nicodème qui tient dans ses mains la Couronne d'épines ; -8° Notre-Dame, statue en pierre, portant sur son bras gauche l'Enfant-Jésus vêtu d'une robe et tenant un livre. Cette image a beaucoup de style et rappelle, par son genre et son manteau à plis amples et un peu lourds, certaines statues bourguignonnes ; -9° Dans la nef, une statue d'Evêque en pierre, tenant une crosse et un livre, d'un style noble et grave, comme le saint Maurice de Plonéis, le saint Maudet de Plogonnec et le Saint Méen de Ploéven ; -10°. Sur un tref ou poutre, sous l'arc triomphal, d'après l'usage ancien, se trouve Notre Seigneur en croix et, à ses côtés, Notre Dame et saint Jean. Sous les mains du Sauveur sont deux anges suspendus en l'air par des tiges de fer, et qui recueillent dans des calices le Précieux Sang coulant de ses plaies. Autrefois, une roue garnie de clochettes, formant carillon, était suspendue au mur du fond du transept Nord, au-dessus de la place où se trouve maintenant le groupe de saint Yves. Une petite charpente fixée au mur reste là comme témoin ; mais la roue, brisée et dégarnie de ses clochettes est reléguée dans un coin au bas de la chapelle, en compagnie d'une côte de baleine qui a dû être donnée par quelque marin en ex-voto à Notre-Dame, ou comme pièce rare et curieuse. Une côte semblable peut se voir au cimetière de Landudal, près de l'église de Notre-Dame de Populo ; et jusqu'en 1880 on voyait, dans le baptistère de Plomelin, une mâchoire de cachalot, en mémoire de la bande de cétacés qui vint échouer sur la plage de Saint-Tugean, en 1784 (M. Peyron).

Nota 2 : Les prééminences dans la chapelle de Quilinen, nous ont connues par le procès-verbal de 1648, communiqué par M. Favé : « L'église, y est-il dit, est superbement bâtie de pierres taille et d'une structure somptueuse tant par dehors lue par dedans ». On y voyait surtout de superbes vitraux. Dans la grande vitre, au pignon Oriental, au-dessous de l'écusson de Bretagne, trois écussons du marquis de la Roche ou Keranroc'h : écusson parti de Kerguélen et de Kervier (d'azur à 3 mains d'argent avec un fer d'épieu posé en abîme) ; Ecusson d'azur au croissant d'or (Penanjeun-Launay), parti de gueules à 6 annelets d'argent (de Rocerf ou marquis de Liscoet) ; Ecusson parti d'azur au croissant d'or et de gueules à 3 losanges d'argent rangés et accolés en face, accompagnés de 6 annelets de même 3 en chef et 3 en pointes rangés 2. 1., qui est Guermeur Coroach. Sur une tombe, armes en bosse des Penanjeun. En la chapelle qui compose une aile du choeur, côté Nord, et de l'Evangile, il y a deux autels et deux vitres. En la prochaine vitre : 1° armes du marquis de la Roche ; 2° écusson écartelé au 1er et 4 de Kerguélen, au 2 et 3 d'azur à 3 quintefeuilles d'argent ; 3° écusson de Kerguélen. Au bas de laquelle vitre est un chevalier armé à genoux, portant sur sa cotte d'arme un écartelé des armes de Kerguelen et Quistinit, et une demoiselle priante, « ayant une coiffure d'une figure très ancienne », portant sur sa robe armes parti de Kerguélen et de Pénanjeun. Dans la seconde vitre, armoiries : 1° de La Roche (Keranroc'h) ; 2° de Penanjeun-Launay (d'azur au grelier d'argent) ; 3° armes de Penanjeun, parti de Bodriec Lamarche, qui est de gueules au chef d'argent, et au bas deux priants ; un chevalier portant sur sa cotte les armes de Penanjeun-Launay, d'azur au croissant d'or, et une priante portant sur sa robe armes de Penanjeun avec alliance d'azur au grelier d'argent. Et dans un autre jour de la même vitre, autre chevalier priant, portant armes de Pennanjeun, et, près de lui, une priante portant sur sa robe armes de Penanjeun en alliance avec Bodriec-Lamarche : de gueules au chef d'argent. Sur l'autel Saint-Yves, côté Nord de la même chapelle, est un écusson de Penanjeun et Kervier. Dans une vitre du pignon occidental, armes de Bretagne et de France, au-dessous, armes du marquis de la Roche et celles de Penanjeun-Launay, parti : d'or à la bande losangée de gueules accompagnée au second quartier d'un château d'azur, alliance de la maison de Pacarmon. Sur autre vitre tirant vers le Nord, armes de Penanjeun-Launay. Enfin, sur la porte du côté du cimetière, vers midy, est un écusson aux armes de Penanjeun écartelé d'azur à une macle d'or. En 1736, fut inhumé dans cette chapelle François de Kerguélen, prêtre, mort au manoir de Penanjeun à l'âge de 28 ans, « après descente de justice », car il mourut par suite d'un homicide attribué, croit-on, au frère de la victime, parce que celle-ci n'avait pas voulu payer les dettes du manoir. En 1705, une cloche fut bénite pour cette chapelle, la marraine fut Anne Jacquette Danillo, dame de Penanjeun. La chapelle de Quilinen a aussi sa fontaine sainte, comme la plupart des chapelles de pèlerinage. Sur la façade de l'édicule gothique sont trois écussons. Celui du milieu porte : d'azur au croissant d'or, qui est Penanjeun-Launay ; les deux autres sont parti du même et d'un second blasonné d'une croix. Le manoir de Penanjeun, Penn-ar-Yun (bout du marais), est distant d'environ 1 kilomètre, vers le Sud.

