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LANDEVENNEC

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La commune de Landévennec (pucenoire.gif (870 octets) Landevenneg) fait partie du canton de Crozon. Landévennec dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDEVENNEC

Landévennec vient du breton "lann" (monastère) et de Tévennec ou Towinnoc, nom familier de saint Winwaloé ou Guénolé qui naquit l'an 460-461 au manoir de Lesguen (en Plouguin).

Landévennec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d’Argol. La paroisse de Landévennec dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Landévennec doit son origine au monastère que fonde saint Guénolé à la fin du Vème siècle ou au début du VIème siècle sur un ancien domaine gallo-romain. Saint Guénolé est le fils d’un émigré insulaire appelé Fracan ou Fragan (prince de la Bretagne insulaire, émigré en Armorique) et de son épouse Gwenn. Deux monastères se succèdent du VIème au VIIIème siècle. En effet, l'existence d'un premier établissement monastique sur l'île de Tibidy (l'insula Thopopegya), avant l'implantation définitive à Landévennec aux environs de l'année 500 est fort probable. Un ermite, nommé Walloë (puis Win-Walloë) aurait créé un ermitage en ce lieu, d'où le nom de "Landowinoch" donné primitivement à ce lieu. Il se peut que le nom primitif de Guénolé ait été Win-Walloë ou Walloë tout court (voir "Vita Sancti Winwalaoei" de Gurdisten au IXème siècle). Tibiry demeura prieuré de l'abbaye de Landévennec jusqu'à la Révolution. Avec la renaissance carolingienne et l'uniformisation religieuse de l'Empire voulue par Louis le Pieux et Benoît d'Aniane, ce monastère devient au IXème siècle une abbaye bénédictine, d'architecture sobre, fermée autour d'un cloître comprenant des galeries sur deux côtés. En 818, un "diplôme" de l'empereur Louis le Pieux, acte de portée émanant de la chancellerie impériale et adressé à l'abbé du dit monastère, appelé Matmonoc (ou Wormonoc), lui intime l'ordre de s'aligner pour l'observance monastique sur la Règle du "saint Père Benoît". Dans la "Vita" de saint Guénolé, écrite vers 870 par Gurdisten (abbé de Landévennec), est mentionné la translation des reliques du saint, translation effectuée depuis une petite église toute proche jusque dans la grande église. Cette abbaye est détruit par les normands en 913 et ne sera reconstruite que trente ans plus tard, de la seconde moitié du Xème siècle, au milieu du XIème siècle. Entre temps les moines sont allés jusqu'à Montreuil-sur-Mer (nord de la France) et ne sont revenus à Landévennec qu'au milieu du Xème siècle, après les victoires d'Alain Barbe-Torte. L'abbaye est entièrement reconstruite entre la fin du XIème siècle et le milieu du XIIIème siècle. Les bâtiments abbatiaux sont entièrement reconstruits au début du XVème siècle, à la suite des guerres de Succession de Bretagne.

