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LAILLE

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La commune de Laillé (bzh.gif (80 octets) Lalieg) fait partie du canton de Guichen. Laillé dépend de l'arrondissement de Redon, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAILLE

Laillé vient du gallo-romain Lallius, propriétaire du domaine. 

En 850, la paroisse de Laillé (Centena de Laliacense), habitée par des Francs, est mentionnée dans le cartulaire de l'abbaye de Redon. Après le IXème siècle (c'est-à-dire, après les invasions normandes), le village de Laillé est compris dans la seigneurie du Désert, qui s'étendait à peu près sur toute la partie de l'Evêché de Rennes située entre la Vilaine, le Semnon et la seigneurie de la Guerche. D'après une tradition, l'église primitive de Laillé était située au lieu-dit Champ-Robert (à La Rouesnais). 

Au mois d'août 850, une femme nommée Bernegarde vendit pour 100 sols à saint Convoyon et aux moines de Redon, par l'entremise d'Haelmin, envoyé de ces religieux, une portion de terre provenant de son héritage paternel et située dans la vicairie de Laillé, au village de Saviniac : « Sitam in pago redonico, in vegaria Laliacense vico, in villa que vocatur Saviniaco » (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 95). Le 12 septembre 852, le clerc Théodoric donna aux moines David et Morund, « gardiens des reliques du Saint Sauveur et de la Sainte Vierge sa divine mère », et à leurs successeurs, ce qu'il possédait dans la centaine de Laillé, au lieu appelé les Minières, « ad illa Minaria », là où habitaient jadis son grand-père Richard et sa mère Alesinthe. Cette donation fut faite avec la permission du roi breton Erispoë, seigneur de cette terre (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 367). Enfin, le 22 août 854, les moines David et Morund, dont nous venons de parler, par des motifs de piété longuement énumérés, donnèrent à saint Convoyon et aux religieux de Redon leur alleu et ce que le clerc Théodoric leur avait concédé à eux-mêmes dans la centaine de Laillé : « Donavimus nostrum alodum necnon quod Theodoricus clericus nobis dedit in pago redonico, in centena Laliacensi » (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 368). De ces différentes chartes ressortent les conséquences suivantes sur l'état de Laillé au milieu du IXème siècle : - 1° Laillé était alors une centaine ou une vicairie ou viguerie, « centena, vegaria Laliacensis ». Or, les centaines et les vigueries étaient des désignations données par les règlements de Charlemagne à certains territoires. Selon M. de Courson, « dans les deux pays de Rennes et de Vannes (administrés au IXème siècle d'après les règlements carlovingiens) la centaine et la paroisse représentaient la même circonscription, et la vicairie n'avait pas de limites plus étendues » (Prolégomènes du Cartulaire de Redon). Laillé était donc dès lors une simple paroisse, mais l'on voit qu'elle est bien ancienne. - 2° Il est à remarquer que dans tous ces actes, comme dans ceux concernant Bourg-des-Comptes, tous les noms des personnages sont francs : Théodoric, Bernegarde, Flothaire, Alesinthe, Frodebert, Gosbert, Adalrad, etc. C'est qu'en effet, remarque judicieusement D. Lobineau, les Bretons n'étaient alors que depuis peu de temps possesseurs de Rennes, et tout le pays environnant cette ville avait été longtemps occupé par les Francs. La population de Laillé, comme celle de Bourg-des-Comptes, appartenait donc à la race franque et non à la race bretonne, que nous trouvons au-delà de la Vilaine vers la même époque. - 3° Parmi les personnages en question nous voyons apparaître, en dehors des religieux de Redon, quelques ecclésiastiques qui semblent se rattacher, au moins par leur présence, à la paroisse de Laillé ; ce sont les moines David et Morund en 852, les prêtres Adalric et Erinfred, les clercs Théodoric et Béringer, tous donateurs ou témoins des donations faites à la même époque à Laillé. Malheureusement il est difficile de savoir ce qu'étaient ces deux moines David et Morund, gardiens des reliques du Sauveur et de la Vierge (« Ego Theodoricus clericus donatum esse volo ad reliquias S. Salvatoris et Genitricis ejusdem Marie Virginis et custodibus earum David  monacho seu Morundo monacho et successoribus eorum » (Cartulaire de l'abbaye de Redon, 367). Où habitaient-ils ? Il ne semble pas que ce fût à Redon, puisqu'ils reçurent d'abord pour eux-mêmes les terres qu'ils donnèrent plus tard à cette abbaye. Mais alors, quel sanctuaire renfermait ces précieuses reliques ? - 4° Notons aussi le lieu où se trouvaient les biens donnés par Théodoric : « In loco nuncupante ad illa minaria ». Les mines de Pont-Péan étaient-elles donc connues dès le IXème siècle ? Disons enfin que le village de Saviniac, où Bernegarde avait ses terres, semble avoir disparu de Laillé. Quoiqu'il reste beaucoup d'obscurité sur les suites de ces diverses donations faites dans la paroisse de Laillé en faveur de l'abbaye de Redon, l'on peut du moins assurer qu'elles n'eurent pas de grands résultats, car l'action des Bénédictins de Saint-Sauveur disparut de cette paroisse au moyen-âge sans y laisser de trace (Pouillé de Rennes). 