le calvaire du placitre de la chapelle Notre-Dame (milieu du XVIème siècle). Sur une base triangulaire, s'élèvent trois croix dont, au centre, celle du Christ et tout autour se trouvent les statues des apôtres et de divers saints comme saint Yves et une belle Pietà ;

Nota 3 : Le calvaire de Quilinen est planté à l'angle Sud-Est du cimetière ou enclos de la chapelle. C'est d'emblée le chef-d'oeuvre des calvaires de second ordre ; son tracé est une vraie trouvaille et son ordonnance indique une habileté et un goût de premier ordre. On ne peut rien imaginer de plus heureux comme groupement de personnages et comme silhouette originale. La partie inférieure est composée de deux massifs triangulaires se superposant et se compénétrant, et tout autour de la deuxième base, sur des culs-de-lampe en cariatides, les Apôtres sont diversement étagés, pour donner plus de mouvement et plus d'élancement à l'ensemble. Quelques-unes des cariatides tiennent de longues banderoles qui courent appliquées sur le socle et qui ont pu recevoir autrefois des inscriptions en couleur, mais ne portent pas de traces de gravure. Au pied de la croix, par devant, est Notre-Dame de Pitié, tenant sur ses genoux le corps de son Fils, et accompagnée d'une des Saintes-Femmes ; plus haut, à deux niveaux différents, deux autres Saintes-Femmes et l'apôtre saint Jean. — Au dos de la croix, on voit la Vierge-Mère avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, plus haut, la Madeleine tenant son vase d'aromates, et au sommet, derrière le crucifix, Notre Seigneur ressuscité. Les larrons, surtout celui de gauche, se tordent dans des convulsions étranges, et il y a peu de sculpteurs modernes qui auraient assez de hardiesse et d'habileté pour traiter et mouvementer les corps humains, comme l'a fait le vieil imagier du XVIème siècle. Des traces de peinture conservées sur les statues, surtout dans les replis des vêtements, indiquent que primitivement tout ce calvaire était peint et doré ; il en était de même, dit-on, de celui de Plougonven, qui est de 1554. Qu'on ne se récrie pas à cette idée ; ce n'était point un exemple isolé : au Moyen-Age comme au temps de la vieille Grèce, ou a aimé et pratiqué l'architecture polychrome. Au XIIIème siècle, la façade de Notre-Dame de Paris était en grande partie dorée et peinte, et pour ce qui est de notre pays, nous retrouvons les mêmes traces de décoration peinte et de dorure aux porches de Lampaul-Guimiliau, de Rumengol et de Notre-Dame des Portes, à Châteauneuf, comme au portail de l'évêque Alain, au Folgoat, et au portail de la Vierge, à la cathédrale de Quimper, sans compter une foule d'autres croix ou de statues extérieures. Il ne faut pas, du reste, se faire illusion ni être trop puriste ou trop exclusif : cette décoration extérieure polychrome, lorsqu'elle avait encore toute la fraîcheur de ses couleurs, ou même lorsqu'elle était ternie et patinée par le temps, devait offrir un aspect saisissant, sans exclure l'harmonie dans l'ensemble, et, par ma part, il ne me déplairait pas de voir l'admirable calvaire de Quilinen avec ses enluminures anciennes (M. Peyron).

