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KERNASCLEDEN

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La commune de Kernascléden (bzh.gif (80 octets) Kernaskledenn) fait partie du canton de Guémené-sur-Scorff. Kernascléden dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de KERNASCLEDEN 

Kernascléden vient du breton « kernasen ». « Ker » signifiant village et « Askleudewn » signifiant écluse.

Le territoire de Kernascléden est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouhaer et dépendait du doyenné de Kemenet-Heboe. Sous l'Ancien Régime, Kernascléden est une trève de Saint-Caradec-Trégomel.

Kernascléden devient paroisse succursale en 1874, avant d’être rattachée à nouveau à la paroisse de Saint-Caradec-Trégomel en 1883. Elle est érigée en paroisse indépendante en 1908, et en commune en 1955.

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PATRIMOINE de KERNASCLEDEN

la chapelle Notre-Dame (XVème siècle). Cette chapelle est édifiée, entre 1420 et 1464, grâce au mécénat conjugué de la famille Rohan, du duc Jean V et de son épouse Jeanne de France (dont les armes, à la croisée du transept, permettent de dater cette partie avant 1433) et de l'évêque de Cornouaille Bertrand de Rosmadec. A noter que le 14 mai 1430, le pape Martin V autorise Alain IX, vicomte de Rohan, à établir deux chapelains dans la chapelle alors existante. Une inscription du mur nord du choeur signale la dédicace de la chapelle le 2 septembre 1453 par l'évêque de Vannes, Yves de Pontsal. La chapelle n'est voûtée seulement qu'en 1464 par les frères Pierre et Jean Le Bail, au temps du recteur J. Fegear. Une inscription du bas-côté Nord du choeur stipule : "Anno Domini millisimo CCCC° L° tercic die II septembris fuit dedicata ista capella per reverendum in Christo patrem et dominum Yvonem Pontis Salis episcopum Venetensem. Et l'an soixante quatre fut voulté par P. et J. Le Bail ; recteur en celuy temps J. Fegear". L'édifice comprend une nef de trois travées, flanquée d'un bas-côté au Nord, un transept et un choeur de trois travées limité par le même chevet plat que ses deux collatéraux. La nef, très basse, voûtée d'ogives à moulures piriformes, communique avec le bas-côté, voûté de la même manière, par trois arcades en tiers-point reposant sur deux piles en losange flanquées de douze colonnettes à bases prismatiques et à chapiteaux décorés de feuillages. Elle est éclairée, au Sud, par deux fenêtres à réseau flamboyant, à l'Ouest par une rose. Le bas-côté est percé d'une rose encadrée dans une baie à plein cintre. Le transept, voûté par trois croisées d'ogives, est éclairé, au Nord par une fenêtre à réseau flamboyant, au Sud par une rose. Le carré est limité par quatre piles cruciformes flanquées de colonnettes sur lesquelles reposent l'arc triomphal, des arcs en plein cintre à l'entrée des croisillons et un arc en lancette précédant le choeur. Le choeur, construit postérieurement au reste de l'édifice n'est éclairé que par la grande fenêtre en tiers-point du chevet. Il communique avec les collatéraux par des piles rondes cantonnées de deux colonnes. Une porte encadrée par une moulure en accolade, dans la première travée du bas-côté Nord du sanctuaire, donne accès dans la sacristie couverte d'une croisée d'ogives. Toutes les fenêtres sont à réseau flamboyant. La façade, épaulée par quatre contreforts d'angle couronnés de pinacles, est percée d'un portail en tiers-point surmonté d'une rose (rosace à huit lobes) dans une baie en plein cintre, au-dessus de laquelle un arc de décharge fait saillie sur le mur. Le clocher s'élève sur une plate-forme à balustrade flamboyante, à laquelle on accède par une tourelle d'escalier octogone à l'angle Nord-Ouest. Le clocher est ajouré sur chaque face par deux