Voici maintenant une autre donation faite en Laillé aux Bénédictines de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes. Au XIIIème siècle, Pierre Ier, seigneur de Bruz, donna à sa soeur Agnès de Bruz, religieuse à Saint-Georges, le tiers des dîmes de lin et de chanvre qui lui appartenaient dans les paroisses de Bruz et de Laillé, « in parrochiis de Breuz et de l'Alleio ». Mais il paraît que cette donation n'était faite que pour durant la vie de cette Agnès de Bruz ; aussi Pierre II, seigneur de Bruz, neveu de cette religieuse et gendre de Guillaume de Montbourcher, donna-t-il par testament à Orfraise, fille de Geffroy de Moucon, religieuse également à Saint-Georges, « lesdites dixmes pour en faire à sa volonté après la mort de ladite Agnès de Bruz ». Devenue ainsi maîtresse de ces dîmes, Orfraise de Moucon les céda à son abbaye de Saint-Georges ; mais Geffroy, seigneur de Châteaugiron, les « prit, cueillit, leva et usurpa », ce dont les religieuses firent plainte à l'official de Rennes. Ce dernier commanda au recteur de Châteaugiron « d'admonester ledit Geffroy de restituer ce qu'il avait pris, et au cas de refus, de le déclarer excommunié avec tous ses adhérents » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 225 et 239 - Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne, 250). L'usurpateur eut probablement peur des foudres de l'Eglise et remit les religieuses en paisible possession de leurs biens, car en 1680 l'abbesse de Saint-Georges, Magdeleine de la Fayette, déclara posséder encore « diverses dixmes en Laillé et Bruz » (nota : l'abbesse de Saint-Georges affermait 120 livres sa dîme de Laillé en 1790). Quant au recteur de Laillé, dont il n'est point parlé dans toutes ces chartes, quoiqu'il existât certainement déjà, il était présenté alternativement par l'évêque et l'archidiacre de Rennes (Pouillé de Rennes). En 1790, le recteur, M. Lécrivain, déclara que sa cure avait un revenu brut de 1 106 livres 8 sols (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 Q,3).

Sous l'Ancien Régime, Laillé passe successivement aux mains des familles Guinemernière (ou Guinemière), Marboeuf (vers 1650) et La Bourdonnaye (vers 1742). Les ceps et collier de la juridiction du Désert se trouvaient situés à côté du cimetière de Laillé. Le bourg comportait à l'époque de la Renaissance la "Grande Maison" et une prison. La paroisse de Laillé dépendait jadis de l'ancien évêché de Rennes.

On rencontre les appellations suivantes : Vegaria Laliacense (en 850), Centena Laliacensis (en 852), L'Alleium (au XIIIème siècle), Lalleyum (en 1516).