la croix du cimetière de Landrévarzec (XVIème siècle), restaurée en 1925 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerdalaë (1731), Kertilès (fin XVIème siècle), Le Rest (XVIème siècle), Croas-Ven (XVIIIème siècle) ; 

le château de Guerguélégan (XVIIIème siècle), propriété de la famille Kerguelen, puis Ploeuc jusqu’en 1954 ;

le manoir de Penaryun. Cette seigneurie appartient à la famille Guillaume de Launay (en 1426) et à la famille de Kerguelen (en 1553) ;

la fontaine sacrée de Notre-Dame de Quilinen, timbrée des armes des Launay-Penayeun (ou Penaryun) ;

la fontaine et lavoir de saint Guénolé, situés à 50 m au Nord-Ouest de l'église et datés de 1749, avec les initiales C et P. 

l'ancienne fontaine Saint-Jean. A 15 mètres de l'abside de l'église, en dessous de la route qui mène à Briec, est une fontaine dédiée à saint Jean. Le bassin de la source est couvert d'un grand édicule de style gothique, XVème ou XVIème siècle, ayant son arcade bordée de moulures gothiques ; de chaque côté, sont des pilastres ronds surmontés de pinacles. Au fond, est une niche à coquille, haute de 0 m. 80, abritant un saint Jean-Baptiste en bois, tenant de la main gauche un livre surmonté d'un agneau qu'il montre de la main droite. — A ses pieds, sont des galets ronds qui sont comme des ex-voto ou des instruments matériels de la dévotion, dans toute cette région. Ici et à Saint-Jean Bot-Laner d'Edern, les pèlerins se les appliquent sur les yeux, pour recourir à la protection du Saint. On en trouve encore à la chapelle de Saint-Symphorien d'Edern, à celle de Saint-Egarec de Briec, et à la fontaine de la Madeleine, dans la même paroisse (M. Abgrall) ;

le moulin du Crecq (1870-1996) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDREVARZEC

PERGAMON. Manoir noble en la paroisse de Landrévarzec, évêché de Quimper, a appartenu aux Lantivy de Talhouet depuis 1705 environ (Théodore Courtaux, 1899).

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Landrévarzec (Landrevarzec) étaient présents :

Guillaume de Kerguelen, représenté par Thibault de Kerguelen son fils, archer en brigandine ;

Yvon le Page, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Landrévarzec (Landrevarzec) apparaissent :

Jehan Moysan, sieur du Parc-Armou, représenté par Guillaume Tréouret, dict faire pique sèche ;

Olivier de Kerguelen, sr. de Kerenroch et de Penanyum, sous l'esdict ;

Henry de la Boëssière, présent, est sous l'esdict ;

Le sieur de Kerperennès est sous l'esdict ;

Péron Caradec est sous l'esdict.

(à compléter)

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