Voici ce que disent MM. les abbés Abgrall et Peyron : « La paroisse qui porte aujourd'hui ce nom, doit son origine au célèbre monastère fondé par saint Guénolé, au VIème siècle, et qui a existé jusqu'en 1789. L'histoire de cette fondation est rapportée dans la Vie de saint Guénolé écrite, vers 880, par l'abbé Gurdestin, qui s'inspire de documents antérieurs, entr’autres d'une notice rédigée par le moine Clément, vivant vers 840. Gurdestin semble avoir eu pour but d'amplifier le récit de Clément et de faire comme un panégyrique de saint Guénolé en forme d'homélie. Ces notices sont deux documents authentiques du IXème siècle, relatant ce que les religieux savaient de l'histoire de leur fondateur, de sa sainteté, de ses miracles si vivants dans la mémoire des peuples que, dit Clément, les pèlerins et malades accouraient à Landévennec, proclamant que saint Guénolé était plutôt un ange qu'un homme. A cela rien d'étonnant puisqu'une période de 250 ans à peine les séparait de faits notoires et éclatants, tels que la fondation d'un grand monastère et la sainteté admirable de son fondateur. Au milieu du XIXème siècle, les savants discutaient, pour savoir à quelle époque, au juste, avait eu lieu cette fondation par saint Guénolé ; mais cette discussion elle-même supposait que tous admettaient au moins l'existence du saint fondateur, qui s'identifiait si bien avec son monastère, qu'un don fait à celui-ci était dit fait à saint Guénolé, longtemps même après qu'il avait cessé de vivre ici-bas. Depuis, la science aurait fait des progrès, et, maintenant, l'hypercritique en arrive si non à nier l'existence du monastère, du moins à douter que son fondateur ait jamais existé. Les savants admettent, cependant, qu'à la fin du IXème siècle, les reliques de saint Guénolé ont été transportées, pour les sauver des Normands, de Landévennec dans plusieurs localités de la Bretagne et de la France, notamment à Montreuil-sur-Mer et à Château-sur-Loir, appuyant leur assertion sur le témoignage écrit de documents contemporains. Sur quoi je me couvrirai volontiers de l'autorité de M. de la Palisse, pour dire que si saint Guénolé a laissé des reliques, c'est qu'il est mort, et s'il est mort, c'est qu'il a vécu. Mais, disent les savants, on ne peut se fier au Cartulaire, dont une grande partie des pièces sont fausses. Expliquons-nous. Nous admettrions, facilement, que la rédaction des actes qui le composent ait été faite par les religieux, à un moment où ils n'avaient pas sous les yeux les originaux, disparus par le malheur des temps, qu'ils aient employé, à cet effet, les formules qu'ils estimaient les plus vraisemblables pour exprimer les intentions des bienfaiteurs, cela est admissible ; mes de là à conclure que les donations sont fausses, parce qu'il y a erreur sur la date, le style et même le nom du donateur, nous croyons qu'en bonne logique, la conclusion n'est pas rigoureuse. Ce qu'il y a d'essentiel, dans une libéralité, c'est qu'il y ait un don, un donataire et un donateur, serait-il anonyme. Or, dans ces actes prétendus faux du Cartulaire, quelle que soit la valeur des formules, nous sommes obligés de reconnaître la réalité bien palpable du monastère donataire, du don octroyé et possédé pendant plus de dix siècles, comme aussi d'un donateur princier, car si les rédacteurs du Cartulaire peuvent, à la rigueur, se tromper sur son nom, ils ne se trompent certainement pas sur sa qualité. En tout cas, la partie fausse des actes du Cartulaire n'ôte pas sa force probante au témoignage donné par ces actes eux-mêmes, et à la bonne foi des rédacteurs et à la valeur des traditions venues jusqu'à eux » (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

Les religieux de Landévennec ne tardèrent pas à établir, en dehors du monastère, un service religieux pour le bien spirituel des fidèles qui étaient venus se grouper autour d'eux. Cette charge, confiée d'abord à un régulier, fut donnée ensuite à un séculier, qui prenait le titre de « Curé » ou de « Vicaire perpétuel », le monastère conservant la qualité de Recteur primitif. Au XVIème siècle, nous voyons un chanoine de la cathédrale, mort le 4 Août 1548, possesseur de neuf bénéfices, parmi lesquels comptait le vicariat de Landévennec [Note : François du Vieux-Chastel, chanoine de Quimper, recteur de Querrien, Foënant, Plevin, Trégourez, Plouarzel, vicaire de Carhaix et de Landévennec (Déal)]. Au XVIIème siècle, le monastère était bien déchu de son ancienne splendeur, et les Vicaires voulurent en profiter pour s'émanciper et s'affranchir de toute sujétion aux Abbés. Le 8 Septembre 1673 (Archives départementales), le R. P. Louis de Camps, représentant l'Abbé, se présenta, accompagné d'un autre religieux, à l'église paroissiale, pour y chanter la messe, comme il en avait le droit en sa qualité de Recteur primitif. Ils arrivèrent pendant que le Vicaire de Landévennec était à la préface de la messe, qu'il disait à basse voix. A la postcommunion, comme il commençait un sermon breton, le Père de Camps le pria de lui céder le maître-autel, pour qu'il y pût chanter la messe, comme c'était son droit ; mais le Vicaire lui répliqua que c'était son devoir à lui de prêcher ; et il prêcha, en effet, en breton, du coin de l'Epître. Le Père de Camps alors prit le parti de chanter la grand'messe à l'autel Sainte-Anne ; mais le sermon ne finissait pas et « se continua d'une voix extrêmement haute, jusqu'à l'Evangile ». Ce dont les religieux firent dresser procès-verbal. Autre contestation en 1691, mais dans laquelle n'interviennent pas les religieux. Messire « Philippe Le Carré, aumônier desservant sur les vaisseaux du Roi », avait obtenu du pape défunt, Alexandre VIII, provision du vicariat de Landévennec, et l'Evêque de Cornouaille y avait donné son visa, le 23 Octobre 1690. En vertu de cette nomination, Pierre Jamiec, curé de Landévennec, mais non vicaire perpétuel, et qui, dans l'acte, s'intitule ; « moi, curé amovible », j'ai induit le dit Sr. Le Corre « en possession de la cure et paroisse de Landévennec pour l'avoir fait entrer en ma compagnie dans la dite église paroissiale, par la principale porte d'icelle, pris de l'eau bénite, fait la génuflexion devant le grand autel, et sonné la cloche pour assembler le peuple, le dit Corre, vêtu d'aube, étole et chape pour faire la procession, après laquelle il a chanté la grande messe sans trouble ni opposition de personne, fors de la part de missire Philippe Daniel, prêtre et vicaire de la dite paroisse, lequel a déclaré s'opposer formellement, pour les raisons majeures qu'il définira en temps et lieu. De tout quoi j'ai rapporté le présent acte ». Insinué au greffe des insinuations ecclésiastiques de l'Evêché de Quimper. Les registres paroissiaux pourraient nous apprendre quelle suite fut donnée à cette opposition ; mais nous n'avons pas eu le loisir de les consulter. 

