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KERMARIA-SULARD

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La commune de Kermaria-Sulard (pucenoire.gif (870 octets) Kervaria-Sular) fait partie du canton de Perros-Guirec. Kermaria-Sulard dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de KERMARIA-SULARD

Kermaria-Sulard vient du breton "ker" (village), "maria" (la Vierge Marie) et semble-t-il du latin "solarium" (endroit ensoleillé).

Kermaria-Sulard est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Louannec. Il s'agit probablement d'une fondation postérieure au Xème siècle et imputée aux Cisterciens de Notre-Dame de Bégard. On y rencontre un lieu-dit "Ar Vouster" (le monastère).

La paroisse de Kermaria-Sulard (ancien diocèse de Tréguier) était jadis une trêve de la paroisse de Louannec. La paroisse "Ville Beate Marie Insuler " est citée dans le procès de canonisation de Saint-Yves en 1330. En effet, à cette époque " Derrien de Bouaysalio, autrement dit, Denys de Bosche Alioche, de la paroisse de la Bienheureuse Marie de Sulard qui dépend ou qui fait partie maintenant de l'église de Louannec, âgé de 60 ans " (témoin n° 44) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves. 

Kermaria-Sulard dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. Durant la Révolution, la paroisse de Kermaria-Sulard dépendait du doyenné de Perros-Guirec. Kermaria-Sulard devient une commune à part entière le 17 février 1790. Dans le cadre des nominations aux succursales en 1803, pour Kermaria-Sulard, l'évêque désigne d'abord Yves-Efflam Lhostis, 37 ans, au sujet duquel le préfet écrit : « On m'apprend que M. Lhostis tient très peu de compte du Concordat et qu'au lieu de travailler à faire oublier le passé et rétablir l'union, il s'occupe au contraire à maintenir les malentendus résultant des disputes sur les affaires du Clergé. Il est désirable que la succursale de Kermaria soit confiée à un ecclésiastique plus prudent et mieux pénétré des obligations de son état, tel M. Vincent Pacé, 44 ans, ex-curé constitutionnel, homme instruit et zélé ». Mais ce Pacé n'inspirait à Mgr. Caffarelli « aucune considération » et il se dit obligé de « l'exclure pour cause d'ivrognerie ». Il juge d'autre part M. Lhostis comme un prêtre éprouvé tant pour la doctrine que pour les moeurs ; cependant dans un but de conciliation, il consent à nommer M. Bertrand Cadoudal, desservant de Kermaria.

On rencontre les appellations suivantes : Ville Beate Marie Insuler, Kermaria (en 1330), Kermaria an Sullar (en 1399), Kermaria en Sular (en 1427), Kermaria en Suler (en 1438 et en 1464, Archives des Côtes d'Armor 2G103), Kermaria en Sular (en 1481), Kermaria Sullar (au XVIIème siècle) et Kermaria-Sulard dès 1782.

Ville de Kermaria-Sulard (Bretagne)

Note : la commune de Kermaria-Sulard est formée des villages : Pont-Gouen, Keranniou, Kerleau, Kerhuel, Saint-Ervouen, Coatellec, le Crec'h, Kersamson, Kerimel, Parc-Soul, Pors-Hourn, ar Vevouan, Kergoff, Pen-an-Euon, ar Coz-Stang, Prat-Louet, Pors-Bodiou, Kergrist (?). Parmi les lieux-dits : Maes-an-manach.

Ville de Kermaria-Sulard (Bretagne)

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PATRIMOINE de KERMARIA-SULARD

l'église Notre-Dame de la Joie (1880-1887), qui a remplacé une église ancienne du XVIIème siècle (ayant possédé des restes du XIIème et XIIIème siècles). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de six travées et un choeur. Il n’y a pas à proprement parler de transept, mais deux petites chapelles sur les bas côtés donnent à l’édifice la forme d’une croix. Construit par M. Morvan, entrepreneur au Vieux-Marché, sur les plans de M. G. Lajeat, architecte à Lannion, l’édifice actuel eut sa première pierre bénite le 19 juillet 1884 et fut terminé en 1887. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Yves et sainte Marguerite. Les Trogoff de Coatalio, « d'argent à 3 fasces de gueules », avaient jadis des prééminences sur l'église de Kermaria-Sulard, consistant en « un banc et cinq accoudoirs joignant la muraille du côté du nord, au marchepied de l'autel du Rosaire, avec autre accoudoir dans la même chapelle du Rosaire, prohibitivement, tant derrière le tableau d'autel qu'à côté, et au bas armoiez des armes de Trogoff qui sont d'argent à trois fasces de gueules, avec autres alliances de ladite maison, et dans la nef de ladite église, au haut du chœur, joignant les balustres du Sancta Sanctorum, trois tombes armoriées des mêmes armes, en bosse ; un accoudouër du même côté de l'Evangile au bas de l'autel, avec droit d'enfeu, et de l'autre costé avec la chapelle de Saint-Yves, une tombe avec les armes des Trogoff et de Quélen aux voûtes des deux chapelles » [Note : Les Trogoff avaient en outre des prééminences en l'église de Penvénan pour le manoir de Lislemeur ou l'Ile-Grande en l'église de Trélévern pour la métairie, noble de Kerbosc ; en l'église de Servel pour le manoir de Goasven, comme aussi sur la fontaine des Cinq-Playës en la même paroisse de plus, des droits honorifiques et prééminences en l'église du couvent des Augustins de Lannion (Archives des Côtes-du-Nord, dossier, famille de Trogoff)]. Les seigneurs de Kerelleau possédaient jadis aussi des prééminences dans l'église de Kermaria-Sulard à la suite d'un échange avec le seigneur de Launay en 1589 ; 