Note 1 : le 30 juin 1747, Jacquette Poinctel, veuve de Julien de la Croix, demeurant à Rennes, mais sortie d'une famille de Laillé et fille de Pierre Poinctel, procureur au Parlement, fonda « une école charitable pour les filles de la paroisse » ; elle donna à cet effet une maison et un jardin situés au bourg de Laillé, affermés 28 livres, — des pièces de terre et une ma­sure au Haut-Gourdel, affermés 33 livres, — et une coupe de bois valant 14 livres ; elle régla aussi que la maîtresse d'école serait choisie par le recteur de Laillé conjointement avec le seigneur de cette paroisse. L'évêque de Rennes approuva immédiatement cette fondation (Pouillé de Rennes).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Laillé : Pierre du Plessix (chanoine de Rennes en 1494, il fut inhumé dans la cathédrale, au bas de la nef, et l'on y faisait son obit le 5 décembre). Jean Agaice (recteur de Saint-Sauveur-des-Landes et de Laillé en 1526, devint recteur de Piré, secrétaire du Chapitre et notaire apostolique ; il fut reçu chanoine de Rennes en 1539. Inhumé dans la cathédrale, à côté de la grande porte). Pierre Desvaux (il fut à la fois recteur de Laillé et de Piré de 1539 à 1541). Gilles Desourmes (en 1598). Jean du Seillay (il fut inhumé, le 9 novembre 1628, en l'église conventuelle des Grands-Carmes de Rennes, dans la chapelle de la Vierge). Jacques Gauvain (notaire apostolique, en 1631 ; décédé le 12 mai 1641 et inhumé le 13 dans le choeur de l'église de Toussaints, à Rennes). Robert du Hail (il gouverna quelque temps en 1641). Jean Cormier (prêtre de Saint-Malo, pourvu en juillet 1641, prit possession le 9 novembre et permuta avec le suivant). Julien de Porcaro (prêtre de Saint-Malo, précédemment recteur de Reminiac, fut pourvu en avril 1642 ; décédé le 15 octobre 1644). Pierre Perrin (en 1645). René Pyrot (décédé le 14 avril 1654 et inhumé dans l'église, à l'entrée du choeur). Jean de Lesné (en 1654 ; décédé en 1694 et inhumé dans l'église le 16 janvier). François Puissant (pourvu en 1695, fit en 1698 enregistrer ses armoiries : d'azur à une licorne d'or ; il permuta avec le suivant). Charles-Claude Puichaut de Champfleury (prêtre de Saint-Malo, précédemment recteur de Tréal, fut pourvu le 17 février 1710 ; décédé le 22 mai 1717 et inhumé dans l'église). Nicolas Porlodec (prêtre de Quimper, succéda au précédent et se démit en 1735). Pierre-Gilles David (prêtre du diocèse, fut pourvu le 12 février 1735 ; décédé le 26 février 1743 et inhumé le 28 dans le choeur, près du maitre-autel). Nicolas-René Foullain (prêtre du diocèse, fut pourvu le 21 mai 1743 ; décédé âgé de cinquante-trois ans, le 6 novembre 1765, et inhumé le 8 dans le cimetière). Georges Bertin (prêtre du diocèse et vicaire à Drouges, fut pourvu le 1er avril 1766 et se démit l'année suivante). Jean-Baptiste Ruaux (il fut pourvu le 27 mars 1767). Jean-Baptiste Lécrivain (il succéda au précédent le 21 mai 1790, émigra à Jersey en 1793 et fut réinstallé en 1803 ; décédé le 26 juillet 1827, âgé de soixante-treize ans). Pierre Bazouge (1827-1835). Joseph Rozé (1835-1841). Julien Drapier (1841-1843). Julien Chollet (1843, décédé en 1844). François Colliot (1844, décédé en 1845). Jean-Marie Priour (1845, décédé en 1863). Jean-Marie Coignard (1863-1867). Louis Hirel (1867-1872). Pierre Laurent (à partir de 1872), .......

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PATRIMOINE de LAILLE

l'église Saint-Pierre (XVII-XIXème siècle), restaurée et réaménagée au XIXème siècle par l'architecte Jacques Mellet. Une tradition locale — confirmée par un procès-verbal rapporté en 1580 — dit que la première église paroissiale de Laillé se trouvait jadis assez loin du bourg actuel, au lieu nommé aujourd'hui les Champs-Robert. On ajoute qu'il existait là où se trouve maintenant l'église de Laillé, au milieu d'un pâtis, une petite chapelle que l'on agrandit vers 1635 pour en faire l'église de la paroisse. Les barons de Lohéac et les seigneurs de la Ville-Thébaud et de la Guinemernière prétendaient contradictoirement aux honneurs et aux prééminences dans cette église ; mais la baronnie de Lohéac fut déboutée en 1698 des droits « de supériorité et de fondation dans l'église de Laillé » ; les seigneurs de la Ville-Thébaud le furent à leur tour, quoiqu'ils prétendissent que cette église eût été construite par un prêtre de leur famille qui habitait, dans le bourg de Laillé, la Grand'maison, remarquable édifice de la renaissance, et qu'ils y eussent dans le chanceau un enfeu où fut inhumée en 1647 Jeanne Loysel, dame de la Ville-Thébaud ; les seigneurs de la Guinemernière restèrent seuls en possession des droits honorifiques à cause du fief du Désert, acquis par eux, « ayant droit de ceinture ou lisière autour de l'église de Laillé, au dedans et dehors d'icelle, avec banc et enfeu ». Ces derniers prirent alors le titre de seigneurs de Laillé et posèrent au-dessus du maître-autel de cette église leur écusson, portant : parti : au 1er d'azur, à deux épées d'argent garnies d'or et passées en sautoir, les pointes en bas, qui est de Marboeuf ; au 2ème échiqueté d'argent et de gueules, à la bande fuselée de sable, chargée de trois quinte-feuilles d'argent, qui est Cadio. Ce sont, en effet, les armoiries de Claude de Marboeuf, seigneur de Laillé, vivant en 1658 et marié à Jeanne Cadio. L'église actuelle de Laillé, dédiée à saint Pierre-ès-liens, a été en grande partie reconstruite au XIXème siècle ; la nef seule, avec ses fenêtres en plein cintre, est de 1635 ; les transepts et le choeur, de style ogival, sont de 1851, et la tour placée au bas de la nef et élevée de 40 mètres, dit-on, est de 1852. Tout l'édifice vient d'être restauré à la fin du XIXème siècle dans le genre de la renaissance. On y remarque les tombes modernes de la famille de la Bourdonnaye, propriétaire du château de Laillé. Autrefois, il y avait entre autres fondations dans cette église : la chapellenie dite du Bourg, fondée en 1471 par Guillaume Gandon, prêtre ; — celle de la Touche, fondée par Jean Bousget vers le XVIIème siècle, — et celles de la confrérie du Saint-Sacrement, érigée en 1703, et de la confrérie du Rosaire (Pouillé de Rennes). On y trouve un cadran solaire qui date de 1733. L'église était jadis entourée d'une litre extérieure et intérieure aux armes des seigneurs de la Guinemernière. La maître-autel portait un écusson aux armes de Claude de Marbeuf seigneur de Laillé (au milieu du XVIIème siècle) et de son épouse Jeanne Cadio. Les vitres portaient au XVème siècle les armes de la famille de Châteaugiron seigneurs de Saint-Jean de Laillé, en Bruz, et d'une de leurs alliances, Valence de Bain, épouse de Patry de Châteaugiron. L'église renfermait l'enfeu des seigneurs de la Guinemernière, et celui des seigneurs de la Ville-Thébaud (dans le choeur). A noter qu'on signalait jadis la présence de la chapelle du Patys (il s'agit probablement de la vieille chapelle qui précéda, dit-on, l'église actuelle de Laillé) ; 

la chapelle Notre-Dame ou du Désert (XIXème siècle). C'est une chapelle frairienne qui devait tirer son nom du fief du Désert, démembrement probable de la grande châtellenie du Désert. Elle n'offre d'intéressant que son pittoresque aspect dans un vallon solitaire, au milieu d'une grande lande et au bord d'une fontaine. Elle est entretenue et assez souvent desservie à la fin du XIXème siècle. Il s'agit en fait de l'ancienne chapelle ruinée en 1792 et reconstruite en 1869. Elle aurait été construite pour abriter une statue de la Vierge trouvée en ce lieu ; 

le manoir de la Douetté (1455). Il possède une tourelle d'angle. Il possédait jadis une chapelle privée, une fuie à campanile et des douves. Le 3 septembre 1662, François Mauny, seigneur de Carcé et de la Douettée, fit par testament une fondation de messes dans la chapelle de son manoir de la Douettée et la dota de 100 livres de rente. Dès 1638, Louis Morin, sieur de la Villesion, avait épousé en ce sanctuaire Jeanne Romelin, dame de Millé (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille Mauny seigneurs de Carcé en 1662 ;

le manoir de la Caliorne (XVIIème siècle). Il possédait jadis une chapelle privée. La chapelle de la Caliorne avoisinait le manoir du même nom. Le 4 octobre 1633, Georges Henry, sieur de la Motte, fit une fondation de deux messes par semaine, pour le lundi et le vendredi, dans la chapelle de sa maison de la Caliorne, pour le repos de l'âme de Marguerite Guillon, sa première femme, et pour lui-même ; il dota cette chapellenie de la maison des Cormiers, en Saint-Erblon (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 37). Il est encore fait mention de ce sanctuaire en 1768. Propriété successive des familles Chouart (en 1470 et en 1592), Henry sieurs de la Motte (en 1633), Racapé (en 1680) et Chrétien (XXème siècle) ;

la maison (XVIIIème siècle), située au lieu-dit La Poissonnière. Propriété de la famille d'Audibon seigneurs de la Réauté en 1513 ;

A signaler aussi : 

le menhir de "la Pierre qui chôme", situé route de Bruz ;

l'ancien relais de Poste situé au lieu-dit "Bout-de-Lande" ;

l'ancienne Chapelle de Saint-Sébastien, jadis frairienne et située au bourg Cette chapelle était très-vénérée, et l'on prétend que des Angevins y vinrent jadis en pèlerinage pour être délivrés d'une peste qui ravageait leur pays ; on ajoute qu'ils y laissèrent une cloche en témoignage de leur dévotion ; toujours est-il qu'une cloche y fut bénite le 16 janvier 1606 (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien château de Laillé, édifié en 1779 par l'architecte Binet et démoli en 1913. Ce château avait remplacé l'ancien manoir de la Guinemernière qui comportait une fuie, un pont-levis, des douves et une chapelle reconstruite vers 1650. La chapelle Saint-Michel de la Guinemernière fut construite par les seigneurs de ce nom près de leur manoir. Dès 1636 le roi Louis XIII, considérant l'antiquité de ce sanctuaire et de l'assemblée qui s'y tenait le jour de sa fête patronale, autorisa Jacques Busnel, seigneur de la Guinemernière, à y tenir une foire le jour saint Michel de septembre. Claude de Marbceuf et Jeanne Cadio, sa femme, la rebâtirent presque entièrement vers 1650 et y posèrent leurs armoiries, qu'on y découvre encore. Le 4 août 1681, Guillaume de Marbœuf, seigneur de Laillé, fit dans cette chapelle une fondation de deux messes hebdomadaires pour les dimanches et mercredis, qu'approuva l'évêque en 1689 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 37). La métairie du Boulais faisait partie de cette chapellenie, dont Joseph Chéminault fut pourvu en 1725 en place de Guillaume Gérard, décédé. Lorsque les seigneurs de Laillé quittèrent la Guinemernière et construisirent à côté le château actuel de Laillé, leur vieille chapelle tomba elle-même dans l'abandon, et un sanctuaire fut bénit dans une salle même du nouveau château. C'est cette chapelle, dédiée aussi à Saint-Michel, qui continue d'être desservie à la fin du XIXème siècle tous les dimanches (Pouillé de Rennes). La famille de la Bourdonnaye-Montluc était possesseur du château aux XVIIIème et XIXème siècles. On y trouvait les armes des familles de la Bourdonnaye-Montluc et de la Haye seigneurs de Plouër. La seigneurie de Laillé a été érigée en châtellenie en 1678. Elle avait jadis un droit de haute justice : son gibet à quatre pots se trouvait au lieu-dit Saigneries, sur la lande du Désert. La Guinemernière appartenait successivement aux familles de la Ville-Thébaud (en 1467), Chouart (en 1494), de Trélan seigneurs de la Rivière (en 1550), Busnel seigneurs de la Mauviais (en 1600), de Marbeuf (en 1650), de la Bourdonnaye seigneurs de Montluc (en 1742) qui édifièrent le château de Laillé ;

l'ancien manoir de la Porte, situé route de Bruz. Propriété successive des familles Chouart (au XVIème siècle), le Boeuff sieurs du Chardonnet (en 1635), Busnel ;

l'ancienne Chapelle fondée, semble-t-il, en 1655  et située au lieu dit Bout-de-Lande ;

l'ancien manoir de Caran. Propriété successive des familles du Bouays (en 1427 et en 1440), de Buris (en 1513 et en 1566), Chérel (en 1639 et en 1682), Cormier, la Monneraye (en 1747), Auffray seigneurs du Gué-Lambert (en 1761 et en 1775) ;

l'ancien manoir du Rachapt, situé route de Crévin. Il possédait jadis une chapelle privée mentionnée en 1731 et conserve une motte entourée d'une douve. Il relevait de la seigneurie de Laillé. Propriété successive des familles de Châteaugiron (en 1423), de Vanssaye seigneurs de la Barre (avant 1571), Bouteiller seigneurs des Landes (en 1571), Chéreil seigneurs de la Rivière (en 1653), de Marbeuf (en 1657) ;

l'ancien manoir de la Ville-Thébaud, situé route de Crévin. On y voit un portail du XVème siècle. Il possédait jadis une chapelle de la fin du XVIème siècle. Gilles de la Ville-Thébaud, seigneur dudit lieu, et Marie de la Poëze, sa femme, construisirent, vers la fin du XVIème siècle, « une belle chapelle près et au-devant de leur maison de la Ville-Thébaud ». En 1610, Jean de la Ville-Thébaud, leur fils, et Bertranne du Boays, sa femme, obtinrent de l'évêque l'approbation d'une fondation de messes que leur parent, Mgr Rolland de Neufville, évêque de Léon, fit à cette époque dans leur chapelle de la Ville-Thébaud (Pouillé de Rennes). Propriété des seigneurs de la Ville-Thébaud en 1414 et en 1789. Il relevait de la seigneurie de Laillé ;

l'ancien manoir de la Saudraye, situé route de Crévin. Propriété de la famille du Hamel en 1530, puis de la famille Espinant sieurs de la Cortaye en 1681 ;

l'ancien manoir du Bois de Mendon, situé route de Crévin au village de Mendon. L'ancienne chapelle de Mendon était jadis frairienne. Les seigneurs de la Cochetière, en Poligné, prétendaient y avoir droit de prééminence, et leur déclaration faite au roi en 1679 ajoute ce qui suit : « A Mendon, droit d'assemblée le mardi des féries de Pasques, Noël et la Pentecoste, et le jour de l'Assomption, où se vendent plusieurs denrées sur lesquelles le seigneur de la Cochetière a droit de police et de bouteillage en l'étendue du fief de Mendon » (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille de Trélan en 1542, puis de la famille Denyau seigneurs de la Cochetière en 1681 ;

l'ancien manoir de la Robinaye, situé route de Bourg-des-Comptes. Propriété de la famille le Mignot sieurs du Bois-Gourdel en 1681 ;

l'ancien manoir du Breil-Durand, situé route de Guichen. Une chapelle dépendait du manoir de ce nom, appartenant en 1580 à Jehan Le Bouteiller. La chapelle existait encore à la fin du XIXème siècle et présentait une fenêtre trilobée qui annonçait une certaine antiquité, mais elle avait été sécularisée. Propriété successive des familles de Châteaugiron (en 1423), de Vanssay seigneurs de la Barre (avant 1571), le Bouteiller seigneurs des Landes (en 1571), de Bourgneuf (avant 1640), Rogier comtes de Villeneuve (en 1640), Chéreil seigneurs de la Rivière (en 1653), de Marbeuf (en 1657). Il relevait jadis de la seigneurie de Laillé ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LAILLE

Parmi les seigneuries avoisinant la ville de Rennes, la châtellenie de Laillé occupait au siècle dernier un rang considérable. Elle n'était pourtant pas bien vieille, n'étant née qu'en 1678, de l'union de plusieurs fiefs faite par Louis XIV en faveur de Guillaume de Marbceuf, propriétaire du manoir de la Guinemenière, qui prit alors le nom de château de Laillé. De ces fiefs, le plus important était celui du Désert-à-Laillé, membre de la vaste châtellenie du Désert ; il fut acquis en 1640 par Jacques Busnel, seigneur de la Guinemenière. Un autre fief fort ancien à Laillé et relevant de celui du Désert était le bailliage de l'Alleu, vulgairement appelé fief de Laillé. Il est vraisemblable qu'il fut au XIVème siècle la propriété d'une famille qui prenait le nom de Laillé. L'un de ses membres, Guillaume de Laillé, jura en 1379 l'Association de la noblesse de Bretagne pour empêcher l'invasion du duché par l'étranger. Dom Morice nous a conservé le sceau de ce seigneur ou d'un autre seigneur du même nom vivant en 1404. Ce sceau, de forme ronde, renferme un écusson portant d'argent à trois pots ou orceaux de sable ; l'écu, très penché, est tenu par un lion et un griffon et surmonté d'un casque cimé d'une tête de lion (Preuves de l'Histoire de Bretagne, II, 216 et pl. IV). Raoul de Laillé était doyen de Châteaubriant en 1462, pendant que Jean de Laillé se trouvait chanoine de l'église d'Angers (Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 25 et 26). Enfin, un autre Guillaume de Laillé possédait vers la fin du XVème siècle le manoir de la Houssaye en Guer. Mais ce seigneur avait alors quitté la paroisse de Laillé, et ce dut être un de ses ancêtres, nommé comme lui Guillaume de Laillé, mais décédé avant 1436, qui aliéna le fief de l'Alleu ou de Laillé. Il le vendit à la famille de Châteaugiron, possédant le manoir de Saint-Jean. Situé à l'extrémité de la paroisse de Bruz et sur la limite de celle de Laillé, Saint-Jean occupait une position très pittoresque, à côté de grands rochers couverts de bois, dont la Vilaine baignait le pied. C'était l'apanage d'un cadet de la maison de Châteaugiron. En 1423, il appartenait, aussi bien que le fief de l'Alleu, à Alain de Châteaugiron, qualifié seigneur de Saint-Jean de Laillé. Celui-ci possédait aussi deux autres terres nobles en Laillé, nommées le Breil-Durand et le Rachapt ; ce furent ces trois terres qui, jointes au fief de l'Alleu ou de Laillé, formèrent pendant les XVème et XVIème siècles la seigneurie de Laillé. Guillaume de Châteaugiron, fils et successeur d'Alain, épousa vers 1470 Françoise de la Lande, fille du seigneur de Guignen. Décédé vers 1497, il fut inhumé au chanceau de l'église de Laillé. Son fils Jean de Châteaugiron lui succéda à Laillé et obtint en 1518 d'être réintégré dans la possession de ses droits honorifiques en l'église de Laillé que lui disputaient certains paroissiens. Il mourut peu de temps après, vers 1522, ne laissant qu'une fille nommée Claude, de son mariage avec Françoise de Brie (Archives d'Ille-et-Vilaine). Claude de Châteaugiron, dame de Saint-Jean de Laillé, contracta deux alliances : elle épousa d'abord le seigneur de Sonnay, panetier ordinaire du roi, puis en 1538 Bernard de Vanssay, seigneur de la Barre, près Conflans. Dix ans plus tard, ce dernier seigneur mourait et sa veuve ne tardait pas à le suivre dans la tombe ; leur fils unique François de Vanssay fut placé sous la tutelle de son aïeule Françoise de Brie, et cette dame rendit aveu en son nom, en 1549, au seigneur du Désert pour la seigneurie de Laillé (Archives d'Ille-et-Vilaine). Par contrat du 23 juin 1571, François de Vanssay vendit à Jean Le Bouteiller, seigneur des Landes, les terres de Saint-Jean, du Breil-Durand et du Rachapt, le fief de l'Alleu et plusieurs autres bailliages constituant alors la seigneurie de Laillé. Jean Le Bouteiller épousa d'abord Jeanne Marquer, inhumée le 18 août 1574 dans le chanceau de l'église de Laillé, — puis Claude du Hallay ; il mourut lui-même en 1595. Son fils, issu du premier lit, Jean Le Bouteiller, hérita de la seigneurie de Laillé, mais il décéda dès l'âge de trente-trois ans, au château de l'Argentaye, en 1599. Comme il ne laissait point de postérité, sa succession passa à sa tante, Louise Marquer, veuve alors de René de Bourgneuf, seigneur de Cucé. Cette dame rendit aveu en 1601 pour la seigneurie de Laillé. Toutefois, le manoir de Saint-Jean n'existait plus alors, ayant été détruit pendant la guerre de la Ligue ; ce fut au Breil-Durand que vinrent loger les seigneurs de Laillé. Jean de Bourgneuf, seigneur de Cucé et président du Parlement de Bretagne, reçut de sa mère la seigneurie de Laillé. Il épousa successivement Jeanne Thierry de la Prévalaye et Reine de Thou ; de ce second mariage naquirent deux garçons, Henri et Nicolas. Henri de Bourgneuf, marquis de Cucé, s'unit à Calliope d'Argentré, dont il n'eut point d'enfant. Nicolas de Bourgneuf, son frère, épousa Anne de Sévigné, qui lui donna une fille, Renée de Bourgneuf, mariée à Eugène Rogier, comte de Villeneuve. En 1640, Henri de Bourgneuf laissa pour sa part de la succession de ses père. et mère à sa nièce, Mme de Villeneuve, la terre du Breil-Durand et ses dépendances, sauf le fief de ou de Laillé, qu'il vendit à Jacques Busnel, seigneur de la Guinemenière (Archives d'Ille-et-Vilaine). Quoique destiné à devenir le chef-lieu d'une grande seigneurie sous le nom de château de Laillé, le manoir de la Guinemenière n'eut longtemps que peu d'importance. Bâtie à quelque distance du bourg de Laillé et non loin d'un beau bois futaie appelé la Grande-Forêt, la Guinemenière appartenait en 1467 à Jean de la Villethébaud et à Jeanne Coupegorge, sa femme ; mais leur fils aîné Pierre de la Villethébaud vendit cette terre vers 1494 à Pierre Chouart. Le successeur de ce dernier, Gilles Chouart, rendit aveu en 1538 au seigneur du Désert pour la Guinemenière ; il mourut en 1550, laissant cette terre à sa fille Perrine Chouart, femme de Jean de Trélan, seigneur de la Rivière en Bourg-des-Comptes. Le 6 octobre 1600, François Busnel, seigneur de la Mauviaye en Cesson, acheta la Guinemenière ; il mourut en 1631, laissant de son union avec Renée Denyau un fils nommé Jacques Busnel, qui acheta plusieurs fiefs et terres en Laillé, notamment les fiefs du Désert et de l'Alleu, lui donnant le titre de seigneur de Laillé. Jacques Busnel décéda lui-même en 1649, et sa veuve, Marguerite Bernard, ne put empêcher la vente judiciaire de la Guinemenière et des fiefs de Laillé ; le tout fut adjugé, le 23 juillet 1650, à Claude de Marbœuf, qui acheta sept ans plus tard la terre du Breil-Durand (Archives d'Ille-et-Vilaine). Claude de Marbceuf, président à mortier au Parlement de Bretagne, devenu ainsi seigneur de Laillé, avait épousé en 1646 Jeanne Cadio ; après la mort de cette dame, il se remaria en 1663 à Louise du Louet. De sa première union il eut, entre autres enfants, Claude de Marbœuf, abbé de Langonnet, qui abandonna ses droits d'aîné à son frère Guillaume de Marbœuf ; ce fut ce dernier qui en 1678 obtint l'union de tous les fiefs qu'il possédait aux environs de Laillé en une seule seigneurie sous le nom de Laillé. Guillaume de Marbœuf, qualifié comte de Laillé, épousa Angélique Pepin et mourut à Rennes en 1712. Ses deux fils lui succédèrent l'un après l'autre à Laillé, Charles et Claude ; mais ils moururent sans postérité, l'un en 1717 et l'autre en 1730 ; ce dernier fut inhumé dans l'église de Laillé. Leur mère, qui vivait encore, reprit possession alors de la seigneurie de Laillé ; elle mourut en 1734 et ses héritiers vendirent Laillé, le 6 septembre 1742, à Louis de la Bourdonnaye et à Renée de Boiséon, sa femme, seigneur et dame de Montluc ; ceux-ci payèrent leur acquisition cent vingt mille livres. Devenu veuf en 1758, M. de la Bourdonnaye fit inhumer à Laillé sa femme, décédée à Rennes ; lui-même mourut à Paris en 1775. L'aîné de leurs enfants, Charles de la Bourdonnaye, marquis de Montluc, épousa Renée Berthou de Kerversio et fut le dernier seigneur de Laillé. Il émigra quand vint la Révolution et mourut à Londres en 1798 ; sa veuve put rentrer en France et décéda au château de Laillé en 1809. Cette propriété fut, en effet, conservée à la famille de la Bourdonnaye par Mlle Julie Magon de la Gervaisaye, qui l'acheta le 30 juillet 1796, quand la Nation la vendit comme bien d'émigrés. Quoique Laillé portât constamment au siècle dernier le titre de châtellenie, nous n'avons pu retrouver ses lettres d'érection. En septembre 1678, Louis XIV donna seulement des lettres d'union de fiefs, réunissant en une seule seigneurie, sous le nom de Laillé, tous les fiefs que possédait Guillaume de Marbœuf dans les paroisses de Laillé, Bourgbarré, Bruz, Orgères, Saint-Erblon, Guichen et Bourg-des-Comptes. Peut-être le titre de châtellenie fut-il vulgairement attribué à Laillé à cause de l'importance de cette seigneurie, sans qu'un acte officiel l'ait jamais consacré. Lorsqu'en 1742 M. de la Bourdonnaye de Montluc acheta Laillé, voici de quoi se composait cette châtellenie : le domaine proche comprenait le château de Laillé et ses dépendances, — les métairies de la Porte, du Rachapt, du Breil-Durand, de Saint-Jean et de Chatou, — la forêt de Laillé, — les moulins à eau du Boële et de Dom Hux, et un droit de moulin à vent, — quelques dîmes en Laillé et Guichen, etc. Les fiefs, au nombre d'une quinzaine, s'étendant dans les sept paroisses ci-dessus nommées, relevaient presque tous du roi : ils avaient droit de haute justice avec fourches patibulaires élevées sur la lande du Désert, en Laillé, — droit de supériorité et fondation en l'église de Laillé avec banc à queue, enfeu et armoiries en lisière, — droit de prééminences avec deux pierres tombales en l'église d'Orgères, — droit de pêche et de bateau sur la rivière de Vilaine, — droit de tenir deux foires à Laillé le premier lundi après les fêtes de Pâques et le 29 septembre, jour Saint-Michel, fête patronale de la chapelle de la Guinemenière, etc. (Archives d'Ille-et-Vilaine). Le dernier seigneur de Laillé jouissait d'une grande fortune. Marquis de la Marzelière et Bain, baron de Poligné, Châteloger et Cicé, M. de la Bourdonnaye de Montluc possédait aux alentours de Rennes un bel ensemble de seigneuries dont l'éclat rejaillissait sur Laillé, sa résidence ordinaire à la campagne. Aussi voulut-il avoir une demeure en rapport avec sa hante position dans le monde. Il remplaça donc le vieux manoir de la Guinemenière par le vaste et imposant château de Laillé, qui subsiste encore. Commencée vers 1779, la construction de cet édifice était à peine terminée quand éclata la Révolution française. Naguère encore la famille de la Bourdonnaye de Montluc habitait ce château, dominant toute la plaine de Rennes et protégé par une belle forêt, et elle a laissé à Laillé un vif souvenir de son inépuisable bienfaisance (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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