Le dernier recteur de Landévennec, avant la Révolution, fut M. Jean-Yves Riou qui en était titulaire depuis au moins 1783. En 1791, il était fort âgé et infirme, et se laissa porter sur la liste des prêtres assermentés. Il mourut dans les premières années de la Révolution. A ce moment, l'église paroissiale tombait en ruines, et le 22 Février 1791, le Département, statuant sur une pétition des habitants, autorisait la translation du service religieux de l'église paroissiale en celle de l'abbaye, attendu qu'il n'y a plus de religieux (L. 107). Cette translation ne fut que provisoire, malheureusement, et c'est la belle église du monastère qui a disparu.

On rencontre les appellations suivantes : monasterium Landeuuinnoch (vers 880), Lanteuuennuc (au XIème siècle), Landeguennec (vers 1330).

Note 1 : Saint Guénolé naquit en Bretagne vers 460, de parents venus du Pays de Galles. Encore enfant, il est offert par ses parents à Budoc, supérieur du monastère de Lavré (ou Lavret), non loin de Bréhat. En 482, saint Guénolé fonde le monastère de Landévennec, après s'être installé sur l'île de Tibidy. Il meurt dans cette abbaye le 3 mars 529 ou 532. Après la destruction de l'abbaye par les Normands en 913, les reliques du saint sont transférées d'abord à l'abbaye de Montreuil à Saint Blandin de Grand en 928. C'est à Landévennec que Wormonoc, moine de l'abbaye achève, en 884, la Vie de Saint Paul Aurélien. En 1383, les Anglais, forcés de lever le siège de Brest, ravagent l'abbaye. Pendant les guerres de la Ligue, l'abbaye souffre tour à tour des Royaux et des Ligueurs.

Note 2 : on trouve les appellations suivantes : en 818 (Landeuinnoch et Landouinoch, dans le diplôme de Louis le Pieux), en 1050 (Lanteuuennoc (chap. 36 et 40) et Lanteguennoc (chap. 17 et 23), dans le Cartulaire de Landévennec), en 1236 (Landeguennoc et Landeguennec, dans le Cartulaire de Quimper), en 1293 (Landeguennoc probablement, dans le Martyrologe de Landévennec), en 1308 (Landeguennoc probablement, dans l'Epitaphe de Jean le Porc), en 1443 (Landevenech, dans la bulle de Jacques de Villeblanche), en 1608 (Lanteuuennec, dans la bulle de Jean Briand), au XVIIème siècle (Landevenec, dans de nombreux documents), en 1648 (Landevennec, Dom Noël Mars).

Note 3 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDÉVENNEC, APRÈS LA RÉVOLUTION : - En 1816-1818. M. Jean Arhan, de Cléden-Cap-Sizun. - En  1818-1822. Yves Le Foll, de Guerlesquin. - En  1822-1825. François-Michel Durand, de Loctudy. - En  1825-1833. Yves Mesangroaz, de Plougourvest. - En  1834-1836. Barvet. - En  1836-1861. Claude-Marie Maguer, de Dirinon. - En  1861-1874. Jean-Marie Guiffant, de Crozon. - En  1874. Paul Le Roux, de Plounévez-Lochrist. - En  1875-1877. Jean Gilard, de Mellac. - En  1877. Joseph-François Mahé, de Plougasnou. - En 1886. M. Le Vern, de Landerneau. - En 1887-1892. René-Marie Colin, de Lambézellec. - En 1892-1904. Jean-Guillaume Dagorn, de Primelin. - En 1904-1912. Prosper-Louis-Marie Le Jacq, de Ploudalmézeau. - En 1912. Jean-Marie Salaün, de Landévennec, ... Liste non exhaustives des VICAIRES DE LANDÉVENNEC, APRÈS LA RÉVOLUTION : - En 1869. Louis Keraudren. - En  1875. Eugène Odeyé. - En 1877. Emile Jean. - En 1880. Clet-Marie Cariou. - En 1888. Yves-Marie Deniel. - En 1894. Gabriel-Marie Nicolas. - En 1901. Ursin-Marie Kerouanton. - En 1908. Maurice-Marie Guilcher. - En 1913. Jean-Thomas Kersalé, ... 

Note 4 : En 1814, M. Doucin, curé de Crozon, répondant sur une demande de l'état des biens immeubles de la fabrique de Landévennec, alors privée de Recteur, disait qu'aucun bien ne subsistait en propriété, à la fabrique, et ajoutait que, quant à l'abbaye, elle avait été achetée, avec toutes ses dépendances, « par M. Tiphaigne, ancien officier retiré ; on assure qu'il entretient bien l'église ». Nous ne savons si ce M. Tiphaigne fut le premier acquéreur ; toujours est-il que, le 12 Octobre 1825, l'abbaye et ses terres étaient de nouveau mises en vente, devant le tribunat de Châteaulin, sur une mise à prix de 12.000 francs. C'était vraiment une bonne occasion, pour le clergé, de faire retourner à l'Eglise ce bien ecclésiastique. Le 4 Octobre 1825, M. Madec, recteur de Logonna, écrivait à Mgr. de Poulpiquet, pour l'engager à faire cette acquisition qui pourrait servir soit de petit séminaire soit de maison de retraite aux prêtres âgés et infirmes, faisant valoir qu'outre les bâtiments, « la propriété avait environ 40 journaux de terres chaudes et bien plus de terres froides ; l'église du couvent est très longue et fort large, et l'on assure qu'elle peut avoir tout autour au moins 12 à 15 pieds de mur. Au milieu du cloître, il y a un puits très bon, très beau, été et hiver. Tous ces édifices, bois et terres chaudes, sont renfermés dans des murs fort élevés ; c'est, assurément, l'un des plus beaux endroits que l'on puisse trouver pour un établissement religieux ». Il faisait entendre que la vente des bois rapporterait prochainement plus de 12.000 francs. « Ce serait une petite avance, pour retirer dans la suite un grand bénéfice pour le Séminaire, tout en rendant service à la jeunesse et aux ecclésiastiques infirmes ». Grâce à la générosité de M. Le Coz, Monseigneur donna tout pouvoir à M. Ducap, vérificateur des poids et mesures, de pousser les enchères jusqu'à 15.000 francs ; mais par suite d'une erreur de l'avoué, qui comptait sur un troisième feu, l'enchère ne fut pas mise en temps voulu, et l'abbaye fut adjugée, pour 14.300 francs, à M. Aristide Vincent, architecte de Paris. M. Le Coz en fut désolé, et, dès le 13 Octobre, écrivait à Monseigneur : « Hier, à 8 heures du soir, j'apprends de M. Ducap, que Landévennec a été adjugé pour 14.300 francs. J'avais chargé, dit-i!, M. de la Roque, avoué, de mettre jusqu'à 15.000 francs, aux termes des ordres de Monseigneur, me proposant, s'il en était besoin, de mettre les 4.000 francs de plus, suivant vos ordres. L'huissier chargé des criées, ne comptant que du second feu, cette mesure a trompé les avoués. L'adjudicataire est M. Vincent, parent et agent des créanciers, qui avait donné ordre à son avoué de pousser jusqu'à 18.000 francs ». Il y a la ressource de la surenchère, « persuadé, ajoute M. Le Coz, que Landévennec valait effectivement environ 20.000 francs, et qu'il deviendrait dans peu une source de bénédiction pour le Séminaire. Après avoir bien consulté le bon Dieu, j'ai suivi le mouvement de mon coeur. J'ai, comme on dit, fait la saignée jusqu'à l'eau rousse, j'ai sacrifié mon dernier écu, j'ai envoyé de nuit un exprès à M. Ducap pour le prier d'ajouter 4.000 francs à votre mise, que je me persuadais devoir aller beaucoup au delà de 15.000 francs. Si l'affaire réussit, nous bénirons Notre Seigneur ; si elle ne réussit pas, nous le bénirons encore ; je lui dirai, avec le prophète-roi, Domine Deus virtutum, quousque irasceris super orationem servi tui ? ». Le jour de l'adjudication, 12 Octobre 1825, M. Ducap écrivait à Monseigneur que M. Vincent demeurait adjudicataire de l'abbaye pour la somme de 14.300 francs, qu'on pouvait y mettre une surenchère faisant élever le prix à au moins 20.000 francs, mais qu'il savait par ailleurs, de source certaine, que l'acquéreur aurait poussé les enchè­res jusqu'à 30.000 francs, car il voulait établir une usine, sur les ruines de l'abbaye. De fait, M. Vincent, qui devint dans la suite maire de Landévennec, y établit des fours à briques, ce qui ne tarda pas à achever la destruction de ce qui restait du monastère. Ce que l'industrie moderne n'a pu détruire ; c'est le site enchanteur de Landévennec, qui demeurera un des coins les plus pittoresques de notre pays (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LANDEVENNEC

