|
Bienvenue chez les Landebaëronnais |
LANDEBAERON |
Retour page d'accueil Retour Canton de Bégard
La commune de Landebaëron ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDEBAERON
Landebaëron signifie en breton "lann baron" (ermitage du baron).
Landebaëron est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouec. Landebaëron est citée dès 1435 (Landebazron) dans un acte du duc Jean V (n° 2574) alors que son église est mentionnée en 1348. De nombreux toponymes (Kergrist, Tachen-an-Hospital) indiquent de plus une présence probable des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou des Templiers.
Des actes du VIème siècle parlent à propos du lieu-dit Kergollet (ville perdue) de la présence d'un monastère qui aurait remplacé un édifice gallo-romain. Saint Brieuc passe pour avoir habité pendant quelque temps le village de Kergollet et y avoir fondé un couvent dont il confia plus tard la direction à saint Tugdual, son neveu.
Par ordonnance du 29 juin 1841, la paroisse succursale de Landebaëron a été diminuée du territoire de la nouvelle paroisse de Kermoroc'h.
L'ancienne paroisse de Landebaëron dépendait autrefois de l'évêché de Tréguier et de la subdélégation de Guingamp. Elle ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'ordinaire.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Landebazron (en 1435), Landebazrun (en 1461), Landebaezron (en 1581).
Note : la commune de Landebaëron est formée des villages : Ar C'hoat-Meur, Pen-an-Crec'h, Goas-Ardel, Poul-Fange, Prat-Guen, Kerlogan, Toul-Gouédo, Keravel, Pen-ar-Guer, Ker-Rohan, Kerleau, le Gunot, Bihan, ar C'horvezous, le Héros, etc...
![]()
PATRIMOINE de LANDEBAERON
léglise Saint-Maudez (XIV-XVIIème siècle). Une première église, dont le fondateur est le seigneur du Poirier ou Perrier, est édifiée au XIVème siècle. L'édifice, qui aurait souffert lors de la lutte entre le seigneur du Perrier et Olivier de Clisson, est reconstruit au XVème siècle. L'église est réédifiée, semble-t-il, grâce à la générosité de Geoffroy Péan, sieur de Grandbois qui se proclame aussi fondateur de l'église de Landebaëron et seigneur universel de la paroisse. Le chevet et la porte du clocher sont datés du XIVème siècle, le porche sud et la longère sud sont datés du XVème siècle, la longère nord et la chapelle sud sont datées du XVIème siècle, la sacristie est datée de 1646-1649 et le clocher est daté de 1656-1657. Une sablière, en bois sculpté, est datée du XVIème siècle. L'ossuaire date de 1657. La chaire à prêcher, oeuvre des sculpteurs Pierre et François Le Collen, date de 1668 : elle a été restaurée en 1828 et on trouve, de part et d'autre, les statues de saint Yves (patron de la Bretagne) et saint Roch qui datent du XVIIIème siècle. La cheminée, au fond et du côté nord de la nef, date du XVIème siècle. Sur la façade, on observe un cadran solaire de 1697. L'acrotère (dragon associé à une sirène), en granit, date du XVème siècle. On y trouve un morceau d'os du bras de saint Maudez, ainsi qu'un reliquaire en argent (1896) oeuvre de l'orfèvre Le Goff et mentionnée déjà dès 1683 (le chef de saint Ildut). L'église abrite une statue de saint Maudez, en bois polychrome et qui date du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame de Pitié ou Chapel Nevez (1852). Il s'agit, à l'origine, d'un oratoire familial. Elle est maintenant sur le sentier botanique de la vallée du Perrier. Elle abrite, dit-on, un Christ mutilé et daté du XVème siècle ; | |
les croix du bourg (XVIIème siècle), de Kerhonan (XVIIIème siècle), dAr Hoat-Meur (1782) et une croix datant de 1733 ; | |
deux fontaines de dévotion accolées (XVIIème siècle), situées près du bourg. L'une des niches hébergeait encore récemment une statue en pierre de saint Maudez. Leurs eaux, dit-on, possédaient le pouvoir de guérir panaris et furoncles ; | |
le manoir dAr Hoat-Meur (XVIIIème siècle) ; | |
2 moulins ; |
A signaler aussi :
le menhir de Menou-Glas, situé non loin de l'allée couverte de Ros-Vras (époque néolithique) ; | |
une motte féodale, située au village de Coatmeur et vestige de l'ancien château de la seigneurie Grandbois. Le 24 mai 1451, le sire de Grandbois (Jean Péan), en Landebaëron, est fait banneret par le duc Pierre II. La terre de Grandbois est ensuite érigée en baronnie par le duc François II pour Pierre Péan en 1487 ; | |
les retranchements de terre de Pen-ar-Cra (moyen âge) ; | |
l'établissement gallo-romain de Kergollet ; | |
la découverte en mai 1965 à Maizou-Gauter (ou Mezou-Gaudez) de quelque 5 089 monnaies romaines du IIIème siècle, enfouies sous le règne de l'empereur Aurélien en 270-275 ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de LANDEBAERON
La seigneurie de Grandbois (Coatmeur, en breton) s'étendait jadis sur les territoires de Landebaëron, Brélidy, Pédernec, Plouëc et Squiffiec et possédait un droit de haute justice à quatre pots qui s'exerçait à Pontrieux.
Le 24 mai 1451, le sire de Grandbois (Jean Péan), en Landebaëron, est fait banneret par le duc Pierre II. La terre de Grandbois est ensuite érigée en baronnie par le duc François II pour Pierre Péan en 1487. Au XIVème siècle, Geoffroy Péan (époux de Sybille Madeuc) était sieur de Grandbois. Cette terre, ainsi que celle de la Roche-Jagu, est donnée en 1724 par Louis François Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et de Fronsac, maréchal de France (1696-1788) à sa soeur Armande épouse de François Bernadin, comte de Clermont et marquis du Chastelet. La terre de Grandbois est vendue en 1762 à la famille du Portal.A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Landebaëron.
© Copyright - Tous droits réservés.