baies flanquées de quatre colonnettes, surmontées de gâbles pleins décorés d'arcs tréflés et de mouchettes aveugles. Le porche méridional, d'un grand effet décoratif, présente une porte en tiers-point, à tympan ajouré, dont le linteau est soutenu par un arc en plein cintre. Sous ce porche, couvert de deux voûtes d'ogives, de médiocres statues de douze apôtres sont placées dans des niches encadrées par des colonnettes et des feuilles frisées. On y remarque aussi un bénitier en granit du XVème siècle : le dais du bénitier sert de piédestal à une statue en granit de sainte Catherine. Le contrefort occidental du croisillon Sud est étayé par un éperon oblique orné d'une niche à dais flamboyant et d'écus mutilés. Un autre porche, voûté d'ogives, fut ajouté peu après la construction de l'église à l'angle du croisillon Sud et du choeur. Au fond, un portail en tiers-point s'ouvre entre dix colonnettes. Le chevet est épaulé par deux contreforts d'angle obliques. Deux autres s'élèvent de chaque côté de la baie centrale. Tous sont couronnés de pinacles. A la base du toit, une balustrade ajourée repose sur une frise d'animaux et de feuillages. Il faut signaler les diverses piscines et l'autel du croisillon Nord composé d'une table portée sur sept arcades en accolade. Le maître-autel est ajouré par six arceaux tréflés sur sa face principale. Dans le croisillon Sud, une belle statue du XV-XVIème siècle de la Vierge tenant l'Enfant Jésus, une sainte Catherine et un saint Antoine en pierre du XVIème siècle, et un retable en albâtre du XVème siècle, représentant la Vierge couronnée, entourée d'anges. La Pietà en bois polychrome, soutenant le corps du Christ et adossé à l'une des piles de la nef, date du XVIème siècle. Une cloche en bronze est datée de 1689. La chapelle contient de magnifiques fresques. L'intérieur est décoré de peintures murales qui constituent un des plus beaux ensembles de la peinture française du XVème siècle. Les peintures de la voûte du choeur représentent des scènes de la vie du Christ et de celle de la Vierge. Au-dessus des grandes arcades de la nef, du côté Nord, on distingue la Cène, le Couronnement d'épines et la Flagellation. En face, sur le mur Sud, le Portement de croix, la Crucifixion et la Mise au tombeau, enfin, sur l'arc triomphal, la Résurrection. Dans le croisillon Sud du transept est peinte une danse macabre (découverte en 1912) datant du XVème siècle. Ces peintures sont restaurées par Yperman en 1923. Ces peintures sont représentatif des écoles françaises et flamandes du XVème siècle. La flèche du pignon ouest est déposée et remontée par Edouard Corroyer de 1877 à 1879. Dans le choeur, voûté en 1464 par Pierre et Jean Le Bail, on voit les armes de Louis II de Rohan-Guémené (qui succède à son père Louis Ier en 1457), d'Alain IX, vicomte de Rohan de 1461 à 1516 et de François II, duc de Bretagne de 1458 à 1488 ;

la croix du cimetière (XVIIème siècle), restaurée et déplacée en 1878 ;

la fontaine de la Vierge (XVIIIème siècle), située route de Guémené ;

la fontaine Saint-Joseph (1938), située route de Plouay. L'édifice est constitué de pierres tombales ;

la maison aux trois-cerfs. Cette maison aurait abrité jadis un tribunal. On y trouve un puits. A noter les sculptures qui surmontent l'accolade du linteau de la porte ;

la maison de Porh En'las (1736). La date de 1736 est inscrite au-dessus d'une des fenêtres du rez-de-chaussée ;

la maison Cararic (XIXème siècle), située à Manério ;

le puits (XIXème siècle), de la ferme Guegan-Bacou, au village de Canquisquelen ;

le puits (XIXème siècle) de la maison Gourod à Manério ;

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ANCIENNE NOBLESSE de KERNASCLEDEN

(à compléter)

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