l'église Notre-Dame (XVIIème siècle), restaurée au XIXème siècle. L'édifice comprend un clocher à une chambre sans galerie, puis une nef sans bas-côtés séparée par un arc diaphragme, d'un choeur communiquant lui-même par deux arcades avec une chapelle nord en aile. Le clocher porte à l'intérieur la date de 1659, l'abside celle de 1652 et les armes de l'abbé Pierre Tanguy. Le porche des baptêmes porte la date de 1699. La sacristie date de 1740. Le maître-autel date du XVIIème siècle. Le retable date du XIXème siècle. L'église abrite les statues de Notre-Dame, saint Guénolé, saint Jacques, saint Guénaël (fin du XVIème siècle), saint Guen (XVIIIème siècle), saint Yves, sainte Philomène (XIXème siècle) et deux autres statues de la Vierge-Mère. L'église conserve un tableau de la Cène qui ornait jadis le réfectoire des Moines, et deux reliquaires en bois du XVIIème siècle, avec les armoiries de Jean Briand (1608-1630), provenant du trésor de l'ancienne abbaye (parmi de nombreuses reliques figure une dent de saint Guénolé). Deux petits tableaux sur bois représentent respectivement saint Corentin et saint Jacques ;

Nota : EGLISE PAROISSIALE ACTUELLE. Elle se compose d'une nef sans bas-côtés, de deux branches de transept et d'une abside droite à très faible saillie. Le maître-autel est surmonté d'un petit retable à colonnes torses. — Dans le chœur, est un lutrin ancien ayant un pied triangulaire, orné de jolies sculptures flamboyantes du XVIème siècle, dans le genre de celles de la tribune des orgues de Saint-Melaine de Morlaix. — En face de la chaire, est un crucifix en bois, d'un genre tout ascétique : figure émaciée respirant la souffrance, les bras tendus très droits, comme étirés violemment. L'église possède un grand reliquaire en bois avec applications d'ornements d'argent repoussé, puis deux autres petits reliquaires, avec ornementation analogue et qui doivent provenir de l'abbaye. Sur le mur Nord de la nef, est une grande toile, représentant la dernière Cène ; puis deux petits tableaux sur bois. — L'un représente saint Corentin avec la façade de la cathédrale de Quimper ; un seigneur indiscret coupe en deux le poisson du Saint, au bord de sa fontaine. — Le second figure le martyre de saint Jacques le mineur, évêque de Jérusalem : trois hommes d'armes et un chef lui broient les membres et la tête à coups de bâtons de foulons. Le Saint est représenté grand, debout, tenant un livre et une massue de foulon. Au second plan on voit des bateaux voguant sur l'eau. Les statues en vénération sont : deux images de Notre-Dame et un saint Yves en cotte ou surplis, avec camail et barrette. A la mort de M. Riou, Expilly nomma à Landévennec un jeune prêtre qu'il venait d'ordonner, le 17 Avril 1792, M. Guillaume Jean-Marie Jestin, né à Locmaria-Plouzané, le 27 Avril 1754. « Il était d'une ignorance excessive, ayant été refusé à trois examens consécutifs, au temps de Mgr. de la Marche ». Il quitta Landévennec pour devenir curé constitutionnel de Saint-Pierre-Quilbignon ; en 1805, il était prêtre habitué à Recouvrance. « Parait disposé à rétracter ses erreurs, à demander pardon à Dieu, à ses supérieurs, à ses confrères, et aux bonnes âmes qu'il a scandalisées ». Il mourut à Coatméal, en 1820. Lorsqu'il quitta Landévennec, il fut remplacé par M. Pierre Louboutin, né à Plonévez-Porzay, en 1741, et prêtre en 1771. En 1794, il était vicaire à Telgruc ; sa conduite semblait suspecte à ses supérieurs, d'après une lettre qu'il écrivit lui-même à M. Frollo, vicaire général, vers 1804. Mais lorsqu'il mourut, le 21 Mars 1806, à l'âge de 65 ans, le maire, M. Tiphaigne, annonçant sa mort à l'Evêque, dit « que ce respectable et charitable pasteur emporte avec lui les regrets de toutes ses ouailles », et supplie qu'on lui nomme un successeur. Ce voeu ne put être exaucé que plusieurs années après, et Landévennec demeura sans recteur près de dix ans (M. Abgrall).

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

 

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

église de Landévennec (Finistère - Bretagne)

   

la chapelle Notre-Dame-du-Folgoat (1645), restaurée en 1961. Cette chapelle remplace un édifice primitif construit en 1360 par l'abbé Jean de Langoueznou et détruit pendant les guerres religieuses. La chapelle, construite en 1635 sous l'abbatiat de Pierre Tanguy, est de plan rectangulaire avec aile au nord et clocheton sur l'aile. Elle est abandonnée en 1695 à la paroisse. La chapelle abrite les statues anciennes de la Vierge-Mère (XVIIème siècle), saint Joseph, saint Pierre (transformé en saint Goueznou), saint Jean Baptiste et sainte Anne (XVème siècle) ;

les vestiges de l'abbaye Saint Guénolé ou Saint Gwénolé (IX-XIIème siècle). Un ensemble de vestiges est datable du IXème siècle. Lors de l'incursion des Vikings, l'ensemble monastique carolingien a été en partie détruit par un incendie dont on retrouve les traces. L'église abbatiale, dont on ne voit plus aujourd'hui que quelques pans de murs, a été reconstruite au milieu du Xème siècle, grâce aux donations des fidèles et du duc lui-même (voir charte de donation d'Alain Barbe-Torte). L'église du Xème siècle, se situe exactement sous l'église actuelle : "elle présentait un chevet carré, typique du Xème siècle, légèrement désaxé par rapport à la nef, et deux chapelles latérales quadrangulaires, très petites. Elle n'avait pas de transept, mais un prolongement vers le Sud, englobant la chapelle absidiale. L'avant-choeur était orné d'un carrelage de terre cuite". C'est par le choeur et le pignon occidental qu'est commencée l'église du XIème siècle (elle ne possédait peut-être pas, du moins dans le premier projet du XIème siècle, de bras de transept). Certains indices signalent des modifications architecturales (ex. renforcement de la façade occidentale par l'adjonction de contreforts extérieurs). L'élévation intérieure du choeur et de la croisée du transept date de la fin du XIème siècle. Le bras Nord du transept date de la fin du XIème siècle (constitué de deux larges travées, il possédait une absidiole sur le mur Est, démolie au XVIème siècle). Le bras Sud du transept donnant accès à la sacristie et aux bâtiments conventuels date du début du XIIème siècle. Les chapiteaux présentent des motifs figuratifs et sont ornés de compositions décoratives mêlant végétal à "l'entrelac". Deux baies sont datables de la fin du XIIIème siècle. Au milieu du XVème siècle, l'abbé Jacques de Villeblanche fait dresser un lambris masquant la charpente de la nef. Au début du XVIème siècle, Jean du Vieux-Chastel fait agrandir les baies du déambulatoire et fait poser de grands fenestrages dans le choeur. La chapelle Est du bras Nord est l'oeuvre de Jean du Vieux-Chastel. Arnould Briand et Maurice Commacre reconstruisent, en partie, le choeur en 1548. Un document des Archives Départementales du Finistère (N° 100 J 283) décrit l'état de délabrement de l'abbaye en 1603. Durant la seconde moitié du XVIIème siècle ou au XVIIIème siècle, le mur Est est reculé afin de doubler la surface du bras Nord du transept. La haute porte du bras Sud du transept, donnant sur la galerie du cloître, date du XVIIème siècle. La porte de la sacristie subit des aménagements dès 1645. L'arrivée des bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, en 1636, s'accompagne d'une restauration du lieu, avant une restauration générale conduite par le Frère Robert Plouvier à partir de 1651 (modification du choeur, rehaussement de l'autel, ...). Le maître-autel avait été offert, en 1730, par l'abbé Jacques Philippe de Varennes. Le transept et la croisée de l'église romane ont été occupés par les tombeaux des abbés, attestés à partir du début du XIVème siècle, et sans doute, présents depuis la construction. Un manuscrit latin de 1665 nous apprend : - qu'en l'année 1651 "... le chapitre fut clos d'une porte, enduit de chaux et planchéié", - qu'en 1661 "le plafond du chapitre fut entièrement lambrissé, et que le chapitre lui même fut muni de sièges en chêne", - qu'en 1643 furent construites huit chambres sur le chapitre "en l'année mil six cent quarante troisième, on construisit la seconde partie du dortoir sous laquelle s'étend le chapitre"., - qu'une cloche est fondue en 1661 "à partir de deux petites cloches et d'un peu de métal acheté par ailleurs". L'édifice était en forme de croix latine avec abside à cinq pans. Le plan présentait une nef de six travées avec bas-côtés, un transept sur l'aile nord duquel s'ouvrait une petite absidiole tandis que sur l'aile sud donnaient la sacristie et le trésor. Le choeur, modifié au XVIème siècle (dans ses parties hautes), se composait d'une travée droite et d'un rond-point de quatre colonnes entouré d'un déambulatoire avec trois chapelles rayonnantes. L'instauration de la commende au XVIème siècle va ruiner l'abbaye. Des travaux de restauration sont menés dans la première moitié du XVIIème siècle : l'abbaye du XVème siècle est conservée, à l'exception du réfectoire et du cloître. Le cloître comportait 28 arcades en plein cintre (8 à l'Ouest et à l'Est et 6 au Nord et au Sud). Un devis de 1782 signale qu'il faut "refaire les joins des banquettes et tablettes de pierres qui sont sous les dites arcades" et que le cloître est pavé en "2800 carreaux de pierres vertes et blanches de un pied carré". Un manuscrit de 1665 nous renseigne sur la disposition du cloître au temps de la congrégation de Saint-Maur : "C'est le 27 avril de cette année 1653 que l'on posa les fondations de la maison annexée à la grange, de manière à terminer le cloître vers l'occident : la dernière main y fut mise la même année. Le onzième jour de mai, les pierres de taille des colonnes du cloître furent placées, en commençant par la partie qui regarde le midi, et sur une pierre monumentale qui sert de support à la colonne d'angle de ce cloître, une minuscule croix fut grossièrement gravée ; mais sur la pierre de la seconde colonne d'angle, opposée à la première et située près de la porte qui donne accès tant à la cuisine qu'au jardin, une double pierre polie fut insérée ; sur l'une d'elles se lisent les paroles suivantes inscrites en langue vulgaire : 'l'an du Seigneur mil six cent cinquante-trois, ce cloître fut réédifiée par les religieux de la congrégation de Saint-Maur, architecte Frère Robert Plouvier, convers'....". L'abbaye est démantelée après la Révolution et le cloître est transporté à Brest pour orner un marché couvert (marché Pouliquen"), lui-même détruit en 1944. Derrière le choeur se trouvaient jadis trois chapelles absidales hémisphériques. Le tombeau de saint Guénolé se trouvait dans le bras nord du transept. A l'angle du transept opposé, se trouvait le tombeau du roi Grallon décédé l'an 505. Dans le bras Sud du transept, se trouve une statue en kersantite (H. 1,95 m) de saint Guénolé, datée du début du XVIème siècle : l'abbé est mitré avec une chape, une crosse dans la main droite, un livre ouvert dans la main gauche, et on y trouve les armoiries de Jean du Vieux-Chastel, abbé (1497-1522). A noter que dans le musée de l'abbaye, se trouvent plusieurs statues de saint Guénolé : une statue en chêne polychrome (H. 1,10 m) du XVème siècle (abbé en habits sacerdotaux avec un livre dans la main gauche), une statue en chêne (H. 1,20 m, abbé en chape, mitré, bénissant), une statue en chêne (H. 0,95 m) datée du XVème siècle (abbé en habits sacerdotaux, tenant un livre des deux mains), une statue en bois (H. 1,20 m) datée du XVIIIème siècle (moine avec livre sous le bras droit, et une crosse dans la main gauche), une statue en bois polychrome (H. 1,30 m) qui provient de l'île de Sein (moine en chape, main gauche posée sur la poitrine et main droite tenant une crosse) ;

Nota : mise à jour de bases de murs et de substructions dont la datation est, semble-t-il, antérieure au IXème siècle. Le sol qui s'y rattachait a été détruit par un ensemble de sépultures des Xème et XIème siècles. 

Voir   Landévennec " L'abbaye de Landévennec ". 

la nouvelle abbatiale (1953-1965), due aux plans de M. Michel et édifiée par la communauté bénédictine de Kerbénéat. Elle est bénite solennellement le 7 septembre 1958. La première pierre a été bénite le 10 mai 1953 et la première messe a été célébrée le 13 mai 1958. L'édifice comprend au centre le sanctuaire avec à l'Est le choeur des religieux et à l'Ouest la nef réservée aux fidèles. Une crypte se trouve sous le sanctuaire et le choeur des religieux. A l'entrée de la chapelle du Saint-Sacrement, se trouve une statue en bois polychrome (H. 1,10 m) de saint Guénolé et datée du XVème siècle : l'abbé est en habits sacerdotaux, livre fermé dans la main droite et crosse mutilée dans la main gauche. Cette statue de saint Guénolé provient de la chapelle Saint-Philibert, de Plonéour-Lanvern (ancien prieuré). Dans le hall d'accès de l'abbaye actuelle, se trouve une statue en bois teinté chêne (H. 1,65 m) : l'abbé mitré possède une chape et les deux mains sont coupés aux poignets ;

l'ancienne chapelle Sainte-Marie du Penity, aujourd'hui disparue. Elle avait été édifiée près de l'abbaye par l'abbé Jean Brient ;

l'ancienne chapelle Sainte-Blanche, située jadis près du littoral et aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Balay, située jadis près du bourg et aujourd'hui disparue ;

le tombeau du roi Gradlon (XIIème siècle), dans l'ancienne abbaye Saint-Guénolé ;

la maison abbatiale (XVIIème siècle), restaurée au XIXème siècle. Un procès-verbal de 1603, nous décrit "la Maison de l'abbé" : "il y a deux chambres l'une sur l'autre et à costé ungn cabinet pour chacque chambre duquel logis les murailles sont d'un costé par le pignon fandues en plusieurs endroictz prestes à tumber la couverture parellement partout percée les cheffrons rompus et toute la charpente gastée" (Archives Départementales N° 100 J 283). En 1792, la maison abbatiale comporte un bâtiment édifié à l'Ouest en 1769 et situé à la perpendiculaire d'un autre bâtiment plus ancien au Sud (1620-1630), oeuvre de l'abbé Jean Briand. Le logis de gauche est démolie en 1885, celui de droite après 1925. La maison de Mgr Champion de Cicé, évêque d'Auxerre et dernier abbé commendataire, date de 1769 (date indiquée au-dessus de l'entrée de l'aile du XVIIIème siècle). Cette dernière maison est édifiée à l'emplacement d'une ancienne chapelle détruite par Mgr Jean Baptiste Marie Champion de Cicé en juin 1769 : "Mes arrangement pour la construction d'une nouvelle maison abbatiale dans un emplacement commode et sain exigent qu'en la reculant de la montagne dont les eaux nuisent aux murs et à la salubrité, je démolisse la chapelle en recourant à cet effet à l'autorité de M. l'évêque de Quimper pour l'accomplissement des formes canoniques; j'ai obtenu d'avance à cet effet le consentement de la Maison de Rohan pour la translation d'un mausolée d'un abbé de cet illustre nom inhumé dans cette chapelle ; il est désirable à tous égards que ce mausolée soit placé dans votre église à l'emplacement que vous jugerez le plus convenable...." (Archives Départementales du Finistère 2H29) et rehaussée par la famille Chalus (Archives Départementales du Finistère 2H29) et rehaussée par la famille Chalus. Cette chapelle disparue, dite Pénity de saint Guénolé, est appelée, au XVIIème siècle, chapelle Saint-Vallée (ou Balay, sans doute par déformation de Walloë) ;

la croix du placitre de l'église de Landévennec (XVIème siècle) ;

plusieurs croix ou vestiges de croix : la croix à l'entrée de l'abbaye (Haut Moyen Age), la croix du cimetière (XIème siècle), la croix de Pénity (Moyen Age), Bellevue ou Croix-de-Tal-ar-Groas (XVIème siècle), la croix du porche de l'église (XVème siècle), la croix située place Yan (XVIème, XIXème siècle) ;

3 moulins dont le moulin à vent de Ty-page, le moulin à eau du Loc « en mer » et le Moulin Neuf ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDEVENNEC

(à compléter)

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