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INGUINIEL |
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La commune d' Inguiniel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de INGUINIEL
Inguiniel est issu certainement de « din » (lieu fortifié).
Inguiniel comme Plouay fait plutôt penser au démembrement dune vaste paroisse primitive. Lunité de lensemble Plouay-Inguiniel apparaît dailleurs au premier regard.
La paroisse de Inguiniel est signalée dès 1280, dans les archives de labbaye de la Joie. Cette paroisse est dédiée à saint Alban. Les seigneuries de Brézéhan, Coëtizec, Le Glent, Kermarquer, Kermand, Kermonac'h, Kerven et Locolven sont mentionnées en 1756.
Le lieu-dit Lochrist était autrefois le siège dune trève appelée Treu-Christ ou Trev-Christ. Inguiniel est érigé en commune du canton de Bubry en 1790. En 1801, Inguiniel est rattaché au canton de Plouay.
On rencontre les appellations suivantes : Ynguyniel (en 1280), Yngueniel (en 1427), Inguinel (en 1448), Inguyniel (en 1464, en 1481, en 1514), Inguiniel (en 1477).
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PATRIMOINE de INGUINIEL
l'église Saint-Alban (XVIIIème siècle). Construite en 1777, c'est un édifice fort simple, en forme de croix latine, couvert d'une charpente, avec un clocher carré sur le porche. L'église abrite une statue de saint Amphibale (premier martyr de Grande-Bretagne, mis à mort en 303) qui a obtenu la conversion de saint Alban ; | |
la chapelle Notre-Dame de Locmaria (1468), édifiée semble-t-il par la famille Jegado, seigneur de Kerolain en Lanvaudan. Une planche abandonnée dans le croisillon Nord porte la date de 1468. Il s'agit d'un édifice, en forme de croix latine, du XVème siècle, avec nef, transept et choeur plat couvert d'une charpente. Entre la nef et le choeur sont des colonnes engagées qui reçoivent en pénétration des naissances d'arcades, ce qui semble indiquer que l'on avait penser voûter d'ogives le carré. Dans le croisillon Sud, une porte, aujourd'hui bouchée, ouvre sur un escalier qui donnait accès à un jubé disparu. A l'extérieur, décoration flamboyante aux rampants et aux portes : à l'une d'elles (la porte Sud) se voient les armes des Jegado, bienfaiteurs de la chapelle et seigneurs de Kerolain en Lanvaudan. A l'intérieur, se trouve une statue de saint Roch représentant le saint avec son chien ; | |
la chapelle de Lochrist (XVIIème siècle), remaniée en 1837 par le recteur Bomin. Elle est dédiée à saint Cornély. Cette chapelle, sans caractère architectural, était le siège d'une ancienne trève appelé Treu-Christ (ou Trev-Christ) ; | |
la chapelle Saint-Claude (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Maurice (XVIIIème siècle). Elle avait la forme d'un édifice rectangulaire ; | |
la croix de Pont-er-len (XVIIème siècle). Cette croix, appelée encore "Croix du marquis" a été élevée à l'emplacement où Gabriel de Méhérenc, seigneur de Cunffio, est mort à la suite d'un duel le 23 juin 1675 l'opposant à Alain de Guer, son suzerain ; | |
le calvaire (XVIIIème siècle), situé près de la chapelle Saint-Claude ; | |
le château de Kerascouet ou Kerascoët (XIXème siècle), propriété du général Joseph Fraboulet de Kerlaédec (en 1865), puis de la famille Grout de Beaufort (en 1887) ; | |
le manoir de Brezehan ou Brézéhan (XIII-XVème siècle), siège de la seigneurie de Bresséan et propriété de la famille Bonabes de Baud (vers 1400). Cette demeure reste dans la famille Baud jusqu'au XVIIIème siècle. Près de la porte, sur la façade, une pierre sculptée porte le blason des Bonabes de Baud. Il possédait autrefois une chapelle privée, deux fours à pain, un pigeonnier et un moulin ; | |
la fontaine Saint-Alban (XVIIème siècle) ; | |
la longère de Le Guaingair (XVIIIème siècle) ; | |
le presbytère (1694), situé Place des Tilleuls. L'édifice, construit par le recteur Barisi, est agrandi en 1855. Près du presbytère se trouve un puits rehaussé de sept pierres ; | |
le moulin de Brézéhan ; |
A signaler aussi :
la stèle de Kervern-Teignousse (Vème siècle avant Jésus-Christ) ; | |
le village gaulois de Kervern-Teignousse (Ier siècle avant Jésus-Christ) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de INGUINIEL
Au Moyen Age, il existait plusieurs seigneuries à Inguiniel : celle de Brézéhan, Kermand, Coëtizec, Le Glent, Kermarquer (ou Kermaquer), Kermonach, Kerven et Locolven.
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 3 nobles à Inguiniel : Jehan Kerhezrou (Kermarquer), Allain Le Bigot (Kerven ou Kereven), Pierre Le Gall (Locolven ou Locoulguen).
Nota : les prétentions à la noblesse de Jehan Kerhezrou, seigneur de Kermarquer, ont été contestées par les paroissiens d'Inguiniel ainsi que la Cour de Pontcallec.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Inguiniel :
Jehan COETMELEC (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Inguiniel :
Jehan de COETMELLEC (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan GUILLO (20 livres de revenu), remplacé par Bertrand Guillo : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Les héritiers Jehan LE PICOET (10 livres de revenu) ; | |
Guillaume RIOUX (100 soulz) : défaillant ; | |
Les héritiers Yvon BELLEC (7 livres de revenu) ; | |
Jehan LE CABELLEC ou BELLEC (100 livres de revenu) : défaillant ; |
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