Eglise de Kermaria-Sulard (Bretagne)

 

Eglise de Kermaria-Sulard (Bretagne)

 

la chapelle de Kerelleau (fin XVIème siècle). Edifice rectangulaire de la fin du XVIème siècle, désaffecté. La porte Renaissance est surmontée d’un pennon aux armes mi-parti de Quelen et de Perrien, armes de Gilles de Quelen, décédé le 6 avril 1605 et de sa femme Gilette de Perrien. On y relève dans un cartouche l’inscription : SOLI DEO HONOR ET GLORIA. Dans la longère, meurtrière (R. Couffon) ;

la chapelle Sainte-Marguerite de Coatalio (1676), bénite le 16 novembre 1677 ;

les croix de Kervariou (ou Kerdaniou), Fospoul , Kerhuel (ou Keruel), Blanche, Sperf, du Pavé, de Kervoriou (XVème siècle), de Coataliou ;

les fermes de Prat-Louët (1660), de Kergoff (1779), de Kerdaniou (1786) ;

3 moulins dont deux moulins à eau : de Jospoul ou Fospoul, de Gouën ; 

A signaler aussi :

le puits de Kervariou ;

la motte castrale de Coatelec et du bourg ;

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ANCIENNE NOBLESSE de KERMARIA-SULARD

- Kerimel qui a vu naître Geoffroy de Kerimel, tué à Lannion lors de la prise de cette ville par l’anglais Richard Toussaint en 1346. Son fils, de même nom et prénom (compagnon de Bertrand Du Guesclin), fonda les Augustins de Lannion en 1364 (ou 1373 d'après L. Dubreuil). Thomas Kerimel fut tué à la bataille de Nicopolis en 1376. La branche aînée de cette famille s’est fondue dans Barac’h, puis Cosquer (ou Cozkaer) de Rosambo (ou Rosanbo) ;

Nota : Kerimel (de), sr. dudit lieu, en Kermaria-Sular (Kermaria-Sulard), — de Launay, en Brelevenez, — de Coëtgourden, en Pestivien, — de Coëtfrec, en Ploubezre, — de Coëtnizan, en Pluzunet, — de Kerouzéré, en Sibéril. Réformes et montres, de 1427 à 1543, paroisses de Kermaria, Goudelin, Pluzunet et Guingamp, évêché de Tréguier. La branche à laquelle appartenait Jeanne, dame de Kersauson, s'était établie dans le diocèse de Saint-Brieuc, où elle possédait les seigneuries de Garsambic, en Pléguien, — de Kerveno, — de Kerudoret et de la Villeneuve, en Plouha. Maintenu par arrêt du Parlement de 1769, et ayant pris part aux réformes et montres, de 1469 à 1569, en Pléguien et Plouha, ce rameau seul blasonnait : D'argent à trois fasces de sable, qui est Kerimel, au lion de même brochant. Kerimel a produit Geoffroy, maréchal de Bretagne en 1370, et compagnon de Duguesclin dans la plupart de ses guerres. — Thomas, tué à Nicopolis, en 1396. La branche aînée fondue dans Penhoët, puis la Touche-Limouzinière ; moderne Cosquer-Rosambo. La branche de Coëtnisan et de Kerouzéré fondue dans Bois-Eon. Dans le rameau établi à Plouha, on trouve, en 1469, Alain, assistant à une montre pour Sylvestre, son père. Jeanne de Kerimel (fille d'Alain de Kerimel, et de Jeanne de Penhoët, dame de Coëtmeret), dame de Kersauson, mariée à Jean de Kersauson (fils d'Hervé Ier de Kersauson mort en 1416) qui prêta serment au duc Jean V en 1436, vivait encore en 1474, le 4 juillet, ainsi qu'il ressort d'un hommage rendu par elle à cette date au duc François II, en sa juridiction de Lesneven (J. de Kersauson). 

- Kerargon qui a donné son nom à une famille aujourd’hui éteinte ;

- Kerengoff, Trogoff, Kerelleau et Kergoanton ; 

La seigneurie de Kerelleau est la propriété de Jean de Quélen en 1461, puis d'Yvon de Quélen (époux de Catherine Le Lagadec), de Rolland de Quélen (en 1540 et en 1562), de Gilles de Quélen en 1605 et de la famille Trogoff (vers 1653). En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnée la seigneurie de Querleau au sieur de Querleau (10 livres). 

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Kermaria-Sulard (Kermaria en Sulaer) : Pierre de Coetalliou, Yvon de Quelen, Alain du Bot, Olivier Kerres, Jouhan Kerrouzault, Jehan Lesnart. On cite aussi Aliz Menou, veuve de Jehan du Bot. En 1426, on mentionne les manoirs de Quoet Alliou (appartenant à Guillaume Coatalleuc, exploité par Jehan Quoetezlen), Prat Loet (appartenant à Yvon Estienne, exploité par Jehan fils d’Alain Nichol), Ker Rimel ou Kerimel (appartenant à Alain de Penhoet, exploité par Jehan le Garzennec), Quoet Alleuc (appartenant à Loys de Botloy, exploité par Yvon le Bricon). On y mentionne aussi les lieux-dits : Ker Ylis, Ker Menech, Ker Huhel, Fos Poull.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Kermaria-Sulard (il y avait 7 nobles en 1426) :

Macé ELIAS (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan KERROZAULT (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan QUELEN de Keralleau (260 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pean TOUPIN